I . Buissoîi Dictionnaire de pëdagogicj art. Vienne
l'insïruchox populaire avant la révolution 405
Limoges, sans compter celles de l'hôpital, M. Champeval a relevé daus les registres paroissiaux de la Corrèze les noms d'un très grand nombres de régents et par conséquent d'écoles au xvii" et au xviii® siècle, et M. Guibert en a reproduit la liste dans son étude sur VInstruction publique en Limoiisin sous l'Ancien Régime (p. 32). Le même travail n'a pas été fait pour la Haute-Vienne ; mais il n'y a pas de raison de supposer que la région du Limousin qui correspondait à ce départemeot, ait été plus déshéritée, au point de vue de l'enseignement, que celle qui a formé la Corrèze. D'autre jart, M. Champeval et, après lui, M. Guibert tirent avec raison « une induction favorable à l'abondance des écoles au xviii^ siècle de ce fait que les feuilles destinées à recevoir les procès-verbaux et notes des visites pastorales de M. d'Argentré, évêque de Limoges, portent, pour chaque paroisse la rubrique : Sei" gneur N. ; Décimateur N. ; Maître d'École N *.
L'enseignement des filles fit de grands progrès en Limousin, au XVII® et au xviii® siècle, grâce aux Congrégations de femmes qui s'y vouèrent. A la veille de 1789, 300 Ursulines élevaient gratuitement les filles dans un grand nombre d'écoles, en particulier à Brive, Tulle, Limoges, Eymoutiers, Beaulieu, Ussel, Argental, « Leurs écoles, dit M. Guibert, étaient organisées avec beaucoup de soin. Avec elles, signalons, dans les écoles du diocèse de Limoges, les Visitandines, les Sœurs de Nevers, qui, selon les statuts de leur ordre, ouvrirent une école gratuite à Tulle, et s'établirent ensuite à Bourganeuf et Brive, les Sœurs de la Croix qui se fixèrent h Bellac, La Souterraine, Aubusson, Ahun, Guéret, Magnac-Laval, où leur école était gratuite, enfin Limoges ^
Auvergne et Bourbonnais. — Les procès-verbaux des visites des évêques de Clermont nous donnent des