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à un danger imminent, et qui cependant n’a eu d’autre effet que d'amener un accident très grave, c’est-àdire une rupture du tendon d'Achille , et conséquemment de le livrer sans défense à ce même danger, croyez-vous, dis-je, que cette contraction n'ait pas été cependant provoquée dans un but conservateur?
Cette fois vous ne sauriez en douter; seulement les limites de la force matérielle des organes ont été dépassées , or, c’est précisément ce qui n'arrive que trop souvent dans les diverses maladies qui altèrent nos organes, et cest pour cela que le médecin, interpres naturæ, peut apporter parfois des secours efficaces en modérant l'intensité des réactions.
Malgré ces faits, les réactions organiques ont été niées , où plutôt leur principe et leur but ont été contestés principatement par les médecins de notre époque. Il en est résulté que ces réactions ont été mal étudiées et qu'on a négligé de leur appliquer la méthode expérimentale. Ainsi, on n’a pas distingué les réactions générales franches des réactions sympathiques, et ces dernières surtout ont été méconnues. Il était cependant facile de voir qu’il y a deux sortes de réactions sympathiques ; les unes suscitées à l’occasion de toute cause intense, tout l'organisme y participe, spécialement les centres nerveux et circulatoire ; le mouvement dans ces cas ne tarde pas à prendre un caractère spécial , il devient fébrile ; les autres ont lieu d’organes à organes; elles ont lien en raison des rapports plus ou moins intimes qui unissent plus particulière-
XVI} ment tel organe avec tel autre. Ces liens sympathiques doivent être étudiés et connus, afin que dans le diagnostic des maladies on puisse -en tenir compte.
La méthode expérimentale, disent les anatomo-pathologisies, doit être désormais employée exclusivement, et son emploi ne peut recevoir d'application plus heureuse que dans l’investigation des lésions organiques, bien que le plus souvent cette application ne puisse avoir lieu qu'après la mort.
Sans doute, la méthode expérimentale doit être employée à la recherche des effets matériels des maladies, elle doit même être employée exclusivement, en ce sens que nulle autre méthode ne peut être employée sous ce rapport, mais ce n'est pas à dire pour cela que les caractères phénoménaux ne doivent pas être également analysés à l’aide de cette méthode : la preuve en est que l’application exclusive faite ainsi a conduit les anatomo-pathologistes' à des résultats vicieux. Presque toujours, en effet, lorsque les lésions anatomiques ont manqué , ils ont eu recours au raisonnement par analogie pour rendre’ raison de cette absence, or il est reconnü que rien ne doit être employé avec plus de réserve que cette espèce de raisonnement,
Parce qu’une lésion Vtt succède à une inflammation , il n est pas logique d'affirmer que cette lésion organique ouh nécessairement pour cause cette inflammation; mais il est encore bien moins logique d’afirmer que cette lésion organique survenue sans inflammation préalable, n’en reconnait pas moins