Ihid. p. A a
général un état nominatif des pères qui n'envoyaient pas leurs enfants à l'école, en exécution d'une déclaration du roi du 17 mai 1724 ^
Dans les pays de Gascogne qui ont formé le département actuel des Landes, l'instruction primaire était inégalement répartie avant 1789. La partie déshéritée était la Lande où l'ignorance était la conséquence de la misère. « Les hommes y étaient pâles et décolorés, ils semblaient vivre à regret, leurs vêtements étaient grossiers et leurs manières sauvages. » « L'ignorance était telle qu'à Estigarde il n'y avait que deux personnes qui sussent signer et encore machinalement... Dévastes étendues de territoire, surtout dans le Marsan, le Gabardan, le Born et la partie septentrionale de la sénéchaussée de Tartas, étaient sans écoles d'aucune espèce. Le canton actuel d'Arjuzanx ne comptait que trois communes qui fassent pourvues d'écoles, Arjuzanx, Lesperou et Ousse, celui de Gabarret deux, Gabarret et Farlebosq ; celui de Grenade trois, Lozère, Grenade et Maurin ; celui de Labrit pas une seule ; celui de Mimizan une seule, Mezos ; celui de Mont-de-Marsan deux, Mont-de-Marsan et Saint- Martin d'Ouey ; celui de Parentis une seule, Ichoux ; celui de Pissos deux, Pissos et Sangnac; celui de Roquefort deux, Roquefort et Saint- Justin; celui de Sabres six, Commensacq, Escources, Labouheyre, Luglon, Sabres et Trensacq ; celui de Sore une seule, Sore ; et enfin celui de Villeneuve quatre, La Frèche, Hontaux, Saint-Cricq et Villeneuve^. »
Malgré cette lacune considérable, sur les 330 communes qui composent aujourd'hui le département des Landes, 2;]5 étaient munies d'écoles. Il y en avait 7 dans le canton actuel d'Aire, 12 dans celui d'Amon, 14 dans celui de