Desdevises du Dezkkt. Op. cit., p. a
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damna plus pour cause de protestantisme ^ et en 1769, les Réformés prisonniers au bagne de Toulon ou à la tour Constance étaient remis en liberté ^. Le culte était donc de nouveau a peu près libre et public. « Les ministres et les prédicants, disait l'archevêque d'Albi à l'assemblée du clergé de 1750, ont rétabli de tait l'exercice public de leur religion ; ils ont chacun leur département et exercent les mêmes fonctions qu'avant la Révocation. Ils prêchent, baptisent, marient, visitent et exhortent les malades, enterrent les morts avec appareil. » Cette constatation est d'autant plus intéressante que, le 17 janvier de la même année, une ordonnance royale avait renouvelé tous les édits et déclarations déjà promulgués contre les protestants et portant la peine des galères contre ceux qui assisteraient aux assemblées du culte et la peine de mort contre les pasteurs qui y présideraient. On ne peut pas mieux saisir dans ce cas l'opposition qui existait entre la rigueur des lois et la modération qui les laissait le plus souvent dans un profond sommeil.
En présence de cette tolérance de fait dont jouissaient de plus en plus les protestantes, quelle fut l'attitude de l'Eglise de France? Réclama -t-elle l'abrogation ou la stricte application des édits? Elle fit l'un et l'autre ou plutôt, dans la seconde moitié du xviii® siècle, comme dans la première, comme au cours de la consultation de 1698, elle fil entendre les avis les plus différents. En 1745, par la voix de l'archevêque de Toulouse, l'assemblée du clergé s'éleva contre le rétablissement de la liberté du culte réformé ; les mêmes protestations furent renouvelées plusieurs fois, de 1745 à 1780, par les assemblées du clergé. Au lendemain du sacre de Louis XVI, Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, suppliait le roi « de porter le dernier coup au calvinisme dans ses états... de