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I. Archives de la Haute-Garonne, B

défense était faite, en juillet 1606, aux consuls de Saverdun ^. Les consuls du Mas d'Azil refusaient encore, huit ans après redit de Nantes, de rendre aux catholiques leur église et leurs autres biens qu'ils occupaient; en novembre 1606, une sentence du Parlement de Toulouse dut les y obliger 2. Même condamnation fut portée contre les consuls protestants de Bordes^. En janvier 1615, le même Parlement ordonnait aux consuls de Millau de rendre aux ecclésiastiques et aux catholiques la liberté de leur culte et de veiller à leur sécurité^. En juin 1618, le sieur de Champeaux et les protestants de Figeac empêchaient le, P. Changet, jésuite, et les autres religieux envoyés par l'évêque de Cahors « d'annoncer la parole de Dieu dans cette ville ^. » En agissant ainsi, ils mettaient à exécution une décision prise par l'assemblée protestante de Loudun enjoignant aux gouverneurs et consuls des 150 places de sûreté d'en refuser l'entrée aux jésuites et d'y interdire leurs prédications*. En 1620, les processions des Rogations, delà veille de la Pentecôte et du Saint-Sacrement furent attaquées par les protestants, à Uzès^.

Ces attentats contre la liberté des catholiques que le Parlement de Toulouse réprimait en Languedoc, les visites des évêques de Gap nous les signalent dans les montagnes du Dauphiné. Du 26 avril au 6 août 1599, l'évêque Pierre Paparin de Chaumont fit sa tournée pastorale, et voici ce qu'il remarqua et consigna dans son registre de visites* :

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