‹ Histoire partialeChapitre 90 sur 214 · Marion. op. cit., p. 5o · texte numérisé non relu

Marion. op. cit., p. 5o

la première moitié du xviii« siècle, le gouvernement royal établit sur les revenus en biens-fonds ou mobiliers, sur les bénéfices de l'industrie et le produit des offices, des impôts destinés le plus souvent à couvrir les charges des guerres; par exemple, en 1710, pendant la guerre de succession d'Espagne, en 1726, en 1733, en 1741. Le clergé y fut soumis au même titre que la noblesse et le tiersétat ; mais toujours, en vertu de son autonomie administrative, il racheta cette taxe par le versement de fortes sommes 1, usant d'une faculté qui ne lui était pas particulière, mais qui était aussi accordée aux pays d'Etat, à la ville de Paris, aux Compagnies, telles que la Compagnie des fermiers généraux et celle des Indes. En 1749, Machault voulut rendre permanent cet impôt du vingtième. Un édit de mai de cette année supprimait le dixième des biens, maintenait le dixième sur les pensions et appointements et établissait, à partir du 1*^^ janvier, un vingtième sur tous les revenus-. L'article 4 donnait à cet impôt un caractère général; car il lui soumettait « tous propriétaires ou usufruitiers, nobles et roturiers, privilégiés et non privilégiés. » Le clergé ayant montré son mécontentement contre ce nouvel impôt auquel il était tenu, une déclaration du roi du 17 août 1750 ordonna « que tous les bénéficiers du clergé de France seraient tenus de donner, dans six mois pour tout délai, des déclarations de biens et revenus de leurs bénéfices' ». Le clergé lit une opposition énergique à ces édits, soit qu'il y vît une atteinte à son autonomie financière, soit qu'il trouvât déjà fort lourds les impôts qui pesaient sur lui, soit enfin que la politique fiscale de Machault, l'inspirateur de ces édits, qui recevait ses directions des philosophes, lui

I. Cans. op. cif., pp. 8o et suiv. Marion, op, cit., chap. III, passim.

3. Clamasera.n. Histoire de l'impôt de France, III, pp. 3o3 et suiv,

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