‹ Histoire partialeChapitre 140 sur 214 · COYECQUE, op. cit., L p. III · texte numérisé non relu

COYECQUE, op. cit., L p. III

sœurs leur rendaient les derniers devoirs, les déposaient elles-mêmes dans leur linceul, faisaient célébrer une messe pour eux et les accompagnaient, en quelque sorte, par leurs prières jusque devant Dieu, en qui elles adoraient le père des pauvres.

Pour accomplir toutes les œuvres de miséricorde que nous venons de décrire, une infinité de congrégations et de confréries s'étaient fondés au Moyen-Age : le plus souvent, chaque hôpital avait la sienne, se composant en général de frères et de sœurs. Dans un article fort savant, M. Le Grand a étudié leurs constitutions et leurs règlements qui finirent par s'inspirer plus ou moins de ceux des grands Ordres hospitaliers du Temple, de Saint-Jean de Jérusalem, de Saint-Jean de Matha.

Les nombreux documents que nous avons cités nous conduisent à cette conclusion que nous trouvons sous la plume d'un historien, disciple fidèle de M, Aulard, M. BlochS inspecteur général des Archives et des Bibliothèques. « De bonne heure, dit-il, l'Eglise avait assumé spontanément une mission de tutelle envers les indigents ; ses canons l'imposaient aux représentants du culte comme un devoir ; ils la désignaient aux fidèles comme une voie du salut éternel. Jusqu'au xvi® siècle, la charité confessionnelle ^ prétendit suffire aux besoins des pauvres. Elle avait suscité de nombreux hôpitaux et des Ordres hospitaliers pour secourir malades et infirmes. Les monastères prodiguèrent les aumônes à leurs portes. La dime devait alimenter la charité paroissiale. Les libéralités des fidèles permettaient d'enl retenir les établissonuMits ecclésiastiques de secours'. »

I. Son nom indique suffisamment que ce n'est pas un chrétien, suspect de partialité pour l'Église catholique.

a. C'est-à-dire catholique : car avant la Réforme, il n'y avait pas, en Occident, d'autre confession chrélieime que le catholicisme.

3. Bloch. L'iissislunce el l'État en France à la veille de la liéoolutiun, p. 3q.

Oui vraiment, pendant plus de 1200 ans, les pauvres ne reçurent de secours et de soins que de l'Eglise, Les évoques furent vraiment leurs pères; les clercs, les religieux et les religieuses leurs serviteurs et leurs servantes ; les biens eccclésiastiques leurs biens. Pendant plus de 1200 ans, le budget de l'Eglise fut, en même temps, celu de l'assistance et de la charité.

BIRLIOGRAPHIE

La-llemand. Histoire de la Charité, tome II.

Le Grand. Les Maisons-Dieu (dans la Revue des Questions historiqueSj

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