‹ Histoire partialeChapitre 185 sur 214 · I . Jbid., p · texte numérisé non relu

I . Jbid., p

a. CuissART, inspecleurprimaire. L'enseignement primaire à Lyon et dans la région lyonnaise avant et après 1789.

Voilà l'origine de l'institution olïicielle qui se nomme, de nos jours, la Caisse des Écoles.

l'instruction populaire avant la révolution 377

rorigine tout au moins, ne contractaient, pour ainsi dire, qu'un engagement scolaire ; elles promettaient de s'appliquer autant qu'elles le pourraient « au soutien, avancement et perfection des écoles des pauvres, sous la conduite du directeur d'icelles... et suivant que la Compagnie du Bureau le jugera à propos. » L'enseignement des filles étant assuré comme celui des garçons ; l'archevêque interdit la coéducation des sexes et défendit « à tous maîtres d'école de recevoir dans leurs écoles aucune fille et à toute maltresse aucun garçon, à moins d'en avoir licence expresse par écrite »

Démia compléta son œuvre par la création, pour les filles, d'écoles de travail. On y apprenait les travaux manuels, dentelles, bas et autres ouvrages. « Il voulait que les fillettes apprissent de bonne heure à travailler, « afin d'être propres pour le ménage » et qu'elles fussent aussi capables de « s'occuper dans l'état où Dieu les voudra, » Il devançait ainsi les fondateurs de nos modernes écoles ménagères.

M. Compayré — juge peu suspect de cléricalisme — apprécie ainsi l'œuvre de Démia : « Avec modestie et discrétion, il a été un véritable précurseur en matière d'instruction primaire. Il a conçu des idées neuves, originales pour sou temps ; et ces idées, grâce à une volonté patiente et tenace, il les a réalisées. Il a établi, pour les enfants pauvres tout au moins, la gratuité de récole. Il a fait des efforts heureux pour en assurer la fréquentation. 11 a associé à son œuvre scolaire des laïques de bonne volonté. Il a eu l'idée qu'on pouvait faire appel aux pouvoirs publics et à l'autorité judiciaire, s<Mf pour obtenir (|ue les écoles fussent ouvertes et des maîtres institués et payés, soit pour obliger les parents, par des peines légales, à envoyer leurs enfants à l'école. II a organisé l'école des élèves, réglé son pro-

Page 1