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II. Buissojc, Dictionnaire de pédagogie, article i4rd^c/ie

pour contrebalancer l'influence protestante. « Il n'y a que les écoles qui subsistent, écrivait l'évêque de Castres au Contrôleur général le 26 mars 1693, par la continuelle application que nous y donnons. Je ne manque pas d'aller moi-même, deux fois la semaine, visiter celles de la ville et je visite celles de la campagne de deux mois en deux mois^ ». L'historien de l'instruction primaire du département du Tarn nous dit qu'avant 1789, « des écoles primaires étaient établies dans un grand nombre de petites villes secondaires et de villages, comme le prouvent les sommes allouées par les Etats du diocèse**'. »

La gratuité de l'enseignement s'étendit de plus en plus dans les écoles du Languedoc, au cours du xvii^ et du xvm^ siècle. Le 12 janvier 1744, le Grand Conseil de Montpellier décida que la première prébende vacanle du chapitre Saint-Pierre de Montpellier ne serait pas remplie et que le revenu en serait employé pour l'entretien d'un maître chargé d'instruire gratuitement «les enfants abcédaires^.» Le 22 mars 1786, les Etats du Languedoc autorisèrent une imposition annuelle de 400 livres par le diocèse de Saint-Papoul pour l'école gratuite des Frères de Castelnaudary;le 16mars 1787, même autorisation était donnée, pour une somme de 600 livres, pour l'école gratuite des Frères de Carcassonne^. Outre cette école, fondée en 1733 par Mgr de Bezons, évêque de Carcassonne, cette ville avait deux écoles gratuites de filles, l'une à la Cité, tenue par les Sœurs de Nevers, l'autre dans la ville basse, tenue par les Ursulines. A Castelnaudary, les Dames de la Providence avaient, dès 1697, une école gratuite. La petite ville de Montréal (Aude) possédait, en 1762, deux écoles gratuites, l'une pour les garçons, tenue par les Frères,

I . DE BoisLiSLE. Correapondance des Contrôleurs Généraux, I, n" iJ7^).

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