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i«.;>t l'i n.-- > sévi-' won né en l'.;n 1716
le t o d. ■ ii . ii ■ , De l'inelrime »<iM|i-mlr Irsnçttte ; nu Itilr. illitinKii*.
pofie rt peintre de |« oalurCi
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
grand cl sublime rommr elle | philosophe mnrallsir, il ooo» conduisit au bonheur
par la venu Homme <le bien, «ans imité rnmmr uns cn»le, il timi. Il fui elmé.
Le monde el ses amis le perdirent le 9 fi trier «803.
Celle qui fol rlnqaanie ans son amie 1 a fait mettre relie pierre sur ton tombeau
CLtGKAHCOUlT.
Dans les environs de Montmartre, el sur le coté de la montagne qui fait face à Saint-Denis, est le hameau Je Clignancouit, coin | o>e presque enlièremtnt de maisons de campagne.
< c liait eau ne remonte guère qu'au xin* siècle; du moins la première mention de Clignaneourt est dp celle époque.
Cl'gnancourt lut soikciiI pillé et ravagé, dans h- moyen âge, petidiitit les guerres civiles qui désolèrent le pays. On lit dans la Chron que scandaleuse de Louis XI, s l'an 1476 :« l.e lundi
• 9 septembre, les Bretons et les Bourguignons furent es c terronersde Cltgnnn ourt. Monlmarlre. la Couriillc et autres a vignobles, prendre et vendanger qui y étoit, jaçoil ce qu i Ile « n'éloit pnmt more a
Même dcs»stre en 1816: les Anglais étaient campés à Montmnr reet dans les environs. o l e mois de seplembte arrivé, ils
• s'i mpressérenl d'imiter les Bretons et les Bourguignons de a 1476. Ils se letérent avec avidilé dans les vignes de Mont-
• martie, Clignaneourt, el mites lieux. Ce fruit, nouveau
• pour ces hommes d'outre mer, était, a leur goût, si attrayant o qu'ils le dévoraient avant même qu'il fût mùr '. »
| III -••l«H-Oticn
Le vlltece de Saint-Onen c-t situé sur la rive droite de la Seine, à une lieue et demie au nord de Paris el à trois quarts de lieue au sud-ouest de Saint-Denis.
fc'n pirlant deClichy \ nous avons dit que ce lieu était anciennrm nt une terre roy.de très-é en Inc. qui comprenait plusieurs manoirs, dont un si'ué entre Clicliy et Saint Denis. C'est la que mourut, en 683, Odoenu* ou saint Otten, évèque de Bouen.
Charles Martel nyant fait présent de Clicby & l'abbaye de Sninl-Dcn's, les religieux donnèrent le nom du suint aux restes du mmiotr seigneurial on il était mort. Au ix* siècle, ce lien est nommé dans les chartes chapelle dcSaint-Ouen. Vers l'an 1300, Charles de Valois, frère de Philippe le Bel.nchtta à Samt-Oucn une maison, dans laquelle mourut sa femme Catherine de l'ourtenay, héritière de l'empire de Constantinople. Pln'i( pc de Valo s, fils de Charles, en hérita, et monta sur le trône. La mai on de Samt-Ouen passa à son fils le roi Jean, qui l'embellit, et lui donna le nom de la Noble M ai ton.
C'est là nue le roi Jean institua, en 1351. l'ordre des chevaliers de I E oile. qui, a cause du tien de l'institution, furent appi h S <|ut Iquef iis le» rheralirr* de la Noble Mahnn
Ce- 1 hevaueis éta'cnt au nombre de cmq cents, et devaient tous se rendre à la Noble Ma -son te jour de la Noire-l)un\e de lit mi-aoùt, à l'heure >lc prime, il y detne rrf Uni le jour, et le lendemain iitsqii après vêpres. Il y avait une sa le, large de dix lois s lonçue de vingt, flanquée aux qunt'C coins d'une lour ronde, avec une cheminée à tuyau rond à l'antique. Chaque chevalier avait ses armes dans cette salie ; si quelqu'un méritait d'éne dégradé, on renversait seulement l'icussou sens dessus dessus.
Dans la Noble Maison, il y avait une table appelée la Table d honneur, autour fie laquelle se pl çaient, comme i résidents de l'assemblée des chevalier», trois princs. trois b >r>nnets et trois bacheliers, qui tous devaient s'être distingués à lu guéri e.
L'iii'igne de cetordie consistait dans une bjgu-- que portait ces chevaliers. Autour de l'nnueau étaient graves leurs noms el surnoms ; a l'intérieur se voyait un cercle d'email, au milieu
l S«a4aai* 1* r«ntr«ie d'Hnadrtol. Vojet rl-aprt» artirle ennionn*. I /', ■ ■ ,. i , p .., ii , #1 miVi'iairt dtl tnrirotu ét /'«rt'i, article Clifttattermrt.
■ ajrim- lon.c, W HT rt auW.
du'iuel était une él-dle, et dan* cette étoile un cerrl -d'nzur, où «•trouva t enchâssé un soleil d'or. Ils portaient aussi de semblables marques sur leurs rottes d'armes.
Le* chevaliers portaient encore une étoile d'argent à leur chaperon ou â leur manteau, avec celte inscription : Mnnetrant regilmt a tira v>am : les astres guident les rois. L'as-emblee se tenait dans l'église de Notre- Darae-des- Vertus, alors appelée Eqlite de la Noble Mai$on.
Un chevalier d'un autre ordre ne pouvait entrer dan* celuici rans renoncer au si n: e< il fallait que le eh<*»a ter de I Etoile eût une pcrnvsslon expresse du roi pour s'engager dans un ordre étranger. Lor-qn'un chevalier mourait, on en voyait les marques de I ordre à Notre-Dame-des- Venus; et on lui faisait un service lolenncl.
l a Noble Maison fut donnée par Louis XL en 1483, aux moines de I abbaye de Saint-Denis, afin qu'il priaient Dieu pour la mn$rrtaiiun de ta pernonne. On voit <iue les moines acquéraient "es plus belles propriétés à très-bon marché.
Dans le xvui' siècle, il ne restait plu» à Saint Ouen BMan vesiiue de toutes les maisons toyales et scigneuri des qui lui avaient autrefois donné de I importance; miis on y remarquait plusieuis mais ois pa ticulières dignes de fixer l'au-nl'on : on distinguait surtout celle qui avait appartenu au prince de Bohan, et que posséda plus tard le fameux ministre N ik r, et celle du duc de Nivrrnnis, de loyale et courtoise mémoire. Le prin<e Henri, frère du roi de Prusse, voyageant sous le nom du comte d'Or/*, et aymt visité â Saiul-Ooen M. le comte de Nivmon, fut inte rogé sur ce qu'il pensait des jardins de ce di-lnii-nx séjour; Je n'y ai point fait attention, répoudit-il ; je n'y ai tu que M le due d* Nivernais.
On remarquait encore le château seigneurial, bâti en lOfio par Lepautre pour M. de a Seiglière de Boisfianc, acquéreur ■le la seigneurie de Salnt-Oucn : c'est rtaus ce château qu - ce chancelier de Monsieur, frère de Louis XIV, donnait ces fêtes brillantes dont les contemporains nous ont laissé de pompeuses descriptions. Cette terre passa, après la moil du chancelier, à ■on gend'e, le duc de Grsvre, dont voici une lettre qui peint
au naturel, s plus d'un rapport, les ducs de celte • po iue.
« Monsieur, me trouvant obligé de randre unité bonne p r y de ■ largsn que mais enfant ont pris de peuis qu'il sont an ca n- « pane monsieur cela moblige a vous sup'ier 1res htiuib emant o mon-ieordeme faire lu gr. sse de commander monsieur quant t vous p'era que Ion me pay la capiienery de Mousaux monsieur « vous asseurant que vous mobli^en s fort -ansiblcment moo- • mme au-y de me croire avec toutesoitederespec etc »
Kn If 46, le duc de Gesvre vendit In terre de Saint-O.int à M"" de Pomnadour. qui y lit de grandes ■!< penses, soit pour emltcllir le château, soit pour agrandir les jardins.
Salnt-Ouen était aussi renommé pour les rel-ques quercn crmait son église. « l.e pèler nnge à cette égli-e, dit l'abbé « Lebeuf est fort fréquenté contre le mal de surdité. On y con- « serve un doi.t du samt cvèque (saint Ouen), qui est enchâssé, « et on le fait passer proche icsorei les des |icrsonnes so rdes, a dont un iTiind noinbrede pè'erins se sont bien trouvés. •
Les événements \» litiqu sde I8i 4 ont donné de la c \> b-ilé à ce villa:e C'est dans le châte.iu de SainMhicn que s'arrêta Louis XVIII. le 2 mai l S 1 4 lors de sa rentrée en Fran e, et que les sénateur' lui pré entèrent la constitution, où se lisait : Louis- Stauislas-X'ivier • sera proclamé roi det Fraient*, etc. • Il répondit par une déclarit-nn portant : « I/hj<S, par la grâce de n Dieu, roi de France et de Nnrarre, elc. » La cnarle constitutionnelle lut publiée le 4 juin so vant, et d dée de la dix-neuviimc année du règne de Louis XVIII.
Le ctiâ'cau de Saiut-Ouen fut mis en vente en 1 8 1 6, et démoli bientôt après.
Depuis, ce château a été rrhâll avec une magnificence tout à fait royal -, l.e 3 mai 1813, il s'y donna une fétebnltaiite, dont les préparatifs étaient connus de tout Paris avuni qu'on sut qui l'<iv;i t ordonnée, et ijin devait en faire l-s honneurs'. Dans les journaux, ce n était que eontrndict'ons et variations : selon les uns, la féleélait offerte par la ville de Paris; selon d'autres, elle éta t oi donnée par un pouvoir olacé dans
' llitlairt du o> Paru, lame in. piRe t«(. Il (»r ri tu il les «oarli
A raanr lia r«p|H>il uni Odotmut, Ou**, atre le* mou audtrt, ouïr "> Drawtau Bttnte du S mai IttS.
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
une plus haute s-'hére. I* Journal <U* D<batt l>-\a If voile qui couvrait ie iny- ttrr : il arfniira d'al or i 1" ch ix et l'heureux accord des p >r ie- <|ul composai' ni la fetc ', et l'accueil plein de charmes :e la personne <|ui en faisait les honneurs. Madame la comles-e de du Cavla avait dit : Snint-Ouen, le 2 mai, appartint à t-uie lu France ; tt. rt jnur-lù, je n'en tuit pat le propriétaire, je n'en mil que le canner ge.
Ce qu'on rema qua dans cette féte fut le zèle qu'on mit à s'y remire; ■ mais. e qui est presque in»uî. dans nne immense u réunion. c'est I exactitude à I heure donnée. On était invité « pour midi : à midi et demi tout If momie était rendu; ras u même l< s toilelU-s n'avaient pu retarder un empressement si « génital. »
Les eonvive* sent avei lis qu'on a servi le déjeun-r : quatre cents pe rsonnes se r< ndent sous une tente magiiiliqjcmrnt dero'ée. « l'a déjeuner splendt e, malgré ton e.» les rijiu» urs du u vendredi scrupuleusement ob-ervées, s'y t ou\e >ervi romme « par enchantement » Lhislorim d-- la Télé conduit en*u te les convives aux pr»men*d>-* et à la salle de s-nriacle. remarquable i ar d*- riches et d élevantes décorations, oit font represeniérs des pieee* de clponsianec, et on se trouvent réunis les pu miers artistes de l'afis. et surtout les p us distingues de la .bainbre du roi l ouis XVIII. Knsuite eut lieu linauguralionou pori.aii du roi, par Gérard : ce qui inspirales vers suivants, adressés au peintre pir M. Désaugiers :
Du roi qui rat • »lmer. boire et combattre, ■ Ton arl illvla tui Français réjouis, A r*pn#lè\lea Irait* épanoui». .
C Mnil in prinlre «l'Henri quatre
A nous olliir l'image de Louis.
Enfin, au sortir de la salle du spectacle, on passa sons une troisième tente, où étaient servis des glaces et des rafraîchissement* de louie e*pece. Dans la traversée, on aperçut tous les musiciens placés sur le toit du pavillon, à I italienne, et Ton fut réjoui par un superbe soleil « qui dorait leurs instru- « ments. rtnnt les accents des enda eut dans le p*rc, et en rcm- « plissaient touie l'étendue, a ce qui, ^eluu l'historien, fit dire A une dame aimable que le roi avait été célébré jusque sur les toits.
Outre le ch Al eau, on remarque à Saint-Ouen plusieurs belle* maisons de rampât ne. m laminent celle où M. Ternaux p-ssc une partie de l'aimée, occui é. non de fêtes brillantes et stérile*, mais de travnux qui ouvrent à sa patrie de nouvelles sources d'in usine et de prospérité, occupé de vivifier le commerce et l<s ait*, pour se rendre digne de la reconnaissance de sis contemporains et de la pos érité.
g IT.-A«i>erTllll«*»i «a Sartis» pajajae aaa-Tertaa»
La maion de M. Ternaux est celle que fit bntir le prince de Itolun. et qui devint la propriété du ministre Ne ker.
Ce village est situé dans h pla ne de Saint-Denis, à une lieue et demie au nord de Paris.
Il est parle pour la première fois d'Auhervilliers dans un acte de 1060 : Il y est nommé Albert i - Viltare, parce que cette terre c ait. au xi'Mcc'e. possédée par un nommé Aliiert on A n tort Kn 1243, ce lieu ne présentait qu'une > impie chapelle soi s l'invocat on de Saint-Cdristophe. Environ cent ans après, celle ihaptlle devint fameuse par les mira les qu'y opé-a, dliou, une image de la Vierge. Le roi Philippe de Va ois, en ayant ent ndu parler, y vint eu pèler na^e ave • la renie son épouse. Il y lit beaucoup de |r s< n »; la cour imita I exemple de s- s mai res; el le peuple de Paris >uivit celui de la cour. Tout le monde alla visiter la Vierge qu'on m mma d'abord Notre-Damedes Mirarlee, et enfin Notre-Dame dee-Vtrtne.
Auliervillieis fut éiigeen paroisse vers I an 1300. Plusieurs fois, dans la suite, ce village eut a souffrir de la guerre : on voit, en 137 1, les h-ibitaot* représenter à Charles V que leur pays a été brûle ci pour ainsi dire détruit. Ce piince les extmptadnc/roti de priée* , rnoyi uuanl soixante et dit charretéis de i aille par an.
Plus tard les Armagnacs y commirent de nouveaux ravaecs, en sorte qu'en H7a le nombre des feux ne s'élevait qu à cin-
Jounul itt OrlMi, 4a t mal ISIS.
• J'ai M' le pluaieuri toi* daia iUuteire de Périt, da ea •rai bripaKlasa.
Dntl dtprUe,
quanlc; r église était même a peu prés ruinée. Il s'ngitsair de trouver un moven qui produisît les fomis nécessaire à son rélahliss* ment : en conséquence on obtint du pape un bref, qui dunne et remet à tout reux qui vieilernnt et avm<meront de leur* birne l'egliee paroiteiale d' Aubervillier* de giande* indulgence». Un tel avantage y attira une foule de pél-rins, dont le nombre croissait en raison des prodiges qu'opérait l'image miraculeuse de la sainte Viervc.
Le pèlerinage, le plus remarquable fut celui de U29 : toutes les parusses de Paris s'assemblèrent dans la cathédrale, et. pour srréler les progrès des nouveaux hérétiques, sl'crent en proces-ion à Notre-Oame-des-Vertus, avec un si grand nombre de flambeaux que les habitants de Montltiéry crurent que le' feu était à In capitale.
Pendant que Henri IV tenait Pari* assiégé, il séjourna quelque temps à Aubervilliers : c'est dans ce viliau»- qu il' manda Philippe Hnra-di de t. hiver' y, chancelier de Henri t|l, et qu'en présence des princes et des prern ers oft'ciers de l'a m-e il lui remit les sceaux de Fraoce, en lui disant : « Voila, monsi-ur le « cl-anrelicr, deux pistolet*, desquels je désire que vous me ser-
■ viei. lesquels je sais que vous pourre* 'oit bien m nier. V ous « m'avez, avec eux. bien faitdu mal p usirurs r»i>; n ai* je vous « le p >rdonne, car c'était itnr le rofiim.nidcmenl et |>iajr le ser- « *ic^ du feu ioi mon frère. Serve» moi de même, et je vous
• aimerez autant et mieux que lui. et croirai «otie eonseil;
a car il s'est trouvé mal d^ n'a où* p-s voulu le suivre »
Alors le sieur de Chlverny bai a les tna nv du roi, qui continua de cette manière : ■ Aimez moi, je vou« prie, l'ommr je vo >s
■ aime, et crovez que je veux que nnus vivions comme si vous
• étiez mon père et mon tuteur, a Puis s'a 'ressaut aux grinces qui étaient présents : a Messieurs, ces deux pi*tub-ts que j'ai a baillés a M. le chancelier ne font pas tint de hruil que ceux « de quoi nous lirons tuas' les jours, mais ils frappent bien o (dus fort et de plus loin ; et je le sais par expérience, par a les coups que j'ai reçus. •
Il y eut dans les premiers temps plusieurs seigneurs d'Auhervilliers: au xvi» s ec e, celte terre passa dans la famille: Monfholon, qui la con erva jusqu'au xvni».
En t4»9,Aul.ervilliers a été, selon le journal de Charles VI et de Charles VII le théalre d'un événement remari-nalde : une femme accoucha dans ce village d'un en'ànl double, e'. stà-d're « qui avait deux têtes, quate bras, deux .-ois, qua ire « janilo s i l qua're pieds, et n'avait qu'Un vei.tr - et un nombril : a c'étaient deu v ni es. Elles furent bàptoé s dan* la paroisse ..'e « Saiiit-Ctiri-tnphe : l'une fut nommée Agnes, l'autre Jeanne, a Leur père s'»p}u-lait Jean Discret. Eli- s vécurent unu lieu e a après le bai terne ; l'une mourut un quart d'heme avant l'au- « ire. Il sortit de Paris plus de dix mille pe sonnes pour les a aller voir. Le grrfller du parlement en fit menlion dans s- s •■ registres, et a*sure qu'el es vécureut un jou •. l a clironiquc « manuscrite du règne de Charles VI marque trois jours. I.au- « leur du Journal de Charles VII dit qu'il avait vu et tenu cet a rnrnnl double', s
En 1815, Aubervilliers, pris et repris plusieurs Toi», devint le théâtre de diverses actions de courage de la i art d> s gardes nationaux de Par s. qui ne craignir ni pas d'ail* r attaquer l«s Pru-*i< us jusque d m* le • entre du village. I e» d'ITéreni* c nib/its qin y lurent livrés, et surtout le séjour des l'russi.ns et des Anglais, le ruine- ent totalement. (>n se rnppilie en -ore qu'il fut t'onné dans le jardin RuL'giéri et sur le tlien<re de M. Comlc une fête et une r» présentation extraordinaire, dont le produit fut consacré A S'cmiiir la misère des habitants d'Auhervilliers. D'autres temps, d autres mœurs : une m done répara les désastres causé» par les Armagnacs ; des fûtes ! mondaines Orent oublier les ravages de nos bons alliés.
f — Ile •*|at-a>ea|s.
On donna ce nom à une Ile de la Seine, longue d'environ \ lieue, et où se voit A son extrémité orientale un petit en face même de la ville de Saint-Denis.
Le plus ancien titre qui fa^se mention de celte lie est de 998 ; il paraît que l'île était alors nommée l'Ile de Cbaateler ou
1 • jaia I ISS.
• Lobant, H»Mr* 4*ii<**f *• Périt,
de Clia-irliers'. Un nomme Huyue» Bwelh. y |>o m l ui une foi 1er» t*e. l'a» onl donnée è sou épouse, celle-ci la porta rn
mariage h llurrh'ird le lia' bu. « nr tous les seigneurs de
celle époque s'appauvri-saieni mnluellement par I' urs bn-janda-.es, et envahissaient le bien d autrui partout ou il s'en Irou* > ait, il arriva \«t ee llurchard le l'nrliu rnirrpr.t de pi'hr les biens de l'ahimye de Saim Denis: el, pour y parvenir, il s'empara de la forteus*e existante, el en IU construira une autre «Uas I- voiMiiap- de celle ab uye, cl dons I Ile dr Sninl-Dcni* \ d on il fanait des Inclusions sur les lerte* d<s moines, qu'il pi. I. lit et dévastait sans obstacles.
Les mnin s portèrent leurs plaintes au do«ol roi Robert i er roi fit ahillrc la forteresse. \li»is llurchard le Ha" bu uVn Tut que pins nci'nrné eon're les moims : il *e vengea d eux sans aucun ménagement. Pour apns<rce redoutai»!-- » wnrur, et pour semer bs moine* de Saini-Deni» de son lrrrii>lc voisinage, le rot H.. lien lui d nna, en «dm, un lieu appelé M»nlmot*nei.*o»% la condition que ni lui ni m s drsn ndunls ne recons rui aient plus la foricrrsse de l'Ile Sain'-Uenis. C'est à celte époqu» qie sa fiimille prit le nom de Muniuwrenei , qu'tlle a conservé depuis.
I.c> promesses de Burchard ne furent point respectées par ses bèriiieis. qui pillèrent < noue I nbimye de Sunt Denis*.
On trouve dans l'Iiisloirc de l.i maison de Mon morenci un ûded. l an 1110, par lequel Mailhitu de MonhHore»n , c h u tnble de France, primlau rui l'liili|>pe Augus e, qu'il ne fera construire aucune forteresse dans I Île Saint-Dcn s. et il consent, en cas d'infraction au traité, que le rui la détruite, et qu'il t.v. ,-i.e tout le village.
Charles V lit, dans la suite, l'acquisition de cette Ile, rt. en 13*1, In doi un en toute propriété axec d'autres terres, à l'abboyc de Saint- Denis.
Le territoire de celte Ile était de la paroisse de Saint-Marcellez-Sainl-Denis; mai*, nlln d'éviter aux habitouls l'iuconiraodite de passer Tenu pour aller a la messe, ou y fonda d'abord UDC surcuisule, «t. m itiKH. une cure.
l a situation du % illu.e offre de tous colé* des points d* vue charmant* ; il y exilait autrefois plusieurs maisons de campagne parmi lesquelles on reniaïquail celle de M. Latcbcr; quel- <|ui s-ums exilent encore.
Cette Ile est fréquentée dans l'été par la belle société; de bons resmurans cl l«s promenades sur I eau y provoquent de nombreuses |>arlle de p aislr.
La pupubt on de ee village, qui était en 1700 do 136 feux, n'est plus aujourd'hui que de 230 bubi ants.