‹ Histoire partialeChapitre 179 sur 214 · BuiBSo:». op. cit., art. Ardennes · texte numérisé non relu

BuiBSo:». op. cit., art. Ardennes

être suspecté de partialité pour l'Ancien Régime ; car il provient du conventionnel qui a fait abolir la royauté, d'un prêtre révolté contre l'Église catholique, l'abbé Grégoire, curé d'Emberménil en Lorraine. 11 écrivait, sous le Directoire, dans un mémoire conservé aujourd'hui à la Bibliothèque nationale et édité dans le Cabinet historique^ de 'M. U. Robert : « J'arrive d'un voyage dans sept ou huit départements du Nord-Est de la France. J'ai porté un œil observateur sur les mœurs, les usages, l'influence de la Révolution, l'agriculture, les manufactures, les écoles, les bibliothèques, les monuments et les archives... Il y a neuf ou dix ans que, dans chacun des départements susmentionnés (Haute-Marne, Haute-Saône, Vosges, Meurthe, Haut et Bas-Rhin, Doubs) chaque commune avait tin maître et souvent une maîtresse d'école. La méthode d'enseignement était bonne, surtout dans les Vosges et la Meurthe... De toutes parts, on stimulait le zèle des parents, on excitait l'émulation. Tout cela n'est plus ! »

Cette affirmation est confirmée par les procès-verbaux de l'enquête que fit faire, à la demande de M. de la Galaizière, évêque de Saint-Dié, l'intendant de Nancy, M. de La Porte. Elle porta sur la condition des maîtres d'école de campagne et fut étendue à toute la généralité de Nancy2. Dans leurs réponses, conservées aujourd'hui aux Archives départementales de Meurthe-et-Moselle^, les subdélégués déclarèrent qu'il y avait des écoles dans presque chaque paroisse et quelquefois jusque dans les hameaux écartés « trop éloignés du chef-lieu pour que les habitants pussent envoyer leurs enfants à l'école pendant l'hiver. » Plusieurs de ces écoles étaient mixtes ; mais le clergé fai-

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