‹ Histoire partialeChapitre 196 sur 214 · DuBORD, op. cit. passim · texte numérisé non relu

DuBORD, op. cit. passim

3. Ces écoles de Gimont ont été étudiées par M. l'abbé Dubord dans un article de la fievue de Gascogne sur l'Instruction publique n Gimont (fév.-oct. 1877).

/». DcnoRD, op. cit., p. ()?».

l'instruction populaire avant la révolution 393

M. le vicomte Sérurier a relevé dans les Archives la mention de certaines écoles ayant existé dans le département des iiasses-Pyréuées avant 1789; il en a trouvé

27 dans l'arrondissement de Pau, 30 dans celui d'Oloron.

28 dans celui de Bayonne, 24 dans celui d'Orthez^ Dans leurs visites pastorales, les évêques de Bayonne s'assuraient que les classes étaient fréquentées par les enfants et bien tenues par les maîtres ^. Lorsque les communes se montraient négligentes à se procurer des régents, le Parlement de Navarre les rappelait à leur devoir. Un arrêt du 5 avril 1740 portait : « Les jurats de Bideren pourvoiront incessamment à ce qu'il y ait un régent dans leur paroisse pour l'éducation de la jeunesse, en conséquence des édits et déclarations du roi, à peine contre les dits jurats, en cas de négligence, d'être procédé contre euxsuivantl'exigence du cas et de demeurer responsables, en leur propre et privé nom, de tous les événements qui pourraient s'en ensuivre'. » Même avertissement était donné, le 10 octobre 1747, aux jurats d'Ousse.

A Pau, l'instruction primaire était donnée gratuitement dès IG'iO. M. Sérurier conclut de ses recherches qu'en Béarn, ♦ le grand mouvement d'instruction primaire avait déjà commencé avant la Révolution... Les maîtresses d'école étaient en petit nombre. » On pensait déjà à rendre la fréquentation des écoles obligatoire. Sur la demande des jurats de Nay, le Parlement de Navarre rendit, en 1739, un arrêt forçant les parents à envoyer leurs enfants aux instructions chrétiennes et à l'école; les maîtres et les maîtresses étaient tenus d'envoyer au procureur

I. Ces listes sont forcément incomplètes, car beaticoup d'archives communales ont à peu près disparu. C'est ainsi que M. Sérurier n'a presque rien trouvé sur l'arrondissement de Maulcon.

3. Sehl'rier. L'instruction primaire dans lu réyion des Pyrénées Occidentales, spécialement en Béarn 1 385-1789), p. 56-6o.

Page 1