‹ Histoire partialeChapitre 51 sur 214 · I. Arch. du dépôt de la guerre, n · texte numérisé non relu

I. Arch. du dépôt de la guerre, n

a. Ibid., n" 1709. Cet interrogatoire est du 8 septembre 1703.

de Wanderuiseu, député de Wego, qui conduit cette affaire.... » Interrogé s'il avait ordre de parler aux rebelles de la part des Anglais, comme de celle des Hollandais, Saurin répondit « qu'il avait ordre de leur offrir du secours tant de la part des Hollandais que de la reine d'Angleterre, qu'il a oui dire à des Français qui venaient d'Angleterre que la reine était sollicitée fortement de favoriser les rebelles des Cévennes, qu'on faisait pour eux publiquement des prières dans les temples d'Angleterre. )> L'autre prisonnier Peytaud fit une déposition analogue. En rendant compte de ces interrogatoires au Ministre de la Guerre, le lendemain 9 septembre, Bâville résumait ainsi « l'instruction » de Saurin et Peytaud : « Elle portait plusieurs articles ; 1" qu'ils eussent à s'informer de l'état présent de la révolte des Cévennes et des forces des rebelles ; 2° de leur offrir de la part des Hollandais et des Anglais, poudre, armes, munitions et argent; 3° d'examiner si les rebelles pourraient favoriser une descente sur les côtes de Languedoc ; 4° d'exciter le Vivarais et le Dauphiné ensuite à se révolter aussi bien que les autres provinces; 5° de dire aux rebelles de ne plus brûler les églises, tuer les prêtres ni les anciens catholiques, mais de prétexter leur révolte sur la liberté de conscience, le rétablissement des temples et principalement sur la décharge des impositions ; 6° de ne recevoir aucune amnistie quand on voudrait leur en donner^. » Ce plan, (le même qui avait été conçu et présenté à la fiiis aux protestants du Languedoc et à la coalition d'Augsbourg par le ministre Brousson, en 1690,) eut un commencement d'exécution en 1704. Le 16 avril, en effet, l'intendant Bâville faisait ce rapport au Ministre de la Guerre-; « J'ai fini le procès de deux ofificiers qui ont été

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