I . Ibid., p
a. Ibid., p. 93 ?>. .Archives départementales, 654.
écoles sont éloignées de plusieurs jours ; ce qui doit les faire considérer comme nulles ^. »
La Revue de Bretagne a publié une étude documentée sur les Petites écoles avant la Révolution dans la province de Bretagne ; en voici la conclusion pour le Finistère ^ : « On possède aux Archives de l'évêché de Quimper une collection de procès-verbaux de visites pastorales de 1781. Parmi les divers renseignements demandés aux recteurs, il est fait mention spéciale des maîtres d'école. Sur 50 paroisses rurales, il y avait 18 écoles établies, toutes dirigées par les recteurs, vicaires ou autres prêtres de paroisse^. » La proportion est évidemment assez faible ; mais elle ne justifie pas les appréciations si pessimistes du correspondant de Grégoire. Dans les Côtes-du-Nord et le Morbihan, la situation était la même : peu d'écoles régulières et lô zèle des recteurs et des vicaires suppléant, dans une certaine mesure, à leur petit nombre.
Normandie. — Des efforts considérables furent faits, au XVII® siècle et au xviii®, pour multiplier les écoles dans l'important diocèse de Rouen. Dès le xvi® siècle, existait à Rouen la corporation des écrivains jurés qui enseignaient, dans leurs écoles ou dans les familles, la lecture, l'écriture, le calcul, les changes étrangers et la tenue des livres; elle se perpétua jusqu'en 1 789, comptant en 1618, 32 maîtres, en 1652, 70 ; en 1725, 36, et 3o en 1776 et 1789. Comme leur enseignement était payé, ils s'adressaient surtout à la bourgeoisie ; aussi le besoin se fit-il sentir d'écoles pour les pauvres gens du peuple. Dès le xvn® siècle, le grand prieur de Saint-Ouen en ouvrit une à l'hôpital général pour les enfants qui y vivaient ; mais bientôt, le bienfait de l'enseignement gratuit fut étendu et, de 1661 à