‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 100 sur 144 · CHAPITRE PREMIER — ETAT PHYSIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER — ETAT PHYSIQUE

Le territoire que comprend ce premier livre s'étend depuis te» limites septentiiouales de P«ns jcsqo'à Saint-Denis : il forme la majeure partie de la plaine a laquelle cette petite ville

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donne son nom. Se» bornes sont, du rôté rte l'ouest, la «V inc. e», 'lu eôle opposé, une ligne qui. laissant en dehor»la V'illetle, passe par Vubervillicrs, rl vient aboutir à la partie orientale de la ville. La bulle ue Montmartre est comprise dans cetljvport ion du sol. puisque la barrière la plus septentrionale deTaiis e>t placée sur le revers méridional et à peu près au pie-l de la hutte : le terrain n'offre plus, après Moutmarlrc, aucune autre inégalité stn»ible.

Montmartre est, comme on sait, un des poin's les plus curieux des environs de Paris sous le rapport de la géolo^if : il m a été sudhamment parlé en traitant du sol mèuie sur lequel a été assi-c In cai ila'c de la France*.

La plaine de Saint Dents peut être considère comme In parlie la plus bas e d'une autre plaine plus étendue, d «nt les limites peuvent être lixeesaiiisi qu'il suit, en décrivant un cercle : Saunait. Frépitlon, à l'oue-t ; Maflier* au nord; Loutre*, à l'csr, et Parii, au sud. Plusieurs collines uypseuses s'y trouvent r«nferm< es. mais elles ne tout qu'interrompre le niveau de la plaine, qu'on retrouve presque loujo.irs le même entre les divers intervalles qui le coupent. Cette plaine se forme d un terrain d'eau douce quelquefois d'une épaisseur considérable, les collines gyp eus< s qui percent eu certains endroits, ainsi que nous venons de le dire, n'en dépendent nullement, en sorte que c'est improprement qu'où appelle talfrei quelques portions du sol qu'elles limitent.

Le niveau de ce terrain d'eau douce est en général awx élevé : il faut toujours mouler pour y arriver, qu'on parte soit de^ rires de la Seine, soit de celles de la Marne ou de l'Oise; ce niveau est presque toujours le même que celui des dernières couches du calcaire grossier.

Hans plusieurs parties où le terrain d'eau douce a beaucoup d'épaisseur, il parait qu'il recouvre immédiatement le calcaire marin qui borde la plaine de tous côtés, excepté au sud. où elle est limitée par le calcaire siliceux- ta calcaire marin alors n'a que peu de piofondeur. Au surplus, la rive droite de la Seine, de Saint-Ouen à Saint-Denis, présente une coupure qui permet de voir le» différents lits dont compose la plaine. Lu l'observant au moulin de la Briffe, on reconnaît la succession suivaute dans les couches principales -.d'ahorJ, vingt à vingt-quatre lits de marne argileu*e, calcaire, tablent et gypteme ; puis, au- lessous de ces marnes, des lits al'cruntifs ne calraiie d'eau douce cnmparle. et de marne* blanche* friable*, où I on arctmuvé des os fossiles qui semblent appartenir an palœtilherimm minu»'.

ta sol de la plaine de Saint-D< ni» est fertile et ordinairement ensemence d- grains. On y recolle aussi des légumes qui servent a l'approvisionnement dos marches de la c.ipilalc ; il rhange en quelque sorte de nature au delà de Saint-Ôeuis; tl les produits en >out beaucoup plus varies.

Outre In mute qui établit la communication par terre entre Paris et Sauit-Dciiis, la plaine t n présente encore une KM d'une grande importance commerciale : le canal dit le Sainl- Deni* réunit la Seine au canal de l Ourcq. Le cnnal de Saint !»• Dis est ouvert dans le fleuve, un peu au-dessous du hameau de la Rricbe. et se termine à quelque dislance du bassin de a Vil— lette. Sa largeur est de 30 met us entre les berges, sa pente de 27, et sa longueur d'environ G.ooo. Le développement de la Seine, entre le point d ouverture du canal et le cent c de Paris, présente, à ce qu'on croit, une étendue cinq lob puis considérable. Il y a de chaque côté du canal un chemin de halage planté d'arbres. Eu ISI4, ses eaux servirent à inonder la plaine ; en 1814, la chaussée occidentale fui fortifiée et aimée de fortes batteries. Ce» préparatifs, dc»linc» à couvrir Paris de ce côté, ne purent, comme on sait, préserver cette cité des deux invasions étrangères qu'elle subit à cette époque.

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