‹ Histoire partialeChapitre 191 sur 214 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

UISTOIRE PARTIALE, HISTOIRE VRAIE — 111 tf

il n*y aura pas un régent et une régente, on aura soin d'en établir S » ordonnait, en 1703, Le Goux de la Berchère, archevêque de Narbonne. En Languedoc, comme dans la plupart des provinces de France, une raison très forte poussait les évoques à multiplier les écoles de filles ; c'était leur désir défaire cesser la coéducation des sexes dans les écoles mixtes. « Les curés et vicaires perpétuels, disait Phélippeaux, évêque de Lodève, empêcheront que les filles et les garçons ne soient instruits ensemble (1693). » « Les filles ne seront pas reçues aux écoles de garçons, mais elles seront instruites par quelques filles ou quelques femmes de piété que nous aurons approuvées ou que nous envoyerons exprès pour cela », ordonnait, en 1640, l'illustre évêque d'Alet, Nicolas Pavillon 2. Même défense est faite par Georges de Souillac évêque de Lodève, de Biscarras, évêque de Béziers (1675), Le Goux delà Berchère, archevêque de Narbonne (1706), de Grillon évêque de Saint-Pons (1715). Ces deux derniers donnaient comme sanction à cette défense la peine de l'excommunication.

Les Congrégations religieuses répondirent à l'appel des évêques et multiplièrent les écoles populaires. « On trouvait des Frères au Vans, à Gignac, des Ursulines à Pignan, Mèze, Malzieu, Saugues, Montpezat, des Sœurs-Noires à Florensac, des Hospitalières à Poussan, Capestang. Dans le diocèse de Toulouse, les Filles de la Providence enseignaient à Bessières, Fronton, Saint-Julia, Verdun ; Miremont avait des Doctrinaires et Grenade d'autres religieuses ^. »

Pour assurer l'instruction des filles, Nicolas Pavillon, évêque d'Alet (1637-1677), institua une Société de

Page 1