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CHAPITRE IV

SAVIGNIES, WLLT, HOORNAV. CKRBEItOY, MARSEILLE, CRJVE- COT-UR, GRANPVILLIF.nS, CONTI, POIX.

S i. ■wlBrtam

Village considérable, situé nu nord-ou<st de Beauvais, sur le penchant d'une colline qui borde la route de Rouen à Soisvjns.

a l.a roule qui conduit de Detmvais à Savignies, oit Catnbrv a dans sa Dcrription du dépatltme»t de /'Où*, est fort lielle et « très-agréable. Après avoir traverse des coteaux, des vallons, « des buis et des veruers, la vue s'arrête à l'occident sur une « muni igne élevée, couverte d'arbres, qui semble sép.irer Savi- « gnirs du reste du monde ! elle forme un cercle autour de ce « jolie village, situé au mili. u d'une furet de pommiers, dans « une (daine au pied des monts.

0 II n'est |K»mt d'aspect aussi biiarre que celui de ce tas de c maisons séparées, platéi» sur un lerrain inégal, et formant

1 I.i.ivi-I m fait de rrandr* rrrheirhci sur t.i vie d'Ilrlûiond.

» t'aie! U$ prnpret trprtniam : • «««Il Hrlinan loin, srd qui* non n.uil

• honilnrm, >i lavoM bominei» T Seuil- enim tant uaïui erul humo ad laliorrm

• quoi» a>i. .,,1 ...Ijiidu-i., rireunurn» Irrtain el prrambuliii.t

. que m drvawuprl, a.iuuuulo, «m abjura. :<> Rree ta rtawlra rlaa.ua «M,

• cui IMM niuudua jolehat .«su non «olum quasi ■ ui.liura, tri rtwm ajttal « raif.t. R*qu« l|-»c uni levlj (ueral, quam Iota l^tla*, undr el lanla levila», « ta .. levit. f nutna. apad plurri nlhll al,«d puiamr quli» lF,«a leTiu«. II. ne

• m qaod jaiu quinquenni» tjut ranotraalio via tarit alieai Hilare de fuiuio. « Rinirum i|uaniuni in M ipso dedil riperi<nrutuiti ioeoBlioeaiic. lanlum p. r- « ae.arauna auue débilitai arg.'tnrmaiio. Imuev» igilur, aiiseutni*, M aal-

• urm non aequi i-luni pmedenlein , Junlorrm. mllrroiof rm. drujltnrrra. « deliraiiorea. Qui» r niai atlrndrnt «unie i«» •fljrtéwth, Manjhxw ». n aoc«|| » UUtU paf«'»« Haul».

u cep. iii.'anl nue espère île rue : a i milieu n'cuormes moncenux « de fagot* et de bois qui les rapprotîienl, el des arbres qui les u dominent, c'fst un htVcttrr immi nsequi n uit nd qu une ut. n- « celle pouraVnibraser, et qui. par un miracle de toute heme <t ci de toute minute, su'si«te au mi ieu de \ingl cinq fouis « allumés cl dans une incroyable activité, laissant par cent « crevasses é.-liapper rtes torrents de flammes d'étincelles et de

• fumée. Tous les toits sont eouverls de chaume au milieu de

• ces fournaises ardentes; mais sans douic un Dieu les rro- « tége. n Ces mot- donnent une juste idée de l'aspect qu'offre Savijiui'sau voyageur.

I«> poteries de Savignies remontent très-loin. On trouve, i dan-, les foui les faites nu lieu où fut te firatu$pa»tiwn des Anciens, des vases absolument scuihlalile* à ceux qui sortent : en. or. aujourd'hui des fabriques de Savignies. Et suivant une i ancienne tradition du pays, Jcsus-Chi Kl et saint IMerre sont venus visiter ce lieu : tradition des plus btiarres, sans doute, mais qui semble attester la haute antiquité du village, j Ou pense que Ralielais a désigné les polciies de Savignies, lorsqu'il dit que Panurge, pour un banquet, apprêtait une salière de terre et un goubeUt de Rtaucaii , et l.oisel assure que, de son temps, ehes fournissaient non-seulement la France, mais ( 1'Ang'eterre, les Pays-Bas, etc. Un usaue ancien voulait même ; que, lors du passage des rois de France à Beauvais, des poteries de Savignies leur fussent offertes. On en présenta à Louis XII et à François 1".

a La fab ique de Savknies est de deux sortes : la plommure . ■ ou poterie vernissée, qui est moderne , < t le grès qui date de « son origine,

a Les v; ses les plus considérables qu'on y fabrique sont les 1 « grandes fontaines de grés répandues dans toutes les malsons « de Paris, et des cornues de vingt h vingl-einq litres. On y lait a des terrines à l.iit, des bouteilles de toute grandeur, jusqu'aux « doubles Lnurilles , des tuyaux de grés, des pots, cruches, ' « cruchons, cornue^récipleus, des alcarrazas, des creusets « très-réfraetnires, aussi lions que ceux de Hesse, et de grands « creusas blancs pour la fonte du cuivre, préférables a ceux « de Saint-Snmson >. »

Cambry a consacré un grand nombre de pages à la description ces fabriques de Sav knies; nous ne le suivrons pas dans tous les détails qu'il donne, nous sor.irions du plan que nous nous sommes tracé.

g ii -«un*.

Petite ville ancienne avtr un château, bâtie sur la rive gauche, et a quelque dislance du Thérain, a deux lieues et demie entiron de Beauvais.

« Milly, dit I Jiuvet, éloit une ville où anciennement il y « avoit un ch/istcau qui sa^peloit Cuimiliaca, quati eurit « mifiarn, ainsi qu'il a élé montré en l'itinéraire d Antonio, a d'où vient qu'on dil encore cour de Milly *. •

Dans les environs de Milly ou du lieu qui porta plus tard ce nom, /)ontviMii«, dit-on, souffrit le martyre: son corp- fut | conservé; et, lorsque l'église de >olre-l)ame-de-Milly fui bâtie, ce corps y fut déposé; huit chanoines avec six chapelains furent destines à y laite le service divin.

Vers l'an Itô4, les prébendes, les chapelles, l'église et ses revenus furent lionnes à l'abbé de Saint-Lucien, p*r Sauvnlon, seigneur de Milly.

Par une autre convention, le seigneur de Milly voulut que. lors |iie viendraient a vaquer des prébendes et chapelles, l'abbé convertit la collégiale en prieuré, et, nu lieu de huit chanoines el six chai elains, y mit douze religieux, dout l'un aurait le titre de prieur.

La ville et le chAteau de Milly nvaient déjà été assiégés et pris par les Anglais, du temps de Philippe-Auguste. En M42, ils furent piis et mines une seconde fois; 1 église de Nuirtllame lut deva-tec, et les reliques <iu saint portées dans l'abbaye <:e Saint Lucien. Des lors le nombre des religieux du prieuré fut successivement diminue, en sorte qu'au xvit* siècle, H ne s'y trouvait plus «ti'un aeui homme d'tgti*» a» lieu de I Jnuze que requiert ta fondation

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