‹ Histoire partialeChapitre 52 sur 214 · I . Hiiihim., M · texte numérisé non relu

I . Hiiihim., M

3, Ihl'l,, IT^' 1799.

LA RÉVOCATION DE l/ÉEïT DE NANTES 125

arrêtés par M. de Roannès et qui m'ont été envoyé'^ par M. de Grignan. Ils avouent qu'ils devaient faire une descente sur les côtes de Provence ; qu'ils ont été détachés par M. le duc de Savoie à qui ils ont parlé; qu'ils ont été envoyés par lui à Nice et adressés au gouverneur dont ils recevaient les ordres; que la descente se devait faire à Aigues-Mortes ; que les frégates étaient chargées d'armes, de munitions, grenade-, souliers et chemises î (fue le marquis de Guiscard fut déclaré leur chef à Nice... L'un de ces officiers s'appelle Martin ; il est de cette ville de Nîmes; il était lieutenant et a une commission (nomination) de M. le duc de Savoie; il a déserté du régiment de Baudeville au siège de Brisac où il était sergent. L'autre est aussi lieutenant; il s'appelle de Goulaine e est du Poitou; il se prétend gentilhomme du lieu det Pousauge, cadet de la maison de Goulaine qui est de Bretagne. »

Lorsque par son énergie et sa clémence, le maréchal de Villars eut amené la soumission de la plupart des Camisards et de leur principal chef Cavalier, les puissances ennemies firent tous leurs efforts pour perpétuer la révolte en envoyant de nouveaux émissaires et des secours aux rebelles. C'est ce que nous apprend Villars lui-même, dans ce passage de ses Mémoires : « Les ennemis de l'Etat, voyant cette révolte presque éteinte et les fanatiques prêts à sortir du royaume, mettaient tout en usage pour la ranimer. Ils firent passer un argent considérable et gagnèrent Ravanel, lieutenant de Cavalier... On fut informé certainement qu'il était arrivé à ces rebelles deux hommes de Genève avec de l'argent et avec parole qu'i^ entrerait un corps d'armée en Dauphiné pour les soutenir. Cette promesse était sans fondement ; mais les fanatiques ne raisonnent pas. Ils pouvaient savoir aussi qu'une armée navale très considérable venait d'entrer dans la

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