‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 34 sur 144 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

STAiss, rtBaacriTi, skntxucrt, siint-mici, riscor, dso-

MOMT. BOiiFrgXUMT, MOIS«SIXES> UMJSt , VUXJAsVAKAH, MÊSÏ, L1SL1-AOAM, SUUSHMTf.

ti suas*»

Village situé à une demi -lieue au nord-est de Saint-Denis et 4 deux lieues au nord de Pari*. .

Le nom de ce village est do au root latin ttagnum 4 cause de quelques étangs ou marais situés au bat delà .oKim- sur laquelle s'élevait le hameau. Slains, dans -on origine, n'était qu'une dépendance fort peu con>i lérabk' de la paroiss de Saint-Léger deGas*enville, située au nord-est de Saint-Dents, uu-oera delà

1 àVml 4t ftofrapkit miniraU itê tnvirvm» M Ptrit, Clip. il. % V.

HISTOIRE DES KM IRONS l)K PARIS.

rivière de CrouM. En 1213, l'abbé de Saint-Denis l'en fit détacher par l'e\èqoe de Paris, et retint la nomination à la cure qu'il y établit. Depuis ce temps, la nouvelle paroisse ne lit que s'acwiltre, tandis que l'ancienne perdit chaque année de son importance imqu'à cr qu'enfin, le territoire de celle-ci ayant clé réuni à quelques églises de Saint-Denis, Stains se trouva avoir pris tout-à-rail la place de l'ancienne église, dont elle n'était qu'une simple annexe.

L'église actuelle, placée sous l'invocation de Sainte-Marie, ne parait pas être d'une construction fort ancienne Eustache du Bellav, évèque de Paris, en 1660. le lendemain de l'Assomption, en'lil la dédicace. On y célèbre la Me de mainte Gemme, comme d'une seconde patronne. Cette Gemme est tout- à-fait inconnue, quoiqu'il y ail eu un grand nombre de chapelles et do conlréiie* en son honneur- Un voyait au xiv* siècle, à Sialns, une léproserie, monument de la malpropreté et de la mit-ère des temps pa-sés. Les dames dr l'Iiôt i>al de Sainl-Aoaslase de Pansy avaieiituuc maison pour les valétudinaires. • Le p us ancien seigneur de ce village, dontiUoil fait mention, est un chambtl an de Louis XI. nommé Jacques de Saint-Benoit, à qui le monarque, par lettres de 1 480, lit don de la hautejustice >. En I6i S, Jean Ruzé, général des tinances, obtint celle seigneurie du roi Louis XII, en échange de troiemuid* H troii miiirM U'atoiiu, qu'il avait droit de prendre sur la rt cette annuelle de Paris '. Le même Ruzé fit établir l'unuée suivante quatre foires à Stains.

Ver» la lin du xvi« siècle, la seigneurie de Statjs appartenait à la maison de Thou. Christophe . e Tbou. père de l'illustre historien, la possédait en 156» • ; sa tille, pur son mariage a*co un Barlay, porta la seigneurie dans cette autre maison parlemeutaire. Vers la 6n du »vn' siècle, elle passa à d'autres propriétaires. En 1678, un secrétaire ordinaire du conseil d'État, non, mi Claude Coquille, obtiut la permission d'y établir des fourches jatlbuU'rcs.

Le truiter-genéral Pcrrinet l'acquit en 176S, et fit construire le chatiau que l'on voit aujourd'hui. L'un des deruieis > o^esseurs de ce;te lerre fui le marquis de Livry, qui l'embellit cousldérableuieiit et y créa une ferme que ses vastes bergeries rendent l'une des plus productive* dis environs de Paris: elles •peuvent contenir trois mille betes. Le marquis de Livry y avult iirn.é un très- beau troupeau de mérinos. C» tie magnitique propriété fut vendue et divisée eu t»io. M. Pernn aîné devint le maître de la terme; et Jérôme Napoléon, roi de Westphalie, posséda le cltàieau.

Le cliàlcau est situé sur une élévation , et domine la plaine de S«lul-I)mi* ; les bâtiments en sent spacieux : c'est une des plus bell s habitations des environs de Paris. Le parc a une étendue considérable : il est coupé de champs et de prairies; quelques parties offrent l'aspect des belles vallées de nos contrées méridionales. Le Crould le traverse; et ses eaux sont portées dans tous les points par de petit» canaux pratiqués avec habileté. On remorque eutre les animaux qui peuplent les bois, des cerfs à pieds blancs, les seuls, dit-on, qui existent en France.

Stains offre quelques autres habitations dignes de fixer l'attention, en ire autres celle de M. le général Roscllt. Sur le Crould est un moulin appartenant à M. Benoit, dont la construction et le mécanisme sont fort remarquables. Les principales pro ludions de la commune sont du blé et du vin. On compte à Stains environ 900 habitant»; ce \illage appartieut à l'arroudusctneut et au cantou de Sami-Deuis.

g 11.— PlrrrcttlK.

Vllbge situé sur la pente d une colline, à one demi-licue au nord de Saint-lietiis et à deux lieues et demie de Paris.

Le nom de Pierrclitte est commun à plusieurs lieux de France; il drsigne, ainsi que Pierrtfiit, Pttrrefaite, PitrrtftcaO, Pinrtfuhadi, un lieu où se trouve une longue borne plantée en terre; leur appellation latine était pttra fie ta. Ces longues pierres fichées en terre étaient un objet sacré les anciens Gaulois , et servalcul de

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territoires : one pierre pareille devait exister dans ce villaje.

Il est question de PienVIife dès le ix* siècle, l'n 869, l'abbé de Saint-Denis confirma la de li nation précédemment établie, des produits des vignes de ce lieu, ainsi que de celles de Diogelum ou Duei). a U consommation ordinaire de ses moines'.

l-a cure de Pterrefitte est fort ancienne ; elle est citée au commencement du xnr* siècle, comme l uue de celles dont la nomtualion appartenait à labbé de Saint DsoisV Les religieux de cette célèbre abbaye venaient en procession à Pierrcfitte, aux fêtes de Pâques et de Pentecôte.

L'église n'offre rieo de remarquable, elle est sous l'invoestion de saint Gervais et saint Prolais. Les religieux de Saint- Denis étaient litulés seigneur de ce village, et y perceviieut la dime.

Pendant les guerres civile* et ét'anaèrcs qui sous les règnes de Charles VI et Charles VU désolèrent la France et surtout les environs de Paris, ce vil.agc partagea les malheurs publics et ceux do la ville de Saint-Denis, dont le voisinage lui de«inl souvent funeste dans ces cemps de crimes et de désordres; il fui, ainsi que les environs, ravagé parles Anglais, l a plupart des maisons furent brûlées, et les habitants obligés de fuir. On rite dans ces temps de troubles le dévouement de I un d eux, riche bourgeois nommé Rrgnault FrsVon, qui, par son attachement à la cause de son pays , mérita d être spolié par le roi d'Angleterre de sa maison a Pierrefitte et de son hôtel à La ViUette. Ses biens furent donnas à un traître nommé Jean Gilles, qui avait contribué à faire entnr les troupes du duc de Bourgogne dans Paris ». Les guerres civiles offrent tans cesse l aitligeant tableau de la fidélité punie et de la perfidie

Il existait encore au xvn» siècle, à Pierrefitte, uoe maladrerie de fondation royale.

Ln homme célèbre a pris naissaoce à Pierrefitte : c'est Jncqtu* Petit, premier chirurgien de l'Hôlel-Dieu de Paris, et 1 l'un drs liotnims à qui la science médicale doit le plus. Né en ! JRi t, et entré à l'Hôtel- Dieu à l'âge de 13 ans., on peut dire qu'il y passa sa vie entière, car la mort l'y surprit en t Jos ; j il s'y occupait encore, quoique presque centenaire, de soulager : l'humanité souffrante.

Comme au ix* siècle, le territoire de ce village est rouvert > de vignes : il offre plusieurs maisons de rampnçncs agréables; celle de M. Fnucomprcl renferme une Irès-ricbe collection de plantes et de fleurs rares. La situation de Pierrefitte. sur la grande route de Paris a Beauvai* et à Amiens, lui donne quelque Importance. On y compte 700 habiants. Ce village appartient à l'arrondissement et au canton de Sr.hl-n;nis.

Village situé à trois lieues au nord de Paris, et à une ll;u« au nord-ouet de Saint-Denis; il est séparé de PierrefUtc par une montagne d'où srm nom lire sans doute son origine.

Il n'est point fait mention de ce village avant le xn' siècle. A cette époque. Il est nommé dans une charte mont Magniaru<* : il n'avait point encore d'église , et dépendait de Dueil, qui n'en est qui! un quart de lieue. Vers la tin du xit* siècle, une église fut construite a Montmagny. sous l'invocation du fameux évèque anglais Thomas de Canlorbéry, récemment canonisé. Cette église tombait en ruines vers le milieu du xvm' siècle; elle Tut alors entièrement rebâtie : elle n'offre rien de remarquable.

Montmagny était une seigneurie. Parmi les noms de ceux qui l'ont possédée, on ne dist ngue que celui d'un Malebranche, frère du célèbre oratorien, nuteur d'un ouvrage intitulé : Ih la Recherche d* la Vérité Le château seigneurial a été démoli pendant la Révolution ; il n'en reste que deux pavillons entourés d'un parc clos de murs.

Le territoire est presque entièrement couvert de vigne». Il y a aussi beaucoup d'arbres fruitiers. Ce vil âge, autrefois compris dans l'Ile-de-France, appartient maintenant au département de Seine-el-Oise, arrondissement de Pontoise, canton de Montmorency. Sa population est d'environ 600 habitants.

t HaWl™, diptomiL f. SSS.

* D. Pelibirn. Butoir* it Sa « l0B, p. stl.

p. SIO.

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

Village situé snr la grande roule de Paris à Beauvais, à trois lient s trois quarts bu nord de Paris.

On compte < n France plusieurs lieux qui ont reçu le nom de ' l'évéque de Tnuis, successeur r"c saint Martin. Celui-ci ne date guère que du rommencemeut du xu* siècle, et il y a lieu de croire que c'est aussi l'époque où une cure y fut érigée : c'était l'abbaye de Sninl-Victor, de Paris, qui en avait la nomination. Il y avait dans le xur* siècle à Salut-Brice une JUahon-Ditu ou Maladrtrie de fondation royale : on voit qu'en 1237, Bouchard, seigneur de Montmorency, donna dix livres dms son testament : Domui dei de Saneto Bririo X /<t>ra*'. Les titulaires de la maison de Montmorency éta ent seigneurs «le Saint- Brii-e , et il est souvent fait mention de droits qu'il» percevaient sur certaines denrées à leur passage dans re lieu. La terre de Saint-Brlce passa de'ertte maison dans celle de Condé. Le château n'offre rien de remarquable. ,

Le territoire de Saint-Brlce produit du blé et du vin ; on y distingue plusieurs maiti-ns de campagne agréables. I.a population est de 800 habitants; quelques-uns s'occupent à fabriquer de la dentelle de soie. Saiut-Brice appartient à l'arrondissement c"e Pontoise et au canton d'Ecouen1 .

Village contigu à la forêt de Montmorency, situé sur un coteau, et distant de quatre lieues 1 1 un quart de Paris.

Pfscop. nomquldérivei''videminenld'£pwropwt.évèque, était avant le xi il' siècle une dépendance de la cure de Saint-Bi icc ; une cure y fut établie à cette époque, et la nomination de l'une et de l'autre appartint aux chanoines de Sainl-Vicior. Longtemps avant rétablissement de la cure, il existait dans et- lieu une chapelle sur l'emplacement do I iqm lle fut, ver» le milieu d.i xvi* siècle, bâti l'édifice de I église actuelle, par un curé nommé Béraut Braqua, issu d'une famille dont nous parli-rous p'us bas. Cet'e église est sou* le patronage <V la sainte Vierge et d'un saint Cunifort, dont la fête se célèbre le 26 août. Au surplus, l'abbé l.ebeuf le fait naître en Kcos.se, puis passer en France avecGuuibolde, son frère, et deux de ses sœurs, et de là en Italie, où Guuibolde fut martyrisé à Cuincs, et Gunifort à Milan. « Sa légende, dit-il, a été jugée si mauvaise par les bollandis- « trs, auxquels je l'avais envoyée, qu'ils n'out pas daigné en « faire mention', »

On voit, cités dans plusieurs litres fort anciens, des seigneurs de Pieeop, Pitrot ou Httteoe, mais dont rien ne signale l'exittenee. La seigneurie pas -a, vers le milieu du xiv» sic -le, dans la maison de Braque. Les seigneurs habitaient le château du Luat, situé prés de la grande route, a laquelle il communique par une belle avenue. Les plus distingués drs personnages de celle famille sont : Arnoul l de Braque, qui fonda les religieux de la Merci à Paris, el qui, rn l'an 13-40, reçut el conserva mystérieusement le titre et les fonctions de Urand-Maitre du i httalitre du TempU; Nicolas de Braque, son fils, qui mourut en 1353 : il était utaltre-d'hôtel du roi Charles VI; Philippe Braque, capitaine de HarûVur et de Moolivilliers, qui épousa une femme issue de la maison royale deSluart; il avait puur devise : In homitu virtut oppressa rnwgal Le (ils alué de

i Uitioirt J» Vi.nl wi'irtuf jf, preuves, p. tS.

* Les habitants de ce tritUga auraient pu choisir an patron dm le» actes de «crins fus-col mieux ellcsirs cl In nxuTi mains suspectes. Il riait peutro rn ealrinl dans In ordre», dil Sulpic* 8***re ( Vit* tandi Martini, n° SO) ; bit «loi il fut aises riche pour arbrler drs chenaux et des esrlatrs; il »e faisait ►er»ir par de )rua*a et belles OJIes. Saint Martin, MB patron, lui en fil des reproche*. Briee lui répondit ■ > Il tout rled bien de Mener nu conduite, mai

• uui il pa.sé une partie de nu vie dans la pénitence et dani le nrrriiv dc<

• autels; »•«» qui a»ei employé la meilleure partie dr la votre à rous titrer i t la licence drs ramps et aux mn-urs d-bordees des railiiairr», el <|ul chercher

• aujourd'hui è tous allirer la «ruCration pabliqae par des actes de folie el des ■ siaionscbiroteiqors ï • Saint Martin carda le silence.

Once ae cea»a<t de tourner saint Marlin en ridicule et de lui adretacr des injure», de le traiter de fo«, d>ilra»egii»c l'a bonimc vini lui •leniander uù était saint BUrUn , Irire lui dil : Si 1* tktrclui cel cxirareannl, rrfnrJt lièn», ie evifd ani /cas Ut veux au eût comme un fou.

La conduite dcrctlce de Bilee força le» hatiiam» dr Tour» 4 le chasser de cette tille, maître ses miiades : il en Ht, dit-on, plusieurs, surtout a,*** u

a Uittoir» im diccèu de Pvrù. ton». i«, p. t«* s la Laboureur. T»me»«» 4- nota «sa» HJiutnt.

Philippe Braque fut échnnson de Catherine de Médlds; et un au <re de ses fils fut le curé qui fit bâtir l'église de Piscop.

L<» château du Luat cessa d'être possédé par les Braques vers le milieu du dernier siècle. M. Hua en est aujourd'hui propriétaire.

Blémur el Poneellcs sont deux hameaux el anciennes seigneuries situés A peu de distance de Piscop et dé,>eiidanls de ce vi'lage. On remarque à lllémur un château hiti par M. Coulomb : il es* placé à mi-côte dans une belle situation ; les jar lins et le parc sont fort agréables. Dans un bâtiment attenant et spacieux, on a établi des ateliers pour la filature et le tissage du coton.

Piscop, avec les hameaux qui y sont annexés, n'a qu'une population de 560 habitants.

Village situé sur les limites de la forêt de Montmorency , à quatre lieues el dtmic au nord de Paris.

Ce village qui, à l'exception du coté du levant . est entièrement entoure par U forêt de Montmorency, remonte à une époque rerulée. (Jne é-lise y existait dès le» premières années du Mi' siècle ; el celle église, sous l'invocation d;: I < sainte Vierge, fut, en non, donnée au prieuré de Saint-Martin-dcs-Cliauips par un Raduli'e-le-Bel qui probablement en é'ait seigm ur. I.es religieux de Saint-Martin y établirent un prieuré. Qu.lqms bulles rangèrent cette église au nombre des biens dont 1rs papes confirmèrent la possession à ceite abbaye. On lit dans cille de Ciil.ixte II , en II 19: Ecituiam de Dootmonte tum apptnditit luis. Les seigneurs de Montmorency confirmé! eut les dons qui furent faits, par lu sui:c. au prieuré compris dans leur lirt'; ils le dotèrent eux mêmes de quelques pièces de terre et de quelques inuids de vin, que les religieux venaient prtodre dans les pressoirs de Montmorency.

Le prieuré de baumont se composait de sept religieux, y compris le prieur. La cure était à la nomiuation du | rieur de Saint- Martin-des-Champs. Leseonstruclioos de l'église semblent appartenir aux xii< et xiii' siècles. Le grand portail oifre une représentation gro-sière de Jésus-Christ entiant à Jérusalem ; la poite du nord est du xvi« siècle, ainsi que les vitraux de la net'. On voit dans celte église plusieurs tombes où avaient é é déposes les restes de quelques seigneurs de Oaumout, portant la plupart le nom de Ville s. Sur quelqm s-unes de ce» tombes sont quatre ligures armées du noble homou qui git sous la p enc. Dis épitaphes indiquent 1rs noms, les qualités et la date de la mort du seigneur, et sont terminées par ces mots : i»riex DU* qu'Hait l'àme dt lui.

L'ancienne demeure seigneuriale appartient aujourd'hui au général Saint Laurent.

La maison nommée la Chanceliére, située au midi de ce vil'age, est accompagnée d un enclos eurichl de plantes, d'arbustes et d'arbres rares ou exotiques. M. Gillelde Laumont, savant naturaliste, en est propriétaire.

Des fruits et drs grains sont les produits principaux du territoire environnant. La population , y compris le hameau de Manines, où l'on remarquait le château d Ombrevul , détruit pendant la Bévolutiou, est de 700 habitants.

S VII.-BsiaraTt»rM«.

Village situé sur le revers d'une des collines de la forêt de Montmorency, à cinq lieues et un quart au nord de Paris.

On peut conjecturer que le nom de ce v liage «st celui d'une faraido de Boude ou Bullë , qu on voit figurer a la cour des rois de France du xn« siècle. Une cure y fui anciennement établie ; «'église est sous l'mvocatloo de saint Georges.

A unedemi-lieueà peu près de Bouiïeniont, était le prieure du bois Suint-Père ou Saint-l'ictre, situé dans un vallou tressolila re. Il y avait en ce lieu, dès avant le xn' siècle, une chapelle qui fut transformée en une communauté par 1 abbaye de Saint-Victor de Paris. Dans les derniers tcmi'S, le prieuré se trouvait réduit à un seul chanoine, qui , épouvante de l'isole meut du béuéiice ooiil il était litulaiie, jugeait plus agréable u'hubiter une belle maison de Saint-Prix.

l/e prieuré de Saintt-Rudegnnle , silué Jans le voisinoge, et les bois qui l'cntiiouueut, oui, pendant I affreux règne de liobes pierre, servi u'asile a diverses persouiies distinguées. A quelque distance on volt, près d'an étang, un vieux château appelé

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Châtra* Jt la <■*««», qui sert quelquefois de huile , et où Ton , enlreiie.it de* chien* de rlmsse. ■ Lt Ckatht it la r/wwe. autour «t .'«quel n deux étangs el doubles rossé*, eiixiroo le Chastel , « avec prez el ihi. ull ries tenants .nixdl's étangs.» Telle est la notice de ce ehât. au , lorsqu'au xv» siècle il appartenait à Jean II. baron de Montmorency V

Le territoire de DoufTeuioal produit des grains et des fruits. Ainsi que dans les autres villages du pays, l«* femmes y travaillent à In dentelle. La population est de 330 habitants. Bourretn-ml fnit partie de I arrondissement de Pootoiae et du canton d'Écuuin.

Village situé sur la grande route de Paris a Benuvais, à cinq lieues au nord de l'aris.

Il est fait mention de ee lieu dos le ix« siècle Hilduin. abbé de Saiiii-Denis . ayant fait, en 833, «'on de ses bien» a son abbaye, consacra à I achat des chaussures et des autre* parties du vilement des religieux le revenu de certaine* terres, au nomt rr desquelles fut celle i|ti'il nomme %l niella*. On ne connaît point relymolosiie de ce mot.

Au m» sié. le, Muscctln nu Moissellcs avait une église apparlennnt au i rieuré de Saint-Marliu-des-Champs. Ces religieux en nommaient le pasteur et percevaient « dîme dans la pamisse. Au xiii» sièc'c, la nomination à cette cure se trouva, sans doute p r suite le qui lune transartion, avoir passé à lévêque rte f'arts. qui la conserva depuis cette époque.

L'église, qui avnit été préc dée l une ehape te pins ancienne, bâitc » quelque distance, a yo> r patrons saint Barthélemi et «mit \ta< fniirl. Mie date du commencement du xvn» siècle, et ne 6? compose que d'une aile.

I. histoire «le la maison de Montmorency fait mention d'asiles, poi;r If malades et les lépreux, fondés ou dotés par les ba ons de ce nom, dans le village de Mois < l e-. Os établissements existi>ienl encore au ivi« siècle, l a seiçncurie relevait, da'is lis derniers temps, de la maison de Coude, qui y exerçait le droit d<* haute-jf t^ce.

Moissellcs est dans un bas fond où l'on récolte du grain. Le peut rui>»C"u qui y rassc est appelé Kone , et ilene>t fait ineniioii dans quelques litres ;-ncien«. On compte Jnns Ce vil- In.e environ 400 habitants. Il fuit partie de I arrondissement de l'onioise et du ca. ton d'Kcouen.

| xx-xtalMat-

Village sitoé près de ta forêt de t'Ilc-Adam, à une !lene trois quarts et au nord nue- 1 d'Ëcoucn et a six lieues au nord de Paris.

Il c-l fait men'ion de la terre de RaiUet a une époque trésreeulèV. E le e»« comprise pour moitié dan* le partauedes bien* de l'ahlayrdeSainl-lteins uu'Hil'inin R. eu *32, pourftxer eequi devait servir a l'entretien et notamment à la chaussure des religieux . Dans le x.it' Sicile <"i voit l'abbaye du Val y posséder une dlinc qui lui avait été accordée par In mai-ou de Courl.-nny, ; lors en poswsion de cette terre. Au xiii» siècle. In eureeiait s la . omtuation de l'eveque diocésain. Auxiv* siècle, la -cepn urie u'étint p'us -tans les mêmes malus. Kn 1379, llu in le-Bnveux . ■ hambellan du « uc de Bourgogne, sous Clturlc- V, en clait le pos«es»eur : en 1440, on voit une Jcaunela B oeuse tilulée dame de Bai let; s<>n fils, Jacques d 0, reurtil lioiumate pour elle au duc de Bourgogne, dont il « lait aussi le ehaml et an. Le llef relev.iit a'ors du comté de Ormnnt, possédé par -tes princes dotu la puissance, rivale de c Ile de la Kiancc tut, po<.r edc. è ictte ép»ique, l'orginede tant de ca'an.i'é>. On v..il. dans les slcrlc» suivants, le» personnages quP o.it ikii te ce nom bizarre d'O, qui est c lui d'un village de Normandie, entre Séex et Argentan, posséder su cessivemenl Balllet. Au xviii» siècle, une urande partie de la seignrurie échut par héritage au due de Lauraguals ; le reste passa en diverses mains.

L'église de Balllct, dédiée à saint Martin, est de construction récente ; mais la tour pamlt dater de quelques siècles auparavant. Elle n'offre rien de remarquable que les tombes de Charles et de Jacques d'O, qui moururent I un en i&M, et

I «MWoi-f» i* tUmlmrtmrw, Buchcm*. preusw, p. *■

* Mnl»ll«*. <U e» DipUmmlir*. p »}0.

I autre en 4AI3 : tous deux étaient gentilshommes ordinaires du roi; mais kl n** faut pas les confondre avec François d'O, mignon d'Henri 111, el que ce prince lit surlnlen lant des finances, parce qu'il lui parut avoir un esprit Tort inventif d;uis les moyens de pressurer le peuple. Charles d'O, Jacques d'O et sa f femme ensevelie a s. s cotés, cUiient représentés a genoux.cn costume de chevalier. L épitapbe du premier portait que cette maison tirait son origine de celle de Bretnene.

On remarque aujourd'hui, 'lans ce village, deux chà'canx dont l'un nppartleiil au maire du lieu. Le territoire pro luit des grains. Ou y trouve quelques carrier s de plâtre

Prèv de Baille! est le hameau de Fv/tl, nom qui dérive de Fag»; hêtre, espèce d'arbre- qui abondait dans ce lieu.

Baillet appartient n l'arrondissement de Ponloise: on n'y compte qu'environ 200 habitants.

Village situé près de la foret de l'Ile-Adam, à six lieues au nord de Paris.

On peut croire qu'un personnage considérable du nom d'Adam a fait de signer sons celle appellation ce villa je, ainsi que quelques autres lieux qui en sont peu éloigné». L'abbé l.elieuf, qui regar c l'existence de VWiers-Adnm comme avérée, do. le milieu du xu* siècle rapporte l'origine de cette dénomination à un Adam , connétable sous le règne de Philippe f' ; il conj-eture que cet Adam était possesseur du pays environnant, et qu'un A'Iom At in*utd et quelques autres d.uit les noms se retrouvent dans des litr.s postérieurs au xu* siècle, étaient se* de-cen lants. Ln seigneurie de ce village et de ses dépendances fut achetée par le prince de Conli.

Villi rs-A''am ét»it anciennement entouré de murs L'église est belle : «Ile ne date que d'environ trois siècles, bien qu'elle off'C un cloe'ier qui pnralt être d'une construction de beaucoup antérieure : e'Ie est dediee a saint Sulpiee, évèqne d- Bourges. I.'é«li>e de Méi iel, située sur la rive de l'Oise, n'en était ancien ment qu'une annexe.

Il existait dans ce village un singulier u«age: les jeunes «eus du pavs environnant qui venaient y eho'sir une épouse étalent tenus de payer un droit à cpux de Villiers Adam. Cette coutume, qui avait souvent donné lieu i de sanglantis rixes, fut abolie en iCOt.

Vilhers-Adam fait partie de CarrondUsement de Ponloise, et a uue population de 40u individus.

On reinarqu ' dans les environs l'ancienne abbaye du Val- Nolre-Oame. ou simplement le Val. Celle abbnye appartenait a l'ordre de (Jt «ux, d<«iis le diocèse de Paris; elle lu» fondée" en M2S Quelques moines^tirés de fabhaye de Giui-Dieu. au dio è>e d Oiléiins, sVtahhrcnl dans le lieu nomme ron«temps après le r.VsiT- J/oudVr, siins doute * eau-e du séjour des »e t- ^icux. Environ unsièele après, Ansel del'Ile-Adam les plaça dans ■ c Val (vall»«e) qui lui appartenait. Les descend «ms dece seigneur se plurent a protéger et a enrichir cet étahlt-semenl. Quelqui s-uns des meinlircs de ta ramille de Montmorency durent également en être re^ardwi comme les hienfiilteurs. l-es seigneurs, pourcflacer leurs erltnts énarmti, c'est l'expression de la plupart des chartes, et pour esquiver les peine» du l'enfer, donnai 'lit de- biens, souvent mal acquis, à des moines, et faisaient .'aumône a de» g ns riches.

Le premier abbe du Val. venu de la Ctoc-Blcu, était appe'é Tbibau ) L'abbaye fleurit sous la dire -l'on de ses suecesseurs. Jean de la Barrière, fondateur de* Feuillants, fut le quarantesixième abbe du Val ; il vint, en lit", à Pans, dans le te.nt.» où la Ligue, prenant chaque jour plus de roosistuaee. menaçai le faible monarque qui ne savait opposer à ses progrès que de» débauches et des processions. Le roi, pour témoigner la protection spéciale qu'il ai codait à cette congregatio >, donna au fondaieur Jean de la Barrière l'ahbaye du Val, alln que les revenus en fus ent consacrés a l'entretien d.s moines. Cette donation ne reçut son exécution qu'en itll, it cau-c des trouilles qui survinrent a eet'eépoque l a mense abbatiale fut réunie par leiwespatenles à la communauté. L'ordre fit alors desservir I abhaye et les lieux qui en dépendaient par un certain nnn.brc de religieux, sous la conduite .l'un p<ieur ; et II y depo.-a m s archives.

Deux mis de France, Philippe Vlei Chai les V, ont Uitquel-

HISTOIRE DES ENVIRONS DB PARIS. III

que séjour dans celle abbaye, comme le prouvent certain* actes qui m «ont daté*, r'n lias. « cil maison «volt possède, pendant quelque temps, le retint rnn de la foWrm, que l'oiinvail laissé tomber don- l'église de Sain'-Denis et qu'une femme avait déposé entre te* mains d'un religieux du Val. L'abbaye de Saint- Denis réclama ce précieux elou que quelque Mgligtncelui a>ail lait perdre : et il lui fut rendu ».

Détenue p -s «meurs de l'abbaye, les Feuillants firent subir quelques «-ha- ganients a non antii(ue église. L'autel fut avancé et le choeur établi derrière cet auti I, de fhçon que les membres de l'ordre pus-ent s'y placer. Au surplus, cette église, remarquable par sa construction, n'offrait à la curiosité que quelque» tombe* no aval* nt été déposés les restes moi tels de plusieurs sei h ura de Villiers, de Montmorency, et autres. Ces tombes étaient pour In plupart en marbre noir et décorées des figures de ceux qui y avaient élé ensevelis : elles portaient presque toutes des épitaphe* ; et, suivant l'usage d» s siècles du moyen- Age, un rh'cn y figurait aux pie-'s du personnage représenté. L'inscription de l'une de ce» tombes, qui portait la date de IS43, a moi* é$ notimbrt, se termine par ers mots :

Prit* pour fisse «V U; pu Dirn htm* merci U faet- Amen.

Sur une autre qui offrait un homme.en eostume militaire, la téte nue et les mains jointes, on lisait cette épitaphe écrite en gothique minuscule :

Ci git fobl, homm» Ktfmnntê éê GifU-muti, seienewr 4* Gaden

eoutt, pontlitr de noilr* »ir# et premier «e«yer Irmekani d* m'- Ai «e / Ion-*». jadi* dut A eu» d'OrUun*, fil* du roi Ck»rlrt, fit* du Aeou Philippe, qui (retpaun à A< terre, en in compagm* du roi, tn revenant du v.yaq* de ttourjet, l'nn «cccc U doute, U xvi» jour d'Août! : pries Dieu pour Cdmt d* U.

Le cloître était situé an nord de l'église. Quelques parties étaient d'une construction remarquable, entre autres le dortoir dont plusieurs colonnes élégantes soutenaient la voûte. L'abbé Lebeuf. visitant eette maison, lut, sur la porte du dortoir, ces mots qui lui parurent récemment écrits :

Santtu* Guida çuintu* a'ib >* hujut dêmi, qn: institut! pvItaAio- Ktm campanule in el, endort kattiœetciitieL abiil 12-20 ».

Te cinquième abbé du Val, à qui est attribuée, par celte In- ►crip'inn, l'introdor>ion de IVage de la sonnette pendant l'élévation de l'hostie et du viatique, devint abbé général de (liteaux, puis cardinal, légat et *r«-l»e»èque de Reims; mais il va ici erreur sur ladntcd' sa mort : il mourut en 1108. et nnnen~110.

On voyait dans le jardin une belle fontaine dont les eaux s'uniraient au cours d'une autre source venant de l'extérieur de l'er>r!o» du lieu dit Vieux-Mtmtitr, séjour primitif des religieux, ainsi qu'il a été dit plu?, baul.

Dans ces •'ernier» temps, l'abbaye du Val est devenue la propriété de l'un des hommes qui ont joué les principaux r<Ves pendant le régne de frapoléon. de feu le comte Rrgnaud de Saint Jenn-d'Angély, et elle a élé transrovmée en une magnifique maison de campagee, avec un parc très-vaste et de belles plantations.

I xi—xeeVy.

Vil âge situé sur l'Oise, a une lieue et demie au nord-est de Pontoise. et a six lieue* et demie au nord de Paris.

L'abbaye de Saint-Denis avait des | Os>es tons tres-considérâbles dans les environ* du li u on est actuellement ce village. Le p»ys ét >lt couvert de huis dont on se servait sur'out pour la coustuictlon des tonneaux. I.e règlement fait p»r un abbé de Saint- Denl-, en 8tl, porte que c'est a Méry que les moines I ont prendre les douves nécessaires pour la fabrication des vases dont ils voudront remplir leurs celliers *. Méry ou Merry. < ar on l'a quelquefois écrit de la sorte, ne consistait guère, à cette époque reculée, qu'en une espèce de dépôt ou de magasin des biais des environs; et c'est ce qui a pu faire conjecturer qne le nom de ce village tire son nrh ine d'un mot ayant la siirnihValion du bois qu'on allait y ebe reher : le mot mrrrein semble prêter quelque viiiiscmb'anee à cefe étvmnlogie.

La eure. dont rétablissement remonte très-haut, était a la

• MU,** ét retire êe Saint -ttenh, PiT PfliMea, p. tSt «I MlVtnlei « UM in rf*«M*M d. Pnrii, IMi. PHr US. » îl.plvmnl., p. m.

nomination de i'évéque de Paris. I. 'église est dédiée à sninte Marie. «Quelques parties dece monument semblent appartenir au xiii' siècle : le reste est plus moderne. Il est probable q»e. précrdemm-nt, il exi tait dans ce lieu quelque chapelle à laquelle aura suoé-lé le bâtiment actuel.

Des titres du même siècle font mention de plus! "UT* genlit*bommes qui possédaient la seigneurie de Méry et qui en portaient le nom. lia avaient un hue sur l'Oise; et le produM du péage formail l'article principiil de leur revenu. Dans le «iv» siècle. Méry appartenait à la famille d'Orgemoot dont quelques membres furent ensevelis dans l'église même, l e plu* considérable des personnages de celte famille fut Pierre d'Orne uonl, élu chancelier de France au Louvre, en l'an i»78, par ht vole du scrutin, a II fit bétir à Méry, dit Sauvai ', une maison de campagne « asses bien proportionnée pour la grandeur d'une personne de « ron rang, et, quant à la beauté, ce qu'on peut attendre d'un « siècle rude et grossier tel que le sien. » Plus tard, la teigneu» rte, pa*sa, par un mariage, à la maison de Saint Chamant: au commencement du xvn* siècle, el'euppartenait* un Antoine de Saint-Chamant, lequel, après nvoir figuré dans la Ligue et coniballu Henri IV, qu'il força de lever lesiégedela Ferté-Milon, reçut plus «l'une fois ce prince dans son ehileaude Méry, après la pacification. Un des descendants de ce personnage lui fit «lever un mausolée dans une chapelle de l'église dédiée à saint Antoine et placi-eè Feutrée de U nef. En IMS, eette terre fut érigée en uarqui al. Elle appartient actuellement h In famille de Lamoigoeu.

Depuis teio, il existe un marché a Méry. Le sol est coupé de prairies, de vignes et de boit. Ce village fait partie de l'arrondissement de Pontoise. On y compte environ «O0 habitant-

La situation de l'Ile-Adam, l'une des plus agréables des environs de Paria, est sur la rive ganehe de l'Oise, vis-à-vis d'une Ile que forme cette rivière, à sept lieues et demie de la capitale, par la grande route de Beau vais.

L'époque première de ce lieu est à peu près inconnue. En 1 900, un nommé Adam en était wgneur -. de là et de sa position ett venu le nom qu'il porte; cet Adam était en même temps seigneur de Villiers, comme on Ta vu; de lui descendaient Jean de Vi.liers de l'Ile-Adam, et Philippe de Villiers de l lle- Adam.

Le prrmler. qui vivait au commencement du xv« siècle, s'en ga'jen dans In faction de Bourgogne, qull servit grandement par ses intrigues et même par ses talents militaires ; e'est lui qui. Ie»9mai 1 4 ta, pendant la nuit, secondé pur le sire de Bar, lit entrer dans Paris environ ait a sept emla eavalieis du parti bourguignon, s'empara de cette capitale, en ebaisa le parti de* Armagnacs et fit massacrer tous eeux qui ne purent en soi tir. Fnvor;sé par le duc de Bourgogne, pour récompense de se< services et de ses attentats contre lu légitimité, il Ait, le is juin 1418, nommé maréchal de France. I* due de B»urg gne lui confia le commandement de Pontorsc, ville qui, bientêt assiégée par les Anglais, fat très-mal défendue, et prise presque sans difficulté. Il mécontenta lu roi d'Angleterre qui le lit arrêter prisonnier et le priva de sen titre de niaruehaJ. H servit ensuite les Anglais, puis le roi de France II (ut de loue les partis; et, glorifié par de vains titres. Il se déshonora par ses actions.

Philippe de l'Ile-Adam. petit -Ht. de Jean, se présente en-

louré de plu< nobles souvenirs. Élu, en 1*11. grund-maltre de I ordre de Saim -Jean- de- Jérusslem, il soutint dans l ile de Rhodes, en I&1S, ce fameux siège où, réluit à ses seules

forces', abandonné des prim'es chrétiens, il résista a une armée de loo.ooo Turcs. Toujours a la tête de si s chevaliers, ce grand-malt re y lit périr, dit-on. 40,000 assiégeants. Tralti cepen tant par le l'orlugais d'Amaral, n'uyant pour < éVnse que les débris de ses mu ailles, privé de tous ses cnmpagitons m<iissonués par la mitraille, il fut forcé de capituler ; on prétend que les offr« s les p us avantageuses lut furent Tuiles par les M'iboméliins, dont il avait ravi l'admiration, et qui brûla-nt de le u'<rder parmi eux; mais préférant è sa Corinne particulière l'inléret de son ordre, il i-ima mieux errer sans usile av. c les débris de sa « bcviilcric que de re*ter parmi IcsTu c-. Enlln, après huit ans d'infortunes, eu i6»0, il reçut de l'eiupe-

• JaKfcWM d» PwHm, u». ... ». UT.

reur Charles-Quint l'Ile de Malte et quelques antres lieux ; c'est depuis cette époque que les chevaliers de Sainl Jcaiwle- Jérusalem ont pris le titre de chevaliers de Malte.

I.e petit-neveu du grand-maître de l' Ile-Adam donna, en 1537, toutes ses terres à son cou&lo le connétable Anne de Montmorency.

LTIe-Adam fut la propriété de cette dernière famille jusqu'à la mort du maréchal Henri II de Montmorency, décapité à Toulouse, en 1623. Alors elle passa dans la maison de Condé, par l'effet du mariage de la sœur du maréchal avec le prince de Condé.

L'histoire rapporte, au sujet de ce mariage, des circonstances peu honorables pour la mémoire de Henri IV. Mademoiselle de Montmorency é'ait d'une beauté rare. Lorsqu'elle parut à la eour, tous les hommages forent pour elle : llassoin pierre briguait la main de la jeune princesse ; mais Henri IV, malgré son âge, avait conçu pour elle la plus vive passion ; il pensa que Bassompicrre serait un mari trop clairvoyant ; il lui fit confidence de son amour, le pressa de renoncer à ce mariage, et jjui promit de le dédommager : Hassompierre se désista. Le roi en pleura de satisfaction eu le serrant dans ses bras; bientôt il proposa de remplacer Bassompierre par le prince de Condé qui sortait à peine de l'adolescence; Condé devint l'époux de Charlotte de Montmorency.

Pour voir de près la belle princesse de Condé, Henri IV emploi a des déguls méats et des moyens peu dignes de la majesté royale, ridicules a cause de son âge avancé.

Bientôt les desseins du rot turent découverts ; et Condé. pour enlever sa jeune épouse à une aussi puissante séduction, l'emmena à Chantilly. Le roi se travestit plusieurs fois pour aller voir un instant la prince se à Chantilly, d'où il repartait surle-< hamp pour Paris. Condé, averti de ces menées, relégua sa femme au château de Verneuil, sur les frontières de la Picardie. Le roi gagna une dame voisine qui donna à la princesse I des fétrs où il se trouvait déguise ; mais son indiscrétion le trahit : alors Condé emmena sa femme à Bruxelles. Henri IV furieux fit courir après le couple fugitif, et menaça les Espagnols de la gue re, s'ils ne lui rendaient le prince et la princesse de Conde qu'il réclamait comme princes du sang royal, Condé, craignant d'être surpris et enlevé, partit pour l'Italie. Le roi. fort à propos pour sa réputation et pour la tranquillité du prince de Condé, mais très-malheureusement pour la France, jerdll la vie: ainsi furent arrêtés les excès d'une passion extravagante et les apprè's d'une guerre que ce monarque allait porter dans les Pays-Bas pour conquérir une maltresse

Le prince et la princesse de Condé replièrent en France.

La terre de l' lté- Adam était, avaul la Révolution, dans la m ni son de Bourbon-tkmti. Elle portait alors le litre de baronnie ; il y avait dans le village un prieuré d'hommes de l'ordre de Saint- Benoit et une communauté de prêtres-missionnaires de l'ordre de Saint-Joseph, qui desservaient la paroisse, étahlis A IT'e-Adam par Armand de Bourbon, piince de Conti.

Les écrivains de celte époque parlent beaucoup d'un magnifique château, situé dans l'Ile que l'orme la rivière d'Oise ; ce chat' au fut détruit et l'orangerie vendue; les écuries en étaient fort belles1. Il ne reste plus dececbAleau que deux pavillons et les bâtiments dits de la conciergerie et du prieuré.

Aujourd'hui le bourg de l'Ile- Adam est un cheMieu de canton de l'arrondissement de Pontoise. On y compte une population de IS3 4 habitants.

Au hameau de Stors, situé sur le bord de la rivière, est un cbàt ou remarquable par les beaux points de vue dont on y jouit.

Cette petite ville est dans une position charmante, sur l'une des rôles qui bordent la rive gnuchc de l'Oise, à huit lii-ucs au nord de Paris. Elle est traversée par la grande roule de Beau vais.

Un très-grand nombre de villes en France portent le nom de Beaumont. Celle-ci était construite de bonne heure; l'impor- I lance de sa position en fit, pendant la féodalité, l'objet de Tarn- : binon des seigneurs, et devint une source de maux pour ses m ilhcureux habitants.

1 De iMutsit pUiunu dirent, <l*ot le l«iop«, i|«\-n bâiis(*nt >i mt|raiOi|«f- ■wal d»( éeurie» le proprî+tilra tojj.i un* doulc i h rarirmptyrnM.

Le comté de Beaumont faisait partie de la succession de Robert de France, frère de saint Louis. Il passa a son fils, Robert II, comte d'Artois; celui-ci eut une fille nommé Mahault, et un Mis nommé Philippe ; Haheuit fut mariée à un comte de Bourgogne, et Philippe mourut, laissant un fils Robert d'Artois lll, en faveur duquel Beaumont fut, en 1 339, par le roi Philippe de Valois, érigé en comté-pairie. Quelques écrivains prétendent que c'est BVaumont-le-Rogrr et non Beaumont sur-Oise, qui fut alors érigé en comté-pairie.

Quoi qu'il en soit, Robert III, d'Artois, et satan'e Mahanlt, se disputèrent le comté d'Artois. Les prétentions de Robert furent sucessivement proscrites par le roi Philippe-le-Brl. et par arrêt du parlement, qui ordonua « qne ledit Robert atmat « ladite comtesse comme sa chièie Unie ; et la comtesse ledit « Robert comme son bon nepveu. »

En 1339, Robert voulut, sous Philippe-de- Valois, son beaufrère, faire revivre le procès. Il manquait de titres et s'en procura par une voie honteuse : uoe demoiselle de Bé thune. La Dit ion, lui en fabriqua de faux ; mais celte fille, étant accusée d'imposture, fut arrêtée, et confessa devant le roi toutes vs manœuvres. La fausseté des titres fut reconnue ; La Divio* fut condamnée au feu, et le comte Robert banni du royaume, ■ n 13SI , et ses biens confisqués ; celte suite d'événements le rendit furieux ; il alla cacher sa honte en Angleterre, dont il engage! le roi Édouard lll à se déclarer rot de France : ce fut la source des guerres longues et cruelles qui portèrent le fer et la flamme dans toutes les parties de la France. 'Robert fut tué dans ces guerres.

Sous le roi Jean, les malheurs de la France furent à leur comble.

Le 33 février 135», fut signé à Mantes, entre le roi Jean et le roi de Navarre, Charles le-Mauvals, uo traité qui dévoile bien toute la faiblesse du gouvernement de Jean; par ce traité, le roi de Navarre renonça à la délivrance qui devait lui être faite de Baumont-sur-Oise, en vertu, sans doute, de soo contrat de mariage avec Jeanne, fille du roi Jean.

Cette ville souffrit beaucoup pendant toutes les guerres du moyen-âge : c'était une suite nécessaire de sa position.

En septembre 1417, Beaumont-sur-Olse, l'Ile-Adam, etc., furent pris par le duc de Bourgogne, qui, en 1433, lit dttnolir le château de cette ville.

Dès lors, l'histoire ne parle plus guère de Beaumont que pour nous apprendre qu'elle avait le titre de comté-pairie, appartenant a In famille Conti ; qu'elle fut le siège d'un bailliage et d'une maîtrise particulière des eaux et forêts.

Elle avait, avant la Révolution, une collégiale, dont les cano nicats étaient A la nomination du prince de Conti, comme seigneur engagisle; un prieuré, un couvent de minimes et un Hôtel-Dieu. Le Dictionnaire de la France y comptait 370 feux.

Aujourd' hui Beaumont n'a guère d'importance que par ses foires et ses marchés où se porte une grande quantité de farine. Du reste sa position en fait un séjour des plus agréables .

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