Mémoires, II, p\\ l'ia et <u
Ii6 HISTOIRE PARTIALE, HISTOIRE VRAIE
Médilerrauée^... Les ennemis envoyaient sur les côtes, par une flotte sur la Méditerranée, divers bâtiments dont quelques-uns étaient chargés de religionnaires avec des armes. On disposa la milice et le peu de troupes que l'on avait de manière qu'aucun de ces bâtiments ne pût aborder ni meltre de gens à terre. Ces mouvements nécessaires pour assurer la tranquillité du côté de la mer, suspendirent, pour quelques jours, ceux que l'on faisait pour chercher et détruire les Camisards qui ne se soumettraient pas. »
Lorsque des deux principaux chefs Camisards, l'un Cavalier eut fait sa soumission à Villars et fût parti pour servir dans les armes de Louis XIV, et l'autre, Roland, eut été tué, le 14 a )ût 1704, « près le château de Castelnau, à une demi-heure d'Qzès, où il était allé voir la demoiselle Cornely dont il était amoureux, » le marquis de Miramont fut reconnu comme leur chef par les protestants qui n'avaient pas déposé les armes. Une de ses proclamations, qui date des premiers mois de 1705^, nous prouve qu'il était en parfaite union avec les coalisés. Elle donnait comme mot d'ordre aux rebelles, les instructions qui avaient été envoyées par les États Généraux de Hollande et que Bâville avait trouvées aux mains des deux émissaires de la Hollande et de l'Angleterre, Saui'in Jonquet et Jean Peytaud, en septembre 1703^. Comme elles, le marquis de Miramont recoimnandait aux Camisards « de ne faire aucun mal aux ecclésiastiques, ni autres per sonnes catholiques romaines.., de ne brûler les églises ni d'y toucher, ))de soulever même les catholiques contre le poids intolérable des impôts, enfin « de ne parler jamais d'aucun accommodement. » Ce qui montrait encore mieux raccord, c'était ce dernier article des instructions de Mi-
1 . Happort de Baville au Ministre de la Guerre. Arch. du dépôt de la guerre, n» 1799.