‹ Histoire partialeChapitre 167 sur 214 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

'i. C'est ce qu'où pouvait redire, en «901, lorsqu'on vit tant d'anciens élèves des religieux s'acharner contre la liberté, les biens et l'existence des congrégations qui les avaient élevés, parfois gratuitement.

!t. SiCARD, op. cil., p. 563.

mité, disait le député Gaudin, croit encore pouvoir ranger parmi les institutions utiles les Frères des Ecoles chrétiennes chargés d'enseigner, en plusieurs villes, à lire, écrire, l'arithmétique et les éléments du commerce. Ils ont rempli ces fonctions avec succès et fondé même dans quelques villes des pensionnats nombreux qui ont toute la confiance publique. »

A elle seule, la Congrégation d l'Oratoire comptait, au XVIII® siècle, 90 collèges et 600 prêtres, pour la plupart professeurs.

Au moment de leur suppression, en 1762, les Jésuites avaient 120 collèges et, depuis deux siècles, ils avaient rendu les plus grands services, en France, comme dans le monde entier, à la cause de l'instruction : « L'un des historiens les mieux qualifiés de l'enseignement, M. Jourdain, inspecteur général de l'Université, leur rend ce témoignage dans son Histoire de V Université de Paris au XVII siècle^ : «Comment méconnaître les services éminents que la Société de Jésus avait rendus à la jeunesse et aux familles, depuis son établissement, sous Henri IV? Ceux de ses ennemis qui veulent être impartiaux et sincères avouent que ses collèges étaient bien tenus ; que la discipline y était à la fois ferme et douce, exacte et paternelle : que la routine scolastique s'y trouvait corrigée par de sages innovations appropriées habilement au progrès des mœurs et aux convenances sociales ; que les maîtres étaient modestes, dévoués, instruits, le plus grand nombre consommés dans l'art d'élever la jeunesse, ceux-ci humanistes éprouvés, ceux-là savants de premier ordre, si réguliers dans les habitudes de leur vie que jamais aucun reproche d'inconduite ne fut articulé contre eux. Dira-t-on que, malgré les apparences qui seduisent, l'éducation donnée par les Jésuites manquait de solidité et qu'ils substituaient trop souvent aux sérieux travaux, seuls efficaces pour le développement moral de

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