‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 48 sur 144 · CHAP1TRE I". — COUP D'OEIL GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CHAP1TRE I". — COUP D'OEIL GÉNÉRAL

Le pays situé immédiatement au nord de Paris est (oupé fréquemment par de grande* routes. Ces routes laissent entre elles des intervalles si peu étendus, que nous ne pourrons ici embrasser qu'une bande de terre très-étroite. Le sol traverse par la grande route laisse, de chaque coté, peu d'espace : voilà quelles doivent être les limites de notre investigation minéra-

Ainsi la description que nous avons à l'aire ditfere peu de celle que nous avons faite ou de celle qui suivra; cependant comme deux terrains, quelle que soit leur proximité, ne peuvent èirc tellement semblables qu'ils ne présentent des caractères propres à charun d'eux, nous allons décrire rapidement le pavs traversé dans sa longueur par la route de Paris a Seuli».

De Paris a Louvres, c'est-à-dire, pendant environ cinq lieues, on ne traverse qu'un terrain d'eau douce 1 ; mais on aperçoit >ur la droite des collines gypseuscs.

Au-delà de Louvres le terrain change de nature. Dans leur Essai sur la géographie minérattigiqne des Environs de Paris, MM. Cuv ier et lironguiard ont consacré un paragraphe au plateau de Senlts; et, quoique ce plateau calcaire, sur lequel s'élèv-nt Ponl-Samte-Maxence, Creil, Seulis, la forêt de Chantilly, la foret de Hallatte, ne présente nen de particulier, ces savants out cependant cru devoir faire remarquer l*que les liis moyens qui donnent la belle pierre de Sainte-Maxcnce sont p us épais dans ce lieu que partout ailleurs; 3" qu'on trouve le grès marin du calcaire dans la forêt de PonUirmé, sur le bord du plateau; 3° que, sur le bor i méridional de ce plateau on retrouv e, comme sur le bord septcntrioual, l'ispéee de poudingue qui forme se* couches inférieures, el qui est composé de sable quartzcu.v a gros giains, de coquilles nacrées et de nummuliles : on voit principalement ce poudingue en sortant de la foret de Chantilly, du coté de la Morlaye; et au dessous est 'une masse considérable de sable renfermant de la chlorite.

Quoique ce plateau parais-e terminé à la vallée où coule la Theve, il faut cependant y comprendre le pitii plateau qui s'eteud jusqu à Couvres, ou l'on rcliouve absolument Us mêmes couche* calcaires.

'Ce petit plateau offre le grès gris à coquilles marines, dans lequel se voient des empreintes du ceritum serrât um, etc., et un calcaire sableux, friable, renfermant un grand nombre de co-

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quilles. Le grè<, près de Louvres, est visible dans un vallon •situe a l'ouest de ce bourg. Le calcaire se trouve a Guespclle, presque à la surface du sol. Il renferme un grand nombre d esj peecs ; beaucoup de cériUs el peu d'orbitolites. Il faut remarquer que ce lieu manque de la plupart des espèces < omraun»s dans les couches inférieure» du calcaire; qu'il n'y a point de chlorite, et qu'cnlin, par la présence de son sable siliceux et par la nature des espèces de coquilles qu'il renferme, cette couche a plus de rapport ave,- les assises supérieures du calcaire marin qu'avec les couches moyennes cl inférieures.

« La formation calcaire de ce petit plateau, disent MM. Cu- « vler et Urongniard ', est tiémralement mince : aussi n'ex-

■ ploile-t on des pierres à bâtir que près de Louvres. Dans ce « lieu où la formation est plus épaissi*, on trouve les m mes

■ calcaires qui la recouvrent ordinairement, et le» g.odrs de

• marne dure, inliltrée de calcaire, quMIes renferment trait tent. Ici, et près de Luzarches, la formation est entière ; « mais, de Cuespelle jusqu'aux alluvionsde la Tbève, les < ou-

• ches intermédiaires manquent. Ce qui parait le prouver, c'est « qu'il n'y a plus d'exploitation : Ls pierres à bâtir viennent « de Comelle et de Mongresin, de l'autre côté de la Tbève. Or,

■ on sait que les pierres employées à bâtir appartiennent aux

• couchis intermédiaires de la formation. ■

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