‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 102 sur 144 · C.brifll* d'E<tr4u Hni«al · texte numérisé non relu

C.brifll* d'E<tr4u Hni«al

S««»al. qui eonnais«ait parfailemenl eelte nblteve. rapparie qu il e-inc.oe lui disiii qu'au moment ou clic fut |>ou'tuede celle aidiaye. « le 'jardin étoile» friche, le* mur» par lerre, le

• réfecfo ru emiverii m bûcher, le eloîlre, le dortoir et le chœur « en prmn n»drj a I éttard des relL ente*, que iae*' chauioionl

• l'ofi-oes les m<>in« deiéxlée* Iravailion-ut uour vivre, et mou* « roh'Ut presque de faim ; le* j' unes laisoient les eoipieties; l<-s

• »i il'e* alloient ^a>der les vaches, cl servoicat de confiJenUs

• tiux j> unes. •

Marie de Keauvil'iem contribua l'oauronp ans répnralions du n> na»lcrr; elle lit Iransponei' dans L- < bicur le tutnlieau de >a foiidalncr. et le I I pLicer devant le maître autel. Rente dt L»r,*i»t. q i L.i Miicéda iam> lu digmic d al>b s e, i»l reuouvc- I. r ee tombeau ; et on y grava, par son ordre, l'iuscriplien cl l'é, iinpnc que von i : . tUxjp(rH*,

|rle*t le rambrua île Ire» illmtre et trèn-pirnk* prinrrMe mmlirtif Ails «I* Savoie, reine île Fianre, (eiyw* «tu r«t Lonli VI Ou nam, surn»inme le Cru*, wrre du roi l.nui* Vit, «Ils le Jru*<-, cl Bllrà lluiubrrill. tunil* de baïuir, rl de Ci»lc de Boursatne, »aur du (i«|*e C*Uue 11.

Cy gi*l J/.i '«m* AMt. qui de Frstiee fut rata*, Femme da r>d Lntli» sltiesmr. dit le Gros. Sun èinr vil au ciel; rl son rurp* en repus Allrnd dsni>rc mnibeau la (luiie »ou«eraina> Su liMiiif| »e» veriu», la rriulircnl aimable Au priucr s»n r|iiMit, cmnme À tous ses su^elii Mjiis Noiiiiiisrlrc Tut l'an de ses plus ilmit utljen, l'inir y vivre rl trouver une mon il^lei Uble. Çn exemple si grand, è passani ! te ronvle D'tmlter le mépris qu'elle fil de» trmdeurt; Coraate elle, sevre-inidrs plaisir* de la vie, Si tu veux de* <lo» posséder In «

Comme le mnunst^re était placé lotit A (ait an wttYtme» de la monia^n , le f nid y était très-vif-, et l'on voit que du temp« de saint l.oul* le* uh'-eWs rerevaieiit. par line, indsrleeuee pa ilcullerc, di'quoiavoirdetboticsfoitnées *» l>ahfc 'a suit.-, on devait piyr à cl.aejine,* la TottssB'nt. In nomme de ir «i» «mis pour s i n pourvoir Ce crand froid fut cau«e qu'en l«Si la communauté quitta le linut de la montagne, et vint Vétab dans la petM» chapelle nn t rtenré du S.int-Manyr. héti a mi eôte.

O pri tiré ii'aMt encore que le titre de chapelle en liai; en celte année, tt y fut établi un chapelain, ei, en iao*. un «rend, sous le pitrom.ede I nbbissede Moutinnrt'c, seigneur et p oprtétaite du I eu ; Il y aval* encore, en M 40, un chapelain en evereiee dans la chamelle du Soi t-Mnrlyr.

C'est dan* relie même ehaptllt» qii'ert tâtl Ignace de Loyola, Cl œuf de ses i iunpa jnons, llreut leura premiers vonix ; mnix les pûmes oc la Ligue avfiient tellemen* deifiadé son bAlimcnt, qui>, vrex |'nn mou, on fut ob'-igc fl - le faire rétablir en entier.

■ Kfl tâfia, dit I hUbé Lebeuf, l'atliel était iiémuli, les mundllet

■ enir'ouvenea. Li voti'e •! la Couverture tombé t; Ifjdisians,

• dont lu hj'ipu -tir n'rtalt qué de neuf ioi*e-, combh a irons. Mn's l'abbosc Mt'ie de Beauv.lbers. aé tee de» eha> « rilex de difféienlcs personnes. tra«ai la promplemem a«

• réiabtissenu ni de ce saint lieu» et mémo a en a^raudtr la « vaisseau*, a

Ce< répnraiiorixoecnslonnèrrnt, en 161 1, une découverte qui réveil a le zele du peuple. I es m <eons, continuant les nouvi eut fotidum>ni«, percer, nt l'he voUte sons Lique le iisiiouvc<ent ua eseal'cr qui ronduiv>ii dans une cave soute rrninc où ctiil lluurée une esp-i-e d'aulel -. le peuple s'imagina que c'cl'it le lieu où saiui Drn's se em ha<l pour dire la messe. Ce bruit, quoi tue dépourvu de tout rondement, mnima l'ancienne dévotion po if saint Deiiis, ei m t I bien en réputation ta Chape le des Mae» tyr*. que la rcioC Marie de Méilteis et d au'rcs pe sonnes ite la cour y vinrent en roule et etiren» un grand uomUre d'imitateura i ce coneours | roci.ra beaucoup d'argent : car H est p»ude pèlerinages sans a grnt. I)« cas sommes considérable*, l'abbeese Ht ■non-seulement rénaicr et agrandir la tbapelle des Martyrs, roe*s aussi é'emlre eonsidèraHleine- 1 l'cnc>inte ite so i prop a cou* vent, de manière a renfermer la nouvelle église, qui fut, en 163?, érige** e>i priouré régulier. ,

Il v cul donc eux cou) mm mi s à Montmartre, l'une d'homme», l'autre de femmes, et toiiles deux dans la menr; en e nie: ce qui forma dan* la suite des difficultés, ta aorte que Louis XI V

i vsy. Gêltu tkrtstia*: iMht m, e&l. èlS

• UuMrt 4u iiœtHbPtrii, loœt m, p.g* 114.

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

fit I «I ii- liant le Ivat dr» lo.-erncnts suTlsanl-i pour y lu.cr tnu et les rcli-im et : c'l>'« y Turent trn fô-ecs en I >>k l . De* lor« il n'y rut plu - de prii uré; M l'rg ise de 1 ancien courent de lilh-s devint « elle de la punisse du vjlln e.

Sauvai <!it que Ici pauvret mari» qui sont let niarlyr* de lit

rjné.c banco le de leur* fe sont dans Pu- âge 'l'aller f.iirc une

iiruvain- a I» chapelle de Monttrarne. I et femmcwavaient aiisM dans l e- lise de l'abbaye un saint qu'< Iles Invoquai» ni dans la ini'-mi- uci-u-inu : il était ap|«l>' $imt fl ttioni parti* qu'il avfciil. .ii h; peuple, li vcilu iiurneideuse île ra'ion ir le* inni«. Voici sur q ui ee'ic Mincrsllinm élail ondée: sainte An slasic. ayant épousé un méchant h un me, rae.wiia a saint Ghrysogmir, en qui elle mettait toute tn confiance, le* tourments qu i Ile en dm al', cl l'imita à prier Dieu pour elle: le s.iut homme pria, cl le mmi mourut. Un pense que •■iul ftuy«og me est I- menuque ff'JM Paboni; < 'ist du moins l'opinion de I. , M. ><•

qii dit dans le >cron 1 volume du ion iltnagitfa : t Une o fi nm o rntiepril de faire une n-uveine A taini Rnb»ni. pour <i dcnvuulrr la rnnvcrvon de son mnn. Quatre jours après I

0 m. ri éliuil mort, cil» s'écria : Ou* la bon/» Hu taint $it gratuit, » puisqu'il il' ii f vlu* qu'on nr /.h ilema d*l •

la |0*iii<in de Mm lm.i-1 c est de- une un point importa' ! touh s lis fois qu'on o voulu aiiaqm-r ou défendre l'an»;* nous avons v ii (oui- à tour Ira Ni rn:aiul«,Oil on II. 1rs Anplai». 1rs Armagnacs l'nrm<ede Henri I V. camper sur re: le montagne cl iioo- Icr le vi |agc. Au 10 août i * 93, l'Assemblée nm tonale, qui avait d< ci rie la foru>alfO!i d'un camp i'e îo.ooo lion me» autour d<- la capitale tour la conlmir dans l'ordre, auto isi les canonnière dr Pans a élu!. lit- de» >s lauu Us d'artillerie sur let bailleur* de Montmartre : alors de cran Is travaux fun ni entreprit dans le vi lige; mai» le lamp fut dessous quelque temps a. ris.

En 1814, quand il f. t à peu prcsc-tiain que l'ari» allait être at aqné par 1rs ornées et anpi rcs, Nai o éon crut la défense de l'ai I- possible, 1 1 p«nsa à r«>n ilict let hauteur* qui dominent la ville au iiotd. a lourst et à l'e»t. On y Iravai luit avec aciivilé. lorsqu'au nu>s de mars, l'armée française. s<- rep ianl rit-vaui

1 i iiiit-nii. vii t >e camp' r sur les bat t u s qn'oecupait déjà Car née d obïcrv.iti n; la p sillon de Moutmu' Ire fut la tic n 'ère •tlSquce ;< I, peu-tant qu'un *e I allait av ic achat i einentuu nord

• t a l e» l. à Pantin cl a Roinnlnviile, Joseph llounpnrtc naît tranquille a Motrmartic avec >nu cnt-rr.aor; c'est h qu'il s'écria, l»rsqu'im lui lit connaître toute l'étendue des fo c< cnncinns : ■ Puisqu'il en >st ainsi, il ne reste pki» qu'a p r'c- « meiiler. » Va s les gnerrins qui l en'ouraiinl reudircul du cuma^c è celle nmc abanuc ; et le combat continua.

Cependant I eu mmi. qui venait île r revoir du renfort, se présente nu bas du 'a ru ntagti-, y établi dis batteries sous le h u d< s Français, et bientôt la 1 1 li uvoir lui intime une u'eie dr buu e's, i l- l'Utnbcs tl d'ohut, qui li ent icrdre a Jo « pli loti! c-poir de icsi toicc. Il par |i, laissant seulement quatre msls dia.«''s clmr és de défendre le poste qu'i alitiniloitiialt. ■ Vingt a m Ile lu'inmrs de I ai nu e de Sllisic, lafaatrrtfl cl envah-iic, a s'uvam ci cul alors fièrement contre celte poignée de Français; « cl rclte poignée de Fiançais, qu'unin aient cualemi m et l'a-

• rrour île la pairie et celui île la gloire, bien loiu de rhcri lier à « fur, tob-tinuii-nt à vouloir defiudrc le poste confié u leur a i om ope. Kemus itcprcs <c leurs pièces, cl f.irl* siulnuc ni a dr leur valeur, i s cb itèrent l'en m mi avec leur iim c umtîa « accoutumée, et, clu se loroucrvab'c. ils curent la pluirr

• de rep ms-cr plusieurs f»it relie ratsïe rlTrayante d'as- « sail nuls... . Gip n-lanl, a chaque seconde, les tnugs de ces a t:ouv< aux S|iailUitcs sV\l ir :« aient, il bient6 , rotuine mus « des 1 bcrmopylis, i s al i it i t tout |>érir victimes de leur gé • « ntreux i!évntcmcnl, quanti le coloml oui le» c >mnii<nd,.it, « s'aperceviii.t qu'ils allaient élre toi rues pur la pla ne de

• Ncutlly, IH sonner la retnili-, et laitsi l'i nueini stupefai' « d ui e nu ce qui, durant celte journée mémorable, se ail

• inontrtcla niéu.e dans tocs lis rangs de I atroce ftan aise '. ■ Dès ie nu ai ut les Hi sse- furet. t maints de Moulu ar rr.ou

ils liou>cri'ni un grat:d n mine de i ai-sons i l tinjt neufp J>ii-s de canons qu i » vmaicntdc toormr tontre Paris, lorsqu'ils ai priicnt la tapilu'a imi -i^nér a llelleville |>nr I due ne Ragusc, d après les ordns de Jo-rph Bmaiwle. Paris fut d. ne soumis, et l'ordro rétabli ; car il faut i. nJic cette justice aux

• fi'li'imir» l»rtrtj*i»u*, mUUtirt, Ut.

Un oml i|n'i s ne cemmir- ni BgH le quait des excès qu'on pul . IV nuée suivante, re -riM*! er aux Auitlait.

I ors d • la seconde invasion, on redoubla d'ardeur pour la défense • e la capitale : "ti et:l le temps d'ne!n v r f s furillieation-» éla'-liet sur les hauteurs Aucun moyen t e fut nèWligit p >ur les rendre parfaile*; mais une |rahl-on qui facilita aux élr-nger» le passu|ic de la S. me au 'i n du Pc. nnrlit tous les tr>va 'X inutiles: el une sicomle ranilulalion leur livra s»ns ri'tistiiiice Pa i« el Montmartre. Kn IHift. la ebembre es députés proposa d'i levi r un nn. .iiii»enl avpia'oir- n Louis I : un membre d nviiidu a ort qu'on ebm il à cet effet le somme' d.- I.t moiila^iie de tlontmarir>-. où l'on il-<erait une entonne liante - c soo pieds, l'n écrivain a dit a ec suji t : a On r*j ro- (. ebnit à iNapnlénn de s'élrcju lté trop Iihiii sur la colonne de ■ U grnn o nrméc. qui n'a que us p e Is d élévation : qu'au- • rnti«in iiii eu voyant Louis \ VI, le plusmo es'e de» p i ers, « placé sur le commet de Munlmsitrc, au faite d'une colomic « do ano piirl-*»

Aujourd'hui. Montmariro est surtout fameux par s»« cnlngurlirt, tes carrières de p'à re et se* m 'Uliu» a vent ; In. ch ique mou In e>l un rah-iret où les habitants it même bmiienap de Parisi* us «e ro rmilcnt le di'nurehf ; on peu* y Jouir d'une niul ilude de vues charmante*, ce qui no lontiibtie pas p . à y . t ni- le» chalands Les i ululants d» Pari» aiment surtou- a mon'er au sommet de l.i montnune pour y ad nlr r tout a I ur '•i c I étendue de leur immense ville. Sauvai rap otte q e Hein i IV, riant un jour : Hé sur Mon manre, «t vouln t jouir •le relie vue d'une m»n ère plus piqu»nt , se hai«sn et re.ardn Paris entre ses jambes. Tout ru cmrcinpl ml cette bo me vide, il s'éeti.i : Que jt roi» de niilt ê* r.. ./ t ■ bmifTo i norn-ue (iallel se mi' i-aus la même posture et cria : Sirr, j» toi* I* /. mie Celte saillie fit beaucoup rire l«t rot.

PiCsi|uà In cime de Mo I mai Ire, e-t un obélisine qui fut élevé en I T30 : il sert de but à la ligue de nii.c de l'Observaloiie.

On ne peut parier de Montmnrtre s-mt rap'-c'e- un ét-vhlitsem ni digne de la reconunissance d- s amis ue I bumau lé : c*r>l I A*i!r île lu Providence, esp?ce il h* sp re ou %•>■ I en>r tenus, ni |< r i aux frais du prupin taire d-- l'établisse . eut et de» m mbre< «le l'n»soeia!io'i De la Pnwi'rBer, rinquant Miiximle vicil'ard» des dci x sexrs, et de» jeune* urpbcl os; il faut aussi pailcrdo itmrti're de 3/u.itmnr/r«.

Le cimi t Cre, p'ncc eu'rc Taris et Mo. imnrlrc, est le plus ■jÉrleu 'te i»u> ceux des environs de Pans : » u i re ■ icr imni fui Ch-imp du rrpot, dénommai on philosnptiiuu'* cl simple eu rot-. ne temps, qm |0>tc avec cl e | - I m- cluse de>o souiit, sans revciler les ^ombres idi'e« qu'enlr inc Ir-ip souvent II i cm ce de la mort. KHc n'tsl |'l»s eu us>ge, celle ilcit" • tua lion, parce que lii ronsolaiiiiu-> •! n c- s n'in-pirei t pui il celle teneur, dont certains buinmc» cr.-n-nt avoir besoin |K>ur as>unr leur domination.

t> c m lière, formé sur des e-Tricres a p ntrr, se c«roro«c d'une «allée p ofumle, • n n r- r et li t minée par t ois col iuis. Sur la col ine à droite e^t le tombeau de Legoavc. bur la face principale un lit :

Vnat i|«e j*«l uni almr», vaos me devi>t dm pleurs ; Sur nu luiube, cti offrande. »p|>orui va* douleurs.

» , •iai»n'l *■

Sur la façade qui regarde Paris :

Qurlrpirfiils mr« ami* t'enlrrUrtnlninl de mol :

Je rr»ir ilan* Iriir» rirurs, fe vivrai ilin» leur» larme» <

Co ub ran île U nn>n .i • les alarme» ;

El l'rs|i"ir de» n «rrl» que luul ui'unl »' irml, l.-t un dernier boulicur, a »mi drrnirr Inslaal.

Le* Souvenir*, par l.icocv

D.ms 'c vallon, à l'on bre d'un peep'ier et d'un eypri-f. s'élève, d.ms une mod sir rneriul--, une loinbc d'une extrême simplicité; et Pins riptiou qu on y lit oebeve ce Ublcuu, qu ou croirait dissiiic par la u.iiur ;

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