‹ Histoire partialeChapitre 154 sur 214 · SiCARD, op. cit., p. SSn · texte numérisé non relu

SiCARD, op. cit., p. SSn

/i. Ibid., p. 390.

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généraux l'hôpital général et l' Hôtel-Dieu des pauvres malades de la ville de Castres pour, de tous mes biens et hérédité, être par eux fait et disposé à leur gré et volonté ^. »

D'autres font des legs ou des dons considérables. La Garlaye, successeur de Massillon à Clermont, lègue à l'hôpital général 150.000 livres, 25.000 à l'hospice Saint- Joseph et 25.000 à celui de Billora, Machault, évêque d'Amiens, donne à Saint-Charles d'Amiens 40.000 livres en 1783, 30.000 en 1784, 15.000 en 1788; 20.000 en 1789; de Hercé en donne 30.000 à l'hôpital de sa ville épiscopale de Dol.

Enfin, plusieurs évêques créaient de nouveaux hôpitaux à leurs frais, en payant la construction et constituant des rentes pour leur entretien. L'hôpital des Incurables, rue de Sèvres à Paris, fut fondé, de 1632 à 1634, par le cardinal de La Rochefoucauld et par Marguerite Rouillé, dameLeBret, pour recevoir les pauvres atteints de maladies incurables, à l'exception des fous, des épileptiques et des contagieux. « Cette maison spacieuse, bien aérée, était entourée de vastes jardins, l'un d'eux servant même de promenade publique jusqu'à cinq heures ; tout y respirait l'aisance et la propreté, la lingerie surtout était citée comme modèle 2. » Jean de Gaillard, évêque d'Apt de 1671 à 1695, construisit dans cette ville l'hospice de la Charité pour les indigents invalides ^. « L'hôpital de Beauvais, lit-on dans les Mémoires des Intetidants *, a commencé en 1652 « que le pain était cher » ; il n'a été bien établi qu'en 1658, par les soins de M. Choart de Bu«enval, évêque de Beauvais. » Il recevait habituellement 300 personnes, vieillards et en-

1. Nous empruntons tous ces faits à Sicard, op. cit., pp. 4o8 et suiv.

2. TuETET. L'assislance publique à Paris pendant la Révolution, I, p. XL.

3. Alb.v:«ès. GalUa christiana novis$ima, I, 389. It. Éd. Boislisle, I, 69.

fants. A Riez, Tévêque Phélippeaux, qui en futévéquede 1713 à 1751, établit un grand hôpital qu'il dota royalement^ Dès son arrivéeà Carcassonne, l'évêque M. de Grignan s'occupa d'y fonder un hôpital ^. Le dernier évêque de Dax, M. de Neuville, y créa un nouvel Hôtel-Dieu «vaste, aéré, salubre, commode », disent les archives locales, à la place de l'ancien qui tombait en ruines ^. Celui d'Agde fut élevé par l'évêque François Fouquet. A Auch, l'archevêque Maupeou mourut au moment où il allait reconstruire à ses frais l'hôpital de cette ville; il laissa 72.000 livres aux pauvres.

Dans leurs paroisses, beaucoup de curés suivaient l'exemple de leurs évéques. C'est ainsi que la ville de Paris dut à leur charité et à leur généreuse initiative plusieurs de ces établissements : c'était l'hospice Saint- Jacques, en face de l'Observatoire (aujourd'hui hôpital Cochin), dû au curé de cette paroisse Jean-Denis Cochin. « En 178'), il acheta quatre maisons sur l'emplacement desquelles il fit édifier un hôpital pour les pauvres vieillards et malades de sa paroisse qui, jusqu'à ce moment, étaient obligés de se faire transporter à l'Hôtel-Dieu ; cet établissement fut achevé en avril 1782 et coûta 180.000 livres^. C'était encore l'hospice Saint-Merry, ouvert, le 15 décembre 1783, par les soins de M. Viennet, curé de l'église de ce nom, pour les pauvres et les malades de la paroisse. « Depuis son établissement, en 1783. jusqu'à 1790, 900 pauvres y furent reçus sur lesquels il n'y eut que 56 décès. Une aussi faible mortalité attestait que les soins les plus éclairés et les plus dévoués y entouraient les maladies; en effet, les commissaires du Comité de mendicité n'eurent, en 1790, que des éloges à donner pour la propreté de cet

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