‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 35 sur 144 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

SARCBtXBS, VILLIBRS-LE-BIL, fiCOUKH, BILLOT, LDZARCHE5. S I -Starerllt*.

Village assez considérable, situé sur la route de Paris à Chantilly et à Creil, à trois quarts de lieue au 'ud d Ecouen, et à Irois lieues et demie au nord de Paris. On a sou t eut écrit Cer elles.

Les rois de France avalent, vers le milieu du ixe siècle, une terre, et sans doute une demeure dans ce lieu. \jt roi Eu tes, se trouvant, en 894, a l'abbaye de Saint- Denis, donna aux religieux pour l'enireticn du luminaire de 1 église, une ferme sur laquelle se trouvaient sept familles serves, et un moulin situé au bord de la petite rivière de Roue. Cette concession était détachée de la terre royale, sise au territoire où se trouve actuellement le village dont nous nous occupons. Le litre porte : es /î»co nottro Cereilta1. ...

Sar elles, à une époque fort reculée, était pourvu d'une cure à lu noniini.tion de l'archevêque de Paris. Quant a la seigneurie de ce village, ce n'est guère qu'au xV siècle qu'un peut remon-

' Hitt-ir, d» Hnini-Drmiê. p. 101.

ter pour retrouver des titulaires dont l'existence soit avérée ou digne de remarque.

Kii use, un Jean de Popincourt, avocat au parlement . qui fut. quelques année* atucs, l'un de* cai italnes ehatvés do garder le* poi tes do la * ille de Saint-Dcoiscontre les Bourguignons, ni était selL'iieur. Ce Popincourt, créé président au par muent, i ji MRO, transmit la seigneurie a s* tille . qui l'apporta on dot à .frnn Duplessis, ma itre-d hôtel des roisLmiis XI etChailesVIII. Plusieurs personnages du même nom l'occupèrent successive irent;*aorès eux. on trouve dos seigneurs de Sarcelles du nom de \euhourg, investis comme les précédents, du tilre de maitred'iiôlel du roi ou de quelqu'un des princes, l'n des seigneurs de cette famille, Roland de Neubourg. obtint de Ijiuis XIV, par lettres-patentes enregistrées en 1081, l'établissement de deux fi pires annuelles, de deux jours chacune, à Sarcelles, et, en outre, d'un marché tous les* mardis. Ce même Roland lit ériger !a terre en marquisat : ec marquisat appartenait , dans le cours du dernier siècle, à la maison d Hautefort. Il y avait dans ec Iihu plusieurs petits fiefs détachés de la seigneurie. La maison de Montmorency y po -sériait aussi quelques cens, dan* le xu* siècle. On voit un des membres de cette maison donner, vers 1 200, aux chanoines réguliers du Rois-Saint - l'ère, une rente annuelle de vingt sols, in proprio eentu mto de Ctrctlla, cst-il dit dans I acte'.

L'éuli<e de Sarcelles, sous l'invocation de saint Pierre et ?aint Paul, parait n'avoir point été bâtie en totalité à la même épo<|ue. Le cheeur semble appartenir au uni" siècle. Il est ne forme carrée ; ses quatre piliers supportent une llécbeen pierre, qui contient cinq furies cloches, les arcades de la fléc!e sont à plein cintre, et manifestent l'ancienneté de cette partie de la i (instruction. La nef et le portail sont modernes. Sous le banc des chantres on avait écrit en lcltre»gothi pus I ep iaphc :

De fhonorahle homm- Jehan Soudain, ri ton vicanl, ku>nier du roi, tt capitaine dt la nlledr Sentit, qui trépassa en 1582.

Dans l'aite méridionale du chœur a été enseveli Rolnnl de Neubourg, fait conseiller d Etat pnr Louis XIII. et dont I épi laplie porte qu'il concourut au traite de t oinlnu, eu ifito. Ce personnage, mort en I62«. était représente en marbre, à genoux sur su tombe.

Les vit aux étalent remarquables par leurs peintures; le rentre avait écrit ce ver.-et :

Dent in adjulorium mrum, «te.

de la manière suivante :

In adjulurinn mton, etc.

Une dame de Hautefort avait établi, en ir.90, a Sarcelles, un petit hôpital soigné r»r deux soeurs grises. Une dame y di- - rige aujourd'hui une pension de demoiselles.

On remarque a -tuellcment dans ec lieu deux maisons de plaisance : l une nunmec (Urawluii, appartenait au comte Otto, dont le nom se rattache a presque toutes les négnsia'ions inipor- ' Imites du règne de [Sapotéon, et l'autre au célèbre auteur des lluinet, le iairde France Y'olney. t>s deux habitations sont agréablement situées et offrent de txaux jardins; avant la Révolution, elles ont appartenu nu môme maître, et ne sont séparée* que par un chemin

On ne doit pas. en parlant de Sarcelles, oublier les Sarcelladct, recueil de poésies burlesques et satiriques, dirigées con tre les Jésuites et contre l'archevêque de Paris Vintiniille : ce sont des habitants de ce lieu qui ligurent dans ces poésies, et (jiii , dans leur naïveté villageoise , adressent à l'archevêque de dures vérités.

Le territoire de celte commune produit des grains et du tin. Plusieurs des habitants du village sont occupés a fabriquer de foit h» lies dentelles île (il d or, d'argent et de soie. A quelque distance de la route est un hameau nommée la Briqueterie, .i cause des briques , tuiles et enrreaux d une fort bonne qualité qu'on y fabrique.

, Sarcelles, p.irte, en 17 215. d.ms le Dictionnaire universel, . ' pour troc population de i,m;n habitants, en compte aujour- . d'hui 1,327. Ce villa.e fait partie de I arrondissement de Poutoise.

• U t lli,lo,r,Jr .VTO'»r,re»cy, p. 71

A II. -¥IIUer»-l«-Bel

Village assez considérable situé a un quart de lieue au sud i d'Ecouen. à quiitre nu nord de Paris et à peu de distance de la grande route de Paris a Amiens.

« Villicrs, dit l'abbé L'iieuf. était la dénominat'on que l'on « donnait à toutes sortes de maisons de campagne. Villa « s'emplnvait in lifTére nment ; et l'on se contentait, pour riis- « tinguer ces sortes de maisons, d y joindre le nom du pioprié- « taire on seigneur. « Le même ajoute que le fiel n'est p is ioi| une épilbele p >ur désigner la beauté du lieu, mais bien le nom' d'une famile l.ebel. dont le titulaire le plus ancien vivait au' xu* sièc'e. 11 se nomnuiil Mathieu l.ebel, et était au nombre de ces chevaliers qui s'avouaient vassaux de I abbiye de Saint- Denis. Il possédait nnr assez grande étendue de terre aux environs, et il en avait cédé diverses portions à titre d'arriére-llef.

l a cure fut, a ia même époque, érigée en prieuré; et ce prieuré fut donné, par RadutTc-lc-Bel, successeur du pré édent seigneur, à l'abbaye de Saint -Victor. C'était l'abbaye qui numimiit le prieur ou curé. Il était ordinairement assiste de trois ou de cinq religieux qui demeuraient avec lui à Villiers-lc-Rel L'église est dédiée a saint Didier , évèque de Un^r. s, dont on conservait, assure-t on, un osscmenl long de quatre à cinq pouces. Dans les registres de l'évé. hé de Paris ( tifii), Il est qualifié de petit facile. Otto relique avait été apportée de Lan- I gres. L'église possédait encore quelques autre» ossements sacré» , , entre autres la tête pic^que ent'ère de saint Ktern. év.»|U« I d'Kvrcux, provenant de Luiarches. C'était une tradition ancienne dans ce lieu, qu'il avait autrefois fuit partie de l écli-e p«rois>iale de la petite ville que nous venons de nommer. Mais la distance de trois lienes au moins qui sépare Luzarclies iieVilliers-le-Bel rend cela peu vraisemblable ; et voici ce qui a pu y donner lieu : Pendant les troubles de religion, le village s'était trouvé peuplé presque en entier de calvinistes ; il parait qu'en diverses occasions plusieurs des habitants qui n'avaient ( oint voulu abjurer furent obligés de s'exiler et se n fiuicrent a Luzarches, ou on leur assigna une portion du cimetière. Il y a encore à Villicrs le-Rel un certain nombre de calvinisies.

L'église parait dater du xiii- siècle, mais la nef n éié reconstruite plus récemment; elle n'est pas dépourvue d'une, certaine élégance. Ses chapelles renfermaient les tombes de quelques-un» des seigneurs de ce village.

Dans la liste de ces seigneurs on trouve, en 12G4, une dame I de \ îlliers— te— Itel , « qui se plaignit au parlement de ce que x le prévôt de Paris s'opposait a ce qu'elle eut des fourches « patibulaires, quoiqu'elle eût la justice du larcin, qu'elle <ùl « exerce celle de la coupure d'oreille» et celle d'enlerrir tin* « leil'irron neisei. Sur ce que le prévôt représenta q'»e ceux qui a avaient droit de fourches les dressaient seulement lorsque te « cas y eebéait, et qu'aussitôt ils les abattaient, il fut jugé « qu lien serait de même à Villiers-le-Bcl '. »

Dans le cartulaire de Saint Denis, on voit qu'un Hubert de Saint-Rritc tenait, en 1125, le tiefdu quart deladimede Villiers, et avait le droit de résider dans ce lieu pendant i<ots mois.

Au xvi" siècle, la seigneurie fut possédée par une hranchede la maison de Montmorency. Elle fit, dans les derniers temps, partie des domaines de la branche royale de Cndé.

En I4ii5, Louis XI, recon luisnnt son frère Charles, due de (îiiiennc, qui se rendait en Normandie, s'arrêta à Yiiliers-le Rel, et y passa les fêtes de la Toussaint l'n personnage dis ingué de la même époque, André Rarré, chanoine , et depuis abbé de Saint- Victor, avait pris naissance dans ce village.

On voit à Villicrs le Rel un grand nombre de maisons de campagne fort agréables. Il y a plusieurs pensions pour le. jeunes gens des deux sexes. Il s'y tient un marché !c vendredi de chaque semaine. Le territoire produit du vin et du grain. La population, dmit la plus grande partie s'occupe a faire Je ta dentelle, se monte à 1.178 individus.

Villiers-Ie-lkl appartient a I arrondissement de Pontoisc.

g III -Ifoiitn

Château et village situés près et il 1 ouest de la grande route de Pansa Chantilly, à quatre heues et an nord de Paris.

I MÔMre d« d«,<rit <tr Parti. Ir,m«i u. [. Jï« > H,i., p. î»l

HISTOIRE DES ENVIRONS MF PARIS

Le chat bu d'Ecouen, objet princlpnl de ce lieu, esi silué sur uor éminence, et domine une vaste étendue de camnatin * La maison de Montmorency, qui po sédait les fort' ress s le% plus not.ibles des env i ons de Paris, élail qiaitrcsscde celle d'Ecouen, qui lut api ai tenait depuis le» siècles où la barbarie (tait le ( lus en vigueur.

A U place d'un château très-an< icu, fui construit, au xv siècle, un autre château qui avait la forme de ceux de Saiut-CermMU-rn-Layeel de Cbanlilly. Auxvr* siècle. Anne de Montmorency le Kl considcrablen eut embellir par l'architecte Bullani, élève de Pierre Lescot. Ce château est un des plus beaux ouviages d' cet architecte. Huilant exécuta lui-même une grande partie des scidplnns. I.c plan de ce château est carré et composé de quatre corp> de bâtiments, qui laissent an centre une vaste tour |«vée en compartiment». Quatre i a\ liions, plus élevé* que le reste des bâtiments, sout aux angles extérieurs; et des fossés à sec entourent l'édifice.

On remarque dans la cour deux avant-corps, dont l'un était orné de plusieurs ordouuances de colonnes superposées, de bustes et de statues en marbre. L'autre avant-eoips, é^ali m nt ornés de statue», construit en face du précé lent, se ■ oui j. ose de qui» ne colonnes corinthiennes , cannehes. d'une grandeur extraordinaire, et d'une belle exécution. On ne voyait guère, au xvi« siècle, une ordonnance de colonnrs nussr grandiose.

I a façade, du côté de Paris, ornée de - culptures et des ordres ('orique et ioninue, présentait dans un cintre la statue équestre en pierre d'Anne de Montmorency, counélable de France, tenant son c^éc â la main '.

I. inérieur était très-orné : on remarquait dans la petite gnbr e vitraux, dont les peintures en camaïeu, exécutées d'api ès les dessins de Raphaël, représentaient divers sujets tirés de la fable de Psycbe. C-s vitraux ont été transportée, pendant la révolution, dans le cloitre du Muséum des autiquitis nationales, ou ils sont encore.

II s'y ttouvait aussi, comme curiosité naturelle, une table fameuse, pri-e > ans le tronc d'un cep de vigne, dont la grosseur extraordinaire annonçait une haute antiquité. Ce tronc avait environ trois pieds de diamètre. Une Inscription en caractères d'ivoire, au heu de jeter quelques lum.ères sur l'origine dételle UbI.-, porte : Uitu t*t mon grand tinte*.

U cl àle-u d'Ei onen changea de maître sous Louis XIII ; il fut ci ni-squé sur le duc H<nri II de Montmorency, dont nous avons ailleurs rapporté la lin malheureuse ; en I(i;i3, donné 0 U duchesse dAntoulèmo, il |>as a a la maison de Ct.nJe où il resta jusqu'à la révolution.

Drtcuu propriété nationale par l'émigration du prince <Je Condé, on transféra dans différents dépôts, la plupart des objets précieux qu'il contenait ; mais la propriété ne Tut point aliénée.

Ce château, nn des plus coosdérabli s cl des plus maguiliques des environs de Paris, fut souvent honore de la préseiu-e des rois de France.

« Ou a, dit l'abbé Lebeuf, une déclara ion <lu roi Frao- « çois I". donnée a Ecouen le -I juillet Ii27 ; quelques édita et a déclarations, datées pareillement de ce lieu par Henri M. au « mois de mars 1*4) ou ISI8. Cest aussi à Ecouen que fut ■ donné, par le même prince, le fameux édit du mois de • juin 144», qui puuit de mort les luthériens, m

Le village, pincé au bas de ce château, a longtemps été d'une faible impo innée. Il n'avait pas même d'église paroissiale ; et ses habnants dépendaient nu spirituel de la paroisse d'Ezanv i He, petit village distant d'un quart do lieue d Ecouen. Ce ne fui qu'au xvi* siècle qu'on y établit une église paroissiale, Jaquel e fut agrandie en 1717.

Ce village, et surtout le château, acquirent une grande importance par l'institution ùont je vais parler.

Apres la I al ai Ile d'Autterlitz, Napoléon rendit un décret porinnl que l'État se chargeait d élever à ses Irais les sœur», les tllhs et les nièces des membres de la Ltgi»n-d Honneur.Cel elubliscnii nt fut distribue < u pusicurs maisons : Ecouen fut le chef lieu; le« succursales lurent Saiut- Denis. Paris, les Loges ei les barbeaux. Ces maisons devaient recevoir gratuitement toutes ks demoiselles dout les pères, frères, oncle*, membr. s de

• igarlUru t Vurt,. feraul. cniel, tr ron^i.bl, „, Mïi|, ni „, n, •-. m».t II <<«n tr rourigr 4'am •«Mil.

la l.éginn-d Honneur, n'avaient point asspsde fo tune ponr leur donni r une éducation convenable à leur rantr. Le château d' Ecouen devint «tnsl maison d'éducation: et madameCnmpan, ancienne femme-de-chambre de la reine Marie-Antoinette, fut choisie pour la diriger.

Napoléon visita plusieurs fois la maison d'Éconen et en sortit toujours satisfait ». On trouve dans les Lettre* de deux jrunt* Amie*, imprimées à la suite des Mémoires de madame Campan. des détails curieux sur 1 administration intérieure de celte maison. •

D'après -on règlement, chaque grande élève devait prendre soin d'une plus jeune et lui tenir, pour ainsi dire, lien de mère. On ne pouvait y être admis que jusqu'à quinze ans; et, une fois dans la maison, on n'en sortait que pour rentrer dans sa famille. Une élève de semaine, choisie parmi les grandes, était chargée de montrer la maison aux dames étrangères; les élèves ne pouvaient écrire- qu'a leurs parents, à leurs pères, à leurs mères, a leurs gmnds-pères, à leurs grand'mères, à leurs tantes et à leurs oncles ; elles n'en recevaient des lettres que des mains de la directrice et avec son agrément

A six heures, la cloche avertissait qu'il fallait passer du lit à Tétude.

Chacune marquait son tioussean et se misait elle-même ses robes et ses chai eaux, etc.; elles devait nt nettoyer tontes leurs bun au\ et balayer leurs classes.

Pour les études, les élèves étalent distribuées en sections. Tous les lroi« mois des Inspections avaient lieu : c'est alors qu'on remportait des prix, qu on rhangtait de section. « Trois mois « suffisent a pi «ne pour avoir fait des progrès dans le dessin et « dans l'écriture; tout le monde peut en Juger, puisque les a quatre dessins et 1rs quatre pièces d'écriture de l'année sont a attachés, les jours de concours, dans la salle de l'inspection.

• 11 faut aussi avoir appris un cahier entier d'histoire, un de ■ géographie que l'on répète sur la carte. Il faut pouvoir subir « un examen sévère sur les calculs, et donner un état des ou-

• v rages à l'aiguille que l'on a faits dans Cet espace de « temps1 >

Madame Campan se comptait à mettro dans 1a bourbe d'une de ses élèves le récit d'une vi>ite faite a Ecouen par Napoléon lorsque cette maison n'éUit encore que provisoircmml .tablie. o Son Excellence le grand-chancelier et madame la ditvcrrice « le reçurent. Il parcourut d'ahor I les réfectoire* et les classes « dû rez-de-cliausséc ; il Inteirogca quelques petites filles sur v plusieurs, choses fort simples; elles répondirent très-juste et « furent peu troublées. Nauoléon examina les bas que l»-s peu lites élèves tricotaient; il les ouvrit, y passa la main et les « inspecta comme l'aurait pu faire une bonne ménagère, IVna daut que Napoléon visitait les dot loirs, l'aleiier de dessin, « l'infirmerie, la pharmacie, on nous fais it toutes placer à la a ■ bapclle; le clergé se rendit à la porte avec la croix pour le « recevoir et le haranguer; le «liscouis du premier aumônier a fut simple et très-touchant. Nauolct 1 «Un s'agenouiller s la « place qui lui était destinée dans la chapelle; il se levu i or -que a nous commençâmes une prière qu'il n'avait pas encore eo- « tendu chanter pur un) si grand nombre déjeunes voix, ci qui «t pcrul lui laire plaisir. En rot Unit de la chapelle, notre bieo- « faiieur alla examiner la terrass • du nord. Ou uous avait fait « passer sur la plate-forme qui sépare le château du bois; uous « y formions deux haies qui se prutoug< aient jusqu'au comincn « cernent du parc : — Je ne pas^e pas sou > eut de semblables « revues, dit Napoléon ; ces jeunes iei sonnes ont toutes l'air de « la bonne santé. — Quelqu'un répondit avec raison que cela u était t.ù a la pureté de l'air,— et aux bons soins, ajouta Napo- « leon. Ce mot fut n cueilli par les dames, qui seutirent com- « bien il est h morable poar elles Lorsque celui à qui no s m devons tant fut arrivé à l'extrémité de l'allée, madame la di- « rectrice lui demanJa.s'il permettait que 1< s élevés eussent un a moment de récréation, et dansassent, en sa présence, des « rondes que nous avons coutume de danser les jours de fête « — Je le veux bien, répoudit-il, failcs-les danser. — A i'm a stant, huit ou n< uf rondes furent formées dans la longueur « de l'allée : mademoiselle Carohne de 11.. . chantait seule cha-

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