‹ Histoire partialeChapitre 27 sur 214 · I . Iljld,, p. I [i'i · texte numérisé non relu

I . Iljld,, p. I [i'i

LA RÉVOCATION DE l'ÉDIT DE NANTES 6o

nome avec Bordeaux pour capitale. Pourprix de leur coopération à la réalisation de ces projets, les Anglais devaient recevoir un port, Royau, Talmoiit ou Castillon, ou, s'ils aimaient mieux, Blaye ou La Rochelle. L'un des chefs des protestants, Caumont de la Force, alla discuter cette convention à Londres avec Cromwell qui, de son côté, envoya Stouppe se rendre compte des dispositions du Midi. Cet émissaire alla à Bordeaux, à Montauban, à Lyon et il fit renoncer Cromwell à ce projet en lui affirmant que les protestants qui l'avaient conçu ne seraient pas suivis par l'ensemble de leurs partisans ^ Les chefs du parti huguenot semblent l'avoir repris en 1659. Réunis, cette annéelà, en synode à Montpazier, les députés des huguenots de Guyenne promirent aux Anglais de leur livrer toutes les villes qui seraient en leur pouvoir, pour faciliter, de leur part, une descente en Guyenne-. C'est à ces démarches répétées dans plusieurs synodes que faisait allusion le duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, quand il écrivait : « Nous avons en mains les actes authentiques des synodes clandestins dans lesquels ils (les réformés) arrêtaient de se mettre sous la protection de Cromwell dans le temps où l'on pensait le moins aies inquiéter^. »

BIBLIOGRAPHIE

HiCHELiEU. Mémoires.

Chéklel. Histoire de France sous le ministère de Mazarin. A. CocHiîc. Les Eglises calvinistes du Midi. Le cardinal Mazarin et Croiiiwlly dans la li^vue des Questions historiques, 1904.

I. Chéruel. Histoire de France sous le ministère de Mazarin, I, pp. 56-08.

3. Didier. La Révocation de l'Édit de Nantes, p. 18. 3. Protart. T'Ù' du Dauphin, père de Louis AT, II, 58.

UISTOJIIE partiale, histoire VRAIE. — III

Page 1