‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 33 sur 144 · CHAPITRE I». — COUP D'OEIL GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE I». — COUP D'OEIL GÉNÉRAL

ISous sommes entré dans d'assez grands détails en traitant de la minéralogie du plateau au centre duquel se trouve la fameuse vallée de Montmorency; ce plateau forme encore une partie du pays que nou* parcourons; MM. Cuvier et Brongniard fixent l'une des extrémités « ArgenteuH, l'autre a Bemtmont. Ces savants déclarent n'avoir nu bien saisir la superposition

i ru4»C*n*uu.

des terrains dan* la partie occidentale de ce plateau, c'est-àdirc du coté de Pontoi-e; mais, ajoutent ils, « il nous n été a plus facile de reconnaître la posil'ou du calcaire marin s»us « le terrain d'eau douce d>s la plaioe.... aux approches de c Beau mont-sur Oise l.

« Après Mafdii'rs, on commence A descendre vers la vallée c de l'Oise. Celte premier* descente, déjà très-rapide, tait voir

• la coupe de ce terrain; on y reconnaît :

« l* l-e calcaire d'eau douce en fragments bouleversas ;

• V Un lit mince de manie d'eau douce feuilletée, appliquée e tantôt sur un lit mince de calcaire friable, muueatrc, rco- « fermant un assez grand nombre de coquilles taurines mal « conservées; tantôt sur le gres même oa sur le sable ;

« f Un grés dur. eu assises assez épaisses, ne renfermant

• pas de coquille» ;

• 4* Le calcaire marin dont les assfsos supérieur"* sont ■- dores, siliceuses, et renfermant les coquilles marines qui « appartiennent à ces assises, et notamment des rériles.

0 ■ A la seconde descente qui mène a Proie, on trouve la « suite des couches de la for ■ ai ion manne, savoir :

• épaisse* ;

« c* Un sable calcaire jaunâtre, mêlé de cblorite.et renier -

■ mant des rognons très-durs, souvent 1res -gros, forment des

■ bancs interrompus, mais horizontaux, et composés d'un cal- « catre sableux à grains de cblorite, acgltitinés par un ciment « spathique. et ressemblant a un porphyre 4 petits grains.

• t> sablfacalcaire, qui est la partie inférieure de la forma -

• tion du calcaire grossier, est iei d'une épaisseur immense. Il « forme tous les coteaux des environs de Beaumont. U fbrèt

• de Corneille est placée sur ce sable ; on remarque partout des

• rognons durs, souvent en pnrtie composé* de grains très gros a de sable quarUeux : «n sorte qu'ils pissent aux poudingue* à « peths «raina.

« 7* Enfin, la craie, dont te voisinage était annoncé par ces

■ diverses roebo, pamit dans un espace très- circonscrit 4 l'est « lie Ri aumunL Nous n'avons vu aucun fov-ile daus ie sable a € chlorile.

« \Jk plaine, qui est fin pied du penchant septentrional du « coteau de Montmorency et qui forme encore une sotte de « large vallée sans eau, bordée au nord par les coteaux gypseux t de Luznrchrs, Mareil, etc.. présente une structure absolument

• semblable a celle de la vallée de M.intmorencv. On y rent contre partout à sa surface, c'est-d-dire depuis Écouen jus- « qu'à la grande descente qui est presque via— .-vis de Maffiiers. « au-delA de Motssrite*, le calcairt* d'eau douce généralement e blanc, corn pa -te, assez dur, quoique facilement destructible u « l'air. Ce calcaire recouvre immédiatement le grès marin, ».ue vent coquitlier vers sa surface supérieure, souvent rnéic de < calcaire, et quelquefois même eut iercment reon-la é .or du e calcaire marin en couches très-minces. C'est preaqu'au pied t de la butte d'Ecooen , à l'ouest et au nord-ouest rie cette

■ butte, et surtout prés d'Ézanville, que se voit le mieux la dlse position du grès à coquilles murim s entre le calcaire «i'enu « douce et le grè>sans coquille*. Les coquilles que renferme ce « petit banc de grès sont presque toute* semblables pour les u espèces et pour leur conversation à celle du gres de Pierrd.iv, a etc. On y remarque surtout en quantité prodigieuse cette a petite mêlante que nous avons déjà mentionnée sous le nom « de mewara hordacta. •

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