‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 14 sur 144 · CHAPITRE I". - COUP D'OEIL GENERAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE I". - COUP D'OEIL GENERAL

Après avoir donné un aperçu de la nature du sol, nous dé-

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rrirons <l aborJ le plat-pays qu'arrose le cours sinueux de ta Seine, puis nous passerons aux collines qui le dominent.

Il est reconnu que la plaine qui sépare Paris de Saint Germain participe beaucoup de la formation du sol que nous avons attribué au bois de Boulogne, c'est-à-dire au limon d'atterrii- $emtnt, composé de sables de toutes couleurs, de manie, d'argile, de cailloux roulés, et plus particulièrement de ces grands corps organisé», tels que troncs d'arbres pétrifiés et ossements de toute espèce d'animaux mammifères.

On peut dire encore que toute la vallée de la Seine offre de fréquents exemples de la disposition du sol d'atterrmement en caps avancés, mats bas et composés de sable ou de cailloux

; roulé»; le sol qui porte la forêt du Véslnet. Chatou et Gencvilliers est un va»te plateau calcaire élevé, placé à une certaine distance du Ht actuel de la Seine, et d'une plaine toujours formée de limon brunâtre près de la rivière, de sable fin vers le milieu, et de gros sable ou même de cailloux vers le pied du plateau; ainsi, le sol sablonneux et caillouteux du bois du Vesinel, comme celui du bois de Boulogne, etc., appar-

I tient presque totalement A la partie In plus ancienne et la plus élevée de la formation d'atterrisscinent.

Du reste, ce «il n'a pas une épaisseur constamment égale : il renferme quelquefois des blocs de grès et de meulières épars.

En général, le limon d'atterrlssement forme un cordon qborde les deux cotés de la Seine; au-delà de ce cordon règne le calcaire grossier ou à cériles, qui s'étend A une distança plus ou moins grande.

Le* parties plus élevée», telles que le» coteaux qui bordent la rive gauche de la Seine, offrent nécessairement une autre nature de sol. Elles appartiennent au plateau du Mont-Valérieu ou au plateau de Mark.

Le plateau du Mont-Valérten est limité à l'est par la vallée de Sevrés.

Nous avons dit que le terrain de Sèvres et de Sainl-Cloud est composé de craie, d'argile plastique et de calcaire marin ; Il est Ici le même.

« En suivant ce plateau du sud au nord, disent MM. Cu « vier et Biongniaid1, on rencontre encore d'autres carrier* a qui en font voir la structure. On en trouve d'abord urs dera rière le paluis de Saint-Cloud et dans l'enceinte même dt o ce palai*. Il y en a d'autres sur la pente sud-est : t" une au • sud-est du Mont-Valérien, du coté de Surcsne, et preque au « pied de ce monticule : ce qui est une nouvelle preuve de la « position du gypse sur le calcaire marin; 2» deux autres sur « les deux côtés de la route, en descendant au pont de Neuilly. o C'est dans les couches de marnes calcaires de celles-ci qu'on « a trouvé ce lit de quartz cristallisé dodécaèdre, bisalterne, « mêlé de chaux carbonatée équiaxe, et de chaux flualée dont « nous avons fait mention plusieurs fois.

« Sur la pente du uord-ouestdu même plateau, on remarque « les grandes et belles carrières de Nanterre, qui bordent les a deux côtés de la grande route, à la descente du pin tenu. Ni | a ces carrières, ni celles du loup, qui se trouvent plus au nard, I i et qui ont une étendue imposante, ne nous ont offert aucune | <■ particularité. On sait qu'on trouve sur les parois des (Usures > « des carrières de Nanterre ce calcaire cotonneux , qu'on « uomme vulgairement forint fouile.

« En suivant le bord septentrional du plateau que nous dé- « crivons, on arrive aux crayèrea de Bougiral : elles sont sur- «. montées, comme celles de Mcudon, de bancs de calcaire « marin. Les plu» inférieurs de ces bancs sont friables et o remplis de chlorilc; ils contiennent en outre des coquilles « marines, souvent nacrées et d'espèces très-variées, semblait bles à celles de Crlgnon; ces bancs reposent »ur une couche a de sable très-épaisse. Celte disposition est donc absolument « semblable à celle qu'on observe à Meudon, cur le bord méri- « dional du même plateau. »

Le grand coteau sableux qui domine la forêt de Marly couvre, au-delà du plateau qu'on vient de décrire, la rive gauche de la Seine ; mais ce pays est dépendant du plateau de Saint-Germain, dont nous parlerons dans le livre suivant.

A Marly, on trouve de l'argile plastique, comme dan» tout le sud de Pari*, depuis Gcntllly jusqu'à Meudon. Cette argile

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HISTOIRE DES ENVIRONS DE PAIIIS

est employée, selon ses diverses qualités, h faire de la faïence line, des près ou de» creusets, el des étuis à porcelaine, ou enfin de la poterie rouge, qui acquiert quelquefois la dureté du grès. Dans des fouilles faites à Marly, en 1810, on a trouvé, audessous des bancs calcaires et dans le» fausses glaises, un grand nombre de coquilles blanches comprimées et très-friables; on y remarque, quoiqu'elles soient en général assez difficiles à caractériser, à cause de leur grande décomposition, des cythérées semblables au tythttea nititula, mais plus épaisses ; on y retrouve aussi de» turritelles.

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