Clémewt. La police sous Louis XIV, p
3. Deppiuo. Correspondance administrative sous le règne de Louis XIV, II, 670.
h. LwiRSR, Histoire de France, VII, p. it, p. 79,
LA REVOCATION DE l'ÉDIT DE NANTES 85
cer, étant en coquetterie avec les protestants de nos jours. Cette raison nous est donnée par l'un des grands érudits du siècle de Louis XIV, Tuue des gloires de la science historique, Ducange. Dédiant au roi son édition du Chronicon pascale, il le félicitait d'avoir arraché de France les derniers restes de l'hérésie « dont les factions coupables avaient si longtemps ébranlé le royaume et menacé l'unité nationale : « inrevellendis reliquiis hœreticae pravitatis quae sceleratis factionibiis Galliam tuam pridem pêne concusserat ^. » C'est le même sentiment qu'exprime Vauban, dont nul ne saurait contester ni la largeur d'esprit ni le dévouement à la France. Tout enblâmant les violences de la Révocation, il disait : « Jamais chose n'eût mieux convenu au royaume que cette uniformité de sentiments tant désirée, s'il avait plu à Dieu d'en bénir le pro" jet *. » L'un des meilleurs esprits du règne de Louis XIV, dont le caractère rappelle par plus d'un trait celui de Vauban, Chamiay ^, voyait aussi dans le protestantisme Vennemi de l'unité nationale et dans les mesures prises par Louis XIV contre les réformés, la continuation de la politique de Richelieu qui avait eu, disait-il, le dessein non seulement de dépouiller les huguenots de la possession de leurs places de sûreté, mais encore « celui d'ex-