I. SpAMiEiM. lielalion, p
3. Histoire du Languedoc {éd. Vii.iââÈTE-MoLi:4iER), \lll, pp. G17- 6iS.
écrivait le 4 décembre 1690, Louvois ^ à l'intendant du Languedoc, que le prince d'Orange a tenu quelqu'un dans le Vivarez, pendant deux ou trois mois de cette campagne, en intention d'y faire faire un soulèvement si les affaires de Savoie avaient prospéré, comme il s'en flattait. Sa Majesté a appris de plus que celui qui a résidé dans ledit pays est passé depuis peu de jours à Paris pour informer les principaux des nouveaux convertis des bonnes dispositions où il avait trouvé les nouveaux convertis du Vivarez et des Sévennespour prendre les armes, lorsqu'ils apprendraient que l'armée de M. de Savoye serait entrée en Dauphiné, qu'il est parti aussi pour rendre compte au prince d'Orange de la même chose et qu'il doit revenir en Vivarez au commencement du printemps prochain. »
La révolte devait être fomentée aussi dans la région de Montauban, de Castres et de Foix, comme le prouve la lettre suivante de Louvois à l'intendant, datée du 19 novembre précédent : « Le roi a été informé qu'un nommé Cabralles, qui est du Comté de Foix, a proposé au prince d'Orange que les Religionn aires de l'évêché de Montauban joindraient ceux de l'évêché de Castres et de la Comté de Foix, que les trois quartiers feraient plus de 12.000 hommes et qu'ils prendraient les armes à ses premiers ordres, pourvu que les Espagnols leur donnassent retraite et des vivres ; de quoi l'ambassadeur d'Espagne s'est chargé; qu'en même temps, ceux du Bas-Languedoc, des Sévennes et du Vivarez prendraient les armes pour se joindre à ceux du Dauphiné... J'oubliais de vous dire que le nommé Bruguier de Nîmes, frère d'un ministre de même nom qui a été à Nîmes, a été donner les mêmes assurances au gouvernement de Milan ^. »
Enfin, quelques semaines plus tard, en mars 1691, Brousson envoyait au commandant des troupes du duc dé Savoie le plan précis de la révolte qui allait éclater en Languedoc