D'Ave:ïel, op. cit., U, p
quart des revenus du roi ; et l'on peut dire que le sel est, pour la France, ce que sont, pour l'Espagne, les riches mines du Chili, de Potosi (Pérou) et du reste de l'Amérique... La dernière ordonnance des rois de France sur le fait des gabelles.... a été donnée à Saiut-Germain-en- Laye au mois de mai 1680^. » Ce qui caractérisait cet impôt, c'est qu'il établissait à la fois le monopole du sel au profit de l'État et la quantité de sel que chaque famille devait lui acheter dans ses greniers ou par l'intermédiaire de ses débitants. La gabelle pesait sur le clergé comme sur les autres classes de la nation. « A chaque surtaxe^, le roi ne manque pas de faire remarquer qu'il a approuvé d'autant plus volontiers cette imposition nouvelle que toutes personnes, quelle que soit leur qualité, y contrlhuent. ^ » Quelques couvents, il est vrai avaient le droit d'acheter le sel au prix marchand ; mais ils le payaient encore ainsi 13 fois plus cher qu'il ne coûtait réellement au fermier* »; ce qui ne constituait pas un privilège bien exorbitant !
Après cette longue énumération de taxes acquittées par leclergé ou,àtitre individuel, par'chacun deses membres, comment pei't-on dire que le clergé ne payait pas d'impôts sous l'Ancien Régime, en dehors de la contribution appelée don gratuit?