Déclarations royales de i690, 1700, i12U
l'instructiox populaire avant la révolution 381
gnemeat, la nature des fonctions et des services^ » Les études de M. Prutlhomme, archiviste de l'Isère, l'ont conduit aux mêmes conclusions. « Des notes que nous avons recueillies, écrit-il, il résulte que les petites écoles, comme on les apx)elait alors, ont fleuri dans notre chère province depuis une assez haute antiquité, que malgré la difiBculté du recrutement des professeurs, les autorités locales se sont toujours préoccupées d'assurer l'éducation des enfants et que de généreux bienfaiteurs y oui alimenté le budget des écoles, soit par des legs ou fondations, soit par des bourses^. »
M. Lacroix, archiviste de la Drôme, a fait une enquête sur l'instruction primaire dans le pays de Nyons avant 1789, en dépouillant les documents municipaux, les minutes des notaires et les documents ecclésiastiques. Voici les écoles dont il a trouvé des traces : dans le canton de Séderon, Montbrun avait des écoles dès 1661, Reilhanette dès 1749, Barret de Lioure dès 1713, Séderon dès 1614, Mévouillon dès 1653, Eygalayes dès 1635, Izon dès 1640, Lachau dès 16-22, Montauban dès 1068, ainsi que Bagnols et Ruissas, enfin Villebois et Laborel, dès le milieu du xvii® siècle. Après avoir donné ces détails, M. Lacroix fait une réflexion qui nous paraît fort juste : « N'est-il pas permis de croire, en présence de ces renseignements, se demande-t-il, que toutes les communes du voisinage, plus riches que celles d'Izon, pourraient en offrir de bien plus complets, si elles avaient su conserver leurs archives municipales^ ? • Dans le canton du Buis, des écoles existaient, avant 1789, à Saint- Aubau, Sainte-Euphémie, Poet-en-Percip, Roche-sur-le- Buis, Le Buis, qui eut des régents dès 1435 et où u les