‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 47 sur 144 · ENVIRONS D'AMIENS · texte numérisé non relu

ENVIRONS D'AMIENS

SAIWT ACHITJL.

Ce lieu était jadis un nnnasère d'hommes, situé en dehors, et à peu de dislance de» poi les d'Amiens.

L'église de Saii.t-Arheul. comme nous l'avons dit, servit primitivement de cathédrale; mais I évèque saint Sauve la priva de ce titre, en le transférant à une autre église hiitiedsns l'intérieur des murs. En 1 145, l'evèque Katicol établit une communauté de clerc* pour desservir l'église de Saint- Acheul : le chapitre «le la cathédrale eut une gr iule part à cet établissement, et il donna même a la communauté beaucoup de biens: aus-i le chapitre exerçait-il In juridiilion spirituelle et temporelle sur l'abbaye.

ta communauté de Saint Acheul ne fut érigée en abbaye que par l évéque Thierry, qu'on regarde comme successeur immédiat de Katicol.

Avant la Révolution, celle abbaye était possédée par des chanoines réguliers de la congrégation de Sainte-Geneviève: il y avait dix religieux sans abbé.

Vers la fin du xvu* siècle, sous le grand autel de l'église de celte abbaye, on découvrit six anciens tombeaux qui donnèrent lieu à de grandes contestations- L'un de ces lambeaux renf« rmait un évèque , représenté eu habits pontificaux , tenant la crusse eu main . mais n'ayant point de mitre. Sur le tombeau un lisait:

Sanelus t'irminus episcopus.

On y trouva aussi, dit-on, des ossements et dea cendres de

I évèque.

Cependant la cathédrale d'Amiens prétendait posséder le corps de saint Firmin le-Confesscur ; mais il parait que , la chasse ayant clé ouverte, le i octobre ic,s»6, on n'y avait trouvé que. des barres de fer.

De là, grande rumeur: en IB97, parut une lettre anonyme intitulée : i>f rre d'un curieux sur d'ancien» tombeaux décw rtrts, en 1697, notw le grand a -tel de l'abbaye de Saint-Arheul.

En 1698, ïevi^que d'Amiens 1. me ordonnance qui condamna cette lettre

Jean Baptiste Thier», docteur de Sorhoune, le grand ennemi des fraudes pieuses et «les abus religieux, publia une disserta tion pour prouver que les ossements et les cendre* tiouvés à Satnt-Acheul étalent les véritables reliques de saint Fi minle-Contès. Cette dissertation eut deux éditions: tant la question paraissait impoi tante.

En 171 1, Nicolas de l'Estoc, chanoine et théologal de l'église cathédrale d'Amiens, entra en lice et écrivit contie la lettre anonyme et contre la dissertation de Thier*. Cette pièce est intitulée: Ôissettati n sur la translation du corps rfttsninl Firmin, troisième ére'qut d'Amiens, contre ce qu'en ont 'trit deux auteurs nouveaux.

Il | arot encore plusieurs autres écrits sur la même qurs 1 n ; car. ài-ette époque, l'ouverture d'une et à«se était un événement notai le. Enfin le différend fut termine par une pièce intitulée : Prochterbal de l'anterturt de la châsse de saint Firmm-le- Confesaeur, ftvîfê <i'in. la caihrdrale d'Amiens, le 10 /Vmer ISI5 suivi du mandement, de l'évoque d Amiens , portant condamna.

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

lion des libelle» j>ubtiéi pour combattre la rerité de ces reliques, du 1 3 janvier 1715.

Pendant la dévolution, l'abbaye de Saint-Aeheul fut vt n -lie t'ummi* bien nniional. Acquise, sous l'en; ire de NnpoVon. par un icclésinsilque nommé Didier, les jésuites s'y claMirenl sous le nom de Pires de la Foi , el y fondèrent un collège qui prend chaque jour des accroissements rapides. Le nombre des élèves est porté aujourd'hui à douze cents. Les parents qui envoient leurs enfants h une telle école n'« n connussent p*s les t'angers, cl ne connaissent pas mê.i e les Lettres provinciales du célèbre Pascal: l'ignorance fait le malheur des générations. Il est des bommesqui trouvent plus commode de croire que d'examiner.

l'u reste, le collège est bien tenu; les élèves y développent les ressorts de leur foi ce corporelle el de leur esprit par des exercices gymnastique* ci littéraires

Les bâtiments de Salnl-Achcul sont considérables; la chal>e|!e sert de paroisse aux hameaux environnants, elle est jolie et bien ornée ; on y remarque deux chapelles latérales déliées au Sacré-Cœur.

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CIMOUIEHIE PARTIE*

ROUTE 0E COMPlEGNE.

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