Ibidem, p
3. Conlribulion à l'histoire de l'instruction primaire dans la Gironde nvant Ini^ Révolution, p. \IV-XVI.
A Bordeaux même, M. Allain signale l'existence, en 1756, de 41 maîtres et maîtresses d'école, répétiteurs, maîtres de pension, maîtres de latin et de mathématiques 1. » Tl y avait en outre la corporation des maîtres écrivains et arithméticiens jurés, qui comprenait, en 1773 et 1790, 28 membres, enfin des écoles de Frères et de Sœurs.
En Guyenne, comme dans le reste de la France, les intendants firent de grands efforts pour multiplier les écoles et favoriser la diffusion de l'instruction. Ils intervinrent à maintes reprises, pour cela, auprès du gouvernement royal et des municipalités. Les archevêques et leurs vicaires généraux ordonnèrent souvent la création de petites écoles et en organisèrent le fonctionnement et l'inspection. « Les registres de la Congrégation ou Conseil archiépiscopal prouvent qu'il y était couramment traité d'affaires scolaires. Les prélats dont les diocèses appartenaient à la généralité de Bordeaux correspondaient fréquemment à ce sujet avec les intendants et toujours, il faut le reconnaître, avec un zèle très éclairé pour les intérêts de l'instruction du peuple et le désir manifeste de la répandre, de la rendre fructueuse par le choix et le maintien de régents recommandables par leur piété et leur capacité... Dans les mandements par lesquels ils annonçaient leur venue prochaine, les archevêques de Bardeaux convoquaient expressément les régents et les régentes pour les examiner sur leur capacité et la manière dont ils s'acquittaient de leur emploi. Quand de Maniban fit imprimer un questionnaire destiné à faciliter le travail des visites et à les rendre plus profitables — questionnaire qu'on envoyait d'avance aux curés — il n'y inséra pas moins de douze interrogations dont les réponses donnent un résumé complet de tout ce qu'il importait de savoir du fait des petites écoles, par exemple, l'article LVII ainsi conçu : «s'il y a un maître d'école, s'il est approuvé, son nom, son