‹ Histoire partialeChapitre 168 sur 214 · I . Tome II, p. agS · texte numérisé non relu

I . Tome II, p. agS

l'homme, des pratiques frivoles ou de mondains exercices? L'Université de Paris leur en adressa, plus d'une fois, le reproche ; mais ils pouvaient répondre en citant les noms des élèves qu'ils avaient formés et qui figuraient avec honneur dans les sciences et dans lettres, à la cour et dans les armées, dans les rangs de la bourgeoisie et dans ceux de la noblesse...» Un autre universitaire du xix^ siècle, M. Egger, a souligné les services que les Jésuites ont rendus à la culture classique qui, sous l'Ancien Régime, a été la grande inspiratrice de notre littérature et de notre génie national. « Ils doivent être comptés, a-t-il écrit, parmi les actifs promoteurs des études grecques en France... Leur expulsion, en 1763, eut j)our effet un très notable affaiblissement des études grecques*. »

Le clergé séculier dirigeait, lui aussi, un grand nombre de collèges et il se chargea, après i762, de la plupart de ceux que la suppression des Jésuites avait privés de leurs maîtres. Dans son rapport, Villemain porte à 384 le nombre des écoles secondaires qui étaient tenues, avant la Révolution, par des prêtres séculiers ; et encore a-t-on prouvé depuis que ce total est inférieur à la réalité.

Au xviir siècle, les évêques montrèrent une prédilection toute particulière pour l'enseignement, en construisant, fondant et dotant un certain nombre de collèges. A Marseille, Belzunce en fonda un qui comptait, en 1738, TiOO élèves ; à Pamiers, Verthamon dotait d'une église, d'une bibliothèque, et de rentes celui de sa ville épiscopale; de Ribeyre donnait 25.000 livres (environ 50.000 fr.) au collège de Saint-Flour, qui comptait, en 1789, de 3G0 à 450 élèves; à Belley, les évêques Caulet et Balore dotèrent richement le collège ; à Saint-Pol-de-Léon, l'évêque

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