‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 25 sur 144 · SOISY · texte numérisé non relu

SOISY

I e petit village de Soisy a pris, de sa portion k l'ouest et très- près de Montmorency, le nom de Soisy-sous-Montmo* ren y.

On ne p*ut révoquer en doute l'ancienneté de ce village; on le trouve cité parmi les cures dans le pouillé rédigé avaut la rè.ne de saint Louis, c'est-à-dire, au cosnueeoceincat du un*

tiède.

L'cglise de Soisy hit consacrée sous la dédicace de saint Germam, cl le cure payait une redevance nui perea de l'Oratoire de Montmorency, représentant l'ancien chapitre de ce lien ; ce» pères avaient le droit de venir chanter les premières et le» secondes vép.e» et la grand messe à Soisy, le jour de la fé<e patronage.

I,e» <iue. de Montmo eney étaient seigneurs suzerains de So >y. elMMiaeu» étaient d'autre* seigneurs propriétaires du fief , la justice m\ rendait tar les ofli iersde* ducs.

Aujourd'hui Soisy renferme i lusieurs maisons de campagne remarquables : i* l'ancienne maison seigneuriale acquise et reparée par le duc de Valmy : 3' celle qu'on nomma IWy«r« dt Sviiy qui est moins une maison qu'un ermitage, créé en ts<M par M. DvUuwre, avec un goui tout particulier.

OBOSLXY.

Gro by est un village situé à un quart de lieue de Montmo» renry, rur la pc.te orientale de la montagne ou est bâtie celle

ville.

I/o Iginc de Groslay est très-ancienne; et ce lieu avait déjà une cure à une époque où Montmorency n était probablement encore qu'une tmr eulou ée de quelque» ihaumlcns, avant le teints d<- Bouchard -le Barbu. Léglioe était sous le titre de Saint- Martin.

Mais l«r que les seigneurs d^ Montmorency curent agrandi leuis terres, Groslay s'y Touva compris, en sorte qu'il n'y eut plus >ur cei le paroisse quequ Iques nn 1ère fiels, ou bien encore quelque* petits (Sers qui ne rel va» nt pas de Mo itmorcncy.

l'ar exemple, on iro .ve ver, la lin du xn* siec e une dame Ricbilde de Gioslny, ton talri e 'ans ce village d'une distribution de pain qui se faisait dans les premiers temps, le 3 fé trier, et qui se lit, plu - l.irJ. tous le» samedi* de l'niver. Avant cette fondation, celte dame avait acquis d'autres droits à la recon*

t vsiri. *'»»***■. slMMna-firelr,, qaefcj «mm le* objets nmi^i 4 r*r- »H.s» : le boit d* ht de deaa Jacquet ; use. uM« es bore .le ■•ree. sur laquelle 0 («ee-i use partie 4e eon 8*U*M ; deui rbiOeseten es bote de 110) rr; en priii rorne île bibiioibeque; un Ita.smrtre; queue boeaut qui lui tenaient a meure de l> lanière quand il travaillai! le Mlr dent le jardin,, rosser>é>, ronnr par minci», jeuju'i cr Jour ; deut sraturei, donl uni' anitlai»», rep<e«rnue< T»e «Wd.er'r rr'ere., le frue» da Soldai; et l'autre, le» Vierge» (*(<•* ei ie« Vlrrfc» fo.l.v

II .Joue S la pejre S4S. se, eajM «e Ma ooete : • les objet» qsr >e eetMerre prrtieuaeiueal -ont i 'les rbeteai Se tireur ta lereaelie Oe»i*niale; d«ut |wlr.« dr luoriie*; le r»o..rh..ir qui lot a servi dr imt-Kn dan le eerfuril: M„ jeu dr «llia.tr, »»«• lequel urrir, u, r. rieail à m deroien «omeo<». ua bilbo |Oi-l en î.eire auquel il tenait beaucoup, parce qu'il atail seivi t l'amu- •ratent île »*♦ IHe»; dea< ie>«f* de purrelelnr, l'use toute doeee, et ramée dorée ««uirsjenl dasi l'Uierieer : oeil* dernière «et**» » Greurj )»sqe/è u deriikrre bewei fui» (raturée •SMeteaa, lapiloMltal unis •réassde aiclord, etc., su.; de» seue et deeleuree «««Mas de Isatate de djedtei. .

naissance des hnbitan'i de ftmtfay : ils racontaient autrefois e qu'une renime> de tiros'ay qui avait porté ses cenars vrudra ■ à Saint-Denis, y fut détenue enfermée, pvree qu e le nVait « pis payé k» droit de barra . a. et que. pendant son aheence, « l'enfant que le avait laissé enfermé d «n* sa msi«.o mantua s de mourir rte fatm ; la dame ttirftilde fut tou. héedc cet éwnec ment ; et, afin qu'il n'en arrivât plu» de semblable, elle donna à e I nbbnye quelques biens, mayenuvat quoi les baMtaots deGrut* « In y furent csrmp's du droit de bfirrage pour 1rs cerises qu ils s porteraient vendre à Saint-Denis '. ■

L>-s bistor eus ries miracles parlent bemeoup de celui qui, par l'intercession de saint Leuis, s'opéra sur la puetlU dt Groitev, née en 131 1 *.

Le ebâienu de Groslay n'eilatepHis, mais ce village renferme plusieurs Osattisoufl fùt*dt OeUB (ift^nc dnns uqc p^ft*i4îoii cbAfii^su^c

•NDILLY.

Ce village est situé dans la forêt même de llontmorrney, sur une hauteur dont la pente forme la fameuse vallée de ce nom.

I>e pr.mier titre qui fait m en lion d'Ajudiliy est de 1 116; il y avait uue cure au uni» >iècle.

On trouve duns les registres du parlement que les Blancs- Manleaus de Noire D.trae-de-Moiir-Rouge y é'ant venus vers l'an iddH, avec leur cliàtt». pour y faire une quête ennuie ils étaient dans l'usage de le faire en plusit urs eu.ir .lU, p irmi leurs reliqms il s'en trouva une de saiol Antoine Un ofnVi-r des r.li^ieux de Saint An<oine de P«ri* en fut averti et fia *«i«ir la chasse, l/affa re fut i>ortée au parlement, qui eo ordonna la restitution, à condition que les Rianc-Mauteaui ne diraimt pont en public qu'ils avaient des reliques de saint An nine, parce qu il n'appartient qu'aux religieux de son ordre u'en publier les vertus.

Un frère du fameux Arnauld, célèbre par ses écrits et par les disgrâces qu'ils lui attirèrent, fut seigneur d'Andillv.

Àndtl'y. de même que tous le» villages qui ent-ur-nt Montmorency, n-n erme plusieurs maisons trés-ngrenble», entre autres celle de M. Braccini; le pare, qui s'élève en am •liithei're, off cle eoup-d'uell le p'ut nicbaïU- ur ; l'auteur ,i'4r»<tfsvrr, M. Lantler, a aussi une maison à Andilly.

Prés île ld se trouve le chat, au du la Cha>st, nommé aussi «tl-Air à cause de sa situation très életée; e était un reu lexvous de chasse pour le prince de G.ndê. nuqu^l apparie mil la forêt. On trouve, pour y arriver de Muiitmoreocy, des promenades charmantes el des sites enchanttuis.

■Aaotncv.

Andilly et Margency ne composaient atitre'ols qu'une seule et même piroissc, el ce n'est que sur la fin du xvu* siècle .ue Msi-g-ney fat démembré d'An >illy pour former une p .roi.se partlcttlière. Mats longtemps avant li esMail dans ee vil »«„ une église qui pouvait autrefois avoir è>6 paroi se : ee t du moins ce que feraieiil |>résumer plusieun auciei s litres r. latifs à des lieux écrits diversement, mais qu'on ne peut guère rap. porter qu'à Marge oey *.

Ce village forme aujourd'hui une commune du canton de Montmorency, peuplée ae 377 habitants. #

Ettubonnt est un vil âge situé dans ta plaine de Montmorency, à trois lieues el demie île Paris.

Ce lieu portait dès le xiu» siècle, dans les ti'res, le nom à'Aifualtonma, dont la tra luction <ionn nulurrllement 'e nom m -deme; ce nom d'Kaubonoe lut fut donné a cause d'un misseau qui procure l'utile et l'agréable au village et aux nombreuses maisons de campagnn qu'il renferme.

Une cure existait à hauboiuie eu 1470; mais cette paroisse n'avait alors que douze babilants : les seigneurs etaieut las ducs de Montmorency.

Aujourd'hui ratibonne est 1 un des villaues les pUw agréables de la vallée, tant iiarsa p »s>tion qor par S' s harmaalo habilalions (''eat là que fut eelle ..a madame d HoutJ<lu>, oo IIomsseau veuait de sou ermiU^e de Mmttui«r««tf]| pavsser ae» doux

t Lobent. BiêMr» da dioeewde fttWi, lors. en. pafe S»«. * (ioiliauroe Corde tri, aTrroeie — Ooedtaeoe, eaea. V, page Sel. » Fouet let losgoe» di>ra.»ioni dan* le«qurllrt eel, à tel efnd, mlr» Vat.br Labesl, Hieiaire du d«««u de Prit, uMS). yi, pafe «as.

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

moment» qu'il a si bien peints dans ses Conftttitm.

Madame d'Houdetot conserva jusqu'à sa mort, dans son parc d'Eaubonne, les bustes de Rousseau et de Saint-Lambert. « Ce « sont des anus, disait-elle, dont Je conserve le souvenir; » on y trouve encore l'acacia ci lajcascade célèbre par les Confeuu,*,

, On remarque aussi à Eaubonne la jolie maison qu'habita Salnt-Lambcrt, et qui appartint depuis à H. Regnoult de Saint. Sean-d'Angely.

C'était un attachement bien solide, parce qu'il était fondé ! ur une estime réciproque qui liait a co poète aimable celte emme qu'ont aimée tous ceux qui l'ont connue, et dont lady dorgan, qui ne la vit qu'à l'âge de quatre-vingts ans, a dit : i que les jeunes gens, en l'entendant parler, oubliaient qu'elle t était vieille. ■ Leur liaison dura cinquante ans. Saint-Lambert, pendant les dernières années de sa vie, devenu vieux, infirme, et dans un état de démence, trouva chez madame d'Houdetot les soins les plus obligeants; elle voulut qu'il fût traité chez elle pour lui prodiguer elle-même tous ses soins. « Elle supportait, dit un auteur, avec une douceur angélique, « ses caprices, ses emportements et son extrême exigence, « suite de son état de maladie ; il entrait dans une sorte de

• fureur lorsque, par le soin qu'elle prenait de sa mauvaise ■ santé, elle l'invitait à la tempérance sur certains mets qui « lui étaient contraires; Il l'appelait alors l'intendante de tttpri-

• valions '- •

Madame d'Houdetot, qui faisait de jolis vers, composa un Jour ceux-ci, sur le départ de Saint-Lambert pour l'armée :

L'tmant que j'adore, Prêt à nu quitter, D'an Instant encore Voudrait profiter :

Félicité vaine Qu'on ne peut saisir.

Trop prés de la peine Pour être un plaisir.

En voici qu'elle fit la dernière année de sa vie ; Us peignent bien son caractère :

Jeune, j'aimai; ce temps de mon bel âge, Ce temps si court, comme un éclair t'entait. Lorsque arriva la saison «Tétre sage, Encor j'aimai, U raison me le dit :

Ile voici vieille et le plaisir s'envoie ; Mais le plaisir ne me quitte aujourd'hui, Car f aime encore, et l'amour me console : Rien n'aurait pu me consoler de lui.

Une grande intimité liait alors madame d'Houdetot avec M. de S., auquel quelque temps avant sa mort elle adressa les vers suivants ous le titre de Met adieux :

le touche eus bornes de ma vle,"

Ne vous refuser pis un bien «I précieux;

Seulement en goûtant ce ebarme, Dites-rous quelquefois : Elle m'aimait bien raieui

u Madame d'Houdetot, sentant venir sa dernière heure, dit « l'auteur auquel nous empruntons ces détails *, voulut expirer a danslesbrasdeceluiquilui était si cher; elle envoya chercher « M. de S.; il se rendit aussitôt auprès de madame d'Houdetot; « s'étant assis sur son lit. elle loi serra la main avec la plus vive « affection. Mon ami, lui dit-elle, je vous demande une dernière * faveur ; malgré le spectacle déchirant pour vous de me voir 1« mourir, promettez-moi de ne pas me quitter : je veux que '« vous receviez mon dernier soupir. > Il le promit, resta constamment, sur son lit en lui tenant los mains.... et elle expira dans ses bras.

1 « Elle demanda par son testament que son cœur fût séparé « de son corps et porté à Épinai, près du tombeau où reposait sa «"famille : sans doute elle avait espéré qu'étant placée dans la ■ chapelle de M. de S., ce cœur serait ainsi plus près de celui « qui lui inspira la plus tendre amitié ; mais les lois s'op posant à

• Ullrt* «Ami, «tr M<mtmort*cf, etc., page SS.

* /Kd., «te., pat* S S.

« ce qu'aucun corps soit enterré dans les églises, on ne fit point l'exception que I on attendait. »

Ce cour fut porté dans le cimetière d' Épinai.

EBatORT.

Ermont, dans lequel on a cru reconnaître le FïcWau Erme— ienif, donné en 885 par Hilduin, abbé de Saint-Denis, à son monastère, est situé dans la vallée de Montmorency, à trait lieues de cette villa, vers le couchant .

La manière d'écrire le nom de ce lieu a considérablement varié; on a dit Ermont, Armont, Ormont, Hermont : la véritable est Ermont.

L'église d' Ermont appartenait, au temps do Philippe-Auguste, à un laïque nommé Jean de Gisore ; au xiu* siècle elle avait le titre de cure ; au xvi' siècle, la seigneurie appartenait au grandprieur de France.

Il y a dans le hameau de Cernay, voisin d'Ermontt on beau château, bail au xvm* siècle par le fermier-général Melchior Blair ; la maison adjacente est une ancienne commander ie de l'ordre de Malte.

g V -t>ala*-I»Hx

Ce village est situé à une lieue au nord-ouest de Montmorency.

Le premier nom de Saint-Prix fut Tor ou Tour, en langue vulgaire, et dans les titres Turnue.

L'église de Tor fut, sur la fin du xi*, siècle, donnée, par les ducs de Montmorency, à l'abbaye de Saint-Martin de Pontoise, a condition que l'abbé y établirait un monastère de moines ; ceux-ci apportèrent sans doute avec eux des reliques de saint Prix ou saint Project, évèque de Clermont, ce qui occasionna depuis le changement du nom de Tor en eetui de Saint-Prix, que porte le village.

Ces reliques ont joui d'une grande réputation, par les nombreux miracles qu'elles ont opérés; c'est particulièrement le dimanche après le 13 juillet que le peuple de Paris courait en foule à Saint-Prix.

I* prieuré et l'église paroissiale étaient réunis et ne formaient qu'un même édifice.

L'un des continuateurs delà Chronique de Nangis dit qu'en 1858 des paysans des environs de Saint-Len et de Clermont en Beauvatsis, ayant à leur tète un nommé Guillaume Varie, vinrent à Tour, château trés-fortifté, blessèrent mortellement plusieurs gentilshommes et plusieurs femmes qui s'y étaient retirés.

On lit aussi dans le Journal de Charles VIT que, le 31 avril M 39, une troupe de trois cents Anglais s'empara du château de la Chatte , voisin de Tor, mais qu'étant sortis pour aller piller l'abbaye de Chellcs, ils furent rencontrés par les Armagnacs, qui les pillèrent à leur tour, et que ceux du château les tuèrent tous. Ce château appartenait aux Montmorency; Il était entouré de doubles fossés et de deux étangs.

On ne sait si c'est dans ce château ou dans celui de Saint-Prix, ou dans quelque autre lieu nommé aussi Twnut en latin, que furent signés plusieurs actes de Charles-le-Simple, qui portent attum apud Hturnumtillam.

Le château de Saint-Prix a été démoli ; mais on volt dans le village plusieurs maisons de campagne remarquables. La population de Saint- Prix est de 488 habitants, y compris le hameau de Moulignon.

Ce hameau avait une église dès le xm* siècle. Les ducs de Montmorency^ en furent seigneurs; il n'y a aujourd'hui de remarquable & Moulignon que la maison de campagne de M. La rive, acteur, dont les amis des bonnes traditions théâtrales regretteront longtemps la perte. C'est l'une des plus jolies maison de plaisance des environs de Pari».

g vi.— «•■■(.le*.

Saint-Leu est un grand village situé à une lieue et demie an nord-ouest de Montmorency, et â cinq au nord de Paris, par une roule qui passe à Saint-Denis et se termine * Saint-Lcu.

La plus ancienne mention qui soit faite de ce village est du commencement du xit' siècle ; il avait une église, qui fut alors donnée par le seigneur du lieu, Fulchard de Muntmorency, â l'abbaye de Saint-Martin de Pontoise. Aigtantine de Vendôme,

1 femme de Mathieu de Montmorency, fut enterrée dans cette église.

IILSTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

Au xvn* siècle, l'édifice de r église, tombant de vétusté, fut remplacé par un nouveau, construit dans le village, au lieu que l'ancien se trouvait en dehors ; la nomination à la cure appartint toujours A l'abbaye de Saint-Marin.

Mais on laissa à la place qu'occupait l'ancienne église une chapelle de pure dévotion.

Il existait aussi, dès le xm* siècle, à Salnt-Leu une maladrcrie qui devait recevoir les malades de onze villages environnants, et une chapelle qui appartenait à 1 abbaye de Saiutc-Geneviève de Paris. Cette chapelle fut fondée au xiv* siècle.

Au xv* siècle, le nombre des habitants de Saint-Leu était de 50.

La seigneurie de Saint-Leu fut long-temps dans la maison des Montmorency ; plus tard elle passa dans celle de Condé. ' a En entrant a Saint-Leu. du côté de Paris, on remarque un « beau château, qui jadis faisait partie des domaines du duc « d'Orléans. La vue que I on y découvre est d'autant pluscbare mante» qu'elle s'étend sur toute la vallée de Montmorency, c qui est la plus belle contrée des environs de Paris ; les jar- « dins et le parc, ornés de fabriques, et traversés en tous sens « par de superbes allées ; des hauteurs où l'on arrive par des c sentiers couverts, et des eaui sinueuses, dont les bords sont « parés d'arbres en fleurs, faisaient les délices de madame La a marquise de G en lis. •

Ce château devint plus tard la propriété d'une femme célèbre sous l'Empire, de la reine de Hollande, qui y fit faire de grands embellissements. La rtjïne Hortense céda aux séductions de son Age et de la puissance. On lui a reproché des mœurs déréglées; mois n'oublions pas de dire que née avec les qualités du cœur et de l'esprit, sa main répandit souvent des bienfaits dans le village de Saint-Leu, qu'elle fut sensible aux maux de l'infortune, vertu trop rare ches ceux qu'on qualifie de fronda pour qu'on ne lui en tienne pas compte.

On voit encore à Saint-Leu plusieurs autres malsons de campagne remarquables, entre autres celle dite du Haut - Ttrtrt, dans une superbe position.

Le village de Saint-Leu forme une commune de 1,186 habitant».

TAVBBHY.

Lè plus ancien monument qui fasse mention de Tavrrny est une charte de l'an 754, qui prouvé que Tavcrny était connu au moins dès le vin* siècle.

La cure de ce lieu fut toujours à la nomination de l'abbaye de Saint-Martin de Pontolsc; le prieuré était dans la même église, qui servait de paroisse.

Au ix* siècle, une grande partie de la terre de Taverny appartenait à la famille de Montmorency. On doit penser que les rois de France eurent aussi une maison à Taverny; puisqu'on trouve des chartes des rois PhilIppe-le-Bel et Pbilippe-le-Long, du xitt* et du xiv* siècles, datées de Taverny.

Le fils de Philippe de Valois y tomba malade en 1 335 ; et les religieux de Saint-Denis y vinrent trois fois pieds nus, portant le saint clou, des morceaux de la sainte couronne et un doigt de «ainl Denis; ces objets étaient autrefois des médecins à l'usage des grands. Louis XI donna a Aotoiuc de Chabanes, comte de Dammarlin, ce qu'il avait à Taverny.

Il y eut longtemps sur le territoire de Taverny une chapelle du titre de Saint-Christophe, dans le lieu appelé Mont a-Bois.

« L'église de ce bourg, dit l'abbé Lebeuf, est inconlestable- « ment une des plus belles qui se voient dans tout le diocèse a de Paris ... Les dehors sont peu de chose; mais les dedans en « sont charmans par la délicatesse du gothique, celle des gale- « ries qui régnent tout autour et dans la croisée, et au sanc- « tuaire qui est en forme d'apside ou de rond-point. » C'est une construction du xiu* ou du xiv' siècle.

Autour de la clôture du chœur, on voit par dehors la représentation en relief de l'histoire de la Passion ; on y lisait du côté droit :

Orgueil, diligence Irébuohe.

Partage, sobriété trébuche.

Gloutonnerie, chasteté trébuche.

du côté gauche :

Lotare, charité tréaoche.

Enïli-, pulienrc irebueb».

Plusieurs individus de la famille de Montmorency eurent leur sépulture dans cette église.

Le village de Taverny compte 1.150 habitants. Tout auprès se trouve Frépillon, d'une population de 409 habitants.

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