‹ Histoire partialeChapitre 78 sur 214 · BouRf;Ai>, op. cit., p · texte numérisé non relu

BouRf;Ai>, op. cit., p

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'j. Liber Guillelmi Ma j or is, dans Documents inédits d^ l' Histoire de h'ranrc, II, p. .^a.^, citô pnr BorROAn.

pour cette perception, est venu, après mille violences dans nos contrées, à une chapelle dont le chapelain, prétendait-il, avait reçu un legs pour la croisade ; il jura au chapelain publiquement, dans l'église même, qu'il allait briser les armoires et les coffres de la sacristie et tout emporter malgré le sacristain, »

Le roi lui-même finit par avoir des scrupules de conscience et il se fit accorder par le pape Clément V une absolution générale pour toutes les rapines que ses agents avaient commises à l'égard des églises et des communautés ecclésiastiques. « Accueillant favorablement votre pieuse supplique, lui écrivait le pape, nous vous faisons remise de toutes les exactions, de toutes les extorsions, de toutes les saisies, de tous les vols et de tous les recèlements dont vous vous êtes rendu coupable par vos officiers et vos agents ; nous vous en absolvons entièrement, décrétant, en vertu de notre autorité apostolique, que vous n'êtes tenu à aucune restitution envers aucune église ^. »

Alliée le plus souvent à la France, la papauté d'Avignon montra envers les rois de France du xiv« siècle la même condescendance, et au cours de ce siècle, des impôts considérables pesèrent sur les revenus du clergé. Le concile de Vienne, en 1311, décréta la levée d'une décime pendant six ans pour la croisade ; elle fut versée au roi de France qui l'employa pour la guerre de Flandre, avec l'assentiment du Saint-Siège 2.

De nouvelles décimes furent accordées par le pape Jean XXII à Philippe le Long pour deux ans, le 14 janvier i:)18, à Charles le Bel, en 1324, et à Philippe VI de Valois, en 1328 et 13303. La décime de 1318 produisit

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