CHAPITRE
(AIKT-DKMI.
La ville et l'abbaye de Saint-Denis sont également célèbres ; cou* dirons parler avec quelques détails Je l'une et de l'autre.
§ I Origine ri nrrml.., .. o~i.il, I , , I Ile i|r «nlrii-lirnla
Juaajia* la • oi.Uailau <u- I sba-aie.
Le Heu occupé aujourd'hui par li ville de Saint -Denis le fut anciennement, a ee que poi lent de* légendes fort susp- êtes d'erreurs, par un villave nommé CnU-tirum, situé sur l'aucit nue route de Paiis a Ponlolse. A drcie de cette roule était uu rbamp dans lequel on inhuma les martyrs Denis, llustiqnc et É eutlière ; e'rst Inqi c fut depuis construite la basilique tiuluur de laqm Ile se lorma la ville.
Nous axons cherché A delrrm'n' r dans notre fIi$(oire de Pari»* l'éioque ou saiul iMnsvinl prêcher la i li.i-m chrétienne duns la Gaule : «elle époque e>t lrè*-iiiccnnine ; où les p enves manquiiil, l'historien est foret) de laisser ù ner l'inet rltude.
Ce fut, dtl i n. sur In bulle M nlinar re que sainl Déni, fut déiapilé; lldduiu, abhe de Sidnt-D nu, au ix* «lecle, composa une hg<nae de ce saint, qu'il emprunta de» légendes de plusieurs autres; il raconte a.nsi son tuai ly te miraculeux : quoique
* v/ort ut- • f. lin : ■' ■ êm ti«*t)* é» f>>rit, tnmr rri.aac* III el Mi*.
* O» (or>err«,r>, aril>n<l<<>inria niiitiruitn rn boi», cuirni nommée» tteeplofu'.i ,p latin, rl rtrtit rn i,.,m, .•».
* v.,;. i , //.ifr.,i, d* Para, t* ritaion, tome n, pages ISS M I n. Tonw i, d« la pana 117 à U nags
décapité, le saint se leva sir ses pied*, prit dans ses main< sa téte. qu'on axai abattue, chemina de o lté manière t'e-paee d une le Be, tandis que d<-s aimes c .mini ni autour «le lui Cl.-.. ria libi. U^mne, cl q< e d'au1 res répondait ni trois <• - I ' !■ luia ; enfin il arma en celle posture à l'endroit uti esl nnjourdhui son enlise.
Une dame cau'oise, convertie par les prédications de fa'nt D ni-, po se ait un champ dans ces cantons; elle reçut In téte dans son sein ; et. touchée de compassion, i In vue de* cadavres de Denis, de Hu'tiiiue ei d'KIruD ère, rlleinxita lesrardiens «le ce drpàl 6 uu tepns ; et, pendant qu'i I >■ le» enivialr, elle ordonna a ses dômes iques o'enlc«<r le» trois corps, et de les porter d;>ns son champ « Après avoir reçu les préciuix a corps, dit un hislorim de l'ab'uiye de Siiinl-Hcni»', el 1rs a ayant tlé«éius de leur sacrée (unique, ' il'ce, chaussi-s, et aua 1res huhils el x éléments, leur < onnn sépullure. a Iticntot elle leur éleva un tombeau, qur les nouveaux- c r'irm entoatér< ni d'inre cliapcllo qu'on nomma rho/ tUr d<i Martyri.
Une femme céiclno dirait à propos de e" voyageur snnsiélc: Ctlu n'nt ;a* nrortnanl : il n'y a que Itpifiuitr pat qvi rouir. Toule» les fables burlesqui s ou ridicules, même Indéci n'es, qui remplis» ni l'h sloire des sn<nts, ont pr s uaissnive d 1 l'oislxeic des cloîtres. L'abbé Hidiiin. qui le preo ier appliqua relie fable à saint Denis, dit que ce saint était le même que saint Denis 1 Areopairite. éxéqne d Aihenas.
Plu-iru'S cl<roni<i"eurs altiihueut à sainte <îrne«ièxc l'honneur u'avoir élevé la première c'apclle rie Saint- Denis. U, plusieurs miracles s'opérerent en favtur de. 'a jeune fil e, pendant ses f-equ--ut* pèlerinages; elle-même y lil p'usir urs miracles a guérissant les démoniaques, rha^saut les ma'i >s esprits u par le seul s gne du la croix ; el même, par plus cur» les. a le diai le ayant éteint le etc. ge qu'elle It'noii alumé eu eu e • chapelle, suis être > p r»ehé d'aucune lumière, il doit a a I mdant rulun é par l'ange : mais bien da>aulnge : ce même a cierge, <;u y qu'alumé, ne se eousomiituit p->int el n esté a gardé, par le m yen duquel depuis plusieurs personnes febrio ciianle> mit isté guaril s*. a
Celte > h. ijn Ile fut remplacée par une mapniflquo éullse halic a quel<|ue . i i hit, fondée ou >cuhmeut cniicbtcau vu' siècle par le loi h.i...: , i.
Le coneuurs dc> chrétiens qui venaient par dévotion xjsitrr les tombeaux des sair>t->- niai lyr» axait mseus b cmenl forme un \ il MN auiour de la chapelle. L'église ci le munaslère a" < p ent de plus eu pin - et de', i clcrius et de» b.ilnlnnls, en tarif que, du temps de l'aLbé Sugrr, on disait deja la ville de Satnt- Dmii.
Iji première c'ôture de cette ville c*t due à Clin les le. Chauve : c'esl lui, do mnins. qui ta lil commencer en ai.9 ; • Ile l'ompreuail outre le mona»>cre un hrraiu o»s»/. r te du. Lo habitants qui voulaient -c meitic en Mire é se r. liraient à l'a" ri dr- ces foi lifi. iitiniis, qu'ilsnommnienl Itchàt uu : c< lte eu< ein'e ■'«vint peuplée en peu de temps r: te rem I I d enlises 1 1 do chape les d ni nous pailctons plus lard, mai< les parois** s d>. Saiiii-Marlin, de Samt Maiccl el de Saiutc-Cruix se irouveicut en dehors.
a Ce qu'il y a de certain, dit l'abbé Lebcuf', c'est q«e
a l'église de Saint-Martin de I Ksirée cl ce le de S.dni-Marrcl o lurent les premières églises paroissndes du lieu, le peuple « s'émit bâti «le-* maisous pritnili*em< ut *ur >e b >nl d • grand ■ chemin où étaient ces égl se-*. Ij> Imsilique du sépulcre des « .«aiiils riait a m .ni ci dans un lien sol lai c, ou l'un n'é tara a des litres de pan is-es que fort lard et culcnicnt rlcpuis la « c ù un- connue nece a l'occasion des guerres Uca ISormauds. a
Passons à l'histoire ue l'Abb.iyc.
tl II ~l!laU-lre «le I" tbbnyr de •alnt-Denla.
raiMitas rr.inoni.
Le vu* siècle e-t f rt le eu fundaiions rclicicuscs ; les crimes les plu* a'rn e> ont souillé cnl-- è, oque; et il n'y a>a t pas un criminel qui ne se ci ut obligé a quelque 1 • ■ml. lion i eliy eu e pour d sauner la culere cébslc; a nsi, d s cr mes commis oui donne n.ussaucc à la plupart des cuuxcnts, tics églises ou des ctuiuedct
• rroiinlrt, tlittoirt <f« l'nhhnw deSiriwt'Itrait e» front». f*t» SS.
* Ooi.b . i. Ihttmrt de OMay* «W S«fttHm,i «a franc*, ptt« ISS.
» Uitloirt dm Ovrttede Paru, lonc ni, paga 47t.
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
d» nt la France était nutrrfoN hérl'tér : 1rs piètre», partira intére.-s»'es. fortifiaient ers I lécs absurdes, et accaparaient ainsi dou* let W paisibles retraites dés biens immense* dont, trop souvent, se trouvaient dépouillés de malheureux enfanta, victimes de lu crédulité dp li iir» père*. De la ces rlehrsses scandaleuses Cnta«$écs dans le* rloliros avec une t< Ile rnpi Hté, que, plu- •iei rs fois dépoudlés par 1rs rois l«s moines n'avaient besoin que Ce quelques années pour reparaître aussi riebcs et aussi puissants qW^amais.
L'origine des monastères eut presque nn«si ancienne qnc le christianisme; les premiers moines mrei t des lalquesquiseretiraient dan» la solitude pour vaquer nnfqmmeut * la prière, au j< One • t aux alit>e» exercices ne dévotion ; i fi méditai nt I Écriture sainte et 'ra*nillai> nt de leu s mains ; le nombre, des cénobites >e rm Itiplia bientôt d uni* maniè-e ronsi lérahc, surtout en Oriente» dans l'Egvp'e; il était alor< trés-tarilc de fomnr des monastères : il ne fallait que du bois et des royaux pour construire des eéPtiletl <lan<des lieux inhabités et au milieu des forêts: on ne demandait ni rentes, ni dotations. Le*s moines alors n'é'olt nt a oh irge h personne : Ht se rendaient au contraire Mil s au public parleurs au moues; i s vivaieutdela sueur de leurs fronts.
Il en rut autrement » Salnt-Denls : rabhave, dès sa ondatlon, Toi une des pus riches et d. » plus célèbre» de Franco.
Nous axons vu Dngobert élever oneégli-c a Sainl-Drnit : volei commrnt terialces eiinmlqurs en racontent la fondation.
Dag-ben, flisdeClotairell, faiiirné >-ans doute des contraintes que lui faisait éprouver son gouverneur, résolut de s en vcng<-r: en l'absence de sou père, tl s'arma d'un couteau, saisit son maître par la torhe, In lui cnupa et avec elle i n morceau du menton : chose inramai.tc dans ce temps-là ; puis, aidé de >rs gens, il laoeabla de coup- de hftt n. Craignant ensuite le châtiment de i ctte violence, il évita l'arrivée de son père ; et, se souvenant qu'un jour, poursuivant un cerf à la chasse, l'animal aux nbois s'était sauve dans la chapelle .'es saints irartyrs, que ses rhlens malgré tous leurs riïoits n'avaient pu dépiVer le seuil de la porte, bien que cette i orle fût entièrement ouverte, Il se réfugia aussi dans la chapelle des Jnaityrs oft>jl passa la nuit; le roi envoya plu^ieuis Toi* des gens pour le ptttidre, mais ils furent touji.i rs arrêtes pur une m»in InvRi-le. I.e saint fil phisieurs autres mirai- c> in faveur de cet enfant rebelle. • Pendant les « allées et venues dos gens du roi, dit un ancien auteur i, le « prince Dogot.eit s'endormit, auquel saint Pénis s'apparut en « vision, lui i rnmcttniit de le garantir conirv la fureur de son « père, et 1 asseurant même qu'il lui succéderait au royaume « pourvu qu'il lui fit liatir in mausoté et un temple. » Doublet fait apparaître les trois saints a Dagobeit, « avant la face lui— « snnte comme le soleil, a >t II rapporte le discours qu'ils lui tin-ent. Kn reconnaissance ricict'e protection céleste, Dauo' ert Ordonna la ro. strurtion d'une nou vent église, qu'il fit décorer maguitfqti ment. I Or cette cillse, quoique moins tramlc o quelle est de présent, estoit si enrichie d'or et de pierres préa ciei.srs que e'esloit un- chose admirable; et. a l'endroit Où « devab nt reposer I s sacicz corps des bienheureux martyr*, « le lout fut eouvirt d'argent, tant par le deJans que dessus t la couvertur.- de l'église». »
On a même dit que le prince y ava't fnit porter des dépouilles en'evéc* a d'autres églises : Fcllhien' réfute s'in opmion ; mais il est <tu moins o lige de convenir qne, se'on touie probabilité, il eu cou a à Sninl-Hilaire de Poitiers deux portes de I>mn2e d'une grande richesse. « Quoi qu'il m sotl, njoule-t-il, on voit • du moins quêtes écrivains dis deniers siècles conviennent « avec le» ptusnnetcns, que Dngobcrt n'épargna rien de tout « ce qitll crut pouvoir contribuer à l'ornement de l'église de a Saint- Denis. »
La d> dicar-e de cette église fut toute particulière : nous en rapatrions les ci rc»n tances, tarée quMlis peuvent donner la clef dis nombreux miracles dont nous pu lent les légen faire*, cl montrer quelse aient , dans ces t. mus d'ignoi auce, la crédulité des uns, et lr charlatanisme des autres. Le jour de la conscci alion était un oie; tous les préparatifs
' DM *ar*,£tt .»rr«.if«s, fkaiUft** «I lta«a<>rflrt iti fin, rMrr,
tftl»», Mr., Vf * "» ei S».
» ferablel, HUHùn dtCMattdtSoinl.btmi; lomri, pagt I6(. • Uùioir, d, I tr^ef. itSéini lhn„ t» Ft,t*t, M C« tl
étaient faits pour le 24 février 636 ; un icrand concours de t copie s'était rendu I» veille pour "s isior il la coron ciio. it se disposait à passer h nuit dans l'ég'Ke; mois on eut S"in do l'en chasser; el II ne resta dans un coin qu'un pauv.u lépreux inaperçu.
Pcnd.int la nuit il vit tout a coup une grande lumière, qui entrait par une des f. nélres et remplissait toute l église de « «larle et >plendtur; et ensuite de ce»te lumière notre «au- € veur et rédempteur Jésua-Ch'ïst, rev êtu d habit sacerdotaux « et pontificaux, accompagné d« s grands apo<t es sainct l'ii-rre « el snincl Paul, aussi du ulorieux uposire des Gaules sainct « l>cuys, et do se» compagnon*, s»incl ftustic et s lincl Elou- « ttière, Ic-quels lui mlnis roient, et pur<-i|ic>iienl d'une iroupo
• de s- in. t- et sainetc* et d'anges; leipiel eonsnera reste > saincte église deai divine muni, <*t dédiade sa sacrée bouche;
• fli les cérémonies accoutumées, chemina procoss onnellement
• tout à t'enlour suivi des afMjstre- et sainct?, arrosa le pavé « d'eau bénite, imprima avec de l'huile coleste, et parois et « murailles, les marques et caractères de consécration el dedi- « ca<se'. ■
Pendant la procession, Jésus-Christ découvrit le lépreux el lui commanda de rapporter fidèlement ■ et faire enten Ire au
• roi Dacobcrt, aux prélats et grands s iiçneurs assemblez prés
• de lui ce qu il avo t veu, et qu'il n estoit plus be>oiu de dédier
• et consacrer ire le église.
Le lépnux objecta sa malndie contagieuse et sa pauvreté, disant qu'il ne pourrait jamais avoir accès auprès d'un aussi grand roi que Dngobcrt; mût Jésus -Christ ne se r.éconcrrta pas, et, « prenant ce pauvre infecté par le hiul de la teste, lui « ôta toute ceste peau couveite de lèpre, et la Jeta contre la ■ poroy où elle demeura miraculeusement attachée, reoresen-
• tant le visage et face d'où elle éloit sortie, le mala le demeu- « rant sain et urt, et sa chair aussi belle el plus que celle d'un « jeune jouvenceau. 'n Ce miracle a bevé, Jésus-Christ et >a suite s'en Mournèrrnt comme ils étaient venus. Le bénédictin* Doublet, s'appuyant sur des léucndei. raconte le tout de bonne foi,
L'ex-léprèux eut, en eirel. accé> auprès de Danobert, qui quitta son palais de Cllchy, et courut en bâte a Sainl-Dcni»; il put se convaincre par lui même de la vérité du fait. I es corps ne* mnnyrB furent alors transféré» de l'ancienne chapelle dans la nouvelle église.
Le prince établit ensuite des religieux dans le monastère, qu'il du'a richement, et auquel il contéra des privilèges et immunités trcs-étendu« ; il disait quelqueiois qu'il donner *ît lant de liions à l'abbaye de Saiul-Denis. que, quelque chose qui.lui arrivât, il lui en resterait toujours assez : l'abbaye naissante fut eu eiïct une des plus riches du royaume.
En l'an 633, il donne i m monastère le château de Saint- Denis, mais colle charte eei lausae. Celle où en 63» ildaonedes ■ biens aux pauvres matrieulaires de eeite abbaye n'u point le même vice : ellj sert àéUWir quele<abba«es n valent, comme •es éullsea cathédrales, des pauvres matriculai es quVIIes nourrisson ni et logi aient. Il existe une vingtaine de clMrtrsnù Dtigohe't donne di-s biens cous dernides a celte abbaye ; mais, comme ilesidi dans l' Uittoin d* Paris. sur vingtclurtes attribuées à ce roi en faveur de l'abbaye de S*inl-Uen>, il en est scuequi sont reconnut s compléirment fausse», deux paraikt-iit douteuses, deux ai très ont élé jugé>« exempte* de faussetés1.
Parmi les privilégie accordés i I église, on doit remarquer ci lui qui portait qu'en eonsidéianon de sa divine consécration, eu égard aussi è la délivrance visible du roi, elle ni- dépendrait ' d'aucune puis>ance ni juridiction eccltsinsuque autre que celle du pape; que les prélats, le* princes, les seuiieurs el le peuple français lui rendrm.nl les même- honnems qui étaient rendus par les Italiens à l'église de Saint-Pierre et de S im-Haul a Homo ; qu'elle jouirait en France de la même aut nilé, des mè nés immunités, prééminences et prérogatives dont ,ouit»ait Saint-Paul à Home.
Un autre privilège portait que tout criminel, même de lètemajetlé, qui se retirerait dans la j'iridictinn de t'église de Sanit- Denis, ne pourra t plus être Inquiété, parce que, dit la charte : • M le Dieu tout- puissant, par l'inteivesrioii de saint a bénis et de ses compagnons, a protégé dans ce lieu sacré une
• DanMel, »■««* ISS et ISS.
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
« brute, un cerf, il rst bien plus ronvemible que des bommrs | a coupablit de crimes quelconques soit ni protégés par la « même main. »
Ce roi dunnn r!e plus à l'abhnyc de Saint- Denis cent vaches par an pour la nourriture des moint-s, el huit mille litres de plomb, aussi par an. pour Cent relit n de laeouvi rlurcde l'égli-e.
Dngobert mourut en l'an fiSH ; son corps fut porté dans i l'église qu'il avait élevée à Saint Denis: on imita cet exemple
Cour plusieurs de ses successeurs, et celle eg'ise devint le totncnu privilégié dts mis. Les successeurs de Dagohcrt voulurent ' encore lui ressembler rar un autre point : presque tous contribuèrent a cnr chlr l'abbaye qui devait recevoir leurs cendres.
Lis annalistes de Saint-Denis font connaître la succession des abbé» qui ont gouverné le monastère; un irès-petit nombre mérite une mention; mais il y a une remarque générale à faire avec I abbé Leheuf. c'est que pcsqu<' toutes les anciennes abbayes de moines, du diovOse de Paris, ont eu quelques saints pour pnmlir abbé, ■ et que celle de Saint- Denis qui les a « su' passée- en célébrité, dés *on origine, n'a pas eu le même a avantage, et ne peut pro lu re aucun abbe qui s'y soit sanc- • lifié et qui ait mérité d'être canonisé par l'église de Paris', n Charles Martel fut interré m giande pompe à Saint-Denis: mais Cl arles Marti I avait dépouille le elerué pour s'attacher les gen» de guerre; 1rs moines résolurent de faire intervenu le ciel en leur faveur; un saint F.uchcre. évéque d'Orléans, eut. en conséquence, une révélation qui lui munirait l ame de Martel condamnée à la d»mi ati»n éternelle. Le roi Pépin, instruit itu fa t. ci<argea le saint évéque et l'abbé Fulrad, de visiter le tombeau de son père. Ceux-ci « trouvèrent seulement un serti peut horrible tl hideux dans le cercueil; et le -épul re taut ii noir qu il sembloit que le feu y eiH p*ssé, témoignage de « l'ire de Dieu contre ce prince, qui a» oit molesté Icsprela's, et « ice>n cn»o\é en exil, el particulièrement ce saint éTesque'. » Celui! un avis aux princes.
Aussi Pépin suivit-il une autre marche que son père : craignant san» doute que le ciel ne se déclarât aussi contre lui. il pensa a le désarmer, en faisant servir à ses piojits d'élévation Fulrad, I nbbé de Saint- Denis, qu'il envoya vers le pape Z icbarie1, et en coiisaeiaut des sommes considérables à I agrandissement de l'église de Saint-Denis ; le ciel favorisa son usurpation.
Pépin est le premier roi qui ait reçu de la uiaiu du clergé la couronne royale.
Quoiqu'on 752 ce prince eût déjà été proclamé roi à Soissons, par h s Francs, et dûment »acré par Bonifie, évéque de May- nce, il se fi< une seconde fois sacrer, en 7 Si, dans I église de Saint-Denis, par le pane Etienne II, qui vint exprès en France pour celle cérémonie. Ce pape profila de l'occasion el sacra sesd 'iix Dis, Charles et Or'oman, releva le unu>cau roi el t us les Francs du serment de lldélité qu'ils avaient pi è , au | roi Childéric; puis il lança d'avan e une sentence d evcotninunicaliun contre ceux qui, a I avenir, enltepr. ndrai ut d e ever i
sur le h une autre famille. Aiu-i celle e xcnmmuuicat on
att.-lunail I s > befs de la troisième nce des rois francs. Le pape était dispose a tout accorder à Pépin, parce qu'il avait besoin de lui pour repousser le» troupes du roi des lombards.
Sous h- règne de ce prince, l'éd flee élevé par Dagobcrt fut détruit et rcmpla é par un uouviau plus spacieux, qu on n'aciieva que sous Charii maune ; la dédicace eu fut faite en février 775. en présence du monarque qui voulut entourer cette cérémonie de toute In sol< nuite possible.
Dès lors le» abnés et religieux de Samt-Denis commencèrent à jouer un rôle «ans les affaires politiques de France; et, sans pa>ler<ie quelques-uns employés dans îles négociations comme conseiller^ des rois, nous devons citer Turpin, chancelier de Cbailemagne. l'un de ses ronfldcuts les plus intimes; et I nbbé Hilduin, employé comme ambassadeur, par Louis le Débonnaire*.
* HiiMrtêu Hiotin it Paru, lom« ill, p*ga 4SI. > Doublel, 17»
* Felibien, NMN it I <ii»as,e rot/air it Saint- Omit, page (t.
* L alibi- Ilil<luio rootplr* ronue rel empereur, qui I *v«u mmrile de ble»blb). l.'r-i enrore rti nbbé qui »nb-liluj au ««ml Ueni*, honoré dan» l'egli*e de «on «bbaje, un oinl du nen r nom, Deni*-r*r<-aii«||iie, prrmiiT rv4que d'Albeae,. Il eoi»f.o** même, d'afifé, pluueur* legendri mraiongérr*, I* fable •4 I on dit que ta un Uton, iKre» avoir éie décapite, ic releva, prit m irir
Il parait que l'abbnye de Saint-Denis fut l'une des prcnvêres où se lit sentir la nécessité d in'ru luire la réforme. An commencement du ix' siècle, la ferveur des moines cl ail bien refroidie, a Le relâchement y devenait plus grand de jour en
■ jour, dit Félibien : on n'y reconnaissait plus ni régularité, ni « discipline; lu plupart des reli.ieux (si toutefois on doit les
■ appeler ainsi) avaient quitté l'habit mon >sii |ue, et s'étaient « transformés! n chanoine-», pour vivre avec plus de licence '. • lr mal était m grand, qu'on fut oblig*. en 815 oiw»i6, d'en, voyerdan» un p. lit monastère dépendant de Saint- l>eni«, e> ux de la coinmiinauté qui étalent encore revêtus de l'habit religieux, et qui gardaient, quo que imparfaitement, les lu s de leur procession; quelques années pus tard, c'est-à-dire en 832, l'abbe Hilduin exécuta la réforme tentée avant lui; il y avait alors à Suint- Denis cent cinquante arums.
B'eni6t après cett- réforme, le monastère fut rni« en cnmmeude par Charles le Chauve; e!, comme l'abbaye avait de grandes tiche-ses, la dignité abbatiale fut iffiNt mnoicltéf . Le premier abbé commemlj. taire fut Louis, proche parent du roi. Ou vit plus tard dans la même charge le roi Eudes et le pmice Rolvert, comte de Paris, qui fut plu» tar i roi d< France, lingues le (iran t, Huiiues Capet, ►on fils, furent aussi abbés de Sa nt- Denis. quoique laïques, ce qui, assure le bénédictin Doublet, u est un abus intolérable et plein de damnation » Remarquons que l'abbaye fut dans le même temps exposée à un fléau plus grand : les Normands s'en emparèrent et la mirent au pillage.
Parvenu au liône, Hugues Capel rendit aux re igieux la faculté qu'ils avaient perlue depuis Charles >e Chauve, de choisir leur al. ho « Aussi, ajoute le bon Doublet, Charles le
■ Chauve a esté chastie de la main toute puis ante rte Dieu, et « son royaume oslé pour avoir introduit les commeiides; et le te roi Hue Capel, bien qu'usurpateur de la royauté, heni d<i a même Dieu pour avoir rendu la lib< rte et l'éle lion à a l'église • Le moine Doublet parlait ainsi suai le icv-ne de Louis Mil.
Parmi ces abbés il faut citer Adam, qui plaida cnnt<e fjtwli le Gms, pour le maintien des biens, immunités < t privilèges du monasière, el contraignit, à main année, plusieurs seiuucur» du pays clrirlrani a cesser leurs violence» envers les sujets de l abbave. Cet abbé a des titres a la reconnaissance publique : c'e t lui qui abolit les servitudes personnelles et corporel es de» sujets rte l'abl-aye. Il eut pour successeur le l'amcuv Sug>-r.
Siucr était déjà en crédit avant son élection ; son premier ade fui d'émane per les habitants de Saint-Denis; cet affranchissement eut lieu sous Louis le (îros; Sujjer fut très-utile au roi, dans ses guerres avec les Anglais et IVni|« eur d'Allemagne; il m<ir ha constamment h la telc de s>s vassaux. Louis reconnu' d'aussi urnmls services en comblant l'abbaye de biens, il déposa dan» IVgli e la couronne de -om père, qu'il nieinit injustement, dit *>u.rcr, parce que (le tout temps, les moines de Saint-Dems eurent droit sur les courm.n s des rois, apn^ Itur moi t. Il conlirma ans»i au monastère la haute, moyenne et basse justice, il lui lit plusieurs autres d ns de grand prix.
un croit que ce fut sous le règne de Loiiis-le-Cros, que, pour la premb-re ois, l'oriflamme, petit drapeau ou gou fanon, dont se servaient les abbés dans leurs guerrs privées parut d .ni les armée- roy«le*. Les rois furent pe suadés que ce drapeau était miraculeux el garantissait la victoire. Il remplaça la chape de saint Martin, que no» n is, aupaiavant, pour le même objet, faisaient (torler dans leurs armée» V Au bout d'une lance recouverte de uuaeà de cuivre doré, était un petit drapeau rouge découpe eu tro s poii tes, qui se terminaient en houppes de soie veite; ce drapeau était un ytu pltu grand qu une guimpt, comme le dit un écrivain de xii" siècle, Guillaume Guiort; voici la description qu'il en donne.
Oriflamme est une bannière Aurun |m>( plus furie que guimple, Decendtl rutijoyanl et&imple, Sanspourirtiturc d'autre arTaire.
entre tea naini el la porta jusqu'au lien de «en lembeau ; M H lmaKiaa a>
donner 1 aaiul Drnia n'eut rompagnoas, Elruibi'rr r\ Ru.U>|ne. fel'r époque euu Cite d'or des non ••:■■.< .. le temps de* uaoo«iuie*el dei fiaudet piru-e«.
' Uitlain iê CaUoye enfui* d* Smol-Oenu , ptgo (g - «o>ei aastl la page TO.
• Voy eiooMire de Dueange, au mol A»ri/l»mwu.
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
Super fut digne «Trios**. Réuent du royaume, il iustitla le choix du prince : il nvail les qualités d'un grand ministre. Il réforma son monastère rl donna le premier l'exemple de la réforme. A la vérilé, il ne pi ns» pas comme saint Rerurird, dont les déclamations détruisirent ses (nées projets. Il ne Tut pas saint comme lui ; mais il fut prudt nt. raisonnable, modéré, et aurait pu. par sa sage politioue, soulaoer lis Français si ce saint Itrrnnrd, qui avait tomes les verlus contraires, nVn eût cai»é le malin ur par ses sermons et >e» fausses prophéties.
■ Saint Bern-'rd. a dit l'abbé Rainald. a»ait l'air et l'autorité
■ d'un homme inspiré ; Suger. les Sentiments et la conduite « d'un liomme de bon sens. Un fage n'a jamais rainon auprès « de la multitude, contre un enthousiaste. Les déclamations de « I un l'emportèrent sur les vues de l'autre, et le «le triompha u de la politique. •
On peut juger de la richesse de l'abbaye à cette. époque par ce qu'on lit dans Suger*.
A Saint- l)rnis, l'abbé accrut de quatre-vingts le nombre des maisons situées amour de l'abbaye, racheta tous les droit» de difléreiits seigneurs, sur cette ville et sur la chàtellenie du Tremblay, où il fit construire une forteresse.
H acheta une maison à Paris. 11 fit restituer à l'abbaye le beau prieuré d'Argenteuil.
Il s'a>sura du revenu du comté du Vexln, appartenant au monastère, et tenu de lui, par Louis le Gros. Il augmenta considérablement celui de la chàtellenie de Cormeilles en Paris», ainsi que des villages d'Ony, de Centnois (Sanois). Franconville, Monligny et l.ouvt ciennrs ; des cbâtell. nies de Trappe* et de Tergy. tant en argent qu'en vin, grain, dlme. Il donna la seigneurie de Vernouillet à l'infirmerie, pour faire soigner les religi- ux malades.
Il fil bâtir le *illase de Vaneresson, l'église et la maison seigneuriale, dont I emplacement n'était jusque-là qu'un désert et un repaire de voleurs.
Il dégagea de nombreuses redevances les villages du Mesnil- Sdint-U. nis. de Dampierre et autres villages dans la vallée du château de Chevreuse.
Il fil élever des bâtiments, lit faire des ausmentations et améli" râlions aux seigneuries et prévôtés de Guyllelnal, Monarvdle, Tb»ury. Rouvray, Vilaines, Feins, Vendrouillers, Poionville « t autres, situés dans la haute Beauce.
Il nlTecla à la chaussure des religieux le revenu de la seigneurie de Beaune en Galiuois, qui embrasse quatre lieues dïtci due, après IVoir déchargée de nombreuses redevances et v o»oir ajouté plusieurs pièces de teire et de vignes.
Il déchargea de la dime le village de Barville, où il fit construire une maison seigneuriale.
Joignes à cela que Suger fit bâtir plusieurs prieurés, où il établit des religieux de Saint-Denis.
Quant à l'église, Suger la fit de nouveau démolir, du moins en grande partie, et en fit reconstruire une plus majestueuse* : le portail et les deux tours qu'on voit aujourd'hui, datent de :etlc époque ; il fit d'abord abattre une espèce de porche en taillie, d'un stye lourd, placé au-devant du grand portail, et lue Charl magne, p»r respect pour la mémoire de son pére, ivait Tait élever pour sa sépulture ».
Suger voulut que l'inléi ieur de l'église répondit à l'extérieur : l fit d'abord construire un riebe lombeau, où furent déposés es corps des martyrs saint Denis, Rustique el Kleutbère, conlervés jusque-là dans l'ancien caveau où Dogobert les avait fait ilnrer.
Ou lui doit les portes de fonte, travaillées au ciseau, dorées l'or moulu, et sur lesquelles était représentée l'histoire de la 'nssioii, de la Résurrection et de l'Ascension de Jésus-Christ ; in christ d'or massif, du poids de quatre-vingts marcs, attaché t une croix richement émaillée, et ayant à se» pieds les quatre îvangeliste», ouvrages des plus habiles orfèvres de l'époque; les tables d or. dont le travail égalait la richesse : ces tables
' t)t rehus i* Adminiâiraiionê êVûjtêiii.
' Gilbert, .Vourellt itieripti<m kinnriq Ht ê» l'iflin iê S*i*i thnfi . Suger Ht replftrer ce lowlieja où tl l'atail iruové.* e»r fa iMi, en foud- •nl pour taire le n>t<»ifd'i'naoii«r-i>a pt'rronaudrliondu parUil, à un peu plu* de rai* pied» en dr 11 piiaripile porte il'e pire*, an Iruuw le rrrennl que
e» u»nli «nt «ru Ht* relui <l« Ivpin. IVoj. «il» le» Uëmoirti i* i'InUitml, l«»*e dei Intrnpliom el tcllet-Lrilm, on armoire de M SriiJ, tl I* rapport «r le* Irataux de eetto rime, taille* 4 «il
étuienl ornée* de tomes sortes de pierres précieuses, de rubis, de saphirs, d émernnd' s, de top les.
L'église de Saint Denis lui devait une lahle de vermeil, un lutrin g mii d'ivoire, où était sculptée une partie de l'histoire ancienne, avec un nigle d'un travail adminibl»,dore d'or mou ti ; des vitres peintes a grands Trais : sept chandeliers ri-hemeut émaillé*; un grand calice d'or, du poids de cent quarante onces, orné d'hyacinthes et d'émeraudes, un vase précieux, «l'une seule émerau.le, fait en forme,de gondole acheté soixante mires d'argent somme considérable à cette époque; cnlin tant d'au-' trest>bjets rares et curieux, dout il serait trop long de faire ici réuumération.
Le va%e d émeraoda avals été engagé par f.nu's le Gros; ce monarque ne pouvant le racheter, l'abbé de Saini-Dcnis ob'int l'autorisation de le faire; ceci p'-ut donner une Idée d- la puissance relative du troue et du rte gé, car, où sont les richesses, lu est ordinairement la puissance.
DEUXIÈME P fi AI ODS.
L'abbaye de Saint-Denis était parvenue au plus haut degré de splenleur qu'elle pouvait atteindre; son opulence ne s'accrut uuére et resta stationnais. Mais elle conserva l'inll»cnce qu'elle s'était acquise; plusieurs abbés jouèrent un rdl- important dans l'État, bien que la célébrité d'aucun n'ait égalé tille de Suger.
Peu de temps après la mort de Suger, Philippe 11 donna a l abbaye de Saint-Denis tous ses bijoux et toutes ses pienenes qui. selontîuillaume de N'angis, valaient au moins i3,non ivres, sous la condition de fonder vingt religieux qui devaient prier Dieu à perpéiuité. pour le repos de son âme.
Vers la même époque, furent aussi donnés à l'église d- Saint- Denis trots des corps des onic m Ile vierges martyrisées à Cologne. Le brériaire les nomme Panafreda. Seeuitda et Simabaria; ce don est de II «T. On sait que ces onze mille vierges n'étaient qu'une seule vierge.
Du temps de saint Louis, Saint-Denis eut pour abbé Mat'biett de Vendôme, auquel le prince laissa, pendnnt son second voyage d'outre-mer, les rênes de l'Etat, comme Loui» le Jeune les avait autrefois confiées à Suger.
Matthieu de Vendôme eut aussi de commun avec Snecr, d'enrichir considérablement son abbaye, a Ce dévntienx et
< i>i< ux abbé, dit le moine Doublet, fit faire le grand chef de « S Uni- Denis beaucoup plus riche que n'avait fait l'abbé Suger « avec la mitre et les deux pendants, le tout d'or massif « (excepté le visage et le col qui sont creux) et enrichi partout a de saphirs très exquis et autres pierres précieuses, et nu-si a de belles et (trustes perles orientales ; ensemble trois nnjcs u d'argent doré, chacun de la hauteur de plus d'un pied, qui
< portaient ce sacré chef.
« Il amplifia et augmenta grandement l'abbaye de Saint-
* Denis, tant en bâtiments qu'en domaines : ce qui est la cause a pourquoi on célèbre tous les ans, en l'église, un anniversaire v pour le repos de son âme. •
C'est cet abbé Matthieu de Vendôme, qui, lors des funérailles de saint Louis, m présence de son successeur au iroite, repoussa l'archevêque de Sens et l'évéque de Paris, venus pour assister à cefe cérémonie funèbre, el leur ferma brusquement la porte de son église. Ces abbés se croyaient des potentats, et méprisaient les évéqnrs. Us étaient fort orgueilleux : on sait que l'abbé Suger lui- même, pendant longtemps, ne marchait jamais qu'à la téle de six cents chevaux, et que ce sont les remontrances de saint Bernard qui le décidèrent à renoncer à ce faste peu convenable a un religieux.
Voici ce que l'abbé Vf My rapporte sur la conduite brutale de Matthieu de Vendôme, à l'égard des deux prélats que cet abbé ne voulait pas admettre dans son église, avec leurs vêtements poutificaux.
« Il fallut, dit-il, que les deux prélats allassent quitter Ifs
• marques de leur diunité au delà des limtes de la seigneurie m de l'ambitieux solitaire. Jusqu'à ce que cela fût exécuté, le « roi et tous les barons de France attendirent patiemment à la « porte, qu'on pouvait, dit un Judicieux écrivain, qu'on devait « peut-êlic même enfoncer'. • Selon le père Daoi I, encore plus ami des moines que des rois, a ce sont là des choses qui se
i Uteoèr*** Vrmf, i*Ht, umwvi, p«* tV«.
HISTOIRE DU ENVIRONS DE PARIS
« souffrent en da cerlain-s coiijnncl.irs.ct 'lont o i c-l »urp is a en Tnuir.s temps. » M.iis qu rut dit l'impérieux nbbé, -'il eut vu |r convoi loi.t entier revenir tttr ses ia-, et son nblinye dés ouléc do privilège prniluciif de recevoir le cadavre de» mis? La fhi'. le »>■ d s un* fuit toule la force des autre» ; ré»i»trileur, i > ne unit rien On put le voir à la m- rt de Phil ppo III : le tonir du roi fui donné nu* frir s prêcheur* de Paris, et si s rntiai les enterré- t a l abbaye de la Noe, eu Norman nr. Le» nmiuusde Saint- Déni», qui n'eurent que les os du prince, portèrent plainte en Sorbonue, usèrent du toute leur inflio ive, et li s docteurs de tout hur savoir, pour fi.ire renâcler le* dons faiis aux frère* et à l'abbaye Après une dclihératinn trèssérieuse, les do leurs décidèrent gi-avemetr que le roi n'avait pu donner, ni les b.ncdi tins ced T, ni les l'rcrva prêcheurs retenir le nc»r du feu roi sans un* dispense c\prc»<c du p ipe. Philippe IV tut ferme et les r- ligieux de S'inl-Dcnis étonnes.
L'aiib:- K. î les Clément avait commencé, en 1 29 1 . a reconduire l'en lise de Saint- Denis 1 : Matthieu deVendAinc lit continuer et achever, en 1981, reite construction. Alors le monastère reufenna t deux cents rcl'uicux.
En 1 4 1 1 , on n'en compt-it plus que soixante rtdlt, mais cinquante-deux étaient placés dan- les prieures et p evotés dépendant do monastère, et dix dans le collège de Saïut-Drnis à l'a is.
Depuis cette époque, l'abbaye eut plusieurs al.bés recoin mandables par leur opulence et leur pouvoir ; quelques-uns occupèrent des emplois cminrnis auprès des rois de France, surtout d< puis que otteabi aye fol retombé.' en commande sous Fianças I". Alors les maisons de IWrhon et de Guise donnèrent plii-ieins nhbés au mnnas ère ; Louis, cardinal de Bourbon, le premier de- a>-b s commeuda aire» de l'abbaye de Saint-Denis et d'un grau t immlue d'autres, entra en cxeni. e en 1521», cl fu'.cn tH2, lie»lcnuiit-Kcnéral des armées de Henri IL
L'abbé et h » reliai- us d-- Saint- Denis travaillèrent à ramener Henri IV aux pra ique* de li religion catholique.
I es piemiirs moim s île Saint-Denis furent des bénédictins, cl suivirent la régi»- de S iint-l>enoli ; mais, dans In suite, rorroinpus par l'opulence, ils adoptèrent des principes, une f»çnfi de vivre et un ces unie nlT rents-le • e ix de leur première institution. I > cur-nl • es privilèges et de* prérogative» étrangers aux autres couvent» du méoïc o dre ; eu so ie qu'on i-ut les regar Ur presque ci mine les chefs d'une non» elle imldulion.qii avait de» prieurés dispersés dans plioicur» provinces, et même d m? plusieurs royaum s de laehré i-nlé ; aussi doona-t-oo quelnu< t ■ ■ i - à ces oio nés le n un de Dmnt/tian au lieu de eelui de iitiicdict ni On sait n'ai leurs qu'ils ne recoimoi soient de supérieur que le i ■•[> • dont il - dépend lient immédiatement.
Ce m nasicr- jouissait Je la pré ogniive d être depo itaire de la couronne, du sceptre, de la maui de jus ice, de» vè émeut* et desoriieuieuis royaux qui avaient servi aux sacre» et a ix couronnements. O» vccmenl» et nrnomi ntsétaiont i ortésà Reims, par l'aobé et les ici gieux de Saint Denis, qui c lesappro tlucot apiès li cérémonie; les dépouilles et le» insignes des roi», des reines et des enfuit* de France, leur appartenaient aussi.
Voici à celle occasion une anecdote qui m ute. de Irouver place ici ; « Au service funèbre de la dnuphinc, en allant a u 1 iiflVniid e, ;e poi tais le eierge, nota btnr avec drs pièce» n'or, a à I Evéque qui chaulait la urau Finesse et q <i était assis dans « une chaise a bras auprès >te I ■ ul-i ; ce prél-it voulut le donner a à «eux qui l'assistaient, et qui é aient des prêtres de la ch pelle
• du roi; mais les moine» d< Saint-Denis aivuumronl a bride a ahaltue, p étendant que le cierge avec les pièces d or Icurreve-
• nait de droit. Ils se jelèrmt sur t'évèque dont le fauteuil a commença à chanceler, • l lui lire ut toml>ei la mitre de là tête. « Si j étais restée encore un moment, I evéque, avec tous 1rs « moine», s.'iai' tnml é sur moi ; aussi je descendis a U haie les a quatre marclns de I autel, car j'étais en ure les e ; et je e.-n- « temps» I cette bataille, qui me parut si comique, que je ne pus o m'enipè lin de rire : lo il le monde en 11) autant1 . •
L'abbaye jouissait de beaucoup de droits, proJucii.'s seule-
• Il lai f»IIW, |>o«r «ni«|wen«lr« «sjll» rimtlrui-no», I. rostMlraM»! dm toi
t*M I.- m-, it« !• min M.. u mért rl il mni |.>u l'un «me. . il 11 u. n
p»- («oc ihtlum la xnlif rfii-e t|ui. mmjnl lj Ir.di ion. •>«:( rl* r«»»arr-e f>»r Jr«». (.lu tsi ni personne (<l«»«f« d» Mt'ul Liait, par Gmllaumr il
■JMsJsli
• Mtwuirti iur U cour <t< Louii XlVttUU «rjuu», tiuiu dr U Cvircv-
mciit, ici» ipicdroilsde lravrr-e |wr terre et pur rau: droit* »ur le se'; droits du boti«cou pé<ue, forage, louage; droits »ur les foires de Sainl-Deuis, de Siint-Matihi <s, du Lendit, rte, ne, de même, les pédieurs qui prenaient quelque groi poisson dans la Seine, devait nt, sous prin» d'une amcuJe considérable, le présenter à l'abbé de Saiul-Dcnls.
Tutti nbbé, a son a*rnemeiit, pouvnit donner une I- fie de mnltre, à chaque corps «le méil r qui payait, tous les ans, ta droit de cens -, ce qui ne laissai' pas d>trecnus:démble. M.-ii» les plus grandes richesses de l'eb aye cmisis aient d tus les biensfonds qu'e le possédait, et dans les droits seigneuriaux qu'elle exerçait sur d'outre».
L'abb iye nvait droit de justice »piriinelle et temporelle; Ie9 appels de» dé isions en inalie e spirituelle allaient directement à Rome; et une chose à rtm.ir|ii r pour le temporel, c'est que l'ofiicial de Saint- Denis connaissait du crime de lèse-iuaje>lé dans certains cas '.
Là se termine l'époque de la magnificence de Saint-Denis; car bientôt celte abbaye, fiere de son indépendance ccclé*'a».llqur, alloit recevoir la reforme de Saiiit-Maor, et rentrer dans la cla se commune ; lùenlùt celte ahbayc si Itère de s< s richesses allait voir sa même abbatiale unie * la maison des dames de Snlnt-Cyr. En icai, celte men»e valait ioo.ooo livret de rente. L'archesé tue de Caris rentra dans sa ju idi. iion, sur le terhtoi>e de Saint-Deni-, par un traite qu'il fit avec les religieux, nuiqucls il laissa celle de l'en cuite de leur monastère. La seigneurie ou jusii e resta pareillement a l'abbaye; et les appels vlntent rarement au |>,i I on
L'aubaye fut supprimée en 1 102, comme tous les couvents de France.
On a souvent fait des descriptions de réglisfe de Saint - Denis,
de »es tombeaux et de ses rie lies s. s outre in enlinn n'est pu ' de • •' f t i i tout Ce qu on en a dit; mais comme de gtands I changent nts se sont opérés dans celle église, n us devons du
moii s dire quel était son état avnut la siipprission du m-m astere. L e. lise de Sa nt-l)rnis, bntie a plusieurs reprise-, oiire dans
l'irri gulariti; de si s parties les différents goù s qui ont ic^né ! dan. le» dilTérnits siècles ; cependant I rnsrinhle de ce v se
mmiument est d'un très-brau gn'h que. Si façade offie un re» e I de l ancion natimenl élevé sous Lnurloirmgne. L église fol n-' ..-
lie eu 1331 par le» blenfails de la reine Itlam be et de saint
IjOuIv. Le chœur et le chevet lureut achevés eu 1281 sous Dbl-
I ppc. le Hardi.
Les trois portes toutes couvertes de bas-reliefs en bronze, autrefois doié eu or moulu, et les ligures grotesque» qui les environnent, méritent l'ail* ntion des curieui.
|t grand buffet d'orgues porte -nr une ar a le de plus de 40 pieds de haut et de toute I • larueur de la nef. C'est un ouvrage mo lcrucdout Duval n été l'arrliilecle.
I.cs gri les de fer qui sont au cote du chœur méiitmt d tVre remarquées par la beauté du travail; elles sont dues au fièr-6 Denis, ainsi que celles ou on v ol au-d>ivaot Ou chœur, dont la p >rte avait pour amortissement une croit d or garnie de pierreries qu on disait avoir élé faite par saint Eloy.
(vous ne parlerons point de tous les t unlnaux qu'on voyaitdans le chœur : ce léiail s - r n t r p long et n'intér ss- nul ni I artiste ni le philosophe ; les Dires de prince et de roi ne sont o'us rien aux y< nx de la poslei iié; c'est la méinoi e de l'homme veitorux, bienfaisant, du grand nomme, qui inspire, np es oins eurs »ic les, le re-pi'Ct et l'admiration. Un passe avec i d Ooreoce devant la pous-icre de vingt rois qui n'ont <u que le mérite d'être rais, pour se p'ost- rn r devant le* tombeaux des Tuieune. d * M-ntesquleu, des Franklin. La magniilCeni-e des mau-olee* n'en impose p s : on s'y arrête, mais ce n'est point le prince, c'est l'artiste qu'on admire.
Dans le sanci uaire.au enté droit du malUv- aulc', était le tombeau du fondateur de l'abbaye; les bas-n lie sqm ornent ce tombeau et qui o t été conservés par lezele de M. Alexandre l.enoir fOot curieux piurle\ir-«vagancedu ujet. lire 'une vision qu'eut •
un i m.'- Je n. ermale. habitant une peine Ile sur les cô es de
Sicile. Ut enuile Jr au taionU sa vuiuu à un ccilaiu Ans taU
ponSiiH-r *Di-min4c it m«t»ni« ItlMbi-lh-Chartoil», tgriiviic d1M*(aS, s»tw
tk MfSSSi S4M, ic IB1J, to-S, Vf," ISt »l ISS.
■ Vo)« un tirH dm fxtrltmrnl di /«il, du II mit tilt
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
qui. pur h.vnrd, pa<snit dan* p«" canton: rchii-cî . n son rrtonr ru France, bi raconta a tout le monde. I. crmilc Jean avilit vu mit l<i mer l'a > » du roi Davobcr' tourmenter et dc« hireV n coups de \e gc, pnr de* diah'c*. rlc fluorés affreuses, qui l'entrainaifiit dans l'anirt* rte Vu'cain. Vulnmia loen. Degohcrl allait clic dévore pur h s flomme*: mai» hcincusciurni il*'nvi»nd itnplon r le secours de quelques Munis qui, tout de suiic. deseenilircnt du ciel parmi de* il.- > de lumière, et annoncèrent aux di.l.l-s qu'ils é aient ceux que Dnuolieil avait Invoqués. I^i diables se • en ' ÎT'-nt fl ces raisons , r( Dai-ol'Crl fut enlevé dans l»ni'Si>arsrtC<',le>tes drfensrur*. Voila à peu près ce que raconte le moine Aimnin'. qui a l'extravagance de i« rerit joint le inclan. e du s<crc nu profane. De cette aven' ure >'u roi Dagoheit
il indu il qu'il faut bien se gar cr. s quelque pré cxle i|ue ce
mil, d dii r dans les églises les ornemen s d s sninls : eonelusimi monacale qui semble rsppeler l'enlèvement pur Cluvis II des lames d'argent «lu chevet de Saint-Denis pour être distribuée* aux pauvres. Les moims de Saint -Denis dirent tout haut, dansl»- temps. queClovis II Mail un tébau»hé, «»» ivro.ne. un brutal ; quelque temps ai rès, ce roi le« dédommagea .nu l ment ; et le- moine* apurèrent i|ue f|.ivi« était un cran I roi. sage, vnilli ni. iquituhte. plein de religion et très -agréable à Dieu.
Le tombeau d - Dignberl rc pré- eu tu II d'alxird la ligure du roi cuulue; d un côlé éiaii debout celle de îxnniildc, sa femme, de l'autre relie de < .Invis 11, leur (ils ; ou-dissus ou lisait celte t-pilaphe asrx récente :
Cj-gll DsKobrri premier fondateur de rein», rot ra l'an 6Ji jusqu'à 6*5.
I-e premier ba«-relief «u-dcs»usde 'a ligure reprén'ntiitceqne les rtiahlit Un ni -OulT. ir à l'a ne du roi lors qu'elle allait dans un Lutcau cin'autrc monde, nveceeile égende: «Saint Denlstévelc u a Jchm, finachureite, qucl'anic de Dagobert e*t ainsi tour-
n menti • a
I e s eand ras-relief représen'alt toujours Dagoberl dans sn une I e, entoure de d abcs qui faisaient mille: singeries rt qui s** preripilaienl dans l'eau eu voyant deux ang s, dont l'un tient une rrois, l'autre un h niticr, et deux saints cvé |ues i i (><• • >. m liés, qui le t ri ut de 'a nacelle, Les attitudes grotesques, iisigurc* de ces di.ibls, r«ndaienl fort ridi ules ce» devoirs serin s. Un des diable*, pour nie ux séduire le bon roi, p:«<nii li téie et les épaules affublé' s d'un capuchon de moine.
Dans te noi ieine bus relief, Danube t est élevé ai ciel par d tix évi'que» qui le support i l >l t\- un linceul, tandis que 1rs .-i <>£<■- ieui eut d s chandelier* e' de* encensoir». Au-de»sos On lit : u I. aine de Da.ohert est délivrée pur les mérites de saint •< l> ni-, mi-.t Martin »t saint tdauire. >
• v loin) eau paialt étie du xin' s'ecle, temps où l'église flil rn oi.s ruite; mai» les liiserlpli ins qd n'itaent que peln tes |>arai>sai ni , par la forme des caractères, appartenir ou XVI*
Dm s la première chapelle, à gauche du rhevet de l'église, était h- siipcrlie mauso'éC''u vicomte de Tnn nne. On voyait ce lioro* c» pu nut da< s les lira» de rimmmtalile qui le couronnait de liiuriers, et désignait I etnpi< e sur lequel il remporta tant de j-|..n«*ux avant i g- s : ec p oupe avait été exécuté • ar Tubv . Audfvnnt était un bn»-relief de bronze représentant la de nirre action de Turent e pcndiuil la campagne de (AT I, où, avec ein i lui le hommes, il b «Hit en différent'* o casions plus de soixante mille ennemis; à la Journée • e Torkh lm.ll exlcrnina un>grande partie de celte armée tl contraignit l'autre à repasser le Itlifn.
|»« nx figures de femmes éin'ent aux deux cotés du tombeau: elle* n-pré-i n'aient l'une la Sngt"t, qui serr.b ait élonnée du rnup fatal qui tnlevn <<■ gian i liomme a la Fr inee. l'au rc lu I .//-.// . qui parnis«alt dans la consternatton. Celle belle dmp<>>ilion np, artirut nu génie de LeUrun; les fleures sont de Mai sy.
Gfl niau'o'éc était sansépitnphe, quoiqu'une table de marbre noir ft'it des'inee a In re>evnir.
An cote droit du elxroi- on voyait le tombeau de Bertnnd du <;tnscliu, le plus lira ve guerrier et le meilleur rapitaine de sou temps; I > ni-ape. qui ettu-ervsient pour mi rai'uudrc la plus ••ranae véncr.iliou l'a^pcliicnt longtemps at res sa morl le
* Dans l« dernirr li>r« de m» Uitioirt d* frmnr*, rb*p. tu».
on* rnnné'oblt. l/ar. lievéque d'Auxeire prnnonça son oraison funèbre dans l'élise de I abbaye : e'u«t le prunier exemple d'oiai-on limèbei prononcée dau» une é.lise.
Dans la même chapelle était aussi In ligure de Louis- de Son» n i rc. guerrier qui se distingua sous le rèt-nc <<e r.harles V.
A eùté était l* tombeau u'Arnaud Guillem de Rnrbnzan, i|ui servit la France avec distinction ; (]|i <rles VII lui i cr mit de poiter dans son écusson les arairs de Fran e sans aucune brisure, et lui ilouna, «tans ilrs Ictiies patentes, le titre de m'au* râleur du ro nume rt dt la ruuronne de Fratrë. Son tombeau é a l c. t.oic.ncnt en bronze; on lisait sur un cuivre adossé au mur l'inscription suivante :
En ce Uni sist snot celte lame
Kue noble homme * c|iil Dieu pardolnt Pâme,
Arnsuil Guillem SPigfMar île BnrbïZtn,
Qui ronselllrr et premier chambellan
Fui du roi Charles frptiéine de ce non,
El en irmrf, rhcttlier dr renom,
S»n« reproche, ci qui «ima druiinre
Tout son vivanl ; par quoi sa scpullurt
Lui ■ éie |H-rml«e d'être Irl,
Pries * Dieu qu'il lui Istsc merci. Amen.
Pans la sacristie, la mort et les mira< I s do saint Louis étaient peints sur les vitres; une de ces p inlurcs représentait le bon roi à genoux, les épaule» nues, se faisant fouetter par deux moines.
Le trésor de l'égll-c de Saint-Denis é'ait aussi un objet qui attirait un g and concours de curieux; un religieux cuim laisant exp'iqunit au public toutes 1rs | ir-ces continues dans cinq armoire». Vins ne elleruns que le» plus eonsid('ral.le«.
Dans la première armoire, parmi pluiiei r» autres reliques où IVtprit (lede olinn n'avait point nui ait riebes-c<tau luxe, on icmarqunit deux imanes de vermeil, dont l'une représentait la sainte Viurge tenant eu sa main dmi r une fleur dr- lis d'- r. sur laquelle ou lisait ces mots écrit» en lettre» d'or : De* rK'teux dt Notrt-Damt. En plukleurs auties en iroits du roxnume, on conservait aussi des cheveux de la sainte \ leiçe. notnmment à l'abbaye de < '.Ut les II a fallu sans doute que tes apôtres eussent co ipe' les cheveux de sainte Marie avant son assomption dans le ciel.
Une image de la Vierge, tenant un reliquaire rempli de langes de l'enfant Jésus. Cette image avait été donnée par l'abbé de Moueeuu, dont on y voyait les armes.
Dans la seconde armoire était un buste de vermeil renf Tmant lt rhef de Mtftl ililnire. évé |ue de l'ottfers, pé c et docteur d - l'Eglise. Sa milic ét«i toute conveitf de peiles et de pii rrcries, oe même que l'orfroi qui élaii autour do cou de la t'gure. On y reu-a -quait encore une superbe nuate sur laquelle élnit repré ente l'empen ur Auguste. La Haute d un eni|>eretir païen parait un ornement bien pmlanc. bien déplacé sur lu tète d'un n grand saint quel'éiait saint Hiiaire;
L'ne eniix d'or, enrichie de pierreries, contenant une verge de fer du gril sur l< qu I saint Laurent lut br..le. L'on croyait que e'éla-t uu présent do Charles le Chauvr;
Une ima^c d'argent qui rc -r. semait »a nt Léger, évéque d'Adluu, tenant un des yeux qu'Ebroln, maire du palais, lui ai a t fait arracher;
Un reliquaire contenant des m du proph 't» Ieoie.
Dans l i troisième armoire étaient plu»ieurs ret ques de saint Denis et de saint Lu >is; un reliquaire de vermeil représentant une main, et dans lequel elail uu priii* ourment de saint Denis, que saint Louis p triait dau» ses voyage*;
Une tn»>e de bots de Tamaris, dont on dit que sain* Louis se scrva:>, pour se préservi r du mai de rate; I épée que le même saint p -riait dan son voyage de la iirre sMnle;
Une couronne d'or, enrichir de pierreries, parmi I. «quelles était un rubis : dans ce rubis était enchâssée une e'pi'ae de la couronne de Jr'tw Christ:
Un eaii e et des burettes de cristal , qu'on disait avoir servi à saint Denis :
La quatrième armoire rrnreemalt. entre autres ohj-ts curieux : L'oratoire de Chai lemagnr , reliquaire rn ivinlique par I or, les p r Os et les pierrene» dont il elait orné. Sur le haut elait la représentai ion d une princesse, que q> tiquas anltquaii <»« prennent pour Cléopnlre, et d'autres pour Julie, li le de l empereur Titus;
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
Un vase d'apals orientale. Ic plus beau *-t le plus rare dans Ce genre- les figure* hiéroglyphiques qu'on y voyait étaient parfait' s et d'un travail Ires-precieux. Jean Tristan, sieur de Saint-Amand, rroit que ee \ an; Tut Tait par ordre de Pio'émèe Philadelnlie , roi d'Ei'yple . et qu'il rrpié-entnit une fétc célébrée en l'honneur de Bnech«s : voilà bien <ies objets profanes confondus ave-* tan' d'objets sacres du christianisme ;
Une Cléopàtre i-aïenne Je très-mauvais exemple, et les anciennes bacchanales, fêtes qui n'étaient rien moins qu'édifiante» ;
l.a téle d'un enfant, faile d'une agate orientale; Un Gcsar AugiMe en agaie.
Dans la cinquième , on remarquait une chasse couverte de
lames d'argent et ornée de pier erle«, dans Inquelle était le corps de ta nt Demi, que le pape Innonnt III avait donne aux religieux du mnn&ière, qui, en 1215, se trouvait au troisième concile de Lalran.
Dans une sixième armoire, on conservait le manteau royal qui avait servi au sacre de Louis XVI.
Dans cette salle, on trouvait plusieurs autres objets curieux, romme le portrait de la Pucelle d Orléans, son épée; eux de plusieurs guerriers de son temps: la chaise de brome do é rie DaKobcrt. Celait, dit-on, dans cette espèce de trône que les rois de la pn mière race recevaient les hommages des grands seisucur» de France.
Aiinedur «l'Arcucil.
Joignons une courte notice sur les hommes remarquables qu'a produits ( abbaye.