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l'instruction populaire avant la révolution 397

âge, son diocèse, sa capacité et assiduité, ses mœurs, ses gages et qui le paie ; s'il y a une maîtresse ou régente pour les filles (il faut répondre aux mêmes articles que pour le maître d'école), si les filles ne sont point enseignées dans la même école que les garçons^.... » Ce fut l'archevêque de Lussan qui, de concert avec l'intendant Tourny, créa à Bordeaux l'école gratuite des Frères ; il contribua de même à la création, à Saint-Projet, de l'école des Sœurs.

Les évêques de Bazas suivirent, de tous points, l'exemple de leurs métropolitains. Grâce aux uns et aux autres, trois congrégations de femmes vouées à l'enseignement, les Filles de Notre-Dame de la B. Jeanne de Lestonnac, les Ursulines de Bordeaux, les Orphelines de Saint-Joseph, se créèrent et se répandirent non seulement dans les deux diocèse de Bordeaux et de Bazas, mais dans la France entière 2. Là où il n'y avait, pour instruire la jeunesse, ni régents ni régentes, les curés et les vicaires s'en chargeaient^. C'est ce que l'on constate, en 1611, à Saint- Androny, en 1634 à Anglade, en 1611 à Arsac, en 1691 à Balizac, en 1634 à Saint-Caprais-en-Blayais, etc.

L'enseignement gratuit se propage de plus en plus, au cours du xviii® siècle. A Bordeaux, dès la fin du xvii* siècle, les Sœurs de Saint-Maur avaient «trois classes gratuites... de plus, une classe spéciale et absolument gratuite pour les grandes filles et femmes qui voulaient se rendre capables de faire un petit commerce*. En 1779, les Dames de la Foi reçurent une subvention municipale pour tenir une école gratuite^. En ilîtS, la ville fonda quatre écoles gratuites, tenues par des Frères qui y instruisaient, en 1762, plus de 2.000 enfants ; on ne payait aucune rétribution dans son école d'arithmétique. L'insti-

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