I.évéch" dKvieux, suf.rngant de l'archevêque de Rourn
• éleh <ait de ta Seine il l'Aure, du mud a i sud ; et de l'ouest A l'est, de la lisière tic Hil!e aux co.ilin» des territoires de l'acy et d Ivry.
l e re enu de cet évérhé provenait des hxronnics de Condé, d'Illi. rs. « e* lleanx. de Iln-ted et de ftrov ille. qui tout. » av ii< nt haute* Justice*, u L s vassaux étalent ic nnus par une petite « «ro*»e brodée sur leurs manches, et éta'eul evempt» p>r « toute la France, et p.inieti'iéreineut dius Evnux. de \> ttgt m ci autres di.it- dus a l exécut u dus sentences crlminclh s, a aux jours de fuire et de marché*, a
Quant" a I admlnlsiri ti m seigneuriale, le comté d'Evreux qui «lu li-mps des anc ens comtes de la tuai on de Normandie et de Mo tfnrt. ne cmnp enall guère que In ville el qiic'qu"S villagt s e tvifonnanls, s était beaucoup ni-raudi dans le» liernier* temps cl rcnfcnnnii, avant la ttévo'ul'on, p u-ieur» xilles el d s foiéts «onsiiléini les : telles étaient IlenumOut-le-R'iger, t'oie lie», tlreleuil, Nonancour, qui iormaicut eu partie le diuec-c d'Evreux.
Évraiix a<ail un bailliage et un PféfJdial : le hnillinse était t'ès an lMa On voit tlturer, dans l'hivto re. les bail ts d Kvieux dé - In première moitié du xnr* siècle; la ju id cIkui de ce hail- Intgc s'éteu ait beaucoup au delà des limite» du dinccsC il ail. lit jusqu'aux portes de (".ami, cl prenait la mui'ié de l.i-ieux ; mois cette juridiction, du eô e de l'est, avait pour bornes Ici vicomtes de l'aey. Exy et iNon «neo'ir. l.° présid ai était beaucoup moins nn<* en ; sa jurdi. lion avait la niCinc eten.lue q .C celle du bailliage ; il se eo nposall de deux présidents et de plusieurs ron>e lier* qui «iciv.iient également au pré-idial et au h iHiage : eirc n»ii'nc tonj »urs rune^le a ta ju»ilce; car i « latent les meutes hommes «u «lu moins le mente «or^s, qni jugeaient par npp I des seuUnces qu il avait lui-même rendues in premier r«»sort.
Du reste, it y avait à Êvrcux un corps de ville compose d'un
■ L* D Wi nnni - f i'«irKpii<\vr Art C.ivlf rt é* U Frtnn rampt* k tmil
nriil i »n>U «»» el «loior ni.i»..«i» trliji'««i-« ; »*a» iuvie II riuapmiil d^a» m
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f II Huit r d» tomir i'Krrt*x. pur 1 ... . .
S iU., u*ie II.
HISTOIRE DES ENVIRONS OR |»All!S.
maire et do qunlrc é. Iievin* qui fur nt tantôt a ta nomination de* roi>, tantôt a et lit- des bourgeois.
^ g Itl-— Krre*n stradaiit *t drpnl» la llr«»liill»i»
Évreux r*t l'une des villes sur lesquelles la Révolution a laisse de ctouWr««x cl d'utiles souvenirs.
En P8H, le haï lia c de celle ville 'n»ova. comme* les autres bailllagis de France, son député aux c'ats-pcn'inux : son c* n x tomba sur un avn<al d'ftvreux, connu par ses lalrnls et plu» cn>-i'ie pur s * mœurs sévères et >on caractère Indépendant. Ru.ot lui chargé de repri s nt r à Versailles la vi le d T.vreux; il s y m'.titm patriote ardent el *élé défenseur des dn>il» de'es tonritoyens. A un retour dans an ville natale, ses conoitnveiis Pcor>nai<s 'tus lui décernèrent la pl. n e de prê iJent du Inhiina' ciim.ne'd'Êvreuv ; car. dans la nouvelle orgmisuliuu de I» France. Évreux était devenu le clicf-llcu .'undéparti 11 eut « t javuii r. mplicé son bailliage et son prc&iiial par des tiihuiiaui civils et c iinUi«ls.
Evrcus, comme toutes les villes de France, se montrait favnralde aux rvfuimes, reconnues dès longtemps nécessaires; el l'Aven bl c na'ionalc, en les opérant, ne fil que saueli muer In volonté génon le. I I .s tord, it U>r?quelc* c!:o,cs commencèrent à prendre i ne tournoie alarmante, celte ville se montra oppoMe a 'ou'ees|te<c d'exi'ës.
l e nêmo Ruzot devint, une féconde fois, le mandataire chareé de repré^d ter fivnux à la Convention rassemblé, pour prononcer sur le surt de I oui* XVI, détrôné depuis le lu «mit ; la, sis principes, qu'on p ut rigador co unie ceux iïc so déparlcmrrit, a cette époque, le lièrent d'amitlcavec le tnimsire Hnland, et amc ces hommes qu'on a désignés tantôt sous le nom dc Bnuolin*. de Oitondim, de Ro'amluu* ou de F<,U tul./ir», el qui formaient réellement le noyau des patriotes mo < rrs.
0 ami le pari de la Montagne, soutenu et dominé par la commune de Pai|«, qui recevait les inspirations du dehors, tiioiupba au 31 mai. Buzot fut pmscrit, avec plusieurs au Les, et plus tard mis hors la loi. Ce* pros nts se réfugièrent dans les dt'i ar'cmi nts de l'Fure et du Calvados, a Cacn ci à Evreux, où il» espéra cm rneore de léunr autour d eux une majorité de> Fiamais, ci d'én b tr un gouvernement capable dant-anlir le delt'statile régime de la Terreur.
1 e J juin liai, le conseil général du dépar'cment. instruit de- événements du 31 moi. réun t autour de lui deux montures de ebai|tie ailminslration de dis'rict. « pour se ennre le-, dans « une asten.blée générale, sur les movçns de sauver la patrie»; ce si nt.lv» terme* de l'an été qui fut prw le 6 Juiu, à cette
Dmii- ci lté assemblée arrivèrent des "députés de la commune de Cacn; iN <!licut qu'ils avaient été lé uoins des é.rn ment» du :ti mai : il* tn fiicni le tableau le plus alarm ni; ajouteront que le peupb' de Pari» était disposé a secondrr les républicains de ions Its départements pour venger l'uuirage fa t à la Convention el lui rendie In libcné; ilsp essèrmt tous Us patrio'es dc >e lever; ils les assurèrent que te département du Calvados tout enter allait voler au («cours de la Conveution et la tirer de «a captivité.
Ces discours furent couverts d'applaudissement* par un peu» pie immense qui remplissait le lieu dessé-mees. Tout le momie jura spoMMiéiuchl de maintenir l< libtrtéetdcdé.eodrelaCouven'ion, dominée par la commune de Paris.
Fm-uue avivèrent à Evreux, Buzot, Salles, Bergncing, députés lugit fs. qui, pa* leurs discours, a hevèrent de soulever le peuple ; ils représentaient que la république était perdue si l'on n'arrêtait au plus vite le coup fatal qu'on voulait lui porter.
« Le i4 juin, le départem-nt appela toutes les autorités con- « slllué<sd*Kvreux, ies corps judiciaires, le conseil général de
• In commune en . nlier, et une dép dation de la société popu-
• lai e : la »canre fut employée à recevoir le vosu des n.Hi.enux « membres de l'as émuler. Un membre du tribunal criminel « p ononça l'a- bésiun. au nom > e ^es cullcïiiefta qui lesappluu- « dissemcnlsdu peuple ne permleut p u d'éim'ltre eux-mêmes « leur opinion. I.e président du Inbunnl civil, au nom de son « corps, se rendit au v«u de rassemblée < t des as i si a nts. Plu- « sieurs administrateurs, absents le G juin, deniuudereut acte
« Toj. ktIUmtiru i* Mutt, ftfU l»l vtntf.
« ilj leur S'IIips on aux prt eédenl» arré rft l.'op nioi» déjà « manifestée du oeii|d>, qui rempl ssait ta. sa le, duter.uii.n o celle d'-s députés de la soci -ié ponula re1. »
le ni^in^ jour. I s se ton* d'Évreux firent réiinirs: des députés de l'assem'iîic du département - en hreut a celle <les >cct'ons; II* h ringuèrent le peuple et lui présentèrent l'arrêté du fl juin, po ir y donner son adhéo w. Co urne le* esprit* étuient déjà prévenus, l'ad'iésion fut donnée pir aeeUm iti. n; huit eiloyeus furent non né* oour paner le vreu d*s se-ti^os au déparlement: tl< y renoncèrent ce «x delà société populai e. qui s ' r.-t n-r nt. Ij» séine« fut terminée par la pre-t.i io;i du serment de. maintenir la réjKtb.ijut) et de dofeudi-e la Co.tvenlion opp-im^e.
Sur ces entrefaites, et le 51 juin, des lroun"« cantonnées n Evr u\ reçurent oedre de parti - ptur Versailles. Dnis ce moment, dis bruits répandu- dans l< ville faisai-nt -rain li e ime inw.s:on , on engi^ea les chefs n .»îfT -rec le n- d ■ >art ; le peu le se po ta en massi! au devant dc> tro t[»es et suspendit leur marche.
Cependant la Convention, instruite de co qui «e pa*sa t, nvnit décrété In ir>nslali)U de> administrations a Cerna ', et s»s dis* posiit a diployer toute sa sévérité con>re la vi le d'K 'r u\ ; mais, d'un autre • A»o, queli|ncs sections d.- l'.iris ava-ent envoie des députés nux -cctlons d" Evreux pour fra croiser et lesç.ieouraL-er d ms 'eursdispositions.
Enfin, dans les derniers jours dc juin et nu isnnimenc^rncui de jnill t. de* corps arm 's du ' .nlva los ci d' l'Il e et Vil m ne. arrivèrent h fivreux. avant à leur tète des ndmini-trilc us du <*cs département»; on annonçait enco. e l'arrivi-e- pro h une les forces du Finisterre. de la Mayenne, du Morbihan, el eiilin d? tous les départements confédérés.
Pui aye, général de brigate a l a-m;c de Cherbourg. qui aurait on être sospecl aux députés n*ur»es. arriva a K n ux I- to on le il juillet et, <tè-> le lemlcma n. «tonna orl e a'.ix troupes réunies dans celte vil ed - i arlir pour P<cv, ami q Ti
1 une grande partie de la garde nationale, s m* prétexta d a I r d^ la fra émiser avec l'armée parisienne, qu'on disiii' être a
; Vernon. \l«is, dès que le canon Un n Bréumirl eut desib sj
, les bonr^'Ois sur le but de leur exp 'd.tion, ils .il>;m ionu -r. ni
I les ranjs el se replièrent sur Evieux : alur» Puis y« lii battre la générale a Evr ux. et ordonna aux tro ipes du Ca >ad s et de
I l i I5ret:.gne de se rendre à Caen, ou il amu.u aussi les nuinbies
! du départe "eut d • l'Eure.
Alors In vil d Evreux. livrée à elle m Ame et ennnais-ant les
I dispositions de la Convention, euvoyi aussitôt un- dép dation au-devant des commissaires envoyés pir cette as«inhlee. Knsuite, les se lions sei éoni ent et dressèrent un a te pari quel elles déclaraient formel e nent rappor er toutes les dé ibéra ions relatives aux aiï tires du départe m nt de l'Eure, et rétra. t^r toutes les adhésions donné -s aux différents arrvttés de ce corps administratif : c'était le 14 iu llet.
Le lendemain, les représentant» du peuple a-rirèront à Evreux avec l'armée parisienne. Chacun Uur montra les dispositions les plus amicales : îles lètes fr itéra Iles fnren* eélrb-ees ; un arbre de la liberté fut planté; un pavillon tri mlor o ubragea la principale tour de la cathédrale; tt !••» airs reteritireat des cris de n'r* f« Conce»l»'o».' vice l arm e paritirniui
Dès lors, Evreux fui ass-îx tranquille, c .mp>r itivement aux autics villes de France; il s'y on ni lesta, à la vérité, de ic.nps en l<m is quelques op,K>«'tions aux divers gouvernem nts qui se succcJê roui a celle épo jue. L'auionU fut qu. Iquei'ois oh igée de sévir contre quel|Ues hibitanU de celte ville; mus ces mouvements ne furent que pass<g> rs et n'entrai >e eut aucun ré>u lit radieux .ainsi lou p«ut due cm wi Mlerm oa l'h stoire civile d Ev.euv.
Kvreux es' aujourd'hui nne ville considérable, chrf-lien du département de l'Eure, le siège d'un évéehé, d une co-u* d'assises, et d'un tribun d de première histanc re'cvant de la cour royale d^ Rouen. Parmi «a* édifiera, on dist'ngua surtout \\ cathé hâte, dont no »s avons dé à pané , l'évèehé et I ttotel de la »iré eclure. E> reux se Kloriile de belle» promenade*. Sa population e»t de 9.) 38 babilauts.
■ Toy. M-mi>lre> <te Smot : PrêeitAnMu*w*utta*ioit » iliëué Êwtuje •< ct«u /« *v*rummt 4* fSmn, mfrii lm Jtmratm **$ t* m*i, * M I J»i» I7«S, fêf SSS. •»*
HISTOIRE DES BN VIRONS DE PARIS
• iimnojf» d'rvhei x.
On trouve dans les env irons d'Kvreux plusieurs lieux remarquables : tels sont le château de Navarre et le Vieil-Evreux.
Ijtchdieau de Xaearre fut bàli en I53J. à un quart de lieue d'Évreux. pur Jeanne de Frnn<-c reine de Navarre et f-mme de Philippe, comte d'Evreux ! de la elle fit construire un canal qui pas-a ar le milieu de la ville, e» sur lequel elle se rendait en bateau jusque dan» sa maison d'Évreux.
Cet ancien château ne subsiste plu» ; celui qu'on volt au ourd hui « cent pas environ du premier, est du aux dues de Bouillon, qui en Jetèrent les fondements en ir.gfi. sur le» dessin* de Ju'c— Hardmiiu Mansard. Voici la description qu'en donne l'abb.- Expilly 1 : « Ce magnifique édifice consiste en uu •< grand <orps de bâtiment carré, dont les quatre la' es sont « de même symétrie. Il est environné d'un talus en forme de « tenasse. élevé de huit ou dix pieds au-dessus du niveau de « I Ksplnna'le. qui est entre un canal d'eau vive qui environne « le château. On aborde à ce bâtiment par les quatie faces, et t on y monte par de grands et larges perrons. De quelque ■• côte qu'on y arrive, on trouve d'abord un grand vestibule « soutenu par quatre colounes.
■ On entre par ces vestibules dans un grand salon de fleure a ronde, qui occupe une bonne partie du plan intérieur de tout a le bâtiment : il est pave de marbre, de même que les vcsli- ■ bules.
a A la nai<sance de la voûte, ce salou est enrichi d'un enla- >i blemenl très-délicatement travaillé, qui règne au pourtour, et « qui porte des trophée» d'armes en relief, rehaussés des éensn sons de la maison de Bouillon... Les vitrages des vestibules « éclairent ce salon : et. outre cela, il revoit le jour par les « grandes fenêtres qui sont dans la calotte du dnmc qui le cou- • vre, et qui est très élevé.
« Des vestibules, on entre aussi de plain-pied dans les princi- ■i paux appartements, uu-de susd squc'.s sont d'autres apparie « menls. également de maître. Outre cela, il y a quantité d'autres » appoitemcnts. au pourtour du dôme, qui servent de logement a aux officiers du château. »
Le château de Navarre existe encore.
Le l i il-iù reux. dont nous avons dé,à parié, est un tresprtit villiue situé à une lieue environ a l'est d'Évreux.
L'origine du Vieil-Evreux remonte sans doute très-loin; mais on ne p< ui assigner d'une manière positive l'époque de son origine. Il est à présumer cependant que déjà, du temps des Bomains, il existait dans ce lieu, non une ville, mais quelque forteresse ou une construction quelconque, puisqu'on y a trouve un assez grand nomb e de médailles romaines d or. d'argent et de bronze : puisque d'ai leurs ou retrouve les reste» d un aqueduc romain construit partie en pierre de taille, qui commençait au Vieil-Kvreux et se prolongeait jusqu'à Damville, situé à trois lieues de là.
Plus tard. Il y eut dans cet endroit, et sans doute sur les ruines du monument romain, si I on en croit une ancienne chronique de Normandie, un château qui paraîtrait avoir été hâti par Richard, comte d'Évreux cl lits de Hubert. Sans doute, dans les guerres qui suivirent celte époque, ce château fut détruit.
TROISIÈME PAIITIE,