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I. CocHi.i, Op. cit., pp

LA. RÉVOCATIO-N DE l'ÉDIT DE .VANTES 59

aux protestants pour leur soulèvement. De nouvelles déclarations en leur faveur furent faites, au nom de Louis XIV, par Mazarin.

Cette capitulation du gouvernement royal ne fit qu'accroître l'arrogance des huguenots. Malgré l'édit de Nantes qui avait réservé aux catholiques toutes les églises, même celles que les protestants occupaient et qu'ils devaient restituer, le parti réformé réorganisé réclama, à Nîmes, l'usage de toutes les églises catholiques de la ville, qui seraient communes aux deux cultes et le partage entre lui et lescatholiquesdetouteslesautres églises paroissiales du diocèse. A Bédarrieux et à Lunel, en Languedoc, et dans plusieurs communes du Dauphiné, les Maisons de Ville furent prises de force par les protestants et les catholiques obligés de quitter le pays.

Dans les Pyrénées, le baron de Léran, de retour de Vais avec ses troupes, ravageait les campagnes, pillait les églises, s'entendait avec Philippe IV d'Espagne et assassinait son cousin catholique. Benjamin de Lévis de Muntmaur*. Arrêté dans les montagnes de l'Ariège, il fut jugé par le Parlement de Toulouse, malgré ses appels à la Chambre del'Editde Castres, et exécuté le 21 janvier 1654. Quatre jours après cette exécution, le premier président du Parlement, Gaspard de Fieubet, la signalait à Mazarin et ajoutait : « J'ai cru que Votre Eminence pourrait recevoir des plaintes de la part de ceux de la Religion Prétendue Réformée pour la condamnation à mort ordonnée par le Parlement de Toulouse contre le baron de Léran. C'est une chose avérée qu'il a été le plus factieux de son parti, qu'il n'a jamais manqué d'occasion de prendre les armes contre le service du roi et que, même dans ces derniers troubles, ce fut lui qui donna passage à Marchin^ dans le

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