I. Seuurieh, op. cit.j p
3. Tartière, archiviste desLandes. De l'instruction publique dans les Landes avantla Hévolulion, dans le Bulletin de la Société des lettres des Landes, juillet 1868, p. iG.
l'instruction populaire avant la révolution 395
Hagetmau, 9 dans celui de Magron, 8 dans celui de Saint- Sever, 17 dans celui de Dax; « dans les cantons de Peyrehorade et de Pouillon toutes les communes avaient au moins une école ^. »
Guyenne. — Le correspondant bordelais de Grégoire. Bernadau, lui déclara que, dans la région de Bordeaux, l'enseignement des campagnes était « assez nul ». Après avoir dépouillé les archives de la Préfecture, de TArchevèché et d'un grand nombre de communes, M. le chanoine Allain a pu s'inscrire en faux contre une pareille affirmation. « Le département de la Gironde, écrit-il^ comprend 563 communes. Sous l'Ancien Régime, son territoire tout entier appartenait à la généralité et au ressort du Parlement de Bordeaux. Au point de vue ecclésiastique, ses paroisses dépendaient de l'archevêché de Bordeaux et des évéchés de Bazas, et d'Agen (c°° de Sainte-Foy)... J'ai pu réunir des documents scolaires sur 348 communes seulement, les procès-verbaux de visites épiscopales, qui sont la meilleure source à consulter m'ayant manqué pour un certain nombre de paroisses de l'ancien diocèse de Bordeaux et pour toutes celles du diocèse de Bazas dont les archives ont été presque totalement détruites 2. » Or sur ces 348 communes étudiées, M. Allain a trouvé des mentions précises d'écoles dans 225; ce qui lui permet d'affirmer qu'à la veille de la Révolution le pays qui a formé la Gironde « devait posséder, toute compensation faite, deux écoles pour 3 communes. » Encore fait-il remarquer « que les enfants n'étaient pas totalement dépourvus d'instruction par le seul fait qu'il n'existait pas de maître d'école près de leur clocher. Les documents nous les montrent souvent allant en classe dans les paroisses voisines. »