‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 16 sur 144 · rllf.fc · texte numérisé non relu

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Le village de Cllchy est situé dans une plaine, entre la rive droite de la Seioc et là route de Saint-Denis à Versatiles, à trois quarts de lieue au nord-est de Neullly. et à égale distance des barrières de Paris.

Le nom latin de Clichy est CHppiacum. forme de la racine clip, dans lequel on croit reconnaître la signification de clapier , lieu où l'on élevé de* lapins : explication que semble en effet fortifier le surnom de la Garcnnt donné à Cllchy.

Le village de Clichy-la-G-m nnc est 1res ancien ; et son territoire parait avoir i>iimitivcmcnl compris tout le pays où d' puis s'élevèrent Smal-Oum, /« R<mlt et YHIieri-la liarrnne : il faut rapporter à celte étendue de pays ce qu'on trouve dans les anciennes chartes louchant ce lieu, où les rois de France turent un palais dès les c wnmencemeots de la monarchie.

La première mentinn relative à Clichy date île «95 ; c'est dans ce village et a ee<te même époque que Dagoberl se maria avec C»mal rude, qu'il répudia quatre ans plus tard également dans cet endroit, où il épousa ensuite Nanterhilde, suivante de sa première femme. Dagoberl y fit son séjour le plus ordinaire ; il affectionnait tellement Clichy, qu'il engagea la plupart des hommes de sa cour a y bâtir des maisons; il existe encore des pièces de monnaie frappées à Clichy du temps de Dagobert.

Le 96 mai 697, Clotaircy convoqua, dans son palais à Clichy, un concile mixte, compté d'évêques el de laïques, afin de régler les affaires <|e von i oyaume.

Le i" mal 636, un autre concile s'assembla dans ce lieu. Agile y fut établi abbé de Rebais, monastère récemment fondé par saint Eloy.

Le 99 juin 653, Clichy fut encore le lieu d'assemblée d'un concile où assistèrent vingt-quatre rvéques, cl où l'on confirma les privilèges de l'abbaye de Saint-Denis.

Ces assemblées prouvent que Clichy, ou plutôt son palais, jouissait, sous la première race, d'une grande considération, qu'il perdit depuis que les moines de Saint- Denis en furent devenus les seigneurs.

Clovis II et Thierry III, successeurs de Dagobert, firent aussi leur séjour à Clichy.

Eu 741, Charles Martel gratifia l'abbaye de Saint-Denis de ce domaine ; et Clichy fut l'une des terres que les religieux destinèrent à leur fournir de la volaille entre Pâques et Noël.

On ne sait pas précisément de quelle époque date l'ori. iue de la parois^ de Clichy; on sait seulement que saint Mèdard, dont la morl iMh'a *ers l'année 545, en fut le patron de temps immémorial : ce qui ne permet guère d'assigner à In parol»sc une ancienneté plus reculée que la fin du n' siècle. Au xvu', on conservait dans l'église de Clichy des reliques de ce saint, » n Charles Moreau, premier valet de garde-robe du roi, ayant

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a obtenu <lf Jacques de Nuchèze, évèque de Challan, abbé a de Saint- Etienne de Dijon, un morceau du chef de ce saint « étëque de INoyon. lire de la chasse conservée en la même « éj:li<e de Dijon, l'archevêque de Paris permit le 17 août t6GO, ■ vu les attestations, de l'exposer dans l'église de Clichy*. •

Dans ce même siècle, l'enlisé de Clichy eut deux curés célèbres ; un M. Bourgoin, qui de\int général des prêtres de l'Oratoire, et l'illustre et modeste Saint-Vincent-de-Paule, à qui l'on doit la construction de l'église, telle qu'elle est aujourd'hui.

l'eu de seigneur* de Clichy ont laissé uu nom digne d'être cite dans l'histoire. Cette terre Tut longtemps dans la famille de» Beaumont ; au xvu* siècle, elle appartenait à un Macc de la Bazin h tt : en Hi7l, Edouard- François Colbert, comte de Mau

lévrier, et Nicolas de Bautru, marquis de Vnubrun , lieutenantgénéral des armées du roi, la possédaient en commun; enfin, elle appartenait, en 1755, au fermier général Grimod de la Reynlère.

C'est dans ce village que se tenait pendant les années 1 79^ , 1796, 1797, ce fameux chib, dit la Société de C/iVny. club plusieurs fois dénoncé aux conseils comme travaillant à la contre- Révolution et au rétablissement de la monarchie, et qui fut tout-à-fait anéanti lors de la révolution du 18 fructidor an S.

En 1815, Clichy ne fut livré aux troupe s étrangères qu'après la convention militaire du 3 juillet; mais combien ce village eut à souffrir de sa généreuse résistance ! A peine entrés, les Anglais et les Prussiens y commirent un pillage général.

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Mb, .-.

Qiâtssi île ViiiiU'

Un voit à Clichy plusieurs maîfons notables, sans compter le château seigneurial, qui existe encore ; on distingue surtout celle de M. Barre, ancien directeur du Vaudeville ; on y a établi plusieurs fabriques, dont une de cérusc : cette céruse l'emporte en qualité sur les plus estimées des pays étrangers.

Clichy appartient S l'arrondissement de Saint-Denis et au canton deNeuilly-sur-Seine. Sa population est de 137 habitants, y compris le hameau de Mouceaur, dont nous allons dire un mot, celui des Batignoles, et les habitations isolées de Courcellei et de la Planehtttt.

6 1 1 . - Moueram

Hameau dépendant de Clichy, situé aux portes de Paris. Les Chroniques de Saint-Denis parlent de ce hameau vers l'an 1 368. En 1529, il y eut uue chapelle sous l'invocation de saint Etienne, martyr. Longtemps la seigneurie de ce lieu appartint à la famille des Charron ; en 1746, elle fut vendue au fermier général Grimod de la Rcvniere, seigneur de Clichy.

Mouceauxest bien bâti et l'on y voit plusieurs maisons remarquables ; mais ce qui a donné tant d'importance à ce hameau, c'est le château que le duc d'Orléans y fil construire, et où il dépensa des sommes considérables : on a donné à te lieu le nom

1 Lciit-uf. AUaftv du ,iinr in ,le PtU, lu me III, page 70,

de folie* de Charlrtt. Le parc est planté dans le genre anglais ; on y trouve tout ce que l'imagination peut enfanter pour embellir un jardin de ce genre : des débris gothiques, des ruines grecqucs.de superbes péristyles, des bains ornés de statues, des obélisques égyptiens, des kiosques. Toutes ces créations de l'art dont quelques-unes existent encore contrastaient partout avec la simplicité villageoise et l'aimable irrégularité des campagnes, des bosquets, des coteaux plantésde vignes, des rochers, des ruisseaux et des sentiers qui serpentaient. Des cabanes, des groupes d'arbres formaient le paysage le plus piquant.

Ce joli parc a été exécuté d'après les dessins de M. Camion tel. M. de la Fosse en a publié dix-sept vues avec les explications.

M. l'abbé Delille, dans son poème, en parlant des jardins où l'art fait régner le printemps même au milieu des frimas, cite Mouceaux pour modèle.

J'en atteste, o Mooeeaox, tes Jardins toujours verts ; Là, des arbres absents les tiges Imitées, Les magiques bercemi, tes grottes cm -liant. tes, Tool vous charme à la fois. Là, bravant les saisons, La rose apprend s nattre au milieu des glaçons; Et les temps, les cl mut*, vaincus par des prodiges, Semblant de la féerie épuiser les prestiges.

La Convention nationale décréta que Mouceaux ue serait point

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si

vendu, mais entretenu aux frais de l'Etat, pour y fonder des établissements d'utilité publique, « Bonaparte, à son avènement a au trône, eu lit cadeau fi l'ex-archlchancelier (lambaccrès; mais t relui- cl, trouvant que l'agrément de celte propriété ne com- « pensait point suffisamment la dépense qu'il était obligé d'y o faire pour son entretien, la rendit quat'c ou cinq ans après • au donataire. Napoléon réunit alors Moueeaux a son domaine « particulier; et, à l'épcque de sa chute, en 1814. le roi de « retour en France, la rendit au Gis du premier pos rsseur, S. <r A. R. le duc d'Orléans1. >

Depuis la construction des murs de clôturcdc Paris, le parc de Moueeaux se trouve compris dans l'enceinte de la capitale ; mais, afin que ce mur d'enceinte ne privât point de la vue des campagnes environnantes, le propriétaire obtint qu'il fût bâti dans le fond d'un vaste fosse.

S 1 1 ! \«nl. rr.

Le village il' Asmères est situé a une lieue et demie et presque au nord de Paris , sur la rive gauche de la Seine.

Un savant a donne ainsi lYtvmologic d'Asnièves: Asinario*,dgregibui a tin omm dietce*. Il faut croire que le territoire d'Asnieres nourrissait autrefois beaucoup d'ânes.

Le plus ancien titré connu qui fasse mention de ce village est une bulle de l'an 1 168; Asnieresy est mentionné sous le titre de cure, ce qui reporte nécessairement son origine beaucoup plus haut. A cette époque, la paroi> « comprenait le territoirequi composa depuis celle de

Cenevilliers; mais depuis six cents ans environ est détaché.

Les abbés de Saint-Denis étaient seigneurs d'Asnières ; et, pour assurer la conservation de leurs droits, un de leurs officiers allait chaque année y tenir une assise sur le bord de la Seine, a L'abbé y fait faire l'appel de tous les justiciables, lit-on dans c l'histoire du diocèse de Paris', et juge les causes qui sont en « état de l'être ; ensuite celui qui a la ferme du bac est oblige de « donner a dîner, dans une maison voisine, aux bénédictins « qui s'y trouvent, et aux officiers de la Justice. ■

I Melionnoire AtflorifiM tl lopnarapkiatu ic «ari'roiu àt Parti. Artirl* Jfoarrau*.

• Lebeuf, Biêleirt du dioeiu il Ptrit, (ont* VII. — » Uboal, itUtm.

Maclnuf el Aquoluc île Marly.

ce village en

Les habitants d'Asnières furent, comme tous ceux des villages voisins, affranchis en 1248 par l'abbé de Saint-Denis.

Il y eut de tous temps à Asnières de fort jolies maisons de campagne ; < mais celles qui ont appartenu a la feue duchesse de « Brunswick et à la marquise de Parabère, dit Piganiol, sont « belles et méritent d'êtres vues. » Le prince palatin Edouard de Bavière, et sa femme Anne de Gonzague de Clèvcs, princesse <le Mantoue, y eurent une maison dans le xvn« siècle. (Test en faveur de cette princesse que s'opéra, avant 1683, dit le mémo Piganiol, un miracle insigne à Asnières. AnnedeGonzague, palatine, avait eu de Casimir, roi de Pologne, retiré en France, un reliquaire du bois de la vraie croix , venant de l'empereur Manuel Comnène. Un prince peu religieux ayant osé le jeter au'feu, ce morceau resta dans les flammes sans brûler ; la princesse et la duchesse de Brunswick attestèrent ce prodige.

M. Voyer-d'Arcenson avait aussi fait bâtir à Asnières une maison charmante; comme on travaillait à aplanir le terrain, « on découvrit « dans la pnrtic « placée entre le « chemin et le « bord de la n- « vière, dont le « dessous n'est que o de gravier , à la « profondeur de a deux à trois > pieds, dans le « gravier même , « des squelettes a humains sans « tombeau de bois « ni de pierre, et « disposés de tous o sens indifférem- « ment les uns a couchés sur le ■ côté gauche , « d'autres quasi « sur le ventre, et c situés dans leur « longueur , d'oc rient en occi- « dent, ou du midi

au nonl, beaucoup d'entre eux ayant avec eux une bouteille de 'erre de différentes couleurs et grandeurs, depuis la capacité d'une chopine jusqu'à la contenance de trois à quatre pintes ; j'en ai vu sur le Heu un grand nombre. D y en avait aussi de verre de la capacité d'une pinte, et des cruelles ou coupes de terre rouge, autrement terre sigillée. A l'un de ces « cadavres était une ancienne agrafe, fibuïa, de cuivre jaune, « qui avait servi â attacher ses habits, sur le bord de laquelle t on lisait en caractères romains capitaux, assez bien formés c et sans abréviations, et qui m'ont paru être du iv* siècle de a J.-C, Domini morte tirai, et au revers, aussi sur le bord, n Vttn (dix. On y a aussi trouvé un sabre de fer.

a Dans ce grand nombre de squelettes, on n'en a vu qu'un seul c renfermé dans un cercueil composé de tuiles antiques longues

Montmartre. — lui» ru lot trt n • l> m fVi»|i

UIST01RE DES ENVIIONS DE PARIS.

• 4e plus d'un pied, et qui ont des bords reU \és aux deux rotes : « c'était le cadavre d'un enfant de quinte ans ou environ. On a e aussi découvert une place dont tout le gravier était noirci et « attendri par la chaleur du feu qui *vait peut-être servi à

■ brûler un corps.

a M. le comte de Caylus parle de la découverte des squelettes,

• et il assure avoir oui dire qu'un roi Dagobert de la première c race avait une maison de campagne dans le terrain d Asnières

■ ou plus haut : on sait d'ailleurs que cet endroit a élé « rable autrefois'. •

Le village d'Asniéres fait aujourd'hui partie de la Seine, arrondissement de Saint-Dents.

Village situé dans une plaine à deux lieues au nord de Paris, et à égale distance au nord-est de Nanterre.

Nous avons déjà assigné l'époque où ce village commença à former une paroisse distincte de celle d'Asniéres ; au mois de février 1302 Genevilliers fut érigé en cure. Aucune église, peutêtre, ne posséda p us de reliques que celle de ce lieu Elle fut dédiée à l'évèque d'Acqs, «qui renferma dans l'autel des rellt ques de saint Barthéleml , des compagnons de saint Denis, « dessaints Maurice, Eutropc, Alexandre, ValentinetPatrocle, t Zenon et Cyr'.»

Cette tene appartint de temps immémorial à l'abbaye de Saint-Denis , qui affranchit ses habitants en même temps que ceux d'Asuieres.

Le village de Genevilliers souffrit beaucoup des guerres civiles qui désolèrent la France, et surtout les environs de Paris, sous les légnes de Charles V. de Charles VI et de Charles VII Le parti d'Orléans c'en rendit maître en 141 1, et le mit au pillage; Anloiue de Craon le reprit la même année et, danscesdeux circonstanciés, les malheureux habitants purent apprécier jusqu'où se. porte ordinairement la fureur des partis dans les guerres civiles.

Le village de Genevilliers, situé à l'extrémité de la péninsule que l'urinent en cet endroit les sinuosités de la Seine, est très-

« En 1 740, lors de la grande inondation où la Seine, à Paris, « atteignit le deuxième étage des mai pns situées sur le Porter au file, Genevilliers fut presi|ue entièrement détruit. Le*

• jetées furent emportées par la violence du courant. La masse « énorme des eaux qu'elles retenaient, se précipitant tout a coup « avec lureur par les passages ouverts, eutiaina, balaya avec'

• elle les hommes et les bestiaux qui sé trouvaient sur son « passage. Elle litaussi écrouler toutes les maisons qui n'étaient ■ point solides : ce qui causa encore une grande perte d'hommes « et do bestiaux ; car Ils .étaient écrasée par les débris , et em- « portés parle débordement. Al fallut que le gouvernement « vlnjt au secours de ces malheureux habitants , et leur fournit

• les uiuvens de réparer les pertes immenses qu'ils avaient « faites5, j»

Les habitants, de leur côté , lowèreut des lors tout le long de la Seine des espèces de jetée* qu Us appellent noutê, et qui aujourd'hui le» défendent complètement des ravages de même

*U maréchal de Richelieu possédait é 43enevi)uurs une charmante maison de campagne, avec un très-beau jardin. Au nord de ce jardin, il ,fil hatir, en 1762, une glacière dout I atee était élevée au-dessus de la hauteur de l'inondation de 1740; elle formait un cône immense, couronné d'un buis taillis. Le sommet supportait un salon magniiiqueroeut décoré, et représentait un petit leinpjc roud surinoute d un dôme terminé luimême par une statue de Mercure ; a l'aplomb Je chaque coiuqne de ce dôme était placée la statue d'une divinité. Cette maison appartient aujourd'hui a la famille Porlalis; et sou pavillon fiait encore l'admiration de tous ceux qui la visitent.

Du reste, le village de Geuevilliers n'a rieu de remarquable. 11 fait pa lie du département de la Seine , arrondissement de Saint-Denis. BJ t|

Colombes est un village situé à deux lieues au nord-ouest de

1 l^brul. Hitl**r* du d*oett* dt Port'/, lamv II.

■ * rte ml, Hrt'mrr i» n, 4r Paru, low 111.

» 4«(«#<w«? iMm^w, *«„ dès ««r«u 4* Ptil

Paris, à une lieue un quart au nord-est de Nanterre, et à une demi-lieue au sud d'Argcnteuil.

Les plus anciens ti'res qui font mention de ce village ne remontent pas au-delà du xiu« sierle. A cette époque, Columbes appartenait à l'abbaye de Saint-Deow; sou église, ou du moins la tour qui est vers le nord du bâtiment .semble même remonter au xii» siècle : ce qui suppose que déjà ce lieu était uu village assex considérable pour le temps. L'église est l'une de celles où s était établi l'usage de faire chaque année, le premier jour de mai, une procession à travers les vignes, et d'y porterie Saint- Sacrement pour les préserver des vers. Plus tard, les ex orcismea parurent plus convenables.

Les habitants de Colombes furent, en 1248, compris dans l'affranchissement que fin nt les abbés de Saial-Deuis; et, en t6«7, le roi leur accord* l'établissement d'un marché par semaine et de deux foires par an.

Henriette-Marie de France, troisième fille de Henri IV et douairière d'Angleterre, faisait sa demeure ordinaire au château de Colombes; elle y mourut, le 10 septembre 1669, à l'âge de soixante ans.

La communauté de Saint-Cyr succéda, dans la seigneurie de ce lieu, à l'abbaye de Saint-Denis.

Le village de Co'ombes était autrefois entouré de murs. Dans l'église, on lisait avant la Révolution une Inscription « faisant a connaître l'établissement d'une école gratuite dé trente « pauvres garçons de Colombe* , que le cure choisira . *el qui u sera conduite par un prêtre. Cette fondation est faite par « Léonard Polie, bourgeois de Paris, commissaire des pauvres <* du grand bureau en 1678, moyenpat la somme de 2,500 » livres'. Je n'y ai point aperçu, continue le même auteur, a d'inscription concernant la fondation d'un hôpital , pour les a passants et pour les pauvn s du lien, par Magdeleine, G eue- « viève, l'en nulle et Marie Charles, filles d'Alexandre Charles, « marchand A Paris. Le curé, qui était alors Marin Prévôt, a aumônier, prédicateur du toi, goûta si fort ce projet qu'il a offrit de paver de son côte 160 livres annuellement. Le c<mu trat -si de IG6S, 30 mal. Il fut arrêté que les hospitaliers « de ce lieu pratiqueraient la règle de saint Augustin . et « que Louise Galleran, ancienne religieuse, se joindrait à ■ elles. »

Aujourd hul , Colombes est l'une des communes les plus considérables du départ' ment de la Seine; sou château, qu on appelait le g i and chàtraii, pour le distinguer du second, fut rasé en 1 793. I.e petit château est aujourd hui une charmante propriété appartenant à la princesse de la Moskowa : on remarque encore à Colombes plusieurs maisons de campagne charmantes.

Ce virage appartient au département de la Seine, arrondissement de Saiut-Deuis. Sa population était en 1745 de 2,4.10 habitants, en y comprenant le hameau de Ctmrbecoir, qui en taisait alors partie, à peu près la même qu'au tem *s ou l'abbé Lebeuf écrivait son Histoire du diotèse de Pari»; elle ne s «lève plus aujourd'hui qu'a 1 ,6*0, mais sans y comprendre

I vide lieu u était, avant la Révolution, qu'un hameau de la paroisse de Colombes : c'est aujourd'hui une commune du département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, eaulon de fXanleire 41 est situé au IV-G. et à une lieue un quart de Paris, sur une hauteur à dioite, en quittant le pool de Neuilly.

L'ancienneté du hameau de Courbevoie remonte au xiu* siècle: il en est l'ait mention dans deux titres de l'an 1309, sous le nom de Curoa Via , parce que le chemin était en effet tortueux en cet endroit. Peu a peu, l'accroissement du lieu et la grande distance qui te séparait de Colombes y nécessitèrent la construction d'une chapelle.

La terre de Courbevoie, comme celle de Colombes, relevait en partie des moines de Saint-Denis, en partie des seigneurs laïques. Les habitants furent affranchis en même temps que ceux de Colombes, c est-â-dire en 1248.

Il existait aussi à Courbevoie, avant la Révolution, un couvent dit des Pénitents, détruit aujourd'hui

• En (814, dit l'auteur du Dieuotuiairt Aistertyve du sasï-

UisUdrt 4m éioeHééi «•»*, Ma* m.

« rcru de Pani', après le s événement* mémorable» qui ve-

• naient de changer le sort de la France, le gouvernement c provisoire, créé pendant les premier» jours de l'occupation « de la capitale par les armées coalisées, fil établir, dans les c casernes de (kuirbevoie, un hôpital militaire destine aux « soldats blessés des puissances alliées. Ils y reçurent de la

• géuéri>site française des soins si tendres cl si multipliés, que « le» chefs des armées coalisées crurent devoir en (aire leurs

• remerclmenu officiels aux autorités locales par la voie des « journaux, a

Sur le plateau qui domine Courbevote s'élèvent les magnifiques casernes de ce village, qui furent construites sous le régne de I-oujs XV, et que les gardes suisses ont longtemps occupées. C'est T édifice le plus remarquable de cette commune.

Le village de Courbes oie est encore peu considérable. Âu bas de la cote où 11 est situé, sa trouve un château assez bien bâti.

| VII Bf— »u Inlli

Béions ou Vexons est uu village situé à deux lieues et demie de Pa> is, sur la rive droite de la Seine. Là est un pont en bois récemment construit, sur lequel on passe cette rivière moyennant un péage.

Ce village remonte â une haute antiquité, puisqu'on trouve des monnaies du temps des rois de la première race, portant Vrtonno deo*. Cependant il n'y avait encore que douze maisons en 1470.

rn iSHi, les habitans de Béions plaidèrent afin d'être déchargés du guet pour le château de Saint-Germain. En H04, Charly IV le» exempta du droit dt prùef, en vertu duquel les ehetauehit* et preneur* royaux enlevaient des maisons des habitants les meubles et les denrées qui s'y trouvaient, sans les payer, pour le 'service de la cour'. Les habitants furent délivrés de ce brigandage, A condition qu'ils amèneraient chaque année à Paris quatre charrettes de feurre ou de paille.

Les seigneurs le plus anciennement connus de la terre de Bez»ns sont les Chanterel, qui la transmirent h la famille dea Bazin -

La foire de Bétons s'ouvre tous les ans le dimanche après la fête de saint-Fiacre- Autrefois, les cavaleaUs de masques y venaient de Paris pour danser et s'y faire remarquer de la foule qu'y rassemblaient à la fois la beauté du lieu et I agrément /le la saison. L'affluence était immense et la galté très-vive. Une comédie intitulée la Foirt de Besoni, représentée sous le régne de Louis XV, donna de la célébrité à cette joyeuse réunion. Cette foire dure trois jours; mais le concours des amateurs y a beaucoup diminué.

On voit dans ce village l'ancien château bâti par le maréchal de Bezons. et une maison de campagne qui offre une particularité remarquable. Le parc, dessiné car 1-e Notre, renferme de belles eaux, qui sont conduites dans I* intérieur de la maison par le mécanisme d'un moulin â vent.

Ce village lait partie du département de Seiue-et-Oise, arrondissement de Versailles, canton d'Argenteuil. Sa population » st de £64 habitants.

1 TMl.— Arftm ttmU.

Village ou gros bourg, situé à deux lieues et demie au nordouest de Paris, sur le bord de la Seine.

Deux choses, dit l'abbé Lebeuf, ont rendu Argenteuii mé- ] morable : premièrement, on monastère de l'ordre de Saint- ( Benoit, recommandante par son antiquité et les reliques qui y sont conservées; en second lieu, le territoire du pays, célèbre pur la bonté de son vin. Pour nous, l'histoire de ce lieu nou> offre tour » tour le tableau des dévastations des Normands et des furevrs sanglantes du ranatlsme; l'exemple de la vie déréglée désordres religieux de l'un et de l'autre svi>- : et le mol if d'une Iwgue et vive discussion entre l'abbc de Saint-Denis et levique J i e Par s.

Ï4i> uremiers titras où Argenieuil est mentionné le désignent , sou» les noms d Argemiotalum, u'.4 j j.h«»/i7uhi et ii'Argtniuiivm. i

• Lu rit ne seigneur français, nomme Krmmric, et >uuiiuaue, i « son épouse, y fondèrent, au ni» siècle, un mouastéf e de Biles,

I AtU'le Ci>«rS>«pif.

1 Leblanc, Tftfédtt mkhiii, page ST.

* J'ai |miI« dau* au» Uitioirt «*« Parti de Mlle indigne «ittlion , à laquelle cette capital* ti ului.un suUm villa» de rraoc* a Mitai itiajMUat.

« dont le roi Clotaire III approuva l'établissement vers l'an

■ 666. Le» fondateurs se soumirent dès lors à l'abbaye de « Saint-Denis ; car les grands monastères d'hommes avaient c quelquefois alors des monastères de filles de leur dépeua danee'».

L'abbcsse s'appelait Leudesinde; et l'abbaye était sous Je titre de la Sainte Vierge, de saint Pierre et de saint Paul. Le gouvernement de ce inouastere appartenait aux abbes de Sami-

Dcnis.

Il parait que l'abbaye commençait déjà â décliner, puisque nous voyons Cuarlemagne donner ce prieuré à l'une de tes filles, Théodrate, que les historiens représentent connue fondatrice d'un nouveau mouastere de bénédictines. « Il y a « preuve, dit l'abbé Lebeuf, qu'il faut toujours citer dans ces « matières , que ce monastère était rempli de religieuses de « la famille royale at de celles qui étaient protégées par Us « princes; et cela fut ainsi jusqu'aux guerres d.s Normands, « auquel temps elles furent obligées de s'enfuir*.»

En effet, les incursions des Normands et des Danois le long des bords de la Seine devinrent très fatales à la paix de ce monastère, et furent peut-être le germe de ces désordres scandaleux qui autorisèrent les prétentions de Sttger, abbé de Saiut-Denis, sur cette communauté. Il fit valoir d'anciens droits que les religieux de Saint-Denis avaient sur l'abbaye d'Argenteuil ; et, pour leur donner plus de poids, il prétexta la conduite irrégu- Uére des religieuses de son temps. L'évcque de Paris, qui avait toujours exercé sa juridiction sur cette communauté, s o»posa fortement au projet de Smger. Les religieuses, de leur coté, qui craignaient avec raison leur expulsion, se présentèrent pour sa défendre. Grands débats entre les parties, d'où s'ensuivit une espèce de concile qui se tint dans l'abbaye de Saint-Germain des-Prés, au commencement de II 99. U légat qui v présidait décida par sa sentence qu'il fallait chasser les filles de leur monastère, et y mettre en place des moines bénédictins. Vole! un fragment de cette sentence apostolique, que le pape approuva, mais avec de grandes re*trictn>ns : « Comme

a nous étions actuellement occupés a délibérer dos moyens de « réformer divers monastères du ro va urne, tombes dans le reiû- « chement, on s'est récrié au miln-u de l'assemblée sur l'état « pitoyable d'un monastère de femmes, nommé Aramteml, « où les religieuses menoieot depuis longtemps une vie « infâme, qui désbonoroit leur profession et causoil un scau- « dale public. Sur quoi, les avis de rassemblée allant a les « faire chasser de ce lieu-là, le vénérable Suger, abbé de Saint- < Denis, a produit les privilèges de son abbaye, continués « par le Siège apostolique, et a fait voir, par des titres nu-

• tbentiques , que le monastère d'Argenteuil appartenoit de « droit â son églife, etc. »

Quelle que fût la justice des droits de l'une et de l'autre partie. Il est évident, comme le remarque un auteur, que les moines de Saint-Denis aspiraient beaucoup moius à la conversion qu'aux biens des religieuses d'Argenteuil. Les bénédictins remplacèrent donc ces religieuses, qui furent forcées de se réfugier dans différentes communautés. La prieure était la fameuse Heloùt, qui se retira a cette époque, avec sept ou huit de ses compagnes, au Paraclet, maison qu'Abailard leur céda, et qui, par les soins de cette célèbre religieuse, devint une des plus brillantes abbayes du royaume. C'est dans l'église de cette abbaye que fut déposé son tombVu, ou ses cendres étaient confondues avec celii sde son cher AbaHard. aussi fameux par ses amours et ses mail. v. rs que par son savoir et la persécution de saint Bernard, son ennemi. Leur mausolée est aujourd'hui placé dans un des cimetières de Paris, dit le cimetière du Père- Lâchai .se.

« Au reste, dit l'abbé Lebeuf, lorsque les moines de Saint-

• Denis vinrent demeurer dans ce prieuré, la règle était déjà

• beaucoup déchue de son ancienne sévérité; et ce qui regar- « dait la nourriture des religieux faisait une des plus Impor-

• tantes affaires de-ce monastère. On voit, par une charte de « I au izoo, que la fonction de chef de cuisine était dans ce a couvent un ofllce héréditaire, dont Hugues, abbé de Saint»

■ Denis, «réala alors les droits conjointement avec Hugues, « prieur du lieu. Le règlement parle de pitances de chair pour « le couvent. Le queux, ou cuisinier, était tenu de cuire dans sa

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HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

« maison tous les oiseaux que tes moines achetaient, de quelque € espèce qu'ils fissent; et moyennant, le droit de pain et de « vin conventuel que le couvent loi aceorda et à se* héritiers, « Il fit la remise des queues de tous les poissons, qui lui étaient « dues, et de quelques rentes assises sur des vignes, à Orge- « mont '. »

En octobre 1567, Bonrry , capitaine protestant, avec an régiment de fantassins, s'empara sans peine d'Argenteuil, villttte revêtue de légères murailles.

Argenteuil est encore fameux par une particularité importante aux fidèles croyant*. Ce monastère possédait une précieuse relique, que les moines assuraient être la t'obt tant couture d» notre Seigntur. CSarUmagnt, disaient-ils, qui l'avait reçue de l'impératrice /rêne, la donna à sa fille Tkéodrate, abbesse de cette maison. Lors des incursions des Normands, cette relique disparut, et resta ignorée pendant plus de deux eents ans; mais un religieux bénédictin, qui connaissait la valeur de cette ro6« sont couture, et les conséquences de sa possession, eut soin d'avoir une révélaiion qui l'Instrnisit du lieu où elle était cachée; et ou ne manqua pas de la trouver dans une vieille muraille. C'est en l'année 1166 que se fit cette importante dérouverte. La dévotion et le respect que le peuple conserva pour cette robt ian* couture y attiraient tous les ans, le jour de l'Ascension et le lundi de la Pentecôte, une foule de dévots et beaucoup d'offrandes. Les incrédules élevèrent des doutes sur l'authenticité de cette relique ; mais on sut ce qu'il fallait penser de leur cniique; et cette robe mm couture n'en fut pas moins regardée par les moines comme un trésor précieux, qui, en alimentant la fol du peuple, augmentait les revenus du monastère. Malheureusement cette robe n'était pas la soûle dans le monde chrétien.

On accourait de toutes les parties de la France pour visiter la relique ; les prélats, les princes s'y rendaient. Henri III voulut faire hommage à la sainte robe; Louis XUI y vint trots fois ; Marie de Médicls. femme de Henri IV; Anne d'Autriche, le cardinal de Richelieu, honorèrent aussi cette relique de leur visite. Au siècle dernier, on voyait encore dam l'église du prieuré d'Argenteuil le tombeau d'un chevalier de flaulcpierre, qui, pour avoir voulu par dévotion faire couper un morceau de cette relique, avait, dit-on, été frappé de mort subite.

Quant a la ville ou au bourg d'Argenteuil, car les auteurs ont été partagés sur le titre que méritait ce lieu, on voit que du temps du roi Jean, c'est-à-dire au xiv' siècle, elle comprenait 117 feux, ou environ 4M habitants, au rapport du continuateur de Nangis ; mais elle eut tellement à souffrir des guerres entre les Armagnacs et les Bourguignons qu'en l'an U70 «Ile ne comptait plus que 100 habitants. Le parti d'Orléans pilla la châsse, foula aux pieds les reliques do prieure, enleva les vases sacrés de la paroisse, et brisa les fonts baptismaux.

Afin d'éviter à l'avenir de pareils accidents, François 1", en 1&44, permit aux habitants, d'entourer le bourg de murailles, et de le fortifier de tours et de fossés. Les fortifications furent en effet construites : il s'éleva une enceinte de trois quarts de lieue de circuit, avec seize portes : huit le long du port et huit dn coté de la campagne. Cependant toutes ces précautions n'empêchèrent pas les Huguenots de s'emparer du bourg vingt ans après, de mettre le feu à l'église du prieuré, et de rendre « la robede notre Seigneur la fable et le jouet de l'impiété '. a

11 y avait dans ce temps un hôpital à Argenteuil.

I<es bénédictin* du prieuré furent pendant longtemps les seuls religieux d'Argenteuil; mais, dans la suite, il s'y établit des frères de la Cbnrité-Nolre-Dame, espèce d'hospitaliers qui y tinrent un hôpital pour les pèlerins et les pauvres enfants. Cet hôpital fut, en 162», cédé aux augustins-déchaussés, qui l'administrèrent jusqu'en 1672 : époque où les biens de tous les ordres hospitaliers furent donnés à l'ordre de Noire-Dame-du- Mont-Carmel et de Saint- Lasare, ainsi que les établissements qu'ils possédaient. Dès lors les auguslios-déchaussé* obtinrent à Argenteuil une autre église et un couvent, situés à l'extrémité du bourg du côté du nord.

Il y eut aussi dans cet endroit un couvent de filles de l'ordre de Citeaux, fondé en 1635; mais elles n'y restèrent que trèspeu de Umps.

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Enfin, en 1046, les ursulines y établirent aussi une petite colonie de quatre religieuses, qui prospéra tellement que bientôt le couvent compta cent recluses, et un nombre égal de pensionnaire».

La situation d'Argenteuil est l'une des plus agréables des environs de Paris. Toutefois ce bourg par lui-même n'offre rieu de remarquable, si ce n'est un hôpital fondé par saint François-de-Paule. L'abbaye est totalement détruite et remplacée par des vignes et des jardins. De tous tes autres couvents ou chapelles, Il ne reste que l'église paroissiale, dont la construction mérite de fixer l'attention.

Pendant le jeudi de l'Ascension et les fêtes de la Pentecôte, Arficnteuil est encore le rendez-vous de tous les habitants des villages voisins, qui viennent en pèlerinage visiter la robe mm couture.

Dans les environs est le château du Marad, qui faisait autrefois partie des domaines de Saint-Denis, et qui fut possédé par le comte de Mirabeau ; depuis, il est devenu la propriété du vice-amiral Decrès . qui, au moyen «te différents travaux, a rendu ce domaine l'un des plus remarquables des environs de Paris, par la distribution de ses Jardins, de ses eaux et de ses plantations. Ce château a été vendu plusieurs fois depuis la Révolution.

Le bourg d'Argenteuil appartient à l'arrondissement de Versai! les; e'est un chef-lieu de canton et le siège d'une justice de paix. Sa population, qui, au xiv' siècle, était, comme il a été dit, de 58J âmes, s'élève aujourd'hui à 4,423 habitants.

Entre Argenteull et Colombes, partie sur le bord de la Seine, partie sur trois Iles formées par le fleuve, était, avant la Révolution, une des plus belles propriétés des environs de Paris, appelée Moulin- Joli. Le hasard fit découvrir à M. Watelet, l'un de nos peintres les plus distingués, ce charmant paysage dont il fut tellement enchanté qu'il en devint bientôt possesseur. Ce qui reste aujourd'hui de Moulin-Joli est fort peu de chose. Le temps, les hommes et le* débordements de la Seine ont presque tout effacé.

Houilles estun village situé à une lieue à l'ouest d'Argenteuil, à trois lieues au nord ouest de Paris, presque dans le centre de la troisième presqu'île formée par la Seine entre Paris et Saint- Germain. ,

Dans un acte qui remonte plus haut que saint Louis, le nom de ce village est écrit, en langue vulgaire, Hollt*. Il y existait une cure dès lo xui* siècle.

Les habitants de Houilles plaidèrent, en 1361, à l'effet d'être déchargés du guet pour le château de Saint -Germain ; et te plus ancien seigneur conuu de Houilles, Pierre d'Aunoy, obtint de Charles V I, en 1404, l'exemption de prises et de fournitures à la cour, moyennant quatre c harretées, par au, de fourre ou de fourrage. Celte terre passa ensuite dans la famille des Boucher, dont plusieurs furent conseillers nu parlement.

Il y avait anciennement à Houilles prévôté, haute, moyenne et basse justice, qui relevait de Montmorency ; 1* seigneurie relevait d'Eaubonne.

« Le village de Houilles, dit l'abbé Lcbeuf, fut, en 1648, o affligé d'une maladie autant incurable qu'elle était inconnue, « et qui enlevait chaque jour six personnes. Cette désolation a cessa après que les habitants eurent fait vœu devant l'autel • d'aller processiennellcment à Notre-Dame de Ponloise offrir « un cierge de vingt livres. En 1686, la même maladie étant a revenue, les habitants renouvelèrent ce vœu le 14 mai, ainsi a que l'atteste M. de Charrooloe, alors curé. »

La plaine de Houilles est renommée par les chasses qu'y firent Henri III, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV. Il y avait roéme encore avant la Révolution entre Houilles et Carrières une croix, appelée la crovc-det-dtnfehwu, parce que Henri IV faisait, dit-on, dîner ses chiens en cet endroit.

Le village de Houilles , ou passe actuellement une route nouvelle qui conduit de Bczons à Maison, appartient à l'arrondissement de Versailles, canton d'Argenteuil; sa population est de 1,227 habitants.

c «mutais saikt-denis.

Ce village e t situé sur la pente d'une des colline* qui bordent la rive droite de la Seine, à une lieue et demie au sudoucit d'Argentt uil, et à trois et demie au nord-ouest de Paris.

HISTOIRE UKS ENVIRONS DE PARIS

On a donné à Carrières lo surnom de Saint-Denis, parce que ce village appartenait à l'abbaye de ce nom.

Au xiic siècle» ce village était assez considérable pour fournir au guet du cbAteau de Snint-6crmahi ; mais ses habitants furent, en 13R1 , exemptés de cette charge, ainsi que du droit de prix» pour le service de la cour. En 1404, les abbés de Saint-Denis avaient a Carrières on chàteau-fort, dont les restes se voyaient encore au milieu du xvin» siècle.

Ce village appartient à l'arrondissement de Versailles, canton d'Argenteuil; sa population est de 6-46 habitant».

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Montesson est on village situé dans la troisième presqu'île que forme la Seine, entre Paris et Saint-Germain, à trois lieues et demie de Paris, et à une demi-lieue de Saint-Germain, sur une élévation nommée anciennement Jfmu Taxants, d'où est venu le nom du village.

Une cure était établie h Montesson en IS6C, quoique cent ans plus tard il n'existât dans ce lieu que quatre habitants. On ne sait point de quelle paroisse fut alors détaché le territoire qui forma celle-ci; il est probable qu'il était dépendant de Houilles.

On ne connaît point non plus de seigneurs de Montesson plus anciens que la nourrice de Louis XIV.

Les habitante de Montesson plaidèrent, en iWt, à l'effet d'être déchargés du guet pour le château de Saint-Germain.

11 y avait sur cette paroisse, et sur le bord de la Seine, une seigneurie dite de La Bord». Le seigneur obtint de Henri III, en 1583, que cette terre serait dé*orroais appelé Yailly lait or de , avec défense de l'appeler autrement « sous peine « d'amende arbitraire. » Ordonnance vaine ! les souverains ont souvent voulu opérer des changements de nom géographique; ils l'ont tous tenté sans succès. Le pouvoir des rois ne s'étend pas sur la routine.

Montesson appartient à l'arrondissement de Versailles, canton d'Argenteuil; sa population est de t,t4» habitante.

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« Lorsque nos rois, dit l'abbé Lebeuf, eurent accordé aux • églises de l'abbaye de Saint-Denis et d'Argenteuil certain c terrain inculte du voisinage, entre autres la fstét dite Cort molttus, qui régnait sur les coteaux et éminenees qu'on voit c entre Épinay et Corroeille, l'expérience ayant fait connaître « que le territoire de ces coteaux, exposés au midi, produisait « de bon vin, le premier village qui se forma au bas fut Sar- « trouville, nom qui, dans sa vraie origine, signifie village des a Vignerons* », étymologle fort suspecte.

Ce village est situé sur la rive droite de la Seine, à trois lieues et demie au nord-ouest de Paris. On retrouve dans son église des parties qui paraissent remonter au xi* siècle.

Il est certain que vers cette époque le monastère d'Argenteuil était en partie seigneur de Sartrouville ; l'abbaye de Saint- Denis lui succéda.

Il existait autrefois à Sartrouville un usage que nous avons remarqué ailleurs. « Comme la récolle du vin fait toute l'espéa rance des habitants de cette paroisse, l'usage s'y était intro- « duit avant l'an 1660, lorsqu'on s'apercevait que les vers « mangeaient les raisins, de porter en procession le Sainto Sacrement dans les vignes. M. de Gondi ou ses vicarres- « généraux défendirent de le foire en cette année-là. Il fut « ordonné que l'on ferait seulement l'exorcisme des vers dans « un carrefour de la campagne, et que l'on retournerait ensuite a à l'église pour y chanter la messe De ntentitatitmi, à laquelle ■ le Saint-Sacrement serait exposé *. »

Sartrouville fait partie de ^arrondissement de Versailles, canton d'Argenteuil; sa population est de 1,740 habitants. On y voit le clocher de son église, qui est très-élevé et d'une construction remarquable par sa légèreté. 11 y a aussi plusieurs jolies maisons de campagne, entre autres celle dite fa Vaudoire, au sud-ouest et à une petite distance du village.

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