II. Bourgain. op cit,, p. iiG
5. Necker. op. cit., II, p. 3ii. 5, 800.000 livres, l'inlcrèt de i36 millions formant le capital de la dette générale du clergé au commencement de 1784.
que nous avons déterminées plus haut, l'intérêt de cette dette contractée en faveur de l'Etat portait le don gratuit à 14300000 livres et le taux de la contribution à près de 10% (14 millions 300 000 pour un revenu maximum de 150 millions).
Et voilà comment le clergé « émoussait » le choc des impôts*! On peut se demander si Taine aurait trouvé « émoussé » le choc d'un impôt qui lui aurait extorqué, chaque année, le dixième de ses revenus ; et cela, sans préjudice des autres impôts.
Toute une série de contributions s'ajoutait en effet au don gratuit pour grever directement ou indirectement le clergé. En voici l'énumération incomplète ; car nous désespérons de tout relever dans la complication parfois inextricable des budgets de l'Ancien Régime.
1° Droit (.Voblat qui consista d'abord à entretenir comme oblats et frères lais les anciens soldats invalides dans les abbayes et prieurés à nomination royale, puis à payer leur pension à l'hôpital de l'Oursine sous Henri IV, à l'hôpital de Bicêtre sous Louis XIII, à l'hôtel des Invalides depuis Louis XIV. Necker dans son Administration des finances ^ évaluait ce droit par an à 250000 livres.
2" Pension des nouveaux convertis, établie par Louis XIII aux dépens du clergé en 1615 ; elle dura en augmentant sans cesse jusqu'en 1789 ; elle était en 1756 de 68900 livres^.
3° Clergé dit étranger.— Le don gratuit n'était payé que par le clergé des provinces qui formaient la France en 1561, date où fut signé le contrat de Poissy et établi le « département » du don par les Assemblées du clergé. Le clergé des provinces qui furent annexées depuis à la France,la Flandre (1668), l'Artois (1659), la Lorraine (1766),
1 . a Par un chef-d'œuvre de diplomatie ecclésiastique, le clergé a détourné, émoussé, le choc des impôts. » Taine, Ancien Régime.