‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 11 sur 144 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

cufuosi, u rtiAY rr sAiNT-BUBitT. Rambouillet, temnoN,

OALLABOOrt.

gWwssam

Petite ville située dans une vallée très-riante, sur le ruisseau d'Ivetie, atiois liruesau sud-ouest de Versailles, il quatre lieues et demie s l'est de Rambouillet, et à sept au sud-ouest de Paris près de l'ancienne route de Chartres

Quoique peu importante, cette ville, nommée d.m« 1 -s rhartres Cap o-ia joue cependant un rôle dans notre InStoiie. Lis plus anciens tities qui*en fassent mention, son* de «76; c'était alors une petite abbave sous le nom de Saint Saturnin

Le plus ancien seigneur connu est Mîlon de Chevreuse, qui \ ivait sous le roi Robert 1 Le rhâtehu s'eMait sur la cime oe la montagne au nord de la ville; les seigneur», de Chevreuse étaient du nombre des quatre qui portaient sur leurs épaules le nouvel éveque de Pans à son iutronis,.tion.

Lon voit au temps de si-.lnl Louis, eu IU9, deut frères. Gui et Hervé <te Chevreuse, envoyés p»r la reine Rtariehe pour prendre possession des Ktals de Ravmond, eointe de 'louluusr, au nom d'Alphonse, son llls; plus lard, en 1304, on voit un comte Au ^elme de Chevreuse « qui, par mille prouesses, .avait « mérite I honneur de porter l'oriflamme, a II fut tué à la bataille de Mons-en-Puelle, ou, comme le disait Philippe- le l>el, if pfeurotl de* Flanttin$ *. Un seigneur de Chevreuse était midire-d'boiel de Charles V, et reçut, sous le su ee scur de ce roi, le gouvernent! nt de Languedoc, on il remplaça le dm- de Rerry. On voilque déjà le- seigneurs de Chevreuse avaient des richesse» et de la pulssauce.

Quant à la ville, dans les guerres civiles qui déchirèrent la Krauce sous CharUs VI, elle fui prire d a» ord par le duc de Bourgogne, puis reprise, en 1417, par Tauneg .i du ChAtil, prévôt de Faris. I* chAteau resU au duc, et la ville fui enUèremenl pillée.

Quelque temps après, la ville et le cliAleau de Chevreuse lombèienten la puissance du roi d'Angleterre, maître Je Paris, et v restèrent jusqu'à l'an 1448.

Mais comme, dans ces temps de désordre et d'anarchie, tout esprit de subordination était anéanti, que chaque capitaine se noyait propriétaire ou, pour mieux due, souverain du po»le où

■ au sas* siècle, Hervé mil teieneur 4* ee lien; es USA, MlvaaUe. habitudes réédite». Il eatreprit, avee te» ge»«, d'aller piller le prieur* fîtes», «nue dtn» «on t oivinairi- : Il arrive, hîl détruire une parti* 4u mur 4e clôture, eo)e>e la volaille rl le» chevaui d. » moine»

l'ebbe dt Saisi- tUue-det-raaaa», A qui •paafleaaii ra prleare, voulut ra lirar viajeaaee- n lit nommer des Ju(e» • 4«ai ekaaolnet aa raria cl ua chanoine de l'olwj proosarr rtal lear trairare, el coadanni4rrM Brtv* A p'jrr dit mare» d'arfenl S l'abbe *t Salât- ataar, pour en faire de- Imhmu- «i iei ftuofei île (fMaaBX, <tom sa §e servait 4ao« IVfill c de »<a abbajr. te» im» qui *erampa«iuienl la -eiinrur rte ianreu«e 4*a< »an Mi>edinso tarant t os-

iJlR<Dét 41 âslISlV*/, Ift lt|4P #1 Isp* BtilNj-» BU11, S Xë lllilff rfr tfttfllff |if Of M* 1 1> Il » .

de perlar raaeaa sar te» épaaltt »«e Mac de rbaval. Si p-irlaMl i.iMrl ultam tswiat .n aaatsrii tait Uuw.r, 4» d* farii, par l'aba*

Lrbeuf, torae vin, pat* 40.)

(Tétait le vieil otaft : sa reiidania<iil le» homme, et lea femme» foupvblr* de qoett|oe4 délit* t saivrt les prore»»ioa» au-pteds, en rbcraise, et ssuveui rnliAreaveat sas.

Qviaat t l'as»|e 4e porter sse telle 4e cheval tar le» énaalea. il eisil t>nerslemeal pratique d.n- le» xi» el xu« »ir<le». La vainqueur impaatit relie aeina Immlllaote tu v.laea, el qnrlq, efoi« ««suit tttr relia selle et te UlatM porter.

» Il persil qu'il lui étouffé «ou» tr, propr. % arme», (•»' '« ihaleur el par la toit. Guitli»r<.e Qaitrt prrleml qtf ',•«.•»« ou qu' Aatetme t<*tl aee f.uiie oriBsBUBt, *t que la vraie était renée a Saial DeaU.

laiisu, le lire 4a Clicvreoêe, Put cnfflnw », no„N appri»,ae»a Baieiiil • n « aruha. it. urnes,

Da |[r.m-t cii'lcvir ci rel a ne ,

El l'orifl m me eouirefaHl

Cli*i k terre !>û,n ,., i , «i ca,

HISTOIRE DKS ENVIRONS DE PARIS

11 s'était cantonné, Charles VIT acheta le château de Chevreuse pour une somme d'or. Cette terre était alors une baron nie -, die pa«sa entre plusieurs mains, et enfin dans celles de la duchesse d'Etampes et, en sa faveur, elle fut érige e en duché. On Fait qu'après la mort de François I" la duchesse d'Etampes fut dépouillée des libéralités indiscrètes du monarque; la terre de Chevreuse fut alors donnée au cardinal de Lorraine , et le

12 mars ifii 2, érigée en pairie, en fa veurde Claude de Lorraine, titre qui s'eteipnit à sa mort.

Au mois de décembre 1074 , furent accordées des lettres portant incorporation au duché de Chevreuse des châtellenies de Chaleaufort, de Magny- Lessart, des Loges, des fief et seigneurie de Tou&su, avec la mouvance directe et immédiate de la

terre et du comté de Jouy, pour n'être plus qu'un seul et même fief mouvant du roi.

Le vigueur de Chevreuse échangea depuis avec Louis XIV le duché de Chevreuse pour le comté de Montfort TAmaury (IC92). La terre de Chevreuse. qui reprit alors le titre de baronnie, fut donnée par le roi à la communauté des dames u> Saint- Louis établie àSaint-Cyr.

Vers cette époque, on comptait à Chevreuse cinq cent cinquante-quatre feux; en 1736, le Dictionnaire vnivtrul de la France lui donnait 1348 habitants. Le château était en ruine longtemps avant la Révolution, a 11 m'a paru , par les ruines a qui en restent, disait l'abbé Lebeuf, qu'il était presque carré « et environné de huit ou dix tour* s

Versailles (Crawl Tri.ni'.n

Aujourd'hui, Clicv rcusc est une ville peu considérable, appartenant au département de Seine-el-Oise, arrondissement de Rambouillet, chef-lieu du canton et siège d'une justice de paix. Sa population est de 1,566 habitants, en y comprenant quelques petits hameaux. Ses principaux objets d'industrie sont les tanneries et les mégisseries ; le commerce des laineB |y est d'une assez grande importance. Il y a quatre foires par an, et marché le samedi de chaque semaine.

Les lieux les plus remarquables des environs sont ;

Mbbillon, ou Méridon, château situé sur une colline, au midi et â peu de distance de la ville. 11 existait des le xma siècle; on n'en voit plus que les ruines.

S \i\ r-R EMv-LE-CnivuKi g&. Petit village près duquel se trouvent les châteaux de Combertin, de Chevincourt et le ci-devant fief de Beauplan ; la seconde de ces habitations est située sur la hauteur qui borde la vallée de Chevreuse, la première dans la vallée même. L'ancien château de Vaugien a été démoli, et il n'en reste plus qu'un pavillon et quelques bâtiments. Celui d'Aigreloin a disparu.

Dahpubib. Autre village, avec un château, qui a appartenu au duc de Luynes et de Chevreuse, est un des plus beaux des environs de Paris. Le cardinal de Lorraine le fit bâtir ; mais il fut beaucoup embelli par le duc de Luynes, d'après les dessins de

Jules Hardouin Mansard. Sa construction est régulière et majestueuse ; tout ce qui l'environne est également remarquable par le goût, l'élégance et le grandiose. On y trouve des pièces d'eau de tous genres, des canaux, des bassins, des fleuves, des naïades, des fontaines, des labyrinthes, des jardins à l'anglaise, des charmilles, des avenues ombragées, des petites Iles, etc. Le parc, qui est très-étendu, est divisé en deux parties, le Grand elle Petit-Parc. Ce dernier est traversé par la rivière d'Ivette.

Poht-royal-dis-cham ps. — L'abbé Lebeuf a fait de savantes et de judicieuses recherches sur l'origine et sur le nom primitif de cette abbaye. Son premier nom fut Porrais ou Porrols; c'est ainsi qu'elle est désignée dans les actes du xiu* siècle; mais, dans une bulle envoyée à l'abbaye en 1324, par le pape Honorais III, on traduisit Porroit par les deux mots latins Portas Régis, sans penser qu'il n'y avait jamais eu là He port et qu'au» cun roi peut-être n'avait visité ce lieu. Bientôt, on n'écrivit plus cependant que Portut Regius, en français Port-Royal.

Ce monastère était situé dans une vallée agréable cl pittoresque, mais humide, souvent submergée, en un mot, trèsmalsaine. U y avait là, dit -on, très-aiiciennemenl une chapelle de Sait-Laurent, lorsque, en 1204 , fut fondée la communauté qui reçut successivement des dons assez considérables, lesquels suuireiil, en 1214, à l'entretien de doute religieuses: c'est alors

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

qu'il fut érigé en abbaye soumise a l'ordre de Citenux. Plus tard, les religieuses furent transférées à Paris; mais elles retourner, n' bientôt dans leur première maison. L'institut de Clteaux fut changé en celui de l'Adoration perpétuelle , et on donna à l'abbaye, pour la distinguer de celle de Paris, le titre de Port- Roy «M» Champ*. Celte maison fut détruite pnr arrêt du Conseil de 1709. On en retrouve encore quelques vestiges.

On composerait des volumes, si l'on entreprenait de détailler les événements dont ce lieu tut le théÀlrc, événements qui déshonorèrent la vieillesse de I .ouïs XIV. Ignorant sur les matières religieuses et subjugué par le parti jésuitique, ce prince prostitua la puis* snuce royale en la faisant servir aux vengeances de ce parti, abhorré par tous les hommes probes et instruits.

g II -Le l'rrâj «Mat-a

Le Péray est un village situé dans une plaine , des deux côtés de la grande route de Paris à Chartres, a une lieue un quart de Rambouillet, à 9 lieues un quart de Paris.

Ce village, qui ne se recommande par rien de remarquable, faisait autrefois partie de l'Ile-de- France. Il appartient aujourd'hui au département de Seine-et- Oisc, arrondissement et canton de Rambouillet.

Sa population est d'environ 650 habitants, y compris le hameau deSat'nf ■ Hubert, le pavillon de Poura et quelques autres habitations isolées.

Le hameau di Saint-Hubert esl connu surtout par le rendez-vous de chasse et par le château royal construit sous Louis XV, par Gabriel , sur le bord de l'étang de Poura. Ce château consistait en un pavillon isolé précédé d'une cour. Le rez-dechaussée formait l'appartement du roi; on y admirait le salon orné de pilastres corinthiens en stuc. L'entablement était orné de consoles et de panneaux qui représentaient des trophées de chasse ; tous les ornements de cette pièce étaient analogues; les guirlandes, Jes chiens, les bas-reliefs, le buste de Diane, accompagné de deux enfants, étaient les ouvrages de Sloti, de Figalle, de Falconnet et de Coustou.

Le château de Saint-Hubert a été démoli pendant la Révolution ; son nom seul est resté au vaste étang qu'on appelle aussi itang de Poura , et dont les eaux alimentent les cascades de Versailles.

Oint, au d'Aneï.

g III -Rm» touille t.

Cette ville, avec un château royal, est située sur la grande route de Paris i Chartres, à ta lieues au sud- ouest de In

capitale.

Rambouillet n'était, au xnr* siècle, qu'une seigneurie appartenant à la famille à" Antennes, dont les chefs portaient le surnom de Sapen. Sous Louis XIII, un Charles d'Angennes porta le premier le titre de marquis de Rambouillet. Sa fille Julie-Lucie épousa, en 1645, Charles de Saint-Maur, duc de

Montausier, a qui el e transmit lu marquisat de Rambouillet. Leur fille unique, Marie Lucie , ayant épousé J ose pli - Jean-Ra pliste Fleuriau seigneur d'Armenonville, depuis garde-d es- sceaux , celoi-ci vendit, en 1706, le marquisat de Rambouillet à Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, fils légitimé de Louis XIV. Cette terre fut, au mois de mal 17H, érigé en duché-pairie.

Ces titres ne Tairaient pas prospérerlavillede Rambouillet. Une mat • trlse des eaux et forêts, la route de Chartres qui passe par cette ville, et l'établissement d'une sous-préfecture,ont beaucoup accru le nombre des habitants et leur aisance.

Pour la multitude, le château devenu royal était un objet d'admiration. Voici les détails que nous en a fournis M. Alexandre Donnet :

« D'nn côté la forêt des Ivelines. qui s'étend jusqu'à Rochefort, offre des percées très-régulières; de l'autre, la foret de

Rambouillet, unie à celle de S.iint-Léger, couvre, dans une surface de 30,000 arpents, de nombreux coteaux, et s'étend jusqu'à Montfort-l'Amnury et la vallée de Houdan. De tout temps la vaste étendue de ses bois a fait de celte contrée un lieu favorable à la chasse ; c'est à cet avantage que le château de Rambouillet dut sa construction. > Les rois de France séjournaient quelquefois i Rambouillet1.

• Il efciUM dr ■ •nboaillet M bit fini pirtle de h LIO* elrile, de pu!. r»YéBMMOt bit» it LmIi - Philippe i Mil II ut mu Sibi If donehie de

Mut.

Oa Mil qv'lprSt Km ]»»mfti de Juillet I ISO. Charte* X quitta Salat-CUW pour M rtfùfier A Ximbotjillft C'en 11 que tinrent le rherrber lei contnl*- Mlrn f»«rf»» de It conduire S ÛmUwrf , «4 II l'embtrqui irec m baailhr poV M rendre «■ tVe»»e ,

Itonlmnrtre. — tmp PittoT fc#r*i, Wchao et Coup.

HISTOIRE DBS INVIRONS DR PARIS.

François 1- y mourut en IS47, à I âge de rinquanle-deux ans.

Déj* le chitrau et la terre de Rambouillet avalent reçu d<* amr'io<«lio< tôt de* acrroiturinenls considérable», uràcr aux diuVre l* séjours m'y '«isaint es princes de la f- mille royale. Louis XYI c<>inptilt aussi y en ajouter de nouveaux : plusieurs projets de re*>auration lui furent présenté* par l'architecte Renard; mai-, en attendant la décision du roi, une par.ie du chitrau fui démolie.

Tel <iu'il est aujourd'hui, le cbâte >u de Rambouillet ne couvre -.u'-re au-di l» de xoo lois.» de terrain. Son plan est t>ès- Iriévulirr et la décoration des pl..* simples. Une panfe de sa I ce ?tru lion eu brique ne punit' pas r. mo»ter au-deià du rèune î d> Henri IV. Des cinq io«rs qu'il présente, la grotte tour seule parait antérieure au xv siècle: c'est là qu'on voit la chambre ou niiuirui Kra« çot- K.

I .'intérieur "es en artemenls se res ent de l'irrégularité de l'é-lifl eet ..offre rend d'gned èlrecité. I.e port-ail de r iauçois I", son casque son epee et sa cotte d' nues n'y sont plus. Ainsi le* a - entres, plus que la monument lui-même, font ta cécité de ee château.

A itaurhe de l'édifice, et sur le boni le l>» urnnde route. e*t un vaste ' Oinmim hit. car le dur «le Pi ntliièvre. Un autre commun bail i<ius la d est reiiii.iquaiue par la > omni"ditc de se* d siribution* ; ces deux ha iinenis. beaucoup pu* cou* derahh s <|ue 1 le i ha eau . coi'irnm ni de> luge». cm» poiT quar nte oTtii iers et wuc rents nomme* «V pt-i..e et .le livrée, et des ccu.i s pour six cents chev»u».

L- h a dii.sde RHmhou Met, dessinés par l.e Noir- minquetit d'uni'é par 'e plan, mais ils >e lient trè*-b en avec le pure 1 1 la 'on' i| i le»e. tourent Ou 'Cmari <e surtout dan* ce* jardins une b Ile nièce d'eau, en forme de Irapùie, «le quaire-viniM du arpents de aurfncc, parafer en plusieurs cmaux par quat.e grande* ile* 1 1 drux petit s. plantées d'arbre* touffus et cou vertes du .a/mi le p ut vert <t le |.lu> frai*. • Celte dislnhu ion, dit

• M. DoniM. qui offre une . tpece de pane d'oie, est on ne |ie»t

• plus fnvorj.b e a la promm de »>r l'eau, que favorise un

• emb rea léie à la manière de ceux de Venise, construit au « pied de la terrasse u château.

I* pan-, étalement dessiné par Le Notre, et dont <>D est redevable au premier duc de Peinbière, renfnne, outre plusieurs fabiii|ues. une la 'ene, petit pavillon qu affectionnait Marie Auu.inett , et nu fond duquel, dans le creux d'U'. >oeltrr, on «ml une statue d'Andromède d un travail ass z médiocre. Celte stame remplace celle du célèbre Julien, ou une iiguie et) -roupi-e avec une chèvre, et que l'on voit aujourd'hui tous le dôme du palait d-i I uxembourg.

Deux tare phones antiques, places au milieu d'une àpal se futaie, y ur<Miu sent un effet tout à fait pittoresque. Mus loin, «t oujour* à i eu de listain e du r ha eau, sont un parc ou I on elee ta be e lauvr, une vaste fa saud< rie. et la bvneute ferme créée p^r l o i- XVI, eldet in e < I etal.lisa ment d m troupeau de béliers espagnols; e'. st le premier t.oupeau de u.ermot qu'on ail introduit eu France; ei il est eucorelun ie plus beaux et celui dout la rave est la plut p re

a A l'uu de m< s pr cèdent* passages, dit M. Vavste', j'avais « vu dan* ce parc ne* taureaux romains, des humes et âl.tret a animaux de race étrangère; il» ont tous péri de lYpiootte « appo t.e par les tmujeaux de bœufs et de vaches qui sui- « v aient l'aimée des allât. »

Pour la vi le, elle n'offre rien de remarquable, si re n'est s<n Uoi-I-Je Ville, où M-a , daa* une grande et belle salle, le tribunal du iieu. Du r sic, Rambouillet, cl.el-lieu d'arrondissement cl de canion du aépari' tuent de Seine ct-Oi e, est le siéue d'une sou* préu cture, d uu l.it.unal civil de p>emière instance, d'une justice de paix, et la rv-idcnc d un licuUu» t et de d< ux lu v a ii s de gen armer e Sa population est de S.ttee babil «uL*, eu cumptam ceux des nam auxdelireuouviluers.d» PaUs et de la Villeneuve,

Cette petite vdie est située eu partie sur le penenant d une colline ri sur la mu e de *-arit à Ckailres. a traite lieues vers

le sud ouest de Pans, et a deux lieue* a l'e>t le Vhuutenoii. irjMmomuf, m. SpatHemam, est le nom donné a 06 lieu par

* êimtrton a».<r . , , ^ tm IVmsm, r»mu é<s e«n» à HocJea^, |M«a 48t.

un- nu ie ne chronique. On y voit que du temps du roi Robert, un nommé Antalrie At tortiller lea places de Munifort et d'Èoeruun.

Épernon étaR un château qui, vert le milieu du xiv* siècle, appartenait à Jean de Bourbon, premier du nom, eomte de la Manche et <ie Veodé me. Cette seigneurie resta dans celle fa.ni le jusqu'au milieu de xvi* tiècle; elle passa ensuite <!«n* la famille de Nogaret de ta Valette. Jean -I .nuis Nnsraret de la Vfiletle proltta de la faveur de Henri lit, dont il était uu des mignon*, pour faire ériger, malgré même les remontraneet du parlement, la seigneurie d' Epernon en duché pairie. L'acte d én cliou date de Tannée I SS I . Cet homme était d'une rterle féroce et avait l'orgueil de l'ignorance puissante. Sa tyrannie était Insupportable ï t<u-. Ot défauts le Brml surnommer le roi d'Eftnon' Il fut duc et pair de France; mais, *aos «ertur sociales les titret de .ette «tpece peuvent tlaller la vanile de eeui qui en sont revêtue, sans cependant donarr aucun droit à la - onsi lér ition pubHque : il n'y a point, il ne peut y a^eir de monle dan» un i ays ou ce principe cet méconnu.

D rîpemon <jui rem.ilitsalt auprès de Hemi III les fonctions Imame* de m,g-<on. qui s'est cnuve. t de ridicule par aa vanité eires-lvr, qui a exe tc riudigiiati.m générale par ses aci.» tyrauni |ue- , et qui fut presque convaincu d et e l'instigateur de l a-sas>inat de tien i IV, ne devait, maigre aoa 0 gmil, pr> tctiiire qu au mépris <le ses coniemporai s et de la p<Hiterité

La vi le d'Rperuou étail anci nnrment close de murs et de fo ses des tenta . «»t- * de l'orient, du midi et de l'occident; i. n y avait au nord ni m ira ni fo*sé* ; niait ce coié était défendu pet un chiieau-fort assit au so>nmet de la colline, qui com mau lait la campagne île toutes .«rit, et dout même avant la Hé olaiioa, il ne restait rien qu'un peu de muraille d'une tsar carrée fort élevée.

Il y avait dans l'Intérieur de la ville deux paroi -ses auxque le* étui* jointe celle i Oudreville, dis-aote d'une demilieue; mats, outre les ,i. ux paroisse» de la ville, il y en avait encore deux dans les faubourgs qui avaient pris le» uom* de la Magdeleioe et de Satui-Tn. mat.

Auiourd'hui. Epernou «at une petite ville située dans une position très agréable; elle conserve de ton château des ruines très piltoresq es; l'une de »et église*, awt mesquine d'ailleurs, a un plafond eu Irais peint de divcr*e* couleurs, ou I on remarque, chute a tel étrange, de nombreux . nu» anl* turmontés de ca-soleltrs. On y trouve un pont construit aur la petite rivière de Cadé.

Epenion fait partie -<u département d'Eure-et-Loir et de l'arrooutsseiuen! de Ch artres; «a population est d'environ i,*00 habitauU, y oumuris les hameaux voisuas.

Petite villa sur la rivière d'Eure, dans une vallée fc, deux lieu, t au ■ ord de Maiuteuoo, à qu.tre de Dreux, et à quinze et demie de Maris.

Dans la continuation de Vtiiâtoire é'Amoi%, on lit qu'un nommé A mairie, le même dont noua avons parlé plus huit prit poar épause la dame de Nogent. quamdan dominant d* iVurtijtnio. de laquelle il eui un (ils no umé Amalric, qui lut le pere de S.niD.j et d Amalric de Montrort ', etc.

Notent |ias»i daiu> plusii-urt maint, et vint enfin à Philip »• de Valuis. qui y mourut le 23 août 1850. Il est vra.semulab e que de- lois le bourg prit le nom de N gct-lt-Roi.

( ette terre resta dans la maison régnante jusqu'au temps de Charles Vil, qui.cn 1444. la donna à Pi.rrede Bréxé. comte de Vlaulevner, giand-sénéchal de Normandie, en lui eoufé ant le titre de ville. Nug nt pas*a ensuite à Jaoi|ues de Beeté. aussi grand-aenéchal rte Norm ndie, marié à une liUe naturelle du roi et d'Anne» Sor. L et qui fut tuée de la main de son mari C'est enRn <e lila de Jacques de Brésé qui fut marie à cette fameuse Diane «le Poitieit, ..mliresse de Henri II

Fiuttard, ta bamcinle de Negenl-le Bw fut érigée en comte, en tavaur de Bauim , ua des court saut du eardiuul de Richelieu et »Oo bouAVia.

Nogent le-Roi, regarde •• mm. un point important dan« nos guerres eivitet, a cause de son ehite«u. bati sm une l.uu<eur qui mue la villeau •■u.-itai.i . fu le ibéatre de guerres couli-

' HkmiI du UulyrtMU tt* fromrm, IUM » e*4* St t.

H1ST0IBB DBS ENVIRONS DR PARIS.

nuelto* nu» m faisaient h-* fL-neur* d>- Franc'. I>es règnes Je Charte* VI et de Charles VII renouvelèrent toutes 1rs horreurs, t»ute> 1rs calamités d>* temps où la fae lalité avait acquis son plus haut dey ré de puissiinre. Aux malheurs et aux mm sde ta guerr- civile ne jo unirent ceux d'une m- rte étrangère. NofUW pris par tes Anglais, repn* par I* dauphin (Charles VII). fut t . pris ei roM- par le comtf de Salisbury, qui passa au fil de \ l'épi e une parti* de la garnison.

Plus taru, et lorsque la lime luttait encore contre Henri IV, Nog' nt était un des point* d'où les trouves du roi v< liaient inquiéter les fanbourns de Chartres livres h Mayenne et y bver des coin ri butions. Les vesa'MM qu'elles y e»erc<iient eng»gèrrnt les bnbitant< de pluMeu s villes dm environ» a assiéger le château : un chanoine de Chartres dirigea l 'anillerie.

• Après quelque* >o ées. d.t Doven, ceux qui y étalent ren- « fermés e rendirent et démodèrent à sortir la vie sauve, ce

■ qui l' ur fut accorde; mais les habitants de Chartres, a- ressou- « venant des maux qu'ils avait ni reçu» de celte mr"",°". °~

■ reut inain-ba-ne sur aux. l e commandant du château, Pou»- « semotti- de Chartres, s'échappa. Ses comp t iotes l'ayant • pr.s , ils le firent mourir dans la place des halle*. > Quelque temps np'éa. Notent fut repris et pillé par les troupes royales, et le capitaine qui gardait le rhAteau fut peu du.

Peu d'événements mémorables depuis lors se rattachent à la ville de Nogeot le- Roi,

Aujourd'hui, motn* célébra et plas heureuse, oelte ville est chef-lieu de cautun de l'arrondissement de Dreux et le sié^e d'une justice de paix ; sa population «élève è environ i.SOu habitants, \ compris ceux du hameau de Vauhrun ; I s y >irm 'par an et uu marché le samedi de chaque semaine.

c dans uo territoire fertile, sur la rivière d'hure et sur la g>and« route de Paris à Chartres, à dixsept heurs de celte première ville, è quatre et demie <e l« s- cou le.

Ce lieu se • ait roté à peu près iguo'é s il n'iùt donné «00 nom à une femme d.»nt U drsiinée n'eut jamais d'égale an Fr •née : m>i I on peut dire que son histoire. e»i tout entière dans relie de ma i a me de Maintenon.

Qui ne connaît les part rulantés de la vie de madame Scurron f Chacun sait, et nous l'avons rappelé dans notre Uutoir< 4r P nu, comment la ne Me, ç'e»t ainsi qu'on la nomm-nt a la cour, paivinla étoiguer du inon>rquc toutes ses rivales, et roiiiuveut i lie acquit tut lui cet empire qui la lit s a - seoir sur >e premier tnV<e de l'Ijiiropr ; mais il e t des en unslai.ee» qui se rattachent plus particu lérrm ut a la terre Ue ilatuicuou, et ce sont relies qui vout uous occuper.

Ko 1 473, 1 histoire fait m ntioe d'un scignt-ur de Maintenon. La vil e alors néail encore qu'une terre noble. Lu construction du ehàle.u qu y lit bâtir l'iutendant des iluances Jean Cottereao, et dont plusieurs portions se retrouvent encore daus I ëniiice a<-tuel, ne oaU guère que du commencement du xvi. siècle.

Les succès** ur* d<- Jean Cottereau vendirent Maintenon a c t e François* U'Aubigné q»i devait bicutoi jouer un si grand rôle * la cour.

On troive dans les histoires du temps une anecdote a sari

singulière toiu-h nt l'élévation Inaileudue de madame Scarrou. lu maçon nommé Du be, qui »e mêlait d'astrologie, allait souvent nanti* nun- on du poêle Scarron ; il vit sa fi'intue.et, frappé subitement a ton aspe t, il t'eena : eC'est la femme d'un estropié iiifli» je m'y counais bien, elle e>t née poui être reine, a Le propos du maçon parut diète par l'inspiration. Quelque t mpt apie*. va même Burbé reiic-utre madame Scairon à l'hôtel d'Albret, ou die demeurait alors ; a s'arreUnl devant e le, ou assure qu'ilditu'uu l a d'oracle : a Madame apre» bieu des chau griu s et d*s peine*, vous monter ex où voua ne croyt x pas « monter; un roi vous aimera et vous régnerez; ■ puis il entra ■ des déta<l* qui tous de\ nient se ver ller uu jour. Les dames t à cette conversation ne purent s'empêcher le rire et ne ladame Scarron sur sa prochaine arandeur. • Ehl « mesdames , reprit le maçon en rolere. vous fèiiex be aucoup

■ d'elle, a

Bientôt apre-, madame Scarron reçut, avec la terre dè Maintenon, le titre de owquisc.

C'est alors, je veux dire en 1IU, que fut commencé ce fa-

meux aqueduc de Mamren«n, par on le* tan» de l'e'nre devnlent être emiduitesà Versailles. Un canal qui, dansse.sinu *l es. p«rcourt un espace de 11 <7o toi es. fut rreusé depuis le boni « do l'ontirom jusqu'à cet »quedui\ la larayar d.-c i-atul, y «-ornons les trottoir* et les 'ni us, e»t de 104 pieds , et l'eau nu a t eoule dans un ht de quinte pieds de largeur et d'environ dix pie K de profondeur; mai* comme il était iiéee>saire de conserver une pente uniforme dnnslout teeours du oanai, on ta vit obligé daut les parties basset d'élever les terres jusqu'au niveau, dans certains endroits, de plus de m pieds, et sur une longueur de otue de i ,000 telses II est laiïl* de concevoir que des ici r. s j cti»ses, élevérs à cet'e hauteur, ne de a eut «as .«ppo-er une imi h» résistance a l'eau qui se répandaii facilement dans le* plein s. t Aussi, dit Doven ». m'a t on avauré que du moment où I un € euv it les écluse à Ponigoin. l'eau fut plus d<- quiuav jours à e arriver à Main tenon, a

O|«ndaot l'eau n'nurMl pas coulé sur la terre dans tonte la longueur .lu canal: daus les itrandes xalhv* où 1' ni n'avait pu élever les terres au niveau, on avait pratique des puits dan» lesquels l'eau t nu ail . pour suivre de» miteux banian 'aux , remonter en»uhe a peu près k la hauteur d'où elle était descendue, et rrprendr» -on cours ordinaire Ind'-pemiamine t de cè> puits et drs conduits en fonte que .-de eu<repn>e neeevHtait , il fut praïque depuis Pontgom jusqu'à MainleuoA plu* d t t> >■ < t .imots ou arche* ; mais .-'est -u't.>ut d»n* la vallée ou est située eme dernière vide, et où c ulrnt les eaux de l'Kure. que fore t exécutés les p'us g-auds ta vaux pour iaim passer res •némes «•aux a une hauteur prodi»{ie se au-dessus d<- leur niveau. «

L'aqueiiue par le inox en du iuel deux lolhne* tre* el vée» devaient ooinmuuiquer ensemble aurait pu être comparé à lout ce que nous eonna»s<>ns de plus donnant eo ec mure, a Les « piha,ditVI. Vay«sedeVillhrs»,»urp«iseiii«.xolumec Mes « de* aqueducs «nt ques et moderues que m ont offerts Pituite

■ et le midi d. la France; elle» sont au nombre de quarante- « huit. ■ Cette entre .rise Infructueuse et impossible à csé uicr coùl» la vie a dix mile hommes et plut de cinquante millions a la France. Le le leur peut eu juger par ce qucj'eu,ardit pl»s haut » l'arti.-le Vrrtaillu.

Cet ouvrage colossal, qui semblait devolrdurer éternellement, futd molien grande .«rtie. soixante cinq ans idus tard, nnr h re> onsiruClion ou rhAteau de Crécy. Ainsi, ce que Louis VIV avait fait entAB* po r m dame de Mainteno..,I^Miis \V le >étrui-ii en 17A0 pour madame de l'omp .t'our. Vatll don • è quoi tiennent le plus souvent la vie et la fortune des peuph-s.

La terre de Maintenon. qui n'éUiil encore qu une chàMlenle, rot érigée eu marqui at-pai«ie en t*an . »■ faveur d la veuve «le Scan on ; c'est de 11 que Celte dame passa sur le premier trône d i monde.

Voltaire a dit : a Le roi , par le eon«eil du père La Ch»»«e , a l'épousa secrètement au mois de janvier i«8A. daus une « petite chapell" qui était au bout de l'appartement oc upé de- « puis pur le duc de Rourgoune. L'archevêque de Pari*, H <rlay a de Chanvaton, leur donna la bénédiction ; le confes*. ur y « assi«ta. Monebevreuil et Bon emp*. premier valet de •hambr^. s y furent comme témoin* ; il n ea p us p rmis m sui

■ ce fait, rapporté dan* tous I s ameurs. qui ■ ad eurs < trompi* sur les noms, sur le lieu et sur les dates *. a

Les mémuir. t du temps repartent en efTi t « que le père La « Chaire dit la messe en pleine nuit -lans un des i-abinets du « roi à Versailles; que Bonlemps, mu »«ft' Mr de Versai II s. et a premier volet de chxninre en quartier, servit cette messe, où a le monarque et madame de Main enonfurem marieseu présema c d Harlay et de Louxois». a Cest ainsi que nous avons rapporté ce fait en pat limt de V. rsHl les.

Cepemiant on montre a Main enon mAme , et tous le* aen» du pa\» croient voir la petite chapelle où fut , d t-on , marié Louis XIV. j'avoue qu'il e.t dinicile . après le* ******* positifs qui n ut restent , de croire que tous ceua qui ont écrit sur un fait aussi important se soient trompés.

Apres madame de Maintenon . la terr» qui portait son nom peoa à t. uiece Françoise d'Aubigaé, qui la tr.usmtt pa, «a-

s *-û> ir/vn-f t s» .,. i;,.»h M «:« j>V< lesdVJ oV»v t BMmr» 4$ CUrlm.

t IHmtrmir* 4* Im Fr.met tt it ritulU • S'ttl» ** Us* A" , ' <s>»< Vf

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HltfTOWli DES ENVIRONS l)K PARIS;

laquelle elle se trouve aujourd'hui au duc

riage à la famille de Nosilles, encore. U terre de Maintenon d'Aignan.

Je n'entreprendrai pat ici de donner une description complète du château de Maintenon. La chapelle qu'on y comme respectueusement est très-simple et n'a rien de remarquable. Dans le corps de logis principal est l'ancien npparti-meiit de la marquise; la chambre où elle couchait a reçu un ameublement à la moderne ; mais au-dessus de la cheminée est conservé san portrait, où elle est peinte vêtue d'un manteau de velours bleu double d'hermine ; il ne manque â ce manteau que les fleurs de Ils, pour lui donner le signe dktinctif de la royauté.

L'appartement du roi est remplacé par et lui du propriétaire

Les murs du château sont baignés par les eaux de deux rivières, qui. parcourant en tous sens de nombreux canaux, entretiennent dans le jardin et dans le parc une fraîcheur des plus agréables Ce pare est très-grand n très-bien entretenu. On y coin, te cinquante points jetés sur les eaux des deux rivières.

Quant à la ville , elle n'offre rien de remarquable ; chef-lieu de canton de l'arrondissement de Chartres , elle est le siège d'une justice de paix et la résidence d'une brigade de tieiidarineric Sa population se monte environ à 1,700 habitants, eu y comprenant ceux des hameaux du Parc, de Maingournois, de Gulgnonvllte, de la Gnaise-aux-Serpes, une partie de la Ferté-Mainten<>n, et la ferme de la Folie.

Tous Us ans, au lundi de Pâques, il se hit un pèlerinage à la chapelle de Saint-Mamtrt, située à un quart de lieue de la ville; la célébrité de cette chapele y attire beaucoup de monde.

M»iiitetion a donné le jour , en 1766 , i Colhn d'ftWIeville , l'un des auteurs dramatiques les plus remarquables de notre époque, et que Paris a vu mourir en 1806.

| tii — n«*«r— t.

Petite ville située sur l'anrienne route de Chartres, à dix lieues de Paris, et à une lieue un quart au nord de

Les seigneurs de Rochefort figurent, dans nos annales, pen- : le moyen- âge, e'est-â-dire, a cette époque a où les seie gneurs avaùnt tous des châteaux, d'où ils couraient les • grands chemins et les rivières, pillant ou rançonnant les a marchands, le» ecclésiastiques, les ventes, les orphelins et autres gens sans défense; on l'on ne pouvait plus voyager qu'en caravanes, et où le roi lui-même n'eût osé aller de Paria â Étampes sans a\olr une grosse escorte; où la capitale était comme bloquée par sept ou huit petites villes, dont les sei^nt-urs avalent des troupes qui Infestaleol la campagne '. »

Loui*-le-Gros , fils de Philippe, venait d'être associé au troue; il résolut de (aire rentrer ses vassaux dans le devoir, et se disposa à (aire la guerre aux rebelles les plus dangereux. Il en avait déjà réduit un assez grand nombre, lorsque l'occasion - ses armes contre plusieurs autres, surnommé le Rougi, porte-enseigne du ' de Jérusalem, avait pris les armes pour umeuer à l'obéissance son neveu, seigneur de Montlhéry Le rot l'avait comblé de caresses et avait fait marier son propre Hls Louis, héritier présomptif de sa couronne, avec Lucienne, Aile de Guy de Rochefort ; mais cette union avait été rompue par le pape, pour cao>e de parenté. Guy, mécontent, voulut en tirer vengeance sur Louis-le-Gros, fils du roi Philippe. Pendant que le roi Louis-le-Gros était occupé a soumettre un seigneur, châtelain de Gournay-sur-Marnc, nommé llugutt de Pomponne, qui récemment avait sur la voie royale vulédea chevaux à des marchands, Guy d# Rocks fort parvint 4 réunir un grand nombre de seigneurs, ses parents et amis, et notamment Thibaut, comte de Champagne, qui vinrent h Gournay prendre la défense du noble voleur. Le roi les mit en déroute, prit le châle au, et le comte Thibaut fut un des premiers â décamper. Le roi, f, en confia la garde k ceux de la famille de

en avait aeja reuun un assc se présenta de porter ses ar Guy -e Moehefort, surno roi Phihppe. â son retour

Guy 11 de Rochefort, Dis de Guy-le-Rouge, indigné contre Odon de Corbeil de ce qu'il avait refusé d'envoyer des forces à Gournay pour arrêter l'armée royale, s'en vengea. Tl s'empara

i Tri!;, Uiiteir* U

'run, la-tl, Um u, papa m.

| par trahison d Hugues, (ils de cet Odon, qui était son frère . ulérin. et le renferma dans le château de la Ferlé- Baudoin, ce j qui détermina le roi â venir assiéger ce château, pour délivrer 1 le malheureux Hugues.

I Guv de Rochefort, dit le Ronge, eut deux lils dignes de lui : Guy //, dont on vient de citer l'action odieose, et Hugue, dt

Crécy.

i Voici ce que l'abbé Suger dit de ce dernier : a Jeune homme < courageux, mais grand pillard et incendiaire, lépandantle « trouble et le désordre dans tout le royaume. L'autorité royale

j c n'avait pas de plus grand ennemi ; il conservait dans sou « cœur ulcéré le désir de se venger de la perte du château d". c Gournay*. »

Hugues de Crécy commit plusieurs attentant et, n-rusanl lâchement de se purger de ses crimes par le duel, comme c'était alors l'usage, il se retira dons un cloître'.

On voit figurer dan« l'histoire pUwieur raées Rmhefort . mais il n'est pas certain que ce tienne au lieu dont on donne ici la notice. On compte en France plu» de vingt anciens châteaux qui portent le nom de Rochefort.

Aujourd'hui, la ville de Rochefort n'offre rien deremanruablc Sa population est de «10 habitants, y compris le hameau du Bourg-Neuf. U existait dans cette ville, avant la Révolution, un vasie chùtcau qui a été démoli depuis; il n'en reste qu'une petite habitation qu'a toujours conservée la famille di- Rochefort.

Cette ville appartient au département de Seine - et-Oise , arrondissement de Rambouillet, canton de I tour dan

Parmi les lieux remarquables des environs, il mut cher le hameau de la CtlU-ies-Bordes, avec deux châteaux, dont l'un a été bâti sur l'emplacement d'une ancienne cellule de saint

qu alors

Petite ville située dans une vallée, sur la rivière d'Orge, à 5 lieues au sud-est de Rambouillet, â S et demie au nord d'Étampes, et â 1 1 de Paris, entre le sud et le sud-ouest.

La ville de Dourdan a une origine fort ancienne dans l'histoire ; tUe faisait partie du domaine de la couronne.

En 1340, saint Louis donna Dourdan â sa mère, pour assignation de dot et de douaire; le dounire de Marguerite de Provence, sa femme, fut aussi assigné, en 1 560, sur Opurdan, Corbeil et autres lieux *.

On trouve aussi, en i»07, le château, ta prévôté et la châlellenïe de Dourdan, pa mi les terres que Philippe-le-Bel donne en apanage â son frère, le comte d'Bvreux. Ce n'est qi que cette terre sortit du domaine royal.

Le comte d'Evreux laissa deux (Ils à sa mort : le second, nommé Charles, eut Etampes, Dourdan, etc. Selon Dupuy, il en Jouit depuis 1399 jusqu'en taS6.

Louis, fils de Charles, ne laissant point d'enfants, donna, en 1381, Dourdan au duc d'Anjou; mais cette terre passa quatre ans après, par transaction, au duc de Berry.

Le duc de Berry mourut comme Louis, sans laisser d'enfants mâles. Il donna tous ses biens â son neveu, le roi Charles VI; et Dourdan fil une seconde fois partie du domaine royal ; mais, en 1387, même avant la mort du duc, le roi le transmit à son frère, Pbilippe-le-HarJi, duc de Bourgogne. Ce Philippe mourut en 1 404, avant le due de Berry ; et Dourdan passa alusi immédiatement des mains du duc de Berry dans celles du nouveau duc de Bourgogne, Philippe-le-Bon.

Voilà comment les écrivains du temps présentent les faits; mais, si l'on jette un cuup-d'ceil sur l'histoire générale o> France, â cette époque, peut-être faudra-t-il caractériser autrement ce qu'ils ont appelé donations, tenions, etc.

Si l'on considère que l'administration de Charles VI se trouvait dans le plus grand désordre; que ce roi était presque toujours en état de démence ; que la reine, qui était sans pudeur, s'entendait avec le duc, qui était sans probité; que tous deux

• SugtrH «Maiti i»

Frmet, [om« m, ftft IS.

1 t'oau HosTUKat.

• Lr ««naiic ««ail, dsat l'aaeien droit, i, ta hTiw du

; d* droit

r dotiliM bit* par le ami* i «Ile, cl paar alla aa Jouir «a a

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

Accablaient la France de calamités et appelaient l'Angleterre 4 leur secours, on suspectera la validité de ia propriété du due de Bourgogne sur Dourdan.

Ce duc mit, en 1411, le aiége devant Dourdao, appartenant encore au duc de Berry; la ville se rendit, et passa du parti des Orléanais a relui des Bourguignons : ceci peut expliquer bien des choses.

Quoi qu'il en soit, on volt, en 1 4*4, que Dourdan appartenait à un Jean de Never», qui le conserva jusqu'en 1446, époque où le promrcur-pénér»! du Parlement de Paris le revendiqua comme une dépendance du domaine du roi. Ce même procureur le Bt saisir en 1412, et obtint arrêt qui le réunit en effet à la couronne Mais bientôt Dourdan fut engagé par le roi à un nommé Go hache, puis retiré en 1484, et réuni de nouveau au domaine.

Dourdan a peut-être été une des villes de France dont le sort a été le plus dépendunt dei vicissitudes et des agitations cru royaume. Charles VII venait enlin d'être sacré à Reims, et les Anglais pliaient déjà de toutes paris, lorsqu'un nouvel événement assura définitivement la cause du roi : je veux parler do traité conclu avec le duc de Bourgogne, qui jusque-là avait marché sous les bannières anglaises. Ce traité fut signé* Arraa, eu i486; on sait les concessions immenses qu'y faisait le monarque ; mai* un point seul resta en suspens Le duc prétendait que la seigneurie de Dourdan lui appartenait en vertude la donation qui lui avait été faite par le duc de Berry : on convint que cette ville serait mise en séquestre jusqu'à ce qu'il eut justifié de son droit, en produisant les lettres du donateur.

Il faut croire que le duc de Bourgogne ne put rapporter les titres qu'on exigeait de lui, puisque nous voyons qu'en 141 s Dourdan était la propriété du roi, et que Louis XII, oblige d'engager une portion de ses domaines pour continuer la guerre d'Italie, vendit, pour 80,000 livres, à l'asaira] de France, Louis Mnllc , seigneur de GravuMe, les terres et seigneuries de Melun, Corbeii et Dourdan Heureux les peuples dont les intérêts ne

roi»! P P* IS eBr»

L'amiral, avant de mourir, rendit au roi, par testament les biens qu'il en avait acquis; et Dourdan resta dans le domaine royal jusqu'au temps de Henri II, ou il fut engagé au duc de Guise.

Les choses étaient dans cet état, torique surgirent les guerres de religion qui, pendant vin«t nus, ensanglantèrent le sol de la France; alors Dourdan fut pillé et saccagé deus fois par les Huguenots : la première en 1683, la seconde en 148T.

Quelques années plus tard, c est-à-dire en 1696, cette ville était rentrée dans le domaine royal, puisqu'elle fut vendue a faculté de rachat perpétuel, et retirée, en 1610, par Louis XIII, qui rn remboursa ie prix. Avant ta Révolution, Dourdan était dans la maison d'Orléans.

C'était alors le chef-lieu d'une élection de son nom, d'une prévôté, d'unbailliflge, d'une rnaitrise des eauxctforêtsetd'une maréchaussée. Il y avait deux paroisses : celle de Saint-Germain et de Saint-Pierre, une communauté de (il les et deux prieurés d'hommes; on y comptait environ 460 feux.

Aujourd'hui c'est une petite ville du département de Seineet-Oise, arrondissement de Rambouillet, ehef-Heu de canton, slejje de deux justices de paix, d'un tribunal de commerce, et résidence d'une brigade de gendarmerie. Elle commerce en laine et en grains ; on y rem a que aus*i beaucoup de rabriues de draps, de bas de soie et de laine. Sa population est 'environ 3,ooo habitants. Cette ville est la patrie de La Bruyère.

La paroisse de Saint-Germain est la seule qui ait été conservée; la communauté de filles a été rétablie en 1808. L'ancien château, bâti au xv* siècle, est actuellement une maison de force pour le département de Seine-et-Oise. Cette maison se compose d'une grosse tour et de huit plus petites, réunies l'une A l'autre par une courtine flanquée de bastions et entourée de fossés large» et profonds.

Il faut noter, parmi les maisons de campagne des environs de Dourdan, le château deSemond, la tuilerie de Potelet, une belle mai sou à Grillon, sur la rivière d'Orge, et l'ancienne abbaye de l'Ouye.

| IX — Anaeaa.

Bourg du pays Cbartrain, situé a quatre liens* à Test de

Chartres, et à seize de Paris.

Le plus ancien seigneur d'Anneau dont l'histoire ait conservé le nom est un certain Gautier, qui vivait en 1089, et se fit religieux dans l'abbaye de Saint-Père * Chartres en 1 098.

Ses successeurs sont peu connus jusqu'à Jean Bureau de la Rivière, qui fut premier chambellan de Charles V. et mourut en 1400 ; on croit que c'est lui qui lit bâtir le château et la tour d'Auneau.

Henri de Joyeuse, comte du Bouchage, duc de Joyeuse et maréchal de France, était, au xvr* siècle, seigneur d'Auneau ; il se fit capucin sous te nom du fxrt Ange, le 4 septembre 1 587, a l'A ^e de vingt ans, et il mourut, en 1808, A quarante-un sus.

Cest à peu près de ce temps-là que date la célébrité d'Auneau. Plusieurs comb-its s'y livrèrent entre les Protestants et les troupes de Henri III, qui s'étalent retirées dans ce bmrg.

Auneau avait un château très-fort; les troupes royales, dans le dessein de s'en emparer, ménagèrent des Intelligences avec le gouverneur, nommé Cholard, qui s'engagea à les recevoir secrètement dans le fort. Une première escarmouche asses vive fut tout au désavantage des reitres, cavalerie allemande que les protestants avaient â leur solde ; et, pendant que ceux-ci s'occupaient de donner la sépulture â leurs morts, Cbolard introduisit on effet des troupes choisies dana le château d'Auneau. 1-e duc de Guise se tenait derrière le bourg avec le gros rte son année. « Les rétres , dit Doyen , qui Ignoraient ce qui se p»st sait, s'étant préparés pour leur départ, et ayant chargé* « leurs chariots, le capitaine Saint-Paul lit baisser les ponts du « château et tomba sur eux; aussitôt, le duc de Guise s'empara « des portes, entra dan* le bourg ; et ils massacrèrent ces rétres , « qui avaient passé leur temps en orgies. Il resta plus de

■ 3,000 rétres sur la place. Ou fil 400 à 600 prisonniers. On « prit 3,000 chevaux, 800 chariots, de l'argent et des bagages,

■ avec huit cornettes. Fabien, baron de Donaw, se sauva, dès

■ la première charge, et avant que les postes eussent été gagnés,

• dans les marais qui sont au bas du bourg. Tout le reste de- « meura A la merci des vainqueurs, qui, las de tuer hommes,

• femmes, et jusqu'aux enfants à la mamelle, prirent le reste

• des hommes prisonniers. Tous ces infortunés étrangers , « mécontents des princes et des huguenots qui les avaient fait

• venir de chet eux, avaient résolu de partir d'Auneau et de « s'en retourner la veille de cette action, dont le récit, déjà

• trop long, fait horreur. »

Dès lors , Auneau compta , parmi ses seigneurs , plusieurs

individus de la famille d'Escoubleau ; le duc de Ncailles , en 1710, et quelques autres moins connus, qui l'ont gardé jusqu'à la Révolution.

Aujourd hui , Anneau est un petit bourg sans importance du département d' Eure-et-Loir, arrondissement de Chartres ; cependant il est chef-lieu de canton, le siège d'une justice de paix et la résidence d'une brigade de gen darmerie. Sa population est d'environ 1 .400 habitants , y compris les hameaux de Bois- Gasson, d'Equilroont, de Cossonville et des Rochers. On y fabrique de la bonneterie.

L'église paroissiale d'Auneau , sous le titre de Saint-Remy , est à peu prés à un quart de lieue du bourg. Près de cette église, se trouve une communauté de religieuses nommées Filles de la Providence.

Le château est jdétroit en grande partie ; D n'en reste plus qu'une simple habitation. On volt , à l'entrée, une tour d'une construction très-solide qui domine tous les environs. Le parc est d'une très-grande étendue.

Il parait que de tout temps il a existé à Auneau un pèlerinage connu soos le nom de Saint- Maur, qui dure depuis le 33 juin, cl se continue tous les vendredis et les dimanches jusqu'à l'ouverture de la moisson. On voit, au lieu du rendex-vous, une (ontaète, aux eaux de laquelle on attribue la vertu de guérir la goutte. Cest encore on vestige de l'antique culte des fontaines.

lies lieux les plus remarquables des environs sont le château de Bareovllle, celui de Ténières, In chapelle Daussainville et la maison de campagne de Harouvllte.

8 x-6«ii*r«««.

Petite ville de la Beauce, située sur le penchant d'une coi line.

mSTOtP.F DFS KTTV1RONS DF PARIS.

è d< ux lieue1» n dénie nu »nd-e»i rte Wainti non, et à quatre A ïe»t de Chartres, »ur a rivière de Voise.

Le p'u ancien M-iun- ur de fiallar on dont l'histoire ait dit Connaître I existi nce . esi Guillaume â<- Gallardon chevalier . aeijnieur de Saint Pie-t, qui vivait eu l'an IOîO. Le vicomte de CliAieau'Iun le cha-sa de -a terre, et reconstruisit mu chAtee', >|ui' If roi Robert avait fait raser.

Mais tes drsreu ants île Gai .o don rentrèrent dans leur propiéé. et la posardèri ut jus m'au 33 avril ujh, «à elle fut vendue à Jeanne d'Êvreux. reine ilounirièrede France, tioisième femme d>- Ch»r'r* IV.

PIiik ia<d Gallardon Tut donne par la rein» A Louis, comte d'Ftampes, son neveu, (.elui-ci le transmit, la même année, h son frère, cornu- d'Alenron et «lu Perche, et II échut par smvi ssion à Pierre d'Aline- n. dit le Bat rd, a ta mon duquel d rentra dnns la iniii>on de son premier reigin ur. et j resta jusqu' n iSJt.

Pendant ce temps, Gallardon eut plusieurs 'ois A souffrir d< s knerres in'ér eurrs qi>i rn^ngtantèrent la France. Pri- par le dur de houruoizne en 1411 , repris sur le» Anglais quatre bi s aprrs par les troupes de Charle- VU. soumis «le nouveau aux Anglais, il fut assiégé et etnpoHé p«r Dunots en 144s. Il e»t faci Vile roue, voir ipie la ville ne put sortir in acte de tant d'entre i s t. Dubois détrtisiMe chit nu- ort a I exception ii'uue vieille tour noiniTiA- I Epattlt d» Mouton, ce qui '«ciiilt peutêtre plus ard la prise «le la ville par l> prince de Cundé, en I i«3, lors de» guerre- de religion.

Il 'au compter parmi les seisnenr- de Ga'Iard >n, postérieurs h i' 'te l'poijue, un Noël • e 6 dion. en faveur luquel I ancienne b r> unie < terl^éren marquis it pa> le très de I6.r>&,el le du<de l.aval-Mun moreney. qi.i I ..litint par ton mariage av>c lïiérit ère d< la mais n de Bullion.

GaliaM'iu a une très-belle èiili-e . remarquable surtout par ta euusl uctiun de son rhwur et I élévation de ses deux clochers Eu gênera!, tout, dans • ►lté pe itè ville, annonce une origine t es an tenue ; elle avait aulreioU plusieurs éUbW.mntN l ienv.

Auioiinl'hni GaUardOn fàit par te du département d'Fure-et- Loir , d l ar-oi.di- émeut de Chart e», ca .ton d.' Vlnln enun. S.i imputation esi dVnviion t.son Invitants, en y cumprenam l>s hameaux de Mcsiul . de tlnglinval-Gcrmuiival , «le courtepme, et quelques habitation» isolées. Il y a un bureau de pu«te

CDAP1ÎBÈ m.

L'histoire de Chartres ne peut être séparé* d* «elle de l'antique i ai ion des Car»*f««. La ville e»t bâtis sur le territoire deritte nation; site en a étetecliil-lieti. rite en a porté h> nom.

Le- Garoulis avivant Tite-I.tve, furent du nombre de c» s peuples u.aulois qs1, s us le regn- <te Tarquiii-l'Aneien, envoyèrent une parlée -te tetir population dans les contres» étraegère*. franchirent le» Alpes et s'établirent en Unie.

Lorsque César vint i-Onqnérir les GasVe*. les Carnutes oppose eut une honora nie résistance a«« projeta <ie est ambitieux i et, soupçonnant que leur chef Ttufftm* était lié César et lavon-aii ses plan- de «onquétes . ils le mirent à mort I>s furent !■* premiers instigateur* de l'insurrection générale que les Ga.dois tirent éclater .-noire le n ma<n. et lurent 'es dmiier- a se eoumettre.

Mie* les «.arnulesse tenaient les aasemblées de prêtre* yauepM'ét de «ouïes les ni lions , et oû se privée- et «rnéralf». • Dans un certain * temps de l'année, d t Cé«>r,et sur les frontière» des Carnutes, « oont le territoire est con-i itéré comme le centre de la Gaule, « les druides siég- lit «bm> un Itt-u consacré ; < l ceux qui mit des « pièce* s'y resdent de toutes pstrU et se souniot-nt a ieur» w -r-iiten -es ». n

Os nsxetnliiëcs se lenateut ordinairement en plein nir. su inilieo .te-, forets et dans desonotiutes rnaniuée» par des pierres

■>«..tlt»..»*.iC«i|x«Sk

di-puls irs for-

brute- . ou dans de- souterrain- dont on voit encore dao pays ehaitrain des reste* multipliés.

Le territoire d< s ('jirnute- -'et- ndait du nord au midi < lé rours de la Loire <ns(|u'k la Seine. Ils avalent plusieurs l teresses que Céaar indique par le mot appuis ; elles n'éU habitées qu'en temps de guerre. La ptos i teresses était Gmakum. Les uns CMient que i celle d'Orléans tes autres eelle de Vieux-Glen.

Comme tous les peuples gaulois, les Carnutes habitaient de* chaumières grossièrement eonstruilcs . séparée» les unes de» autres , et dont l'euaemb'e formait ces bourgHdes que C -sar nomme tir». Une de ces bourgades. ss> s doute la i>lns centrais, u' choisie, lorsque le- Homa ns détinrent le- maîtres des <lar— nut. s, pour être le chef-lieu de i*tte nation rsu toise. Ce ehef-liev était nommé >4«rrirsm , et conserva ce nom ju-que ve«s le milieu du tv* siècle , époque ni tous les ci -ers- lieux des nations gauloises, qui n'étaient ni e>4onies ni méteonol s, ehangertst e dénomination, et prirent celle de tour hatiei. Ahuri A-tri dont, par corruption,*

La nation des Carnutes, lorsque la Gaule fut dl'lsée en provinces par 1rs Romains, se trou- a dans la provin s lyonnaise: puis i^tte province ayant été subdivisée en deux partie», et par la suite en quatre, le 'erntoire dm Carnutes dépendit de la qua-

quatre, I

Ineme pmvinee lyonnaise, dite S**onia

I Va us le- premiers temps do la domination romslno . nation fut l'ùeée au rang de celles qui étaient alliées <iu peuple romain: Csinufai ftÊ^trmti.

l-es monuments druidiques abondent dans le pays ehartrain, comme je l'ai dit ; ceux des anciens Romains s'y rencontrent fréquemment.

* Bonvrt-JourdM, pré>ldent de la société d ag'ieollure de Chartres, a publié ua mémoire cu ietix sur des aqueduc» souterrains qui conduise ent A Amtricum ou a (Parties l'eau des fontaines de» villages de Worauee* et de Vert , situées A deux .tous- deoetto ville. Ce* conduits sont do dix huit pouces de largeur, p. esqoe a fleur de terre . et composé* de béton que les Homsius cm loyaient à ces sortes de travaux.

II ilécrit aussi des chemin» souterrains qui. partant de la ville de Chartres, m divis nt en plusieurs branches, et s'étendent jusqu'à trois lieues de Chartres dans la pla ne de Cour» ville . près des villages d* Amilly , de Somt- Aubin et Pont <inela-Cu>s«. no I on en voit des traces. Ces chemins sont voûtés, construits de gros cailloux, et n'ont que «Vus ptrdt et demi de i« r* eur. Ou Rtnarque aussi do loin en loin do» retraites où dent hommes k reucont ant , l'un d'eux p> ut se placer pour lats»i r Ht passage libre a l'autre: ce qui .prouve l'antiquité de ces constructions , ce sont les médailles des Aa onin* « des Commode « de» Maxime, qu'on y a découvertes1.

Sous la domina ion romaine . au culte des Gaulois et anx autels rustique» des Druides avait -u. cé-ié le celle dis Romain» et des dieux du Copilote, auquel, vers la Ah do iv* siècle, suc eéln le chn^litiuisme Cnartres eut de sonne heure deiévéques;

ïOi de l'ère cliréttaliie?on^î?u^^ qui fut remplace par saint Aignan l'an tSAt voici eommeat ce uVr> nier arriva A réfASCOpot. Lor qall fut élu. It était en prières sur le tombeau de sain' Martin; et plu-ieurs seigneurs, ac ompo* gnèsdti clergé, voulurent le porter >ur leurs épaule» .lepuia le lieu où a été bAlie la porte Saint- Michel jusqu'à la cathed aie: d'où ■ st venu I ssSite d'y porter les evéuues. ses successeurs v pendant plusieurs sioriss; honneur qui a dégénéré en ol>l gati-m, perpétuée jusqu'à Kene d'Iiliers, qui s'est laissé porter ain-l le dernier; mais, depuis ce temps, lesévéques se sont contentés ■le I oirr>' qu'en font bs seigneurs *. Il faut dire toutoAHS, avec M. Cbevart, que I nsage né du réfihue Itodal, ea vertu dunuH quatre barons éuttent obhjtés ite porter le» évéqnes sur l'Ui* épaules, lors de leuriulroniastioti, ne re < on te pa.s au-di-'ladu %' siè> le : et. ai sous ne mettons pus ca 'toute, comas ■ il le tau . l'existence de ce prétendu saint, disous du morns avec «n que « l'Elue ue loconi.atssant point d'autre saint Ai^aan qui irl ni « a qui etlfe donne le titre d evéque d'Orioau* , et qu. v,vim

I Mimetrtê 4* I* -WMtii p*|» XT«.

âîs^ ^ s*JJ Sx <so'#*s^ af#

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

• d.ira le v* siècle, 'I est plu* que probable que c'est le même

• individu que le* chroniqueurs ont Jugé « propos de qualifier

• deveque dp f.hartr s* ■ 9 révéme qui paraît avoir solidement établi le rulte ehré'ien

d-ms et- diocèse, c l nom i é S»Umni$; il rivait en l'an 400.

A eeltr époque, la tille de Chartres n'occupait qu'un nssci petit terrain a l'eitrémitc d'une plane <)u coté de I orient: rll' riait compose de dix me* étroites et tortueus-S : sa ligure était un parallélogramme borné nu nord par lu rue <te Mure, laquelle trndait du bourg de ci- nom au chemin d'Orléans |>«r le Grwnd-Pnnt nu pont du Château : a l'orient, par la rue E'Iére, qui parlnil de la rue Ga>é> de la iUe Serpente et se dirigeait veis Bonne* al. liber» et Cour ville, au midi, par la rue du Boeuf-Couronne, et a l'or ident par la rue du Chf val- Blanc.

Quant aux monuments. Té-lis* de Chartres est uns ron'redii mie de» plus remarquables île la chr tenté, bien que no«n'adopilons ont l'opininn de ceux qui prétendent, d après des Ira iilious ' ■lui - ii - - >iui- eel édifie*- ait été élevé sur des souterrains ou 1rs druides tenaient leurs a»semhlée». Quoi qu'il en soit de ce fait la première egh»e fut brûlée en 84* par les Piorman s; celle qu'on Toit aujotnd bui s'éleva sur ses ruine*.

Dans le» environ» de la ville, il y avait quatre bourgs aaso» considérables : le houig 'le Muni, qui comprenait toutes 1rs maisons qui fcvxMstMl In porte Drouaise. le bourg <lu Château, <iu*on nommait Simpl>m<nt U bouig, situé aux environs

• u Grxnd-Pout ou |Min> de la Porle-Guill.iume; lr bourg dé Saint Sire qui s'app lai simplement Haut-Bourg ; eniln le boni g Cliàlelet, où e t à présrn* la po'te de cé non.

Ces) bore de la mII que salut Aignau lit l>àtir, dit on, l'é glise de* apoin-s sain' Pierre et saint Paul, où il fut inliumé. et ■xjj .. depuis p né >on nom. Cette BsnWl fut plus tard Celle des comte» de Chartres.

g il — € Smrlrr» WM Ira rmtm franc"

La ville de Chartres passa de la puissance romaine sous la

puis anre immédiate ries roi* francs,

Dans le- partages qui suivirent la mort de Clovis, Char'ns fui compri» dans le royaume de Paris. Tnié-y II, roi d'Orléans et de Itourguane, faisant la guerre a -on cousin Cnloiaire rni de Soiss<-ns, vers l'an fioo, sn»s l'éptsco «l de Hethuiu-, assiégea la « ilie de Chartres ; cvmme il désespérait de pn-ndre cetie place 1res foitil'éc. il rompit l'aqueduc qui aboutissait a rette vide, et détourna l'eau dont les l.abttan'S s'abreuvaient. Bientôt après. .'évéque et bs habitants résolurent de se rendre : il» n \ rin nt le« |>0rtes de leur ville.

l a puissance de» rois de France était considérablement diminuer depuis la mort de Charlemagi e : les grand» taniui de vmr. nt ndenen<iants: la royauté ne fut plus qu un vain titre; c'est dans cet étal que se trouvait la France, lorsque pamreni les Normands En ai8, ils pur. nt. brùlt rmt et détruisirent la m Ile dr Cbartn-s.

Dans la suite, d'autres Vrmmds, commandés par le due Il -tlng, se rendirent mnitie» du pays chartrain, et le duc luimême prit le titre de eomt - de Chartres, ville qu'eu 872 il quitta moyennant un tribut annuel, qui ne fut point payé, attendu l'cioiguemen' de ce barbare. Mais les Normands, irrité», rvn- ' remit lut nlol dans le royaume, assiégèrent de nouveau la vi le de Ci a r très, la prirent eo peu de joins, abattirent les murs, et forcèrent les Ci.arjtmins et leur é>êqne à leur payer

le ti met convenu

Dan» U suite, eu (il i , à la léte de nouvelles h< rdes danoises, parut le lauieu»' J|«//oa. Après avoir i ris et pihé p usieurs villes, il se présenta devant Cl>artns. qui. seule, opposa une vigoureuse résistance, et sortit same et sauve de leurs attaques; c'est ce Rollon qui, axant embrasse le christianisme < I é, ouse la lllle du rai de France, Tut le premier duc de Normandie

COMTES M CHARTBIV.

YcrsTan 941, tous le régne de Louis IV, règne de troubles et de guerres civiles. Chartres avait pour comte Thibault le- Tricluur, dont un contemporain nous a laissé le portrait suivant :

Thibaut II mens dr Chartres rat Bel et r..c.i.wgnooi Nom oi rhètMrirt ti ville», et noat nu •rbernoi,

1 Che*r«r4. HttlMrt 4t I kmrtrrt. Ht . n, rh«j> s.

ChevRtler fa mont praut et mnnt rhevslrrpos. v ■ mou* per fu rrnel et mnul tu rn»iini«. ThirtMiu fu plein d'engin, ei ptr|n fn de fetntlé fi» te mme n» ■ femme nr p»rla «mille D> Friue nr .lr i hrilf n'ulmrril ni i . .r, Nr ne douta à faire mal euvrg ne péxhie.

Ce comte Thibault soutint une longue guerre contre le due de Normandie; mais le différend fui termine par un nvnïage. Thibault mourut l'an 974. laissant a ses enfant» les comtés de Il .u». «le Tours, de Chartres, et les grandes seigneuries et domaines qu'il nos é 'ait eans l'Anjou et dsns le Berey.

Nous ne suivrons pas les comte» d- Chai très 'an tonte» les tuenes qu'ils enlrepr reni ave- leurs voi»iu»; c'est un «oin dont on nous dispensera sans doute. Toutefois. • mis devons parler dr cri e qu'eut a soulenli le rom-c Rtrdei II, et ronire le duc de Normandie il romr*! remp>reiir l'.onrad. pour la »ucc ssion de \n Haute Hoiugogiie éc ue à Bert e. sa «eron e femuie, fille de Cmrad III ; ni llun- n I autre n'amena de changements remarquables, si ce n est In mort du limite, tué en io$7 dans les plan.es de lorraine. Nous devins peu pu 'or au-si de la guerre que lii aux ''eux mis Louis-ie-Gr s »t I ottKle-Jeune, dans le xii'slècl , Thibaut IV, comie d- C ha ri es et de Champagne. L'issue d I alT.<lre fut le mari ge du ni a>ec Adil, cinquième fille de Thibault, et mi re de IMnliiipe- Auguste. Thibault moumt en tist.

Ici le» annales ecrlé- iastiqtie» nous lonn'l-«ent les détnils les plus curieux. Ku to77, un Geoffroy fui élu éve»|iie de ('.lia t>e»; ses déportements le firent révoquer. Voici comme 1 1 en pmle Yve» de Chartres, dms une leilre a rnirhe>ei|ue de Sen». qui refusait d-- le rrconnal re comme son siilTragun' : • l. est u'a*olr |., s assez de soin de votre réputa ion qu- d'ao- « peler eneorr é eque un boi c enilssabe, • ont les nduHeris, a les dehauebes. les tmh son» et les parjuns ont été puli'ies a dans presque toute l'tgli e latine • Ce même Yves .si celui qui s illustra par S- s fi c ssion» avec l'Iulippc I", lor-que le roi de France eut rèp. dié lîerthe, sa femme pour é| ou»er llertrade de Monti'iut. aumep'isde «oit uni n avec Knutques. coin e d Anjou. L'évéque V»e»etn I honneur de s étreeleve le |ir.mier i"ont>e ce seandide, qui Unit p»r la soumission m rot,

trois lois eveoii.muuié, et le r t de B rtrade aup es du son

premier mari.

A la mort d'Yves recommencèrent les lonts d> m<Més entre le clergé et les comte» d' Chartres. I.rlevtion du nouvel évé iue fut le si.nal de la di corde; « 11* ne fut poini aile m fn rur de la créature du .omte. Olui-ci. piqué, chassa la nouvel e-éque de la vjbe, e< lit piller par »es gens les maisons de ceuv qui lui avaient donné leur voix. Cependant Ci tte quere le S npai»a, et 1 1 vé^ue fin admis a exercer -on épisco. at.

Plusieurs prélats fameux succédèrent é l'évéque Yves : tels sont ce Guillaume de t bampntue. d t aux blnurhtt main, beau-frère de Louls-le-ieuue, rousin-p rmain de llanri II. roi d'Angleterre, et oncle de Kbtiippe-Augusie. et ce fameux évé.|ue ang ai- Je.m de Saltsbury, élu . n 1177.

Mai» de- évémm ms qui peigm nt bien les mmirs r*u temps appel eut ici noire attention. Nous a<ilvons au siècle dr Phl-

lip \i>t' ste. Les oi licier» de la eomtes»e de Chnrtr s fout

emprisonn er un hahi'ué de l'é. lise; ps refusent de le ren ire a la demande du cbnplire, et le chapllre tari M »ii e et h» banlieue en itiierd t : c'était alor» une inesore irès-frequente e» trésefiicace. Les eh 'Ses étaiei t en cet é «t depuis près de ..eux ans, lorsqur.au mo. s d octobre uoo èsejtéps*tÉnéirvo\e<l. mpii iers de la comlc se a prendre lu armes et à sa<-rnger la maistMa du doyen, le peuple s y porta sur-le-champ, et la livra eu effet au pillage.

s Aussitôt, dit Doyen ', le chapitre fit cesser le service dans « la cathédrale, enjoignit au cl. rgé de (a ville et bxiiheue de « faire la même chose, p. rmctt mt su ICmeni aux euré» de d re « la messe basse >ertans jours de la s mai ne les porte» f. ra m ces, «ans qu'il v eut aucun assistant, et ce. sculem» nt pour « renouveler et consacrer ses host e», ai n d'administrer eeu» a qui. étant proche» de la mort, requerraient le vu.lique. Tous a le» autres sacrements furent interdits excep é le baptême « de» cnuints. qui ne se . oufo ait p.. s dans le» églises mats « seulement a l'entrée et suu» <esc< apit aux. On ota bs parea meut» du grand autel de la cathédrale ; la saïute ehéitr Ait

« T»»r i, |v«> tss.

HISTOIRE DES ENVIRONS pE PARIS.

« mue sur le marche-pied ; toutes les cbàsses des saints furent

• descendues et posées sur le pavé du chœur; la repré»enla- « tion du crucifix fut aussi mi.se par terre; et, tous les jours, t i certaine heure, le leoutiiuer de l'église montait au pupitre, « où, ehemdslits éteintes et cloche* tonnantes, il dénonçait ex- « communié» tous ceux qui avaient eu part à cette action.

« Dans toutes les paroisses de la ville et de la banlieue on c faisait la même chose ; on ne sonnait même plus le four rr- « (tu le soir, ce qu'on n'avait néanmoins pas omis dans les autres

■ interdits. Ce spectacle ne fil qu'irriter le peuple contre les s ecclésiastiques ; et, quinze jours après cette sédition, lorsque a le semainier prononçait les paroles de l'excommunication, le a peuple, qui était présent, se mit à faire une huée accompa- « gnée de paroles injurieuses, se moquant de l'excoramunl- « cation et de ceux qui l'avalent fulminée, »

Entin le roi fut obligé d'interposer son autorité, et de condamner les officiers de la comtesse à faire publiquement, dans la grande église, satisfaction an chapitre cathédral.

Mais, à son retour de la croisade contre les Albigeois, l'évéque, peu satisfait du Jugement, qui ne prononçait qu'une peine pécuniaire et non afûïctite, en appela de nouveau au roi. Alors 1rs coupables, qui avaient offensé Dieu en son église, furent condamnés pour réparation à J.000 liv. dont 1.000 liv. envers levéque, et 15,000 livres envers le chapitre. En outre, le roi jugea que 1rs « criminels et leurs complices, dont le cha-

■ pitre s'était plaint nommément, comparaîtraient au jour c solennel, assisteraient à une procession qui se feroit publi- « qucmenl dans l'église, nus jusqu'à la ceinture, portant des « verges en leuis mains, avec lesquelles ils seraient fustigés, « A la (In de la procession, devant le grand autel, pour peine « et satisfaction de l'offense commise coutre Dieu, sa bienheuo mise mère et ses serviteurs1, a

Ptu <1 années après (en 1 3 1 &), le comte de Chartres fit pendre le domestique d'un chanoine. Sur la réclamation du chapitre, des athitres sont nommes : ce sont trois évéques. Ces trois prélats, «après avoir examiné les droits de* parties, jugèrent « en faveur du chapitre, et les oriiciers furcut condamnés à « p t er uu des serfs du comte dans un lit, depuis les fourches

■ |«litailairt-s de Chartres, à un jour fixé, sur les huit heures

• du matin, devant la principale entrée de la cathédrale, et « y laisser le serf pour être et appartenir au chapitre au lieu « du mort. »

Ces dispute» étaient continuelles. Kn 1353, Il s'en éleva une antre entre quelques bourgeois de Chartres et des gens attaches a la cathédrale ; ou eu vint aux mains, et l'un des derniers fut tué. Quelques chanoines prirent le parti des bourgeois ; un chantre de l'église murmura hautement contre le procédé des chanoines; ceux-ci le firent guetter; et, la nuit suivante, lorsque le malheureux se rendait à matines, il fut tué à la porte de l'église. Le chapitre prit en maiu la cause du chantre, «t demanda justice contre les chanoines délinquants et les bourgeois.

Le synode tenu alors à Paris par l'Arheveque de Sens excommunia le» auteurs du crime, mit l'interdit sur la ville de Chartres, et permit au chapitre de se relirer à Mantes et d'y rester en sûreté. »

Une assemblée d'évêques, tenue pour, connaître du différend, écrivit au chapitre ■ que Jésus-Christ, qui avoit pacifié en son t sang toutes choses qui sont au ciel et en terre, qui avolt c aussi pacifié l'église d'Angleterre au sang de saint Thomas, « archevêque de Cantorbéry, voulolt de même réconcilier leur

• égii«' par le sang de cet homme de bien, Renault de l'Ks- « plne, leur chantre; afin que, par ce moyen, l'Eglise, pour « laquelle il s'étoit offert en sacrifice, ayant trouvé l'occasion, « le mit plus proroptement en une heureuse liberté. »

Cependant le synode donna sentence contre les meurtriers du chantre ; mais saint Louis, qui gémissait de voir la ville et sa banlieue interdites et ses habitants excommuniés depuis plusieurs années, pria le synode « de trouver bun que les cha-

• noùies de Chartres retournassent dans leur église, levassent a l'interdit de la ville et banlieue, et donnassent aux habitants « l'absolunou de l'excommunication qu'ils avaient encou- • « rue*. »

' Majfel »*}••, MBM i, paft StS ' • M., Itoé., M Ml.

Néanmoins le chapitre se retira a Étampes, en 1358 ; l'excommunication des habitants et l'interdit sur la ville subsistèrent encore: mais ils furent , peu de temps après, levés à la prière du roiP

Cependant cette trêve ne devait pas être de longue durée; car, en I360, les officiers du comte ayant bit prendre quelques , avoués du chapitre, ce corps prit fait et cause, jeta de nouveau l'interdit sur la ville et la banlieue de Chartres, et excommunia le comte , son châtelain , le prévôt et leurs familles ; bien plus , l'ordre fut donné â tous les curés dépendant du chapitre de faire observer l'interdit dans toutes leurs paroisses, de a- célébrer qu'une fois la semaine pour consacrer le corps de Jésus- Christ, en excluant les interdits et les excommunié*. Il leur fut enjoint de dire la messe d'une v oix si basse que ceux qui seraient hors de l'église ne la pussent entendre. Loin d'apaiser les esprits, cette conduite ne fit qu'exciter le peuple coutre le élu itro; et l'excommunication fut renouvelée par févêqur. D somma tous les abbés, archiJiacres, prieurs, doyens et prêtres de son diocèse de faire la même chose, les chandelier éteintes et Us cloches tonnantes

Le pape, ayant été instruit de tout ce qui se passait, écrivit à saint Louis , pour le prier d'accommoder cette affaire ; il employa l'archevêque de Rouen et celui de Paris pour obtenir du roi qu'il travaillât â cet accord, et lui écrivit même â ce sujet. Le roi choisit pour arbitres trois évéques et deux prêtres , qui jugèrent , comme on le pense bien , en faveur du chapitre. Le comte fut condamné à demander l'absolution de l'excommunication fulminée tant contre lui que contre ses officiers, et la levée de l'interdit qui avait été jeté sur eux. Geoffroy de Subolin, depuis peu prévôt de Chartres, fut condamné à aller à pied â Saint-Martin de Tours, le carême suivant, ou à payer i oo sous pour le subside de la Terre-Sainte. Isambert, châtelain du comte, fut condamné â la même peine ou â payer 10 liv. pour la même destination. Henri Gaidon, aussi prévôt depuis peu. fut condamné au voyage de Saint-Jacques de-Compostelle. si ni.- m il n'aimait payer 15 liv. pour ledit subside. Renaud Barbon fut condamné à aller à pied à Vendôme ou k payer t s sols. 11 fut encore ordonné que les corps qui avaient été inhumé» durant l'interdit seraient déterrés, si on le pouvait faire exécuter commodément par ceux qui les avaient ensevelis, et leurs os transportés autour de l'église paroissiale du lieu , et de là placés dans des fosses pour y demeurer, après que les obsèques des trépassés auraient été faites â l'ordinaire ; que l'on paierait aux cures les droits suivant les coutumes approuvées; que l'on recommencerait à publier les bans de mariages célébrés durant I interdit, et que ceux qui les auraient contractés seraient marié* de nouveau, parce que, durant l'interdit, le mariage était défendu '.

De pareils événements sont fréquents pendant cette malheureuse époque.

Cependant l'interdit fut bientôt jeté de nouveau sur la ville et sa banlieue. Saint lirais se disposait alors à partir pour son second voyage d'outre-mer ; voici dans quels termes II écrivit au chapitre pour le prier de lever cet interdit: a Comme , à o notre réquisition et à la prière que nous vous en avons faite. « le mercredi d'après la fête des bienheureux apôtres saint « Pierre et saint Paul, A notre arrivée â Chartres, vous avez « repris l'usage de vos orgues, nous vous prions que, pour l'a- « mour de nous et à nos instantes prières , vous suspendiez « pour un temps les interdits dans votre église et dans la terre a de notre cher et fidèle comte de Qlois. »

Enfin, après de nouveaux et de fréquents démêlés, le comte et le chapitre passèrent , en 1394 , une transaction définitive , par laquelle le comte reconnut que la justice du cloître de l'église de Chartres , des maisons qui y étaient , et de tous ceux qui y demeuraient appartiendrait au chapitre, et qu'ils ne seraient aucunement assujettis à la justice du comte.

Cette transaction rétablit la paix entre le comte et le ciergé ; et, lors du sacre de l'évéque Guérin d'Arcy, en 1175, ce prélat fut porté sans opposition dans une chaire en bois a en la ma- « uière accoutumée, par Guillaume , vidame de Chartres, sei- « gneur de Mcslay, et ses gens d'un côté, par devant ; et d'un v autre côté, par derrière, par Nleolas, sire de Longny, lesquels u étaient* présents en personne ; et de l autre côté, par derrière, a par Pierre de Dreux, chevalier, pour le sieur de La Foret, au

< mumn éê rurtrt$, un» i, w* »»*•

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

a nom toutefois, et à la requête dudil seigneur évêque, la terre

• du seigneur de La Forêt étant , pour certaines causes , en la € main du prélat. La dnme d'AJIuye ou de Brou fut mise en c dé/aut de comparaître »

I <> chapitre n'eut pas plutôt terminé ses querelles avec le comte, qu'il en entama d'autres contre son évoque. Elles furent encore longues et terribles: les excommunications et les interdits, lancés de part et d'autre, allumèrent une véritable guerre. Enfin le pape, affligé de ce scandale et éprouvant le désir de le faire cesser, parvint à accorder les parties belligérantes.

Pendant que cet choses se passaient , les comtes avaient fait

Plusieurs voyages en Tcrre-Saiute. De ce nombre fut Pierre de raoce, fils de saint Louis , comte de Blois , d'Alençon et du Perche, qui accompagna sou père en Afrique , et mourut à Salerneen 1383.

Ce comte avait donné, ou plutôt vendu une charte de fran- - chi.se à ses sujets de Fauchevillc, de Bonnevalh- et de Saint- Martin, qui les dispensait de prendre les ormes | la charte porte qu'ils im seront armés dortnatant en ott ne in chevauehie, ne en banc, ne en journée*, fore qu'en la manière du bourgeois de CKdleaudun.

Plus tard, le comté de Chartres fut acheté par Philippe-le- Bel, qui le donna a Charles de Valois , son frère; et, vers l'an i II 3. celui-ci voulant accompagner le roi, alors en guerre avec l'Angleterre, reçut des habitants de Chartres une somme de 13,000 liv., prix d'une charte de franchi v qu'il leur vendit. Par relie charte, il les exempta du paiement des tailles, subsides et autres droits à l'avenir ; leur permit d'avoir un hôtel commun pour y tenir en corps leurs assemblées , et leur en fit délivrer, en mars 1397, les lettres-patentes, qui fureut confirmées plus tard par Charles VIII.

CHARTRES B10H1 * IA COlJBOltNB.

Après la mort de Charles de Valois, le comté de Chartres, p ■ s s ii , en 1330. à Philippe de Valois, son fils, qui étant monté mi:- le trône l'année suivante, l'incorpora à soo royaume; dèslors le comté resta réuni à la couronne jusqu'à ce qu'il fût donné, un siècle et demi plus tard, à René de France. Philippe de Valois est le dernier qui ait habité le château des comtes de Chartres.

Ici se présentent des événements d'un autre ordre. La minorité de Charles VI, et plus tard son état de démence, mirent In France en feu et donnèrent naissance aux dissensions et aux cabales qui mirent les armes aux mains des Bourguignons et des Armagnacs, factions qui tour à tour firent pendre, assassiner ou brûler crux de In faction opposée, pendant que l'Anglais, profitant de tant de désastres, s'asseyait sur le trône de France.

Dans tous ces sanglants débats, Chartres, d'abord pris par les Bourguignons, ouvrit ensuite ses portes aux Orléanais; mais bientôt (1417) le duc de Bourgogne, pensant que la ville deviendrait le point central où les princes mécontents réuni raient tous leurs efforts, prit le parti de l'assiéger pendant que la trop fameuse Isabelle de Bavière, épouse sans pudeur et mère dénaturée, se faisait déclarer régente et méditait le fatal traité en vertu duquel la France devait être livrée à l'étranger, et que le dauphin, Charles VU, relégué au-delà de la Loire, défendait à peine un reste d'autorité.

Chartres passa sous la domination anglaise; en vain la. dauphin mit le siège sous ses murs; en vain le comte de Foix renouvela la même tentative; la ville resta au pouvoir de l'étranger jusqu'en 1433, époque où le bâtard d'Orléans, comte de Dunois, forma le projet de la surprendre et la surprit en effet, secondé par deux habitants qu'il avait faits prisonniers, et par un dominicain, « Le religieux, prédicateur renommé, dit Villaa ret*, avait publié qu'il prononcerait ce jour-là un sermon o dont les auditeurs seraient édifiés, et qui moult profiteroit « pour le sautement de leurs âmes. Il donna , pour l'entendre, « rendei-vous à l'une des extrémités de la ville, opposée à la « porte qu'on devait attaquer; cependant le bâtard d'Orléans,

• Caucourt, Ln Hire, etc. , à la tète de quatre mille hommes, « s'étaient approchés à la faveur des ténèbres jusqu'à un quart « de lieue de Chartres, où ils^s'arretèrent, attendant le moment

a prise se présentèrent dès la pointe du jour à la porte de Blois; u ils accompagnaient plusieurs charrettes chargé' s de vin. cona duiles par des soldats dont les armes étaient cachées sous o leurs casaques. Tandis qu'ils amusent les gardes par des pro- « pos in différents et par le présent de quelques aloses, les cliar- « retiers déguisés fondent sur eux l'épée à la main, massacrent « les portiers, et se saisissent de la porte et des barrières. Dans « le même temps, d'Illiers, qui s'était avancé jusque tous le « rempart, avec un détachement de 130 hommes, entre dans a la ville, et à l'instant est suivi d'un second corps de 300 « combattants. Ils marchent enseignes déployées jusqu'à la cau tbe irale eu faisant retentir les cris de la paix! la paix! vite « le roi! Le bâtard d Orléans, La Hire et les autres chefs ar- « rivent avec le reste des tioupcs; I alarme se répand et parti vient jusqu'à cet endroit de la ville où frère Jean prêchait, a Le peuple, épouvanté, déserte l'église; les uns courent n

• leurs maisons, les autres se rassemblent près de l'évéque, zé:é

* partisan des Anglais et des Bourguignons. Ce prélat marche a à leur tète, il rencontre des Français dans le marché, les at- « laque et meurt percéde coups. Il se nommait Jean île Fcstiuuy. a Knviron quatre- vingts bourgeois su bissent le même sort. On fait a six-cents prisonniers, au nombre desquels était le commandant a anglais. Le reste de la garnison fuit par une autre porte. La « ville est prise et livrée au pillage. Les soldats se dispersent v dans les différents quartiers, et s'abandonnent à tous les excès « que leur suggèrent l'uvaricc, la débauche et la cruauté. Les a citoyens riches évitèrent la mort en payant de fortes rançons. « Le lendemain on exécuta tout ee qu'on put trouver d'Anglais, « de Bourguignons ou de leurs partisans. On eut soin de laisser a dans la ville une nombreuse garnison dont, quelques jours u après, le roi donna le commandement au bàUr I d'Orléans. »

Le Journal de Paris sous les règnes de Charles VI et de Charles VII rapporte la chose un peu differi initient; il dit que chaque charrette était chargée de grands tonneaux q t contenaient chacun deux hommes armé»; que, ces charrettes étant a rètees sur le pont-lews. les gendarmes placés dan» les tonneaux en sortirent et tuèrent les portiers de la ville.

Voici ee qu'on y lit relativement à I évéque de Chartres : « L'évéque s'arma quand il ouït dire la chose, et vint contre a eux avec un peu de gens, mais ce ne lui valut rien, car il fut <t tué'. •

C'est ainsi que la ville de Chartres passa sous l'obéissance du roi, dont les affaires s'améliorèrent chaque jour, et qui bientôt après reçut à Reims la bénédiction de l'archevêque.

DUCS bB CHABTBBS.

L'histoire de Chartres devient ici stérile en événements jusqu'en 1038 , où le comté fut donné en dot à Renée de France, fille de Louis XII, mariée au duc de Ferrare. Le roi érigea à celte occasion le comté en duché par lettres des mois de juin et juillet; mais comme, d'après la loi fondamentale de France, les terres du domaine de la couronne ne pouvaient être données en apanage qu'aux enfants mâles, le duché fut tenu par un simple engagement ; ainsi Chartres fut séparé de la couronne pour la seigneurie seulement, mais le roi retint toujours la souveraineté; tel l'ont possédé tous se» ducs jusqu'à lu Révolution; le prince royal actuel, fils de Louis-Philippe 1", fut le dernier duc de Chartres.

Il est inutile de parler Ici de la prise et de la reprise de la ville dans les guerres de religion, et de quelques aut es événements de très-peu d'importance; mais nous ne devons pas omettre que c'est à Chartres que fut sacre Heuii IV, après s'en être rendu maitre par les armes.

A cette occasion, U-s religieux de Saint -Père allèrent procèssiom-llement avec leur croix recevoir la sainte Ampoule que plusieurs religieux de Marmoutiers avalent apportée de leur monastère.

Les chroniques de Chartres s'étendent beaucoup sut e<tic cérémonie; les religieux de Saint-Père y tenaient le premier rang, et présidaient. Ils furent reconduits, avec la sainte Ampoule, jusque dans leur église, par tous les corps du cierge et par les magistrats et habitants de la ville. Les rues par où passa cette procession étaient tendues de tapisseries; toute» lis cloches de la cathédrale et des autres églises sonnèrent durant la cérémonie.

Journal dt Ptrit tout Cbirlc» VI M Cktrlcn VII, pige lit.

HISTOIHi: DES ENVIRONS DE PARTS.

Lorsqu'il* furent arrivés dans révise de Saint-Père, la sainte Ampo. If fui déposée sur le grand autel, rt ensuite portée au tre»or d s reliques, le* re'igieux rte Saint-Père s'etant auparavant eng.tg'-s a I» rendre a ceux de Mnrmmitiera.

Le dimanche. V du mcme mois de février •&•«. »ur les sept heure» du matin, Henri Hurault. le comte de Dînant , le comte de Uiixuo. le Comte de Termes, allèrent à l'abbaye de Salnt- Pèrc, • omme députe» du roi, prier les religieux dr Marmoutier*. d'apporter la sainte Amr*mleriaiis l'église cathédrale de Chartres et. !<ur ayant déclaré 1 intention du roi, ils leur promirent par serment qu'ai» è* le «acre il» Iror feraient remeitre ce saint drpôt. Le président, accompagné des conseillers et éehe» lus de Chnitre*. fit la même prom«s»e.

Les assurances aln-i donuéeset prises de part et d'autre, on disposa la marche. Les rues étalent tendues <le tapisseries; 1rs religieux de Salut-Père marchaient processionnel lement. An milieu était, sous un dais de damas Diane, porté par quatre religieux de Salnt-Pére, revêtus d'aubes, l'un des religieux <>e Marmontiers, monté sur une ha<iuenée blanche, couverte d'Une hnus»e de satin blanc a fleur» île Ils d'or; il tenait dans sa main la sainte Ampoule, accompagné des autres religina de Mar- • montlers. revêtus deihapes.. et d. seigneur*, comte*, présidents, conseiller, échevlns, et de plusieurs uoUbles de la ville, tous munis de flambeaux de cire hlniicbe.

Etantarrivés en ce ordre devant la principale porte de l'église cathédrale, où se trouvaient les chanoines revêtus de leur» chapes ils furent reçus par M. Nicolas de Thou, évèque de Chartres ; rt après lui avoir fait prêter serment. Ils lui mirent entre les mains In sainte Ampoule pour sacrer le roi, et lotis ensemble entrer- nt dans le chœur.

Ces formalités ainsi remplies, les députés allèrent i l'archevêché chercher le roi « qui éioit couché sur un lit richement « paré. Sa Majesté étoit vêtue d'une chrnvse fendue devant et « derrière, d'une camisole de satin cramoisi, fendue de même, s et. par-dessus, d'une robe longue, semblable à une robe de c nuit. * Il fut conduit processionnel lement à l'autel, et là, sacré de la main de ICvéque de Chartres.

t.* eéiênonie fut faite avec la plus grande pompe. Quelques années plus tard (Ittio). une pompe d'tth autre genre -<e<ait être, dans relus même ville, dé|>l >>ée devant le cœur inanimé du monarque ; le clergé et toute la ville s avancèrent à la r ncontre dé ce dépôt ronflé aux mains d un j. suite, le père Ignace Armand, chargé de le remettre i la Flèche.

L'histoire de Chartres n'offre plus rien d'Intéressant depuis cette époque jusqu'en 1 66 1. Kn cette année, pendant les guerres de lu Fronde, le états de la province s'assemblèrent, et cette réunion donna lieu à d<s troubles et à des voies de fait. L'orgueil rie la noblesse ebartraine et son xèle posn la préséance ne contribuèrent pas peu à fomenter et à prolonger le désordre dans la ville.

Ia i« août test, se réunirent à Chartres les trois É'ats de la province. Les membre» du clergé rt du tiers-état se trouvèrent i leur poste, au l'alnis-de-Justice; mais plusieurs gentilshommes refusèrent de s'y rendre; ils ne vou aient pas, dit-on, que le lieutenant-criminel et le lieutenant particulier prissent pl»ceA l'assemblée.

On lit observer a la noblesse que l'usage autorisait ces deux otVciers a se présenter i ces assemblées, et qu'ils ne pouvaient s'en dispenser volontairement et sans ordre du roi. Les nobles répond i ren 1 qu'etai- 1 nobles i i s étai • nt les malli en, et que, comme tels, ils ne pouvaient être précèdes de personne.

Cependant a force d'instances, la noble se céda; mai* elle se promit bien de protester pour le maintien de -es droits.

Le* chose* étant ainsi réglée», on >e rendit au lieu des délibérations ; mais là encore un sieur de Bonne* al »ouiut de nouveau que le lieutenant-criminel et le lieutenant-particulier devaient être exclus de rassemblée ; qu'il fallait même employer la force ; bientôt un autre noble, nommé de Berval, dit qu'on devait sans dé'ai exécuter cette résolution ; Alors il renversa une par ie d<* barrières, et monta sur le siège des officiers ; l'avocat du mi lui fit ob erver qu'il n > tait p»s* sa place; il répondit avec quelque* autres ou jurant que lé* gentilshommes prènaieut place pa tout: qu'ils Commandaient partbui ou Us se trouvahbt; h-4e-sus.il» cW«rent a coups de pieds le lieutenant-criminel. « Les sien ri ■ de Harville et de Bonne dit Doyen, s'a restèrent au lieu « tenant -particulier; et, sur la résistance qu'ri At. ils le prirent

« par sa robe et par les cheveux, le Jetèrent du haut de son e s ége sur le bureau d>s greffiers. On rit dans l'instant tous e les irentilshommes, l'épée a la main, frappant sur les dép tés « du tiers état et sur les habitants de la ville qui se trouvaient « devant eux: Ils en tuèrent quelques-uns et en blessèrent

• beaucoup, criant cependant qu'ils étaient le* protecteurs du

• lieutenant-général et des gens du roi a

Un instant après on apprit que le peuple s'armait et venait en mule assiéger les gentilshommes; ceux-ci environnèrent le lie itenant-iienéral. l'avocat et le procureur du roi, en disant qu'ils tlevai'-nt les défendre nu périr avec eux.

Le procureur du roi fit remarquer irue le toc»in sonnait, qu'on criait aux t-rmes. qu'il était nécessaire d'arrê'cr lr ttinville, et du'on ne pouvait le Taire sans pet mettre aux magistrats de sur» tir. la nobles*- laissa sortir le lieutenant-général, nn.is retint pour ot;ipes l'avocat et le procureur du roi.

On dirigea plushurs coups «le feu vers les fenêtres de li grande salle et l'on plaça d»s échelles aux fenê'res pour recevoir l'avocat et le procureur du roi : mais la noblesse les retenaient et les exposaient a la foreur du peuple, qui forçait une des entrées d> la grande salle.

Le «teur de Bot me val se saisit du procureur du roi, • le

• frappa, et l'aurait tué 'an» le se i -ours de plusieurs habitant*,

■ qui. en entrant, le tirèrent de ses main» tout- froissé. » Le* gentilshommes se sauvèrent alors dan» In enambre d'audience, ou ils furent pouisuivi» par le peuple : mais II demandèrent quartier, ce qui leur fut accordé, sous condition de rendre les armes.

le tumulte •'étant un peu calmé, le Hetttrnant-eénéral et l'avocat du roi firent passer une part * le la noblesse dans la prison et une autre partie dans l'Hôtel-de-Ville comme en de* lieux de sûreté. On eut d'autnut plus de p''ine à arrêter la fureur du peuple, animé par l'aspect des morts et des bles-és, que les officiers qui commandaient dans les différents quartiers de la ville étaient enfermés dans la grande salle et dans d'autres endroit* du palais.

l e* magistrats, ayant enfin obligé le peuple A se retirer sur les huit heures du soie, firent sortir des prison» et de l'Hôt l-de- Ville tous les gentilshommes, et leur donnèrent pour escorte des lus lerset J-sbni'^eois II y eutdan* en tumulte cinq hommes tués et quatorxe blessés.

DKSCB1PTI0H.

Mous avons dit que quatre village* avaient été incorporés a la ville è une époque très recule», etqu'ain»! ses limites s'étaient trouve, s portât* bien au-delà de son premier emplacement. Les différente* église* bah s autour de ces rilUues achevèrent de former un tout, et Chartres pas* dès lors pour une ville trèscooslderable : c'eat ainsi du moins qu'en ont parlé le* chroniqueur*

Cependant, quand il fut devenu nécessaire de défendre les ville* en le* entourant de m <rs, une partie des hou rus déjà cité* se trouva en dehors des fortiflealious de Chartres, et ils furent même presque entièrement dét uits lors de la cowst uction des fossés. La première enceinte , faite ver* le milieu tu m* siècle, « coniinenenit, dit Doyen, A la porte Saint-Michel, coupait le

■ tertre du Mouton-Vert (depuis de Saint-Franc©**), bornait le « chôme de l'église de Saiut-Aignan ; de là a la porte Cendreuse.

• où depuis a été la chape le de Saint- Vineent: de la porte « Cendreuse au pied du channu* A la de» -ente de la Poi»*ou- « netie de mer, jmunj'à l'endroit nu se joiicnaient le* rue* de

• Boum et de Muret, près de l ahbave de Sai t-Jean, jusqu a « la rue du t. be val- bleue: la partie depuis la porte Chàtclet « Jusqu'à I* perle Salut- Michel achevait cel a enceinte. •

Le* fortification* qu'on voit eneore aujourd'hui, du moins en partie, «latent des «■•et xn' siècles; «lie* sont ri solidement construite*, que. même longtemps après l'invention le l'artillerie, elles passaient pour forte*, puisque la ville fut vainement assiégée, en litl, par Henri IV. Ces foriiftcations cousisiMunt en une enceinte de muraille* fart élevée, appuyée »ur un terreplein de plusieurs toise* de largeur et fl«mué> de g t.sses tours rondes, le t"Ut LaUi en biocaitle, a l'escep Ion des ouvrîmes des portes, qui sont en pierre de teille. Ce» porte* so«t au nombre de sept, savoir : las portes Drouaise. de Saiut-Jean,

• mtêMn ét CUrtru, pat B«fM.iS«tB iv. Hfa s*S.

Chatelet des r>rs. Saint-Michel, Morard et Guillaume I • dernière a qu.l.|»e chose d'imposant par «on apparence guerrier.' • elle est flanquée de deux grosses tour» unies par une murtine el couronnée d'une ga'ene saillante a créneau» et m*. •hicoulis ; elle est voûtée m ogive On remarque encore sous la voutc la coulisse, la herse et l'ouverture qui donnait pns»*ge a I assommoir; on voit aussi celles par où parient les ftéch.» tu pont-lcvis; a . 6té est une autre petite porte on gui h»-» pour les rondes de nuit La porte Guillaume fut ainsi nommé- du vidame de Cha très sous lequel elle fut bâtie: c'était d'abord une tour ou rorteiewe d. I'évé<tue.

Le creusement des fossés, au milieu -lu xiV siècle. Ht détruire un prand nombre de maison* l on vwl qu'il en fut abattu dis a la pO"c Samt-Michel et quatorze à In porte Morard.

Il ne faut pas croire toutefois qu'au \tf siècle cette vaste enceinte fût entièrement cou* rne de maton» | une itrande pa. tie était en jardins, en places et même en boas et en terres ianou-

rahle». ....

Mais, à la fin de l'époque dont nous venons de tracer I ntstoire. il en était autrement : de» maisons de- é.llses. des cou vents «'étalent élevés en iirand nombre sur tous ies pointa, de la Mlle, de manière à faire déparai re ce» portions de lerralns

non occupés.

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