‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 12 sur 144 · I .• plus remarquable de ces édifiées est la cathédrale · texte numérisé non relu

I .• plus remarquable de ces édifiées est la cathédrale

I a première basilique de f.hanres a* ail été incendiée par le* Normands. l'an «58, et réparée une première fois Au £ «tecle. elle devint encore I* proie des flammes; enfin, eu 1010, un tmi-ième Inc. ndie, occasionné par le feu du ciel, selon l'opinion commune, avait consumé et la cathédrale et la Mlle presque

"(.hartre» avait alors pour évéque Mail, dont le tel» et la ••rande réputation fournirent les moyens de réparer le.iesastre beaucoup plus promptenunt qu'on ne ïeù' imaginé. A sa prtèr. un «.and nombre de personnes puissantes, kl bourg, ois, le marchands, le* a tisan» des vlll.». lous y contribuèrent suivant leurs moyeu»: les vi rau» .te cette enlise ..ni couverts des eml.èmesel des attributs les perso une» qui contribuèrent Iplu» a -on rétablissement.

On a dit que tout I édittee fut achevé dans l'espace de huit ann. es; mais ce fait n'est pas exact, puisque Fulbert moun.i en iuï8. pendant le» travaux, el qu'au voit .leux de ses sueçe»- »eurs oc upes du même soin, et la princesse Mahaut. veuve <l un duc de Normandie, ver» 1U88, faire couvrir en plomb le pnne pal corps êt l'édirtcet pnl»qu'enMn I entré* de la nef. le ^rand portail et le cloclier,ne fur. nt achevés qu'en 1 1 4e. Nous disons le do. her. car un seul, en eff« t.lul alors | ortéàcetie hnuteur ;c est celui qu on désigne sou» le nom de ri*iw tiœher, ■ l'autre. Irrité dans son élévation, conserva la forme d'une tour carrée. Lu Iftoa, le tonnerre éttml tombé sur une charpente établie pour la continuation de ce second clocher, le chapitre se detemtn a le faire achever en pierre. De» confrérie» rte Notre-Dnnw furent, * eet effet, in tituecs dans toutes le» paroisses «lu dioc se et dans toutes celles de la dépendance du chapitre : on accorda de» Indulgence» a tous ceux qui coopéraient a cette œuvre pie L'arum» arriva de toutes i*rl», et Jtan Teritr, dit de Heaucc, éleva cette pyramtde admirée de» connais cur». Le maître treprenrurgaguait sept ou huit »nls par jour : se» compagnons cinq

""''cite liasilique, «tonl 1» construction s e*t prolongée pendant près de cent trenle ans. fui dédiée* la Vierge en octobie U6o I. église e«i un de» pu» b-aux monument» de i ar. hiteclure eothiiiue en France Se» grande» proportion» rendent cal MMxi très-tmposant. « J'en al obs- rvr un grand nombre, dit M rre-

• minville, mai»jen'en ai vu aucun qui réunisse comme relui- i ■ l'étendue du plan à la grandeur Je» proportions l étminni.le « hardiesse de cou»tru< lion et l'a miroble .iélicar»se de» d. tail»

• d orne neot» qui y fr>iit ripamius a«ec profusion ; cet édilicc, « enrv hi de statut, ne be» rein fs exécutes a .les époqu-* dif-

fermier, est un vé itahte musé. tire franc ise de lou»

, l. s âges, où l'on peut erobi asseï i un s>ul coup-d'oul I » pnr- « grè» succe sif» -le I an et la chronologie de» <o»tume». •

La laçad» piiutipal. nréaenie deux gros», s tour» carrée» surmontée» de deux hautes pyramides de loeuvs •••♦■.g*»*. La hauteur du doeàer vtsw* est de Ma pieds t cela» du eéwàwr —*f

de 378; leur largeur, prise à la base, e»l de r,n pieds; l'iulcr valle qui le» sépare est de même étendue ; ainsi la façade entière et de iSii pied».

Celte f ça-le est divisée en trois portion» égales par trois grandes portes précédées tfun perron «e cinq marches et pratique.» sous des voussures ogives chargées de figures et dornemenis; les figures sont, pour la plupart, de» statues conservée» de l'ancienne église, el offrent en effet tous le» caractères qui distinguent Ui statues du temps de la première race: c'est-à-dire qu'elles «ont allongée» démesurément, que leur visage e»t aplati, que leuis bra* sont très-courts les draperies chargées d'une multitude de plis brisés sans art et sans but m«rqué. et leurs létea entourées du limbe au cercle lumineux, dont on environnait aut.efoi» la tète de» «aints. de* roi» ou de» héros. Du reste, toute» le» statues qui ornent ces trois portiques sont également intéressantes pour l'histoire de l'art el p^.nr celle de» .-©Mûmes fiançai» dan» les xi* el xu« siècle»; « elle» sont vêtue» de longue» tonique» recouverte» par un man-eau qui, quelquefois ouvert sur le devant, laisse apercevoir de riches ceintures et de lrè»-belles étoffe» gaufrée*'. »

Au-dessus de ces portique» sont trois grandes fenêtres en v. rre peint; plus haut, une superbe rose; el au de&su» de la rose, une galerie qui communique d'un clocher » l'autre. I.à sont placées dans de» ni- be» quinte grande* statues, celles des hlenfaieurs de l'église, «an» doute ; elle» sont d'un asseï mauwu- »lyle. même pour le nmven Age. Dan» le grand punon qui surmonte la façade, et qui es» lut-mè.ne surmonté d une image prétendue de salai Aventin. premier évéque de Chartres, est epreaenté le triomphe de la Vierge. ,

La» partie» latérale» ne sont |>a» d'un moindre intérêt que la façade de l'église Olle du coté du midi p.esenle un vaste porche » irot» portique»; on y monte par un («erron MaMOse de <ln-sent marches, et «outenu par des massif» ou pi<d<»<i>oitv »ur lesquels on voit un gran I nombre de nature» et de» colonne* dout presque tous le» fut» sont d une seule pierre. Les portiques sont »iirrooutes de p gnons et d'une suite de stalue» placées dan» de» niches, avec les couronnements ordinaires a ce genre d'archileciun-'. .

Dans le fond, sont trois portail» en ogive d une belle proportion et décorés de riche» ornement». Au -dessus ou poreh , et sur une même ligne, on compte cinq fenêtres au-des us desquels» est pl cée la grande r.se. C'est dans le grand pignon dont eeUe partie est surmontée qu'on a représente le trio uphe de la Vierge cité plus haut; le» angle» de ce piunon soni flanque» de deux tourelles ociogom» terminée» pyrarai aleo.eni; on va d une tourelle a l'autre par une galène bordée d une balustrade en pierre.

La wiriie latérale de l'église du coté du nord offre à peu près le même aspect que celui du midi , mè ne grandeur dans la <li»inbution, même riches»* dans le» statues et t>s ornements. Les Jeux porche» paraissent avoir été lAlis a la même époque, i Y-.i-a.dire ver» le milieu lu xiir» »iècle. La ouverture du pnud comble, autour duquel on peut circuler parle moyen d une galerie en pierre, est toute en plomb I* charpente remarquante par sa .-ouslruclion . et nommée v ulgairement la foret, sans doute pour exprimer l'immense quantité de bois qui la compose . a de hauteur, depul» la voûte jusqu'au foliacé, quaianU-quatre pied»; le rond-point est couronné par un anue en plomb dore, de grand, ur naturelle, qui tourne sur pivot • e manière à servir de .irouette. A l'angle méridional de l'église, el sur le contre- lort du clocher vieux, est un cadran veriical en pierre, daté de 1478, que soutienuun ange mhérent su corps de ( église ; mai» il faut remarquer que la seul lure de l'aune est ( artaitemeiit temblab e à celle de» tmi» portail» de la lac de, et que cet ange pmle sur une t.a dont l'exi»teiice parai) S bcbjar avet cille du clocher. Plus bas. on voit une figu.e singulière : c'est celle d'uh âne qui se ,.n sente aussi en saillie el qu: parait jouer d- la harpe; il e»i désigne dan» le pays sou» le nom de / «ne aui t,*tU, et non l'âne qui rritl». comme le dU Doyen, qui ajoute que ce mmreau de n-ulpture notTre d'intere -ant que I idée hiiarre et ridicule de faire veiller un âne a U po-te d un église caU èdralc Peut-être pourrwl on y voir, avec ÛUhart, un monument des e*if**as^aoa» de la ièle

GlIW't, IfiHw nr rtfMm Nrtrt- Pm 4ê CSaiMS*. Tog»n. fout »!»• SMStSSj v«lw- 4» SJMMS»

IIISTOIRK DKS KNV1RONS 1>K PARIS.

de rêne, célébrée dans plusieurs églises de France dès le xi* I

siècle.

L'intérieur de l'église n'est pas moins digne d'attention. La première chose qui frappe en entrant, c'est l'harmonie des projetions : elle semble ajouter quelque chose d'auguste à la majesté do lieu, où les jours sont d'ailleurs tellement ménagés, que tout y prend une ttinte sévère, peut être même un peu sombre, mais qui convient très-bien à la destination de l'édifice. Ce caraetèVc tient sans «toute, jusqu'à un certain point, aux édifices gothiques; mais il parait être plus particulier à l'église de Chartres qu'à tout autre. Serait-ce à cause de ses vitraux dont les brillantes couleurs laissent à peine pénétrer le jour? Cependant ces vitraux frappés par le soleil produisent les plus beaux effets : lorsqu'on porte les yeux sur les roses de la croisée, on se croit transporté dans un de ces palais enchantés, ouvrages des imaginations poétiques.

Tout l'é liflee a, de longueur dans œuvre, 39f> pieds sur 101 pieds de largeur d'un mur à l'autre, et 106 pieds de hauteur sou» la < ler de la voûte. La larucur de la nef, depuis la porte principale jusqu'au milieu du premier pilier du choeur, est de 324 pieds d'un pilier a l'autre. Les bas-côtés ont chacun S4 pieds de *argrnr sur 48 de hauteur; ces bas-cotes sont doubles autour du chœur, l a croisée a, de longueur d'un»» porte a l'antre, 105 pieds sur 36 de largeur ; elle est accompagnée de deux bascôtés'.

Au-dessus des grands vitraux de la nef et du chœur règne dans l'épaisseur du mur une galerie , au moyen de laquelle on peut faire intérieurement le tour de l'église.

Vers t770, l'évequc de Chartres et son chapitre chargèrent M. Louis, architecte, du soin de décorer le choeur de leur cathcdrale à l'instar de celui de Paris. Le statuaire Bridau , de l'ancienne académie de peinture et de sculpture,' exécuta le groupe destiné au maltre-autel, et les huit bas-reliefs qui sont ainsi disposés au pourtour du chœur, savoir : quatre à droite, repé-entant, l'un la Conception de la Vierge; l'autre l'Adoration des Ma<;es; le troisième, une Descente de Croix; le quatrif-mi\ le vœu de Louis XIII; et quatre à gauche, 1* la Prédiction d'Isnîe à Achaz qu'une vierge deviendra mère; 2° l'Adoration des Bergers; s" la Présentation de Jésus au Temple; 4* le Concile d'Ephcse, dans lequel fut anathématisée la doctrine de Nestorins.

Ces morceaux de sculpture sont assez bien composés ; mais le dessin en est peu correct, et les ligures sont généralement lourdes II faut en excepter cependant In Descente de Croix, qui semble une heureuse inspiration de Bridan, ainsi que le groupe dont voici la description.

Au rond-point du chœur, et derrière le maltre-autel, est placé un groupe de marbre blanc de 18 à 10 pieds de haut. L'Assomption de la Vierge Marie en est le sujet; trots anges la soutiennent, et dirigent leur vol vers le ciel. Cette composition est fort belle ; les figures ont près de 9 pieds de proportion, et sont liées entre elles par des masses de nuages habilement disposées.

Les artistes se plaisent à remarquer la pose élégante et pleine de noblesse de la Vierge, qui, les bras élevés vers le ciel qu'elle contemple, semble véritablement s'y élancer. Les anges «ont moins heureux et rappellent davantage le style vicieux de l'école française à cette époque. Au demeurant,' cet'e composition c*t d'un fort bel ensemble, et décore d'une manière large et noble le choeur de la cathédrale de Chartres.

Une anecdote très-curieuse, et dont tous les habitants de Chartres ont conservé le souvenir, terminera la description de ce monument. . Pendant le régime de la Terreur, les vandales qui sons les noms de liberté et d'égalité no respiraient que ruine et pillane poussèrent la démence jusqu'à vouloir détruire le chef-d'œuvre de Bridan. Déjà môme ils exécutaient leur affreux dessein, quand un patriote éclairé, jalon*, de sauver cette belle production du génie humain, proposa d'affubler d'un bonnet rouge la statue de la Vierge, et de la transformer en Déesse de la Liberté ; cp qui fut accepté et exécuté sur-le champ. Ainsi, grâce à cette burlesque métamorphose, la cathédrale de Chartres conserva son plus précieux monument.

On compte huit chapelles dans cette église : une dans la nef e t soj.t autour du chœur. Le pourtour extérieur du chœur est un o.ivra^eijni fixera toujours l'attention des connaisseurs par

> Haut 4annoi>« ee* meure 4 . pie Gilbert

la richesse de son architecture, par l'heureux choix des ornements, le fini et la belle exécution des nombreuses figures qui le décorent ; le tout est couronné par une multitude de pyramides el de leéoupuresàjour dans le style gothique le plus riche et le plus élégant. Cette clôture fut commencée paritan Ttxùr, en lit 4, et terminée sur ses dessins.

Au dessous de cette église en est une autre dite ï/glite tout ferre-, dan* laquelle on de-cewl par cinq escaliers différents. Elle se compose de deux longues nefs pratiquées sous eh tcun des bas côtés de l'église haute. Les voûtes sont en arête ; dans la partie qui correspond au pourtour du chœur de l'ég jse haute, on a élevé treize chapelles, entre autres celle de la Vierge ou les fidèles vinrent de tout temps en pèlerinage faire des dévotions et déposer des ax-volo et des offrandes. Prés de l'autel est un ancien puits, nommé dans le pays le Pmitt du Saints Forts, parce que, dit Hou illard, du temps de l'empereur Claude, grand persécuteur des chrétiens, le gouverneur de Chartres, apiè* eu avoir fait passer plusieurs an fil de l'épée, fit jeter leurs corps dans ce puits.

Il existe encore sous les quatre bas-côtés de la croisée quatre grandes caves voûtées, et sous le sanctuaire un grand caveau, oit sont cinq autres petits caveaux pratiqués dans l'épaisseur et dans les fondements des piliers du rond-point. A gauche du grand caveau en est un aussi, dans lequel se trouve un grand trou, où l'on cachait la «ri«j< chdut dans les temps de guerre ; sous le bas-côté du chœur, à gauche, se voit encore un caveau dans lequel est une basse-fosse, puis un autre où I on voit uue

Îraude rave de pierre, destinée sans doute à conserver les vim- 5s ; enfin, prés de là, est un dernier caveau appelé ektmil. où l'on renfermait pendant le jour les chiens destinés à la garde de l'église pendant la uuit ».

i Le MB>o4i * Juin ISSS, à 4Ji bearra «s aair, aa terrible incendie failHl détruire de feod ra rouble la cathédrale 4« Ou rira, Va témoin oculaire Ta non» raroiiler cet aaTroni détasire.

• - tr» lannN onl perré lo comble, lo veat «a augmente encore la vivacité ; elle* «Viendrai comme «M nappa rar la ealaédral*.... L'incendie qui avait

• éclate 4aai la parti* 4* la toiture, S reoeeignare de l'ail* d* la pont du ■ aord al d* l'aile du grand portail, marchait arec «oie rapidité «iirérne. La » couverture 4a grand comble Hait aa plomb ; l'élévaUeu de ce» eentblri, <• drpuia l'riiradoa de la voûte Jusqu'au faîtage, ait de 44 pied*; la charpente

• que rrreuvreit le plomb était de boia de châtaignier t il j en avait une ai

• grande quantité qu'on rappelait fo fort t. On prul Juger, d'apre* ceU* di*-

• potilion de» lirai, de rallumât qae le (ea trouva dam ce* nu II ère» do ai . facile deatnretioe., la bore al le plomb. Det échelle* Careat >M*** aur la

• comble, oa chercha 4 couper la toiture pour que U tamme pat «'arrêter,

• on commence à >eter de r«au «or la fan. Saiaa InaUle* 1... La plomb coulait

• avec oa brait aeard cemme la la»* d'un volcan. Lee galerie» en turent

• inonder*. Le* gouttière» élégante* , dctUaéet é conduire l'eaa pluviale,

• vomittairot du plomb fonda; ce métal aolidilé pouvait *eot former ose

• digue qui retlat le torrrat La lameae e'élevalt vive, Jaunâtre, rouge

« roiuile.... Dent tente l'éteudoe d* la aef et du chœur, if etiete, 4 4e* ia-

• lervalle* m»ci rapproebe», de* ouvenucei autoocllct on ««pendait let

• 4e feu.

. teint* obwme, que perçait le ri-flet dn Ii^h «ur ce. vitrau/ de^rrrX

• couleur». Aa 4eb*r» de r*gtiae, ce n'était qae tirait, qae activement, qae « cri» : au dedana, le aliénée et la dOMlatioo.. Je me rappellerai loogtemp* . l'impreuloo que produisit aur moi la tue do ebcear ao milieu de cette pluie

• 4* feu. L'iaaempfaea, ce awgaiBqa* ouvrage dé aa ctaeau de Bridan. eppa- » ra.aaait avec aa bftacheur d albélre 4 la lu*ur d* l'iac*a«e La Vierge, ai

• belle, ai mltérlrordleu«e, levant k» veut vert I* ciel, ne trmblail-elle pta

• demander a Dieu d'épargner ton temple !

• Ao-deaaotn de la galerie a a pé rieur* régnant auteur dea comble*, te

• trouve aae galerie par laquelle on communiqua aai voilée daa bee-eétr», « de la aef et dea chapelle* autour da cfeœur Le plomb eau la ut de la première

• galerie enflamma la toitare d* le galerie Inférieur*. Cm ouvrit le» perte» < latérale*, on illumina tout riatérieur de i'égtiaa, ol lea aareurt ayant et*

• dirigé» du cité de la galerie, oo. le feu «c nuoifeelail, oa parvint 4 t'en

• rendre mettre, la pocape d* Salnt-Preel l'établit dans le eberer et eapécba « le feu de gagner Ira Malle*.

• Jnaqne-U, l'incendie était concentré aur !* toiture, el l'on pouvait

• eiperer qae le» dru i clochera ea aéraient pre*erve». CeHe nperaaee ne dora

• pat lefujteap*. La lanae, jeté* aur la» bol* qui rcaapliaaalenl an* partie 4*

• vi4e de quelque fenêtre, du rieeber «eu/, , alluma I* Ira Noua parloaa de

• ce clocher parce qa'ft brata le premier.

» Bien de plu» gracient, de phjt atelle que celte pjramide élevé* de «14

• mélrea, reeonatmile en «814. Elle e»t ditieée ea pinceur» étage» vedjléi cr,

• pierre ; 4 ta baoloar da eaaM* eut ta chambre d* la tannerie : U tormene

• ne eompoaatt da Irai* etoehet. La plut petite, dite de Solut-Piaa, panait

• v,S0S livre», I* eeronde, 1,1(0, et la truiaiéae s, sa*, un* galerie panaet

• de circuler k fcnleur ; elle ett éclairée par quatre grande* fenêtre» a fron

• ton* aigua. Jean de Seaure ett l'arctiitectr rfaarlrnin qui a ceoalruil <-rb>

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

la coMtrafHnn du palais épisropal saivK de» près celle de U cathédrale. Sur la An du ▼m,»lècle, le» é**qws de Chartres habitaient encore un fort qu'on appelait U Chdttltt, et qnl adonné son nom i la porte voisine ; c'est sur les ruines de cette espèce de fort, construit en bois, que fut, eu 1363, élevé le bâtiment situé A côté de l'église.

Les paroisses dans Chartres étalent au nombre de sept : l/église collégiale et paroissiale de Saint-André , qui fut enfermée dans la ville lors de la troisième clôture : l'église était Ja' bord sur le bord de la rivière; mats lorsque l'ancienne église paroissiale de Saint -Nicolas fut détruite, elle parut trop petite , une arche fui jetée d'un coté de la rivière a l'autre, et sur cette

qui est regardée comme un chef-d'œuvre pour le temps, . é eva le choeur de l'église. La fontaine qui fournit de l'eau à toute In ville est au pied de Saint- André;

L'église de Suint-Aignan, qui était la paroisse du château des comtes de Chartres, fut enfermée dans la ville lors de la seconde clôture ;

L'église de Snint-Martln-le-Viandler, qui se trouvait aussi hors oV la ville lors de sa construction ;

L'église de Sainte-Foy, qui n'était «l'abord qu'une petite chapelle donnée à l'abbaye de Saint-Jean en-Vallée par l'évèque Yves de Chartres : l'évèque Gosselin l'érigea en paroisse en 1 150; L'église de Saint-MIcbel ;

Cwie de Saint -Saturnin, qui fut démolie en 1367, lorsque les troubles qui agitaient la France firent craindre que l'ennemi tirât avantage de sa position sur le bord du fo-sé de la porte des Épers; il n'y resta qu'une simple chapelle, qui subsista jusque vers le milieu du xvu* siècle; mais, Marie d'Antennes ayant fait don au curé et aux paroissiens de Saint- Saturnin de malsons et de jardins, à la charge d'y bâtir une église, un presbytère et un hôpital, la nouvelle église de Saint- Saturnin s'éleva dans ce nouvel emplacement;

Enfin l'église de Saint-Hilaire, paroisse do bourg de Saint- Pierre, qui occupait nn espace voisin de l'abbaye de ce nom : i vu* siècle.

î.jij

• »f uitque pyramide, aie» de pis» délicat qaa le* ornemente 4e teerptare < qu'il j • prodigué» ; de» e«p» de vigne déeenpé» * jour «ilieat In cwlnm

■ de» arc» otites- De «Ue galerie «a mente k la chambre de* fuei/avri i (homme» ehtrgé» de veiller, pendant la nuil, poar doaoer ralarme en eaa i d'inrBridle'!. Dr crlle rbambre en gagne, par ua eiralier raid* et étroit, Il

• cloche qui naît let heure» : elle pdee t«,5t« livres, préeeale S pied*

• A poncée de diamètre el S poser» d'opeissear. CaUe Hoebe fui fondue

■ ion» le régne de Français I", La poiaia de re clocher a éU rétablie par on i sculpteur iToauei*. Claude Au»*, de l«»t a («St.

« La rhart pente de la tannerie «ne fait embrasée, on «'éloigna, par pro- > deaae de» mars de rediSce. Le feo rougit les eleehes : lenr chute St jaillir

nomenl la nuil élail i ornai un bien triste »per au miliea de eelte Sécbe élancée ; «on éclat deaiiaail les sculpture», et la pierre de l'édiSec brillait comme de» étincelle».

« Le clocher vieira, eoaslnilt en MIS, ne prêtent» pas la même ferme qae celui que noa» vetton* de décrire. Il n'a de hauteur qae 1 (4 métrés; sur tes taeei, il m pereé da feaélrrs ogives. A tant la Bévolotion il contenait Irati cloche», qui ont été fondue* depoi». La charpente qui les supportait eiiilail tare de l'inreadie. La cenatrurtion en élail élégante. Les armes de Prince et relire do rbapitre d» Chirtret étaient inrrwrtée* tar ces bois. On sature qae. dé» kaM bearee da soir, I* fea »*él»lt communiqué à erlie rbarpenle. ■ai» les rares ouverture» do eloeber avaieal concentré l'incendie k l'Iulérleor... Au milieu de re» différentes époques de l'Incendie, l'berloge placée au-de»»ui tonnait régulièrement les beures... Vers Iroi» heures da matin, U charpente da »leei clocher ïamba a»ee tracas... « Le dimanche S (le lendemain), chacun ht raatafé ; le d»»ge» avait disparu, et dtacua pal s'assurer par lui-même de» désastre» qu'avall causés l'inrendie .

a C'était aae eonwlaUor, m quittant ce faite coniemé, c e» galeries oeircle» par la flamme» ces dallea pa»ée» par le plomb, de se relrouter daaa l'iolérieur de réflise. Il est intact, parfaitement conservé. Daas ootre rbmur, eu les sealpture* aotrt ti remarquable*, rien n'a souffert: oos v.tcaui, chefs- , tuxqaels Pinalgrier de Tour» a travaillé, aa «onl pa» ; rien n'égale la Iralchear et la «ivseitd des couleur». La clôture est intact» ; aucun des «ujet» qu'on r remarque n'a été atteint par la plomb oa la fea Ces! en esamlaanl tes aealpinreu et les moulure» extérieure» qu'en est frappé da leur grand nombre : on ne contait pa» la patience qui a dd sufflre k laatde travaux. Les bas-relief», arabesques el pyramides à Jeor, da tan r du r lueur, font de I SI 4 î les déroraliea» extérieure» du ehipur snat de ISSS. An dehors, ces riches décoration», ce» Kulpture» des portai é» ae saat pas endommagées ; en un mol, an peul dire qae tout ce que offre de précieux ponr les an», esl intact : e» qui ne l'est i prix d'argent. • («lirait d'an article m, ptff* «»»•

Parmi les monastères il faut placer en première ligne t'a'ihrnre de Saini'Père, de l'ordre de Saint-Benoit. Cette »t ave fut bâtie, dit-on, sous la première race, hors de la ville do Ombres : mais, vers l'an 846, les Normands la détruisirent en mettant le siège devant la ville. Dès que les Normands eurent qutté Chartres, l'église fol réparée. Détruite ensuite, Girard, évcqnedc Chartres, qui mourot en 881, la fit rebâtir. Les troubles continuèrent jusqu'en 936 ; et alors l'évèque Agaiton reconstruisit enfin l'église qu'on voit aujourd'hui. Cet'e reconstruction e>t antérieure à celle de la cathédrale d'entiron un siècle. Kn io:>0, l'église, ayant été incendiée, fut encore reconstruite sur les anciens fondements, mais plus élevée, a 11 parait, dit Doyen, o qu'il n'y a eu de rétabli que le chœur, qui est d'une arrhi- « lecture différente et plus nouvelle que celle de la nef. » L'an 1183, l'abbaye de Saint-Père fut comprise dans la ville avec une partie du bourg du rnème nom.

L'abbaye de Saint -Jtan-en- Vallt't, fondée en 1099 par Yves, évéque de Chartres, mais brnlée en IÎI5, fut reconsTuite peu de temps après. En 1638, dit Doyen, l'évèque de Chartres y introduisit la réforme des chanoines réguliers de Saint-Augnslin, et y fit venir des religieux de Sainte-Geneviève de Paris. 1-e couvent fut bâti, en 1591, sur l'emplacement de la chapelle de Saint-Etienne.

Abbaye de Saint -Chrrnn. On raconte que ce saint, ayant été tué flans les environs de Chartres, fut porté dans la ville, où l'on éleva en son honneur une église, qui fut, cn6SH, dotée car Ctotaire 111. l ors des troubles île religion, en 1568, il y avait à Samt-Chéron une communauté de clercs nommés tien mrints. qui furent remplacés fins tard par de* t hnnolncs réguliers.

Il cxislait rn:-..re plusieurs autres abbayes et couvents tant eu dedans qu'en dehors tics murs, mais tlont le nom ne rappelle rien de rcmarqual lc.

o Notre département, a dit M. Cbevard, est un de ceux qui, a comparativement aux autres, ont le moins souffert de la a Révolution. Cependant les secousses qui ont si souvent et si « fortement agité la. capitale s'y sont lait sentir avec plus ou a moins de violence.

« L'émigration n'y a pas été considérable ; In plupart des a nobles qui ont eu le bon esprit de résister aux sollicitations a des recruteurs de Coblentz y ont joui, sinon d'une sécurité « parfaite , au moins d une tranquillité égale a celle des nutres a citoyens.

•t La majeure partie des ecclésiastiques ont préféré payer les a sommes qu'on aexigéesd'eux à diverses époques, comme on « eu exigeait des fonctionnaires civils et même des simples a particuliers, plutôt que de s'expatrier; et ils n'ont cessé « d'exercer les fonctions du saint ministère que lorsqu'ils y ont a été contraints par ceux qui, dans leur délire, avaient juré de « bannir du sol français jusqu'aux moindres notions de polto tique, de morale et de religion. «

En 1793, des attroupemeots eurent lieu dans différents cantons pour la taxe des grains ; une troupe de mécontents instigués s'avança même jusqu'aux portes de la ville; mais la contenance ferme des autorités civiles et militaires, et de M. Chevard lui-même, alors maire de Chartres, arrêta les résultats de l'effervescence populaire, et maintint le calme dans la ville.

Dès lors Chartres eut le sort Hu reste de la France : courbée un momrnt sous le régime de la Terreur, elle vit quelques-uns de ses habitans porter leur tète sur l'echafaud ; et. comme les autres villes du territoire, elle respira au 9 thermid.tr.

Enfin, le 18 brumaire arriva; la France eut un chef, et la ville de Chartres fut érigée en cheMleu de préfecture ; prérogative qu'elle a toujours conservée depuis, et qu'elle méritait a juste. titre. Elle ds^ int la métropole d'un département qui, s'1! n'offre pas d'aussi grandes ressources pour le commerce et l'indnstrie que ceux qui ont l'avantage d'être arrosés p ir de grands fleuves, ou baignés par les eaux de la mer. et si sa surface ne présente pas crtte variété d'objets qu'on aime a trouver dans les pays montagneux el couverts, se trouve ampli ment dé lommagé par la fertilité du sol, par ses abondante* et utiles productions.

Le département d'Eure-et-Loir fournit en mesures agraires, 600,166 hectares ou t, 176,893 arpente.

HISTOIRE DKS ENVIRONS DE PARIS

U commerce et lïndu*lrie n om dan* ce département que peu d'impor'aacé; le» grau. s forment la principale branche d'exportation; une grande partie des Mes qui t'y recul lent eti destinée * l'approviaiom «ment <ie Pari». Il en passe beaucoup aussi a Orléans. pour de là è>tf embarqués sur la Loire,

Après le commerce des grains, celui des laines es' le plus Important ; il s'en (Ile beaucoup à Charlrrs et dan» son anondi-sement : aussi, les fabriques du département s'occupent-elles surtout d'ouvrages de Lune. On y trouve des manufactures de grosses étoffe', de serges drapées, de couvertures de laines, de flanelle, d étaxninee. <ie bonneterie, de bas à l'aiguille, de ganU. de t»q*t$ dt TunU ; espèce de calottes que l> s Turcs porteot sous leur turban. Il y a aussi .'ans le dé, artement six i de Ooteu ei plusieurs forgea.

M «Va 1*> rlllc

e Avant la Révolution, dit M de Freroin ville1, il n'existait e peut è re pas en Krauce de ville qui rcnf.-nnât dan» son « «nceiute plus de mo m menti curieux de notre histoire. La

de la plupart de> églises en a fait disparaître une e grande partici mais il en reste encore un as-*» ara d nom- « Ere pour occuper pendant plusieurs mois un archéologue e atudi< ux et assi lu. »

Ce que nous avons dit jusqu'ici nous dispense d'entrer dans de la g- détail» ; nous ferons observer seulement quels sont le» monuments qui out di-paru, quel» sont ceux qui ont été conservés, quels m ml ceux qui ont été récemment élevés.

Les murs formant t'euceiote de la ville sont A peu près tels qu'ils é aient A la fin du siècle dernier ; ils entourent une étendue de terrain couvert A peu près des mêmes maisons qu'on y voyait alors; caria ville entière présente un bien petit nombre de constructions nouvelles. Tout y parle des temps anciens : les rue* «ont étroites, nullement alignées, et en général mal pavées; la plupart «e celles qui suivent la pente de la ont la forme d'esa

escaliers; les . sont d une mauvaise ™.i>..u. ..u., -, noore des portes en ogive, où l'on retrouve sculptés ors ornements gothiques

Quant aux monument», la cathédrale est a peu près telle que nous l'avons décrite.

L'église ue Saint-André est convertie en magasin et tom<<e en ruines; la partie construite sur l'arche , jetée d'un cote Je la rivière A I au re, a même été détruite entièrement.

Celle» de Sed»t-Aiy*** ■ t de Sm*i-Pir» sont conservées. L'ancienne église de Sam -l'en- a ete d dice, il y a une quinzaine d'années, sous le litre de Saint-Pierre; elle se compo-e. d'une nef et de deux ba--< ôi . •> sans croisée ; elle est d'une architecture goth que peu ornée ; les vitraux sont beaux ; us paraissent dater du «m* ou du xiv siècle. La cbapel<e du fond est décorée des fiuurc* en émail des douze apôtres. Ces «maux viennent du chàt-au d'Aoet; les ligures sont de grandeur demi-uolurelle et d'un bon dessin

Sur l une des plai es de Chartres est aussi un monument qui a fixé notre attention : c'est l'obélisque élevé A la mémoire du gênerai > arceau, qui. soldai a seize ans, lut gène- al A vingttrois, et m mrut A vingt-sept, A Alteukirken, Te trouieiuc jour compl-mentaire de l'an IV. ainsi que le porte l'inscription gravée sur ce monument : Témoignage de I aff' ctmn du Ckarlrain$ yi.w leur rêneilof», Cuir fyramd* fui erigi* en ISOI.

>uus ne de» on- pa» quitter Chartres, ans parler de sa bihliotbèqu , qui est plus en id-iable qu'on ne s'y attendrait dans une ville d>' département : elle >e compose de trente mille volume-, parmi lesquels sont peu d'auteurs modernes, il est vrai, mais beaucoup de grands corps d ouvrages que l'on ne trouve guère que uans les bibliothèque» publiques. On y voit aussi de* mauuscriu assez nombreux, mais en général peu

' Mtmoiru 4» l* SHM4 il imtiqua.re, 4» eV«Mt.

* La ilrreteur da matée d'huioire naturelle 4c Cbsrlret, 4» Villlrrt, adrr'ta denr le mos d'ioili liST, au dirwt. ur de l'aTeie du moud* <**■»<, la lellr* -u mnlr «ur la d«fou<rrle de qurlquel ealiqa.iei.

a 8n faisant detlravant dan- un vicqi liiiimeaH appelé le Caurt-eiton, a»

• a traité, il j a peu de jour», un irrwc, qui te irouta.i place, dli-»n, daut

• tient saur Ou igaarr «M etall roaleau daet ua p*> de leire m» dam

• un coffic, la» ou.rwr» .,aal toui» cacuex tout Ua.ttUw, au aj.ui , ail a**

L« s environ» de Cbartre- offreut quelques lieux et quelques objets tem r luables, Vabbai/e de JmapUat est de ce nombre Foniée, m IH7 par CnolTrol, éicque de Chartres, et par Gosselin, son frère, elle était devmue tres-piii'snitie et surtout tres-célebre : il s'y faisait, dans le grande» calamité», une procession ou le clergé de Chartres portait religieusement la cliâ-se et le voile de la Vierge Cette abbaye renfermait les cendres de plusieurs personnes célèbres, de Philippe Desporte», par exemple, qui en était abbé eu 1422; de Jacques du Terrait, de la famille de boyard, abbé en 1421, et qui fut ensuite évéque île Chartres; et de cet iiut>e fameux évéqur du même diocèse, Jean de Salisbury o< Sarisherg, éuahmMit reeommaudable par »«•> vertus et se» grandes coniiai— mees et qui fut reyarae comme un des plus beaux esprits de son

L'abbaye de Joaaphat a été démolie pendant la Révolution, et il n'en reste plus aujourd'hui qu'un bAtiment peu o.nM.lerable. converti en un hôpital destiné à former le depél central d.» enfants-trouvés et a recevoir les malade- incurables du déparlement. Il y a dans l'hospice lt>4 lits toujours a-cup. m . on y enseigne aux enfants. A lire, A écrir. et à calculer ; juqu à l'AUe de douze ans, il» travaillent dans l'établissement ; et, sitôt qu'ils ont atteint cet Age. on leur donne un métier Cet hospice est tenu par onze sœur» de Sa<nt-Paol. diies Saint-Maurice.

Ii exi-le a Josa hntune fout»<ne fam, use par les souvenirs histori iu s qu'elle rapelle. Voici re qu'où trouve A ce sujet dans l'ouvrage de M. Cbeiard1 : « Nous voyons dans la commune de « Levés, A une lieue de Cbarre», uu reste de la forêt dans « laquelle se faisaient communément les cérémonies religieuses, e sur une etniuence entourée de f.»*-es, de forme circulaire, a e l'endroit aneiennetnent appelé la montagne des Lieaet, d'oà « est venu, par eormpliun. le nom de Levé».

« A peu de dislance de la, vers ta rivière, se trouve une « caverne vnste et proton ta, creu-ée dans la partie de la monu tague qui regarde le levant; c est dans ce souterrain, et d un

■ beaucoup d'autres semblable», que le» druides, dit-on. M « repaient pendant le lemp» de» assemlilées naiiunale» ; c'est

■ la qu'Us réunissaient leurs disciples les plus alTidés pour leur

■ donner de» leçons, pour le, initier dan- le» minutieuse» praa tiques de leur religion.

< Vis-A vis, et A quelques pas de cette caverne, était une

■ fontaine sacrée, qui subsiste encore au pie I du ci-devant « monastère des bénédictins de Josaphat, du coté du jardin. »

Au resie, presque tous les buts de- environs de Chartres, qui ne sont que les re» es des immenses forêts qui l'entouraient, conservent des traees du séjour des druides; et la plupart des auteurs qui ont écrit sur Chartres -e sont accordés sur ce point : qu'on voit encore, entre cette ville et Dreux, les .e>ii-

i, « Nous eroyoïa, dit Chevard»,

frais* paru», « a'SUM eafoU é Pari», M-iM d'aaiaa* plut a recrenar, <jur ce qu'où a pu taavst doaae uir Idée d* rt «|-*t| pau.»ll jr ..on. La parUna du ir«<or UJM J'ai »»e el exanunee coa«>le eo S4 pieeat d w, appailenaat à differ- m» refuet, daal la plu» » «»« remusu à L»aia IX, el la pl.t D>»da.ae 1 I harlrt X (le eatduaJ Bourbaa). Site* au.t d'ua* parfaîl* r.u.errau»», et ellet euieal mtlee* a«ec d .uUe» p.ere. ea aracai Jet ■arme- U- ni pi et, qadi|aet aalrrt, ea or, «u«ac«ra», cuire aatrea de

. ( 1 . J r J : .JjhiI

• Owire re» pièce*, an a ireuré rfataeaaai : |* deui loctet chaiaet ea ar, i d'un oa< , il , ji Ta il. d«nl l une m irnain*, d'an pcui. paj us rrarbel, *l, i dr l'aalrr, par ua» e*p*ee de reliquat t ua de c«M»lrU*. na'i.llr i jeur el i «maille, >ar leqael an apereuil I* Sal .in.aadre de ■WaM) l'I ; *' deu» larl . beaut braerleu ecalea»hi,i en «, emaillet el d up fo«l nqu.. . »o un bout i de rhtlne eu or, t maille* r.rre.- ; l' un bijnu qur I oa poiUii, t««a Joule, . aur la poilruip ou sur le Iroal, daa> le ««*<« de» se»U"rt, ajaol «u* pierre > preeieua* au milieu, g^no-e -ar une a r» or, terminer par llaSS uerlet i prndanlet ; 5* un bjou en aifei I, ajaiu >er»l è U loileilr, rnmpate d uo i i ure-om Ur , d'un pf ni ernebet pour nriiayer le» deoi*, el d'un raeie laa|u* ; t S* plutieari traimeait rn or al perli'i de direr-e> (roaaeurt, prateiuuu paalélre de «uelqa*. bijaux «u* lea ««>r>an uni bris» paur e» nieai i

aa pour le» ptrWfrr . l aotienne Ml»»a 4iU d* Caai moine*. T.at eet ubjeu «al «le l.

«U>1 a-trefoit ua e.u^aol de l propriété de quelqu'un d taUt eux, oa taitiienl partie du Iresar d« enaveal . re» deui h.poihe.e. .o„i ««jlcaeat admi «ib'e». On Mal r r-nrr tutsi .,u,- la* bij*ut. ptr la déiirava* et la p«rferiloo du Iraxil, qui «{air en qa'«a («il de mieut m<iuie<iaal, aal «■« labiH|u«s en Italie aq p»r des avarient de «eue ualoa, qui, « relie «p l'emportaient -ur non» par l'art de meure un cnaUiuaa osurra. »

f,W»iU•*•*,•

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

« q >e c'était a l'endroit qu'on nomme aujourd'hui la jwnuM u dt Paitvillitn, à gauche du rbrmin >ie Chartres a Dreux, a Oo reine- que en «-(M. « lieu, »ur une emtnence, (et restes d'un ancien édifice, ronnu dan* le pays sous le n«m du Ftrtw t'kéimu ï* qui ri aie de ce château prouve qu'il était de forme carrée ; In rour du m lieti éiait environnée de fossés ; en dih<rsde ces >b>sé* , riaient d'autres bâtiments accessoires; néanmoins tous m détails, fou tés aur de* conjectures et dea ira dtions incertaines, inspirent peu de confiance. Lea Gauloia ne e> n>t< iiuvaii nt point en maçoouerie.

Il existe encore plusieurs moaumeuta critique» dans lea environs de Chartres ; on y «oit de cea anciens monument* dit' pierre* />-•<-?«, couverts de pierre» d'uue telle grosseur qu'il est impossible île eon< e<oir commeni on a pu parvenu n e> soulever. Deux de ces monuments . au'ois existent aux environsde Vert.

On trouve aussi en plusieurs endroit», et notamment entre les deux pïeira* Uvéu dont Ont vient de parler, de grosses pii rrr« lehoiit ou pierres fi' h- et.

dst surtout dans la commune de Vert que fou rencontre en plus i rand nombre les pierres consacrées au eu 'te des Gauloi-. « Mais, pour voir dr ces suites de monuments bien, con- « sénés, dit VI. t hevsrd', il tout»* transporter a Changé, com-

■ mime de Saint- Hat a vla.uieuon. U premier de ces monu- « menu n'est a»tre chose qu'une pierre /»«**«.... Elle est. « comme nresqm toutes * Met 4a re kenre, haute d'environ dix « nie :s hors terre, Sa cime h é e cassée ; «t le morceau qui eo « e-t nrov nu se trouva a coté....

« Vu outre monument fort curieux.... «et un autel presque « circulaire de quinze pied» du diamètre, tb me de deux gro.%- « ses pierres, appuyées sou émeut en dehors par d'autres

• pierre» moins gros- es, qui leur servent tontine de chantier. « et qui présent ont deus plan» inclinés en regard, formani une « ■ spéce >te berceau au milieu.... Ce monument servait, dit-on. « d'autel aux druides Sa disposition si telle que les vlclimi »,

• quelle que fut leur gro seur , pouvaient commodément y être « placée» et facilement égorgées. Il est dan» la clas-e des

• pi> rret ln>n. nommées dan- la Basse- Bretagne Ihlmet.

■ Mus p.es du hameau d. Changé, toujours sur le même « chemin, se inmve une autre pterre levée non moins curieuse :

• elle co< »i»tr en use énorme pierre plate, longue de seize « pieds, d'uitf largeur iué*air éa cinq, six et jusqu'à buil pieds; « elle « si puaee pre-que m équilthre »ur deux pierres ordinaires, « et forme uo plan incliné. L'un des bouts (Je cette pierre pos<a sur ta terre; et l'autre, fui cal le plu» large, *>< trouve en I air a en port<se<faux , 4e minière que plusieurs personnes peuvent « aller dessous s*»» se baisser, a 11 est probnbie que cette pierre a ete ainsi disposée par l'ordre des prétr* roi ains, ou pli tôt par ceux du christianisme, qui a'occupaieut à détruire toutes les pratiques superstitieuses du paganisme. Plusieurs capitulaircs, p u sieurs conciles, oui prohibe eu Kranee le culte des pièces.

« Enfin, un quatrième monument...., qui parait avoir servi « d'autel pour les sacrifices et les oblations, était composé de « plu*ieurs grosses pierres, donl les deux principales sont a encore an uyees sur d autres plus petites. La plupart de ces « pierres unt été dérangées et jetées de côté. L'une des grosses

■ a même été cassée.

e Au reste, les pierres qui composent ces quatre monuments

■ drui noues sonl de tiré» et toutes brutes, telles qu'elles ont « été Urées du sein de la terre, a

biographie ou hormis céïkaats.

Adelma*. qui fut éveque de Bresse, en Lonihardie, et qu'on croit ong nuiie des environs de t.haitres. On a de lui une lettre sur V lièrent de Itérenger qu'on regarde comme uo chef-d'œuvre d'éloquence el de raisonnement pour le temps où elle a été écrite.

Feulenes ou Foutkmr de Chartres qui suivit la première croisade, et l'ut chapelain de Bcaudoin, premier roi de Jérusalem. Il a écrit une biatoire de ce qui s'est passé de tous à 1 137. Il était a la fuis bomroe de pce el de soutane. Comme guerrier, Fouetter fil uo livre intéressant pour les détails militaires; comme historien, d en publia uu autre rexsuruuable pour les

.u,r..,«a»fin,».gv«.

date» qu'il rapporte avec fidélité, mais on y trouve trop de fables.

Amaury êt Charire*. hérétique du gtll* siècle. Il soutenait que tout chrétien doit croire, comme un «rtelnde roi. qu'il c t membre vivant de Jésus » brist; que le paradis, l'enfer, et la ré-urrectinn des cor s sont d.» rêves. Il fut condamné par Innocent III, ce qui ne l'empêcha pas d'avoir beaucoup de prosélytes qui poussèrent sadoctrne plus loin encore.

Gmitltnmt dt Saincttt, né en 1*3*. Il commença par être abbe de Saint -Clier<>D-les-Chartres. Le cardinal de I orrai ne le plaça ensuite au col h ge de Navarre; plus tard il fut fait princt* pal du collège de Boissy. a l'aris; Catherine de Médi.-is l'employa au colloque de Poissy ; el Charles IX 1 envoya au concile de Trente. Il fut nomme étèque d Bvrcux, en i&7», el assista l'année suivante aux Etats de Blois. ou il parut avec éclat. Guillaume de Sainctes, devenu un dm plus ardents ligueurs, tomba entre lea mains tu maréchal de Biron. qui le fit transférer à Caen ; La, ou le condamna à passer en prison le reste de m vie.

A^ri Dufreux. qui se lit Jésuite en 1641, dès les premiers temps de l'existence de la compagnie, et détint secrétaire de sft l nt IfctiAOC

PMtppt Daporiu, né en is m. Il fut abbé de Tlrou. de Josa< bat. de Vaux- eCernay, de Bnnpont. d'Auri lac, et chanoine de la Sainte-Chapelle; mais il est surtout connu par des vers plein de grâce, qui contribuèrent a épurer notre langue. Il fut protégé par Charles IX el Henri III. Comme il avait emprunté des Italiens, uu moins en partie, le tour déticetet fleuri de son style, le bril ant de ses figures, la vivacité de ses descriptions, ou lui reprocha des imitations dans uu nié haut éen ; il répondit • qu'il avoit beaucoup plus pris cbea les Italiens qu'on • ne le disoit dans ce livre, et que, s'il avoit su n'avance le « dessein de l'auteur, il lui auroii donné de bons mémoires.» Il a laissé un volume de poésies , dont plusieurs morceaux sont des modèles d'une simplicité naïve et qu> Ique ois indécente.

WarAuiitt Régnier, né en 1573. Son talent, eoroinc patte satirique , rhuee a^seï remarquable, lui fil beaucoup d'amis puissants, qui lui procurèrent plusieurs bénéfice* et une pension de s.ouo livres sur une abbaye: il acquit en même temps un canonical de l'église de Chartres, et employa les revenus de ces biens s cres à satisfaire son goût effréné pour le plaisir II lit lui-même cette epilaphe connue, qui peint bi«n sou eetecière :

Tai vécu sans ont pcasasMal,

■e laissaot aller dooe-meM A le bonne loi naturelle; El Je m'élonite fort pourquoi la mort asisi» tonner à mot, Qui d» tonacel jaBvtts à alla.

Ma' burin Régnier mourut A quarante an».

E <iennt «T ' Aligrt, hé le 13 mer» 1692, fut conseiller au grand-conseil, en I6I&. à l'Age de vingt-trois ans. Il eut les sceaux en 1 624, et le titre de chancelier la même année.

Son fils fut aussi garde-des-sceaux eu 1672, et chancelier deux ans après. Il mourut avec la réputation d'un magistrat intègre et éclairé.

Pierre JVtrofe. né en f es*, s'attacha I Port-Royal, et tr •> i I, avec Arnauld à plusieurs écrits pour la défense de Jansénius et de sa doctrine. A la mort de la duchesse de Lonttuevilie, protectrice ardente du jansénisme, il fut oblige de sortir rte Fran e; plus tard il obtint la libertéde rentrer dans ta patrie. Il (Lui* dan»

Juufti^Tifdéfend ?Ùttti^^ït JSSSSém première; ceux de Bossue t. dans la seconde.

Amèré Felibitn, né en I«I9, montra beaucoup de goût pour la peinture, la sculpture et l'architecture, fut historio.raphe des bâtiments du roi, et membre de I Académie royale des Inscriptions. Il laissa plusieurs ouvrages sur les arts et les artistes, et quelques autr s écrits peu eslnué* aujourd'hui. Ses deux fils, Jean François el Michel Kel bien, ont aussi écrii ; le dernier a travaillé avec dont Lobineau à la composition d'uue histoire de Paris, en cinq volumes in-folio.

D'Allinvai ( l.éonor-Jean tJiiristtnr-Soula ), auteur comique asseï mé ti >cre, et d'un caractèrr tres-birai re.

J*a* DntHiuLr, né en H28,^fut d abord avocat, puist om-

l'Académie des Inscriptions, électeur de Paris, enfin député fa la Convention ; ses principaux ouvrages sont la traduction de /«renaf et son Voyage à Barc'ge*.

Jean-Pierre BHuot de WanUh, connu par plusieurs ou vra-

Ss sur la politique, et député à l'Assemblée législative et A la mention. Ses talents, son républicanisme, sa modération, le conduisirent fa l'échafaud.

JrrSmt Pétion de VUlentnte, né en janvier 1,758, fut d'abord avocat fa Chartres, puis député du Tiers-État aux États- Généraux, où il se fit remarquer par son amour pour la liberté. Après la session de l'Assemblée ronsliluante, on lenomma maire de Paris ; il lutta contre le parti anarchiste de la Commune, de la Convention, notamment contre Robespierre, et contre le

parti occulte qui le dirigeait. Il succomba. Proscrit avec les Girondins au si mai, il Tut décrété d'accusation le 2 juin, et mis hors la loi le 5» juillet 1793. Alors il se réfugia avec »es amis dans le Calvados. Bientôt il se vit forcé, ainsi qu'eux, d'abandonner cet asile. Errante, fugitifs, les uns échappèrent fa la mort, d'autres se la donnèrent ou périrent de faim. Pétion se tua dans le département de la Gironde, près de Saint-Émilion ; son corps fut trouvé fa demi détroit. Voici la lettre qu'il écrivait fa sa femme un moment avant sa mort : « Ma chère amie, j'ai « vécu pour toi, j'ai vécu pour mon fils et pour ma patrie, pour a mes amis lâchement et férocement assassinés, pour mon ■ honneur. J'ai éprouvé bien des peines : je les ai supportées • a»ec courage; mon caractère ne s'est jamais démenti. Je

Château <<<- Rambouillet.

a m'inquiète peu de ce que les hommes penseront de moi. J'ai

• défendu ma patrie avec zèle; je voulus le bieu de mon pays,

• et ma conscience ne me reproche rien. Je me trouve dans la ■ plus cruelle situation qu'il soit possible d'imaginer. Je me

• jette dans les bras de la Providence; je n'espère pas qu'elle « m'en tire. Adieu mille fois chère femme 1 je l embrasse, « j'embrasse mon fils; mes derniers soupirs sont pour vous; a qu'il se souvienne de son père ! *

Pétion était un homme probe dans toute l'étendue de cette expression; on peut dire que sa bonté était empreinte sur sa ligure.

Nous avons déjà parlé du général Marceau.

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