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Le 13 octobre 1703. Ic« ouvriers se mirent à l'ouv<age-. et, curieux de voir t-s r st«s d'un grand homme. IN coururent nu lomixan d • Turenue. I.e corps «lu maréchal ni ir <u>édans un état de onscrviiiioit te' qu il n'était point déformé et que les tra rs de mmi vi-aue nVia-em nullemrut altéiés'. Plus tard le Directoire fr transporter le tombeau de Tine-me au Musée des mt>ntin»enls f a» cals: llona| nr c | end oit 1 ■ tète do i*r v« ndemiHirc au IX fi , avre une L-randc »i>Lnuite, transférer ce tombeau dans l'é^lis-- de* lu«ali 1rs. s
(Mi ouvrit en-uitc le eaveau dm Boirb-ns; et le prrmi r loinbeau ouver t lut c lui de Henri IV. ■ l e eorps sVsl trouvé dans a une telle couse- vttion i|iie I s trails de c - p-iuc- n'ét-ienl « point allé és. » Plusieurs n intimes étaient p ésents n I exhumntiuu du corps de ce roi ; un »oMal se pr, dp- ta sur le cadavre du vsuiqmur delà Lipii-, ro avec son suhre..une mèche de Sa barbe, et s'éi-ria : Ht maian$ûje *ui* tnldal (ntneiii*; tlétnrnta>* jt i» nurni pa> d'autre mnuttneht; pui-, la pu laut au-dessus i' sa Ihuu lie : Jt iu»« «tir maii.t'itant de rainâ t te* ennemi* de tu France ; je murt à Ut rtV( u'r«;ei il se retira.
<>n iui\rii insuitr le caveau de François 1" : il contenait p'usirursautr scor, s. Tous élai-nt en pourriture : il s'en exhalai! un- o'k'ur in upportiible. Cela doit -a» étte nilriMiéau genre de n ortdu r«i élu vnliei 1 Lu même cbo»e eut lieu a l'ouverture du cercueil de Louis XV *.
Il sc-ntt irop lon<; d'entrer dans le détail de tant d'exhumation» ..-e roi.* e. t e.se> dans les caveaux de Saint-Dcnis : il suftit de sa«oir q»c tous le» c rjis de c s rus furent ensuite, par ordre de lu Con-enli-n, dep »é» dam> une fosse commune, où l'i erb- d-s ehauip» remplie.» le* pomp ux mausolées ei les in scup ions rusiui-us.'s mu nvaieni chargé leur.» tombes.
Ona b Hiicut |»; «r é, h-auiMup c'eut sur la violation des tombeaux de S.uiii-I). nis ; Je n'excuserai pn-erl acte de liarbarie; sai s d»ute, les morts doivent re^is-T mp iix. mai* In mort nivelle tous les dires aux yeux du pli losoihe rt du vrai chrétien : la ernd-e du pâtre nVsl p-inl diiïcrcnic de celle des rois. L<s vices, les vertus, le Ux>-, la pmup>-, ce qu on nomme le» Qtnndturt, la misère «lu pauvre, s'uulunt >seutct se roiirundei-t dan- le lu ulM-au. Ces consnier,.tion» doivent 'ontribnrr à calmer ht dou eu amèiemeitt exprimée par plm-ieuis écrivains: douleur légitime, niais qui. >nns doute, eiU été moins é. Infante, si les radavrt s exhumés eussent appartenu a des familles moins
Kn 1794, il fut question de détruire de f.ind en comhle l'église de Saini-Dcuis ; nims on s- roulent'» d'enlever sa couver ure en plomii. |x<ur eu faire du halle* dettinèf aur enntmi* de ta rèfiubUifue. Kn iît>G, on la couvrit à oioi ié en tuile; les rrav aux fu ent >uspmdus au ta fructidor au v { 1 707) ; et l.t démolition fui iinse en qu>st ou u>.e se o de fuis ; mai», constrvé encore, cet edilire fut, en 179», ilépouillé de ses vitraux.
Les hnbUai.ls de Saint I cuis, le Jl mai 1795, furent témoins de ce* si ciies tumultueusi'S.sl fréquentes |ieiidnnt ta Kévolii'inn, de ces revoit » toujours orJonue. », payées |iar h s ennemis du dehors, et exécutas |»ar leur» agents dans l'ultérieur Ce le lévohe •ommcuca par d. s teromes qui ne répandirent en Invectives contre le gouvernvmei t. et attroupèrent le p uplr; mais ccut c nquaute l ommes armé», apirs avoir éprouvé quelque r'Sisthiice, par v ht m a rétablir l'ordre.
Sou» le i^.n ul t, on pensa à létablir l'église de Snint-D nis ; rt Bouaparb-, devenu eiiipereur de» Frau aïs, fli accélérer les Irt-aui io.i meneis. Le au fé>ri-r lauii, iNapoleon rendit le dèi-ret suivant : « L'église de Suint-Denis est consaciée à la « sépulture des imp reurs. tn chapitre, eumpusé de dix cha- • no ne», e>t ch ir^é de desservir celte église Ces chanoines « sont choisis pa mi les éviques igmt de plus de 60 ans, ■ t qui a se trouvent Hors d'état d'acquitter IVxc cicc des louclious « < pi>co| aes. IN Jouis», ni dan» cette renaiie de* houneors, « pré og.tivis et ttailcmenl ntUches a l'éï-is '« pat. \jt Kitmi « anmo. ter ne S. M. et chef de ce cliapltrc » Le même deciel pin tait t ncureoue quatre ciiapelles sera eut érigée» damtlVulise, hoU sur l'iiiipiacement des tombaux des rois des trois races,
' l'si'O If r,r<vr<l4-«erbjl dn «ih'im<li«m fjiin k Saim-OiaU. • t'njrts le. n.rf. » du Primitif* 'rfaoi pr—eril, jmr M- Me hauJ. On y lit «jiit le rorr» il- l uu.i XV, enir* -ly r-nanl, n- r,.n»r< tau pli.s «uiuar (orme L* linM-if.trrl.il damté |>*i M. l rn<ir. adanai-iralcur ir Sa m-t). ■■■■ nari* Ir ruucaire ; an >«u In pr-ria<i..m ..b*r»i»i-* Ion d« u lri.n.iaii«a da c«n i -, «llar» d> l'»u«ituie du i
et la quatriAnie d >ns l'cmplaiTmcnt «'c-tiné » la *. p llnr^ <!es oirtperutrs; ries lahle» de marbre, d us les eh ipe|,. s de» Irois races, devaient contenir les noms des t ois dunl I s maculées avaient existe dans l'église de S^inl-Deni»
Ce ne fut pas le seul bien dont Sain'-llcnU fut redevable à Napoléon ; Sans son règne, la ville reçut plashurs rlai. lissant-n s, parmi lesquel» on doit mettre en première lijiiie, la Âfai*t<n royale dt Sai»t Demi, l'uuc des quatre «ucursaks de ctlle d'E-oucn. (Voyea t'rourn.)
Aujourd'hui, deux choses méritent de ftier l'altent'nn à S» in"- Denis; la cathéd ale, ancienne éuliae de l'ublnve, et I l'ittitvtian rm/ute des lil es de Français ditruies de lu Légiood'Ilunneur, établie dms l'atu ien couveuUde* moines.
Nom n'eutrifoiis pas ici dans Irais les détails d une descriplion de cette église fameuse; plusieurs aatei.is y ont consacré b aueoup plus de papes que nous ne pouvi. ns m donner. |\rnls nous horneronsA décrire ce que, demis de» lépar^t ons récentes, cet édiiiee t lîre «le |jIus remarquable '.
Le pren ier monument qu'on voit aujourd'hui, en entrant dans ci Ile é-ilise, sous l< s quatre ( iliersqui sout eun< ni le i^raml clocher, est le lomlieau de iia-obcrt. ''ont noirs a>ous déjà pari -.Ce monumrnt, dépose Intig tinpsdan» le jardin du Mu ée d<s Petits-Aiiuuatiiis. a été restauré avec s i l.
Vis-à-v is l emoni.meut, et sous la tour à droite en entrant, se trouve le tombeau du la reine i>anltl e, qui faisait autri fois la seconde f.iee de celui de Dagutieri. Au lieu de bas -relier», ee tombeau est orué ce losanges etdelleurs de lis, »culpluresdu xvi^secle.
Du même cAlé. dans la dernière chapelle latérale, avnat d'arriver à la croi-ée. on trouve le mausolée de François I", en marbre blanc ; »«i/c colonnes cannelé» s. i! or Ire luiiiquf. soutiennent une voù'e omeede sculptures, sou» l iquel.e son' cou- < h<Ss les liiiiiii s mie» de François I" et île In icik- Cautle, sa remme. Au-dessus, on voit cinq ligures de marbre a g< uoux, chacune sur un prie Dieu. Ce >oui relie» du mi. de la renu', de deux princ s et dune princes e, leurs etilan s. <in crut que ce stip ubc tombenu est l'ouvrage du Priniatice, d'autres disent de Sicnlo. I^es faces sont ornc> s de h is-rel.ef», dont les deux principaux rej ré.»< ntrnt, l'un, la célèbre bataille de Marignan, l'autre, colle de Ccri»o les.
Ku face laehapt-lleou se trouve le mausolée de François l",nn voit le tombeau de Louis XII et celui de Henri H, du de* Fa.'aw.
Le loubasv meut du lombeau de Louis XII, élevé sur deux marches, ainsi que les figuie* qui l'a •compajriic.it, est orné de ha -re iefs. Aux quatre nniiiea »ont asxt»s quatre ligure* de femu es | lus grand s q<ie nature, et ma heureusement mutilées pi-ndaui les r.ivngi-s des pierres civil- s : elles ropres nteut ta Prudtnrt, taJuttbt, la Ttmprrmre cl la f«rr«. La liuurvdu roi et cille de son épouse, Aime de lin l igne, sont «oucliées nues et presque décharnées. Les douze apOlns, en moyenne p «| orli-n. entourent ee toml>rau; t-oii entablement |Orie un socle, au-dessus duquel on a pincé le roi et ht reine a *noux. Iji plus gran le partie de ce bel ouvragée»! a uiboée k Pm.l Pom-e. On
peuse que l'autre fut travaillée a Tours par un s -ulpteur nommé Ju»te. Ce monumtnt est un des premier» qui aicai paru m France dans le gart» antique.
Le totnt eau de» Valois, construit d'un heiu marbre blan". est orné de douze colonnes composites, élev es sur un souha semei.t en forme de | iéde»tal. Quatre lijzur s de brous -, p!us grande» que nature, sont placées aux angles de re tomiieau, et représentent les quart- vertus card n îles. Au 'milieu, sont ciiuchées le» ligures nues et moite» du roi Henri II et de la reine Cathrmie de Médi- is. Au-dessus de I en'ableuietit, ces même» ligures sont en drun/e, représentées vivanu s et à genn ,x sur un prie-D eu. On iai are quel es- le scu pteur de ce suprri e iiMiiiument; mais on letrnuve dans les s'atuesdes vertus cardinales, U ma n ère du eélôlire Germain IMon.
Nous u« dirons rim ici de l'église sou erraine de Saint-Denis et des tombeaux quelle rm erme : ils n'off.enl que peu de cho-es remarquables sous le rapr-ort ries arl» ».
D'autia. objets méritent davantage laiteution da l'ai liste:
Vo>n turtniil ffauteltt itnriplion httifri^ut Jt t /ali'i de S*/*l-t)tn(, #ata lillkrrt. .
* Yo$*i a» roi la «a pcUl oatraaa iaiital* U$ Tcmie**x à* Sainl-Deni*.
HISTOIRK DES ENVIRONS DE PARIS
je veux «lire 1rs tableaux et h-s nttiturs qu'on voit dans eelre église: c>r la pein urr et rarclvtc.-lu c se sont i e. enimcnt jwrta^é l'honneur d'orner In cathé Inde do Saint-Denis.
Dans In saciistie on voit les t;. Idéaux suivants :
1" La p édicaiinn desni.it Denis, par I. Moussu;
2" Uajjohert ordonnant la construction de l\vlise de Saint- Denis, par M. Ména-eot;
3" L'institution de l'église de Saint-Denis, comme sépulture des rois, par Si. Carrier;
•l" La dédicace de réalise de Saint-Denis, en présence de l'empereur Charies-Quint. par M. Mevnier;
ii' Sa ut Louis faisant placer d«ns le ehmur de l'eulise de Saiitt-Dcuis I. s cénolapbcs qu i! avait fa:» ériger ;ui\ rois se* prédécesseurs, par M. Landon ;
()'■ S ini Louis recevant l'ontlanniie :t Suint Denis, avant son dépari pour la Terre-Sainte, par M. le Itarhicr aîné.
î" Philippe III portant sur ws épnul. s les di piciiiles niui^ telles de s.int Louis, son pere. pa ■ M. Cnériri :
h4 Charles Quint venant visiier l'église ne Saiul-Denis, ou il est reçu par Krançnis I", aremn parité de ses deux (ils et des seigneurs de sa cour, par M. Crus;
!r le couronnement de Mar.e de Médicis à Saint-Denis, pur M. Monsiau;
lit" Louis XVIII ordonnant la continuation des travaux de de réalise de Saint-Denis, dont l'arclutrelc lui présente le plan, par M. Mcnjami ;
« Les statues nouvelle* dont on a décoré cet édifice, dit un « écrivail, sont pl.it ci s dans |«»s entre colonm-rncuts, a ut- in « du ea eau des Bourdon*. K. I> s faisaient auparavant p.rtn- (i de la décoration intérieure deMri ehapellc sépuf r.ile bà'i ■ sur « les dessins de M. Le.raiid. pour la sépulture des em p: reurs « tic la dynastie de Map«» émi. Kl les n'ont eu- |da n > dans le « cavenu ne* Uotirlions tpie depuis itu.l. Klles sont au nombre « de su, 1 1 di'i'osees .te la m inièi e snivaii'e : »
1° ( liarlemayn , exi'vuté en niai lue par M. C-rns:
2° Lotus le-lJefionmiue, par M. Hndau ;
3° Charles II, dit le Chauve, par M. faucon:
4" L"uisll, dit le Bé-:iie, p:ir M. Deseine;
6» Chai les III du le C.ros. par M. (iaule;
r,° Louis IV, dit d'Ontn mer, par M. Hnmont.
Louis \ VIII. en juillet ihi l, moi! ti i les statuts dp la maison d'éducation ■l'Leoiien, réunit c-itc maison a celle de Saint - Denis, et ordonna que cette institution, a l'instar de fan jeune maison di- Saillt-Cyr, serait «Ics-crOe par la ('ou^rc-jiniou rciiiiiuise. connue tous le nmn de l'on<iri>j<ni)n aV lu mirr t/,-
Kn istC, une nouvelle ordonnance détermina plus part cnlieremeut l'organisation de lu niaisuii de Samt-Dciii • ; et une autre donna à n l'e maison le iirenner ranu parmi ks tro s maisons .é tantes ; celles des Loties et de l'ans devinrent alors succursales.
I) après celle nouvelle organisation, le nombre de» ieuu. s filles a Imi-cs dans ia maison royale de Saint Deii- ne p ut depas-er quatre cent,. T ut es doivent été reçues san« îeinhution: les lill.s. m'ms nièces et cousines di s membres de la Léiitui-d'lliinnciir, ont également droit à l'admission ; elles doivent cire âmes de six a douze ans, au moment de leur entrée, avoir eu la petite vérole ou avoir ele vaccinées; elle* en sortent a dix-huit ans.
Dans cet établissement, elles apprennent la lecture, l'écriture, le calcul, la uramma're, l'histoire, la eéograpliie, le dessin, la musique, la danse et la botanique usuelle ; elles tout ellesméints len s lobes et le linuc de la maison.
L'établissement >st "oinertie en cher par une sni inlendunte, quia sous elle sept daims dignitaires, d x dîmes de pi entière classe, Ireutc dames de deuxième rl.-is e , et vimrt novices, pour pai taper avec elles les soins de I adminislr diou.
La maison royale de Saint -Denis occupe les bâtiments de l'ancienne abbaye.
Les habitants de Saint-Denis ont trèi-tuen compris qu'un couvent, une vathediaie <'i mém.- une maiton r<nj>ilr, ne font pas la pio p. rité d'un pays : ils l'ont cherchée dans l'industrie, sa véritable source. Aujourd'hui Saini-hems possède plusieurs fabrique», qui rivalisent avec le> plus renommées de France ; on v voit surtout un s.raud nombre de lav„i,s de l..im>
Saint-Denis est le chef-lieu d'un des arrondissements
du département de la Seine: eet arrondissement se compose de 'rente- s x communes ou mairies réparties m qna re cantons ou jiist ces de paix
Les quatre cantons de cet arrondissement sont :
Sjmi tlrnls qui a 1 1 Piuitin, 42 >ji n t»- rrr 7 .Ni'uilly 0
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