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I. Ibid., p. 54 I

l'instruction populaire avant la révolution 411

1606, mais encore dans des paroisses telles que Levroux. Chabres, Eguzon, Neuvy-Saint-Sépulcre, Cluis, Mers, Pressac, Azay-le-Ferron, Argenton, Le Blanc, Châtillon, Aiguerande, Reuilly, Sainte-Sévère, Lignières, Châteaumillant, Graçay. Il y avait aussi des fondations en faveur des petites écoles et surtout des écoles de Frères, à Vierzon, à Issoudun, à Bourges. Un rapport de M. Alaux, inspecteur d'Académie à Bourges, en constate plusieurs autres, la plupart d'un chiffre peu élevé, à Azay, à Graçay, à Saint-Gautier, au Châtelet, etc. Il était pourvu à l'instruction des filles principalement par les Congrégations religieuses de Notre-Dame, des Ursulines, des Dames de la Visitation, des Augustines de Loches, des Filles de la Croix ^.

Touraine, Anjou, Maine. — Nous sommes peu renseignés sur l'instruction publique en Touraine avant 1789 ; mais il est probable que les écoles n'y différaient guère de celles des provinces limitrophes, le Berry, le Poitou et l'Anjou. Nous sommes mieux documentés sur l'Anjou et le Maine où des études assez précises ont été faites sur cette question. A l'assemblée de ces provinces qui se tint eu 1889, M. Gavouyère présenta un rapport où il étudia la Condition de l' instruction publique en 178if, d'après les documents publiés par M. l'abbé Urseau. 11 y constata qu'à la veille de la Révolution, la seule ville d'Angers avait, dans ses petites écoles, 17 maîtres et 21 maîtresses. « La seule paroisse de la Trinité avait 3 maîtres et 6 maîtresses, Saint-Maurille 4 maîtres et 3 maîtresses. En 1789, il n'est pas une de 18 paroisses qui n'ait une ou plusieurs écoles tant de filles que de garçons. » Les Frères des Ecoles chrétiennes avaient fondé à Angers un pensionnat et une école qui comptaient ;{9 Frères et 250 élèves; les Ursulines tenaient des écoles entièrement gratuites; elles rivalisaient d'émulation avec les Filles de

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