Cité par Allai:», op. cit., p. 8f
3, Histoire du Languedoc (Vaissète-Mohnier), XIII, p. 78.
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l'instruction populaire avant la révolution 391
l'autre pour les filles tenues par les Dames de Nevers ; elle entretenait aussi, depuis plus d'un siècle, deux régents, un d'humanités et de grammaire, l'autre pour les basses classes^. Le département actuel de l'Ardèche avait, avant 1789, des écoles gratuites de garçons à Privas, Bourg- Saint-Andéol, les Vans, Joyeuse; elles étaient tenues, les trois premières par les Frères des Ecoles chrétiennes, la quatrième par les Oratoriens. Les Ursulines avaient ouvert des écoles gratuites de filles à Bourg-Saint-Andéol, les Bénédictines à Aubenas, les Sœurs-Noires aux Vans et d'autres religieuses à Joyeuse-.
Comté de Foix. — « On pourrait croire, dit M. Maggiolo, que ce rude pays, séparé du monde par ses âpres montagnes, absorbé par le travail des mines et des carrières, ne connut guère ni les écoles, ni les collèges sous l'Ancien Régime. Ce serait une erreur. On trouve dans les archives, à Pamiers, à Foix, à Tarascon-sur-Ariège, à Saint-Girons et dans un grand nombre de communes rurales, la preuve que l'instruction y fut en honneur. La ville de Foix avait des écoles primaires dès le xv^ siècle. Après avoir cité, d'après les archives, un certain nombre de faits concernant l'enseignement primaire dans le comté de Foix, M. Maggiolo conclut que « sans être universelle, l'instruction y était cependant l'objet d'une réelle sollicitude avant 1789^ ».
Gascogne et Béarn. — Le correspondant de Grégoire pour la Gascogne est fort pessimiste ; il déplore en termes amers l'ignorance qui régnait, d'après lui, en Gascogne avant 1789. Les recherches de plusieurs érudits contemporains ont convaincu ses critiques d'exagération passionnée. En parcourant les registres de l'ancienne élection d'Armagnac, M. Dubord a constaté l'existence d'écoles à