‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 58 sur 144 · CHAPITRE I". — COUP D'OEIL GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE I". — COUP D'OEIL GÉNÉRAL

Les routes qui sillonnent l'espace qui nous sépare de la rive

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droite de la Seine et de In Marne sont trop multipliées, et les t> i ra ns qu'elles parcourent trop peu dissemblables pour que nous cherchions à déterminer la nntuie de chaeun de ces ter* ' rains ; nous j< Itérons un coup d'rril général sur l'ensemble de ce

pa.v s.

Nous avons dit plusieurs fois que la craie et l'argile plastique formaient le fond du luis-iu. au rentre duquel se trouve Paris; I argile ne se mon re jamais a la surlace ; U craie, au contraire.

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«5B ' HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

l'y montre souvent, mai* non pns dans la clin et ion que nous ; parcourons ici.

«Toutes nos recherches, diM«nt MM. Cuvleret Bmiigniard, « et tous les renseignements que nous a nçus de M. Iléric eart de Tliury, nous porti ut à croire qu'il n'existe pas de « vrai calcaire en bancs solides ou pierres a bâtir dnu» cette • |iartie des environs ttr Parla. »

La formation du calcaire mm In est beaucoup plus répandue dan* « • environs m surtout au nord de Paria.

Il iègn<- sur la rive ilruiu de la Marne et de la Seine une bande calcaire qui s'étend depuis llerey jusqu'à Samt-Maur; elle est étroit* : elle comnn me à la harrièie de Htutlly. A Bircy elle est à deux ou trois cents mètres de la Situe ; vers le nord e:le plonge d'abord au-dessous du tel r.tiu de transport ancien uni constitue le sol du bois de Vtnecnncs, et probablement au-dessous d- s montagnes gypseuscs de llelluville, et qui font suite a celles île Montmartre. .

On icrali porté à croire, d'après la description précédente, que cette bande calcaire est une suite de celle de Passy, et quelle traverse la partie septentrionale de Paris ; Biais et la n'est point ainsi : toutes les rouilles qu'on y a faites, soit pour le canal de I Ourcq, soit pour o 'au très travaux, et dont nous avons eu connaissance, nous ont appiisque la partie la plu- voisine de la .Seine est composer d'un terrain de transport moderne, c\stà- ire des alluvions de cette rivière, faites depuis la lorniation île nos continents dans l'étal où nous les vovotis; que la partie moyenne, vers la porte Sainl-Henis et la foire Saint- Laur< ut, est située sur le calcaire d'eau douce, et que, vers I extrémité du faubourg, lorsqu'on creuse un peu piofondeincut, on rencontre la formation gypseuse, et le pypse lui meme, ou ces marne* mannes qui représentent la formation marine.

i.e terrain que nous parcourons n'ollre point de calcaire li- 1 ceux, uwiisoD y trouve du gypse et les marnes marines du «>P»c

La colline qui remplit l anse que forme la marne à l'est de Lagny,e4 qui est silure au uoid de cette ville, se compose entièrement de calcaire siliceux dans toute sa partie méridionale. Le gypse n'est connu que du coté de Carnetiu.sur le \eisant ne : iitrional. Il est puv é sur une couche épaisse de marne calcaire blanche remplie de gros silex blancs et opaques, qui ressemblent aux méliiiile* par leur forma et par leur situation. Ces plàtricres se prolongent jusqu'à Ami, et sont situées à I extrémité orientale de la longue colline gypseuse, en forme d'arc de ce.- de, qui porte sur sas versants Samt-Marcel, Couttry, Coul>e ou, Vaujours, t'.lieby, Moufermeil, (.lu Iles. Gagny et Ville» momble, et qui m termine à Hosny. La cap que forme la butte de Cbelles est tntiéremeut composé de gypse recouvert seulement d'un mètre de marna verte. Latte marne est surmontée d'une couche peu épaisse de sable et de meulière u'eau douce.

Ou peut reconnaître irl trois masses de gvpse. La plus superficielle a huit a muf métrés d épaisseur; elle est scpaiéc de la seconde par sept mètres de marne blanche. La seconde masse a trois a quatre mètres de puissance. On y remarque quelques assises minées, mais dures, qui fournissent des dalles employées dans les constiuctio' S. Lis parties supérieures de cette seconde masse donnent un flaire da mauvaise qualité.

La troisième marne est représentée par uue petite couche séparée de la précédente, et qui u'a que quatre a cluq décimètres d'epai iseur.

Du cote de Muntfermeil, les marnes vertes ont plus d'épaisseur : on y lait de la tuile.

La longue colline qui s'étend de Nogcnt-sur-Marne à Belleville, et qu< nous appelons colline de Belle ville , appartient entièrement a la formation gypseuse ; elle est recouverte, vers son milieu, de sables ruuges argilo-fcriu.iueux sans' coquilles, et surmontée de couches de sables agglutinés, ou même de grès renfermant un grand nombre d empreintes de coquilles marines analogues à ceins de Grignon. CetlC disposition est surtout remarquable dans les enVirous de Bellevllle et au sud-est de llomainxilie. Le grès mariu y forme une couche qui a plus du quatre mètres d épai seur.

Cette colline renferme un grand nombre decarrieres qui présentent peu de différences dans ladisposit on et la nature de leurs bancs.

I.'escurpi nient du cap qui s'avance entre Monlreuil et Ba.noct n'est pris que dans les glaises; les bancs de plâtre de la pro- j

m 1ère masse s'enfoncent sous le niveau de ta parlie adjneente de la plat >e. qui, dans cet endroit, est un peu relevé vers la colline et qui s' .• vers le bois de Vinc> mies. Les marnes qui

rccuiivicni la première masse ont une épaisseur de dix-sept mètres. La niante verte qui eu fait partie a environ quatre mètres; on y compte quatre lits de su date de stionlianc. On voit un fin quieine lit de sel pierreux dans les manies il un blanc-jaunâtre, qui sont au-dessous des vertes, et |>eu après ce cinquième lit

m rencontre .1 p, | te e uelie île ev llteri es. Iv les sont ici plus

raies qu'ailleurs, et mêlées de petite* coquilles a spire, qui paraissant appartenir au u'enre spirorbe. Les autres lianes de marnes ne présentent d'ailleurs rien de remarquable. La première masse a neuf a dix mètres d'épaisseur.

K11 suivant la pente méridionale de la colline dont nous nous occupon-, on trouve les carrions île Meuil Montant, célèbres pur les cristaux de celénitc que renferment les marnes vertes, cl par les silex menilites des man.es argileuses feuilletées. Ces silex se trouvent a environ quatre dé unètres au-dessus de (a seconde masse, par conséquent, enue la première et la seconde.

Comme c'est dans la colline de Belle» ille que les marnes d'eau douce renferment le plu» de coquilles, nous nous arrêterons uu instant sur leur descuption.

La butte Chaumont, qui est le cap ocdderdal de la colline de Belleville, n'est point assez élevée pour offrir les bancs d'hultres, de sables argileux et de grés marins qu on observe a Montmartre. .Nous avons dit qu'on trouvait le gn-s marin près de Itoinainvtllc : nous ne connaissons les huitres que dans la partie de la 10 hue qui est la plus voisine de Paulin, presque en fsce de l'ancienne seigneurie de ce village : on les trouve à six ou sept mettes au-i.c-sous de- sabirs, et uu peu au-dessus des marnes vertes. C'est leur position ordinaire.

Des b utes de marnes blanchis d'eau douce ont de vingt a vingt-cinq décimètres d'épaisseur dans les deux carrières ou nous les avons visités, savoir celle de Pantin et celle de la butte Chaumont. derrière le Combat du Tnurtau.

Kutre aile colline et celle de Montmartre, est la plaine de Paulin, dont le fond eslde gvpse. Les bancs de gypse y présentent beaucoup de dé-ordre et -i ondulations; on les attribue aux source- et cours d'eau assez nombreux qui les ont excavés en dessous.

Le grés et le sable sans coquillrsconstituent en grande partie les sommets de presque tous les plateaux des environs de Paris.

Ou trouve le dépôt supérieur de coquilles marines bien plus communéiiii nt sur la rive droite de la Marne rl de la Seine, après sa réunion a»cc cette rivière, que sur le terrain siiué au sud de ces mêmes rivières.

Il est probable qu'on doit (apporter a la formation des coquilles mai un s le> gies minus 1 eu épais de r'rén-s, car ces grès sont placés au-dessus du calcaire marin et d'un dépôt de sable ou de gres sans coquilles. I <a colline de Belleville est surmontée de grès marin : ces grès co|uilliers sont immédiatement appliques sur uu ton • Ires-puissant de sable ar^ilo ferrugineux sans coquille, et recouverts par le terrain d'eau douce qui esl composé, dans ce lieu, uon pas de calcaire, mais de silex cl de meulières.

Le terrain d'eau douce est très-commun dans les environs de Paris; il recouvre les plaines comme les plateaux : Userait impossible d'indiquer tous les lieux où il se trouve; presque toutes le collines gypseuses du nod de Pans sont terminées par des plateaux plus ou moins étendus, composes de terrain d'eau douce siliceux. I-Cs sommets des collines de ('.belles, Vilh iiiomlile, Belleville, uppai tiennent à cette formation.

Au nord de Paris, une immense plaine île terrain d'eau douce s'étend depuis Claye jusqu'à l'répiilou; et, du nord au sud. depuis Louvres jusque dans les mors de Paris.

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